Aïda Bouhlal : “Mon rôle est de sublimer la mariée sans jamais la transformer,”

Dans la sphère de la beauté, les make-up artists s’imposent comme des chefs d’orchestre. Au-delà de sublimer les traits, de donner le ton et d’incarner un état d’esprit, ils mobilisent leur technicité et surtout leur talent pour raconter des histoires à travers leurs créations. Aida Bouhlal, fondatrice de Make Me Fab’ Maroc, est convaincue que le maquillage, au-delà de l’apparence, est un moyen de révéler la beauté, la force et la lumière déjà présentes en chaque femme.

Comment à votre avis, un makeup artist peut-elle promouvoir son travail et gagner en notoriété ?

Pour moi, la notoriété d’un makeup artist ne repose pas uniquement sur son savoir-faire, mais sur sa capacité à transmettre son identité, à éveiller des émotions et à créer une connexion avec ses clients. Les réseaux sociaux, notamment Instagram, sont des outils puissants, à condition d’y être authentique et constant. Ils permettent de partager son univers, de mettre en lumière son savoir-faire tout en créant un lien fort et sincère avec les personnes qui nous suivent. Lorsque je crée du contenu, j’essaie avant tout de créer une véritable immersion. J’aime plonger mon audience au cœur du moment, lui faire ressentir une émotion, presque comme si elle y était. Chaque détail est pensé pour transmettre une sensation, quelque chose d’authentique et de vivant. Cependant, au-delà de la visibilité, je pense qu’il est essentiel de développer une signature. Dans un domaine très concurrentiel, ce qui marque, ce n’est pas seulement le savoir-faire, mais aussi et surtout l’identité, la personnalité et la vision que l’on porte dans son métier. Une mariée, au-delà des compétences techniques, recherche une présence bienveillante. Elle a besoin d’écoute, d’empathie et de douceur, surtout dans un contexte aussi fort,intime et précieux. L’accompagnement, la disponibilité et la patience sont, pour moi, tout aussi importants que la qualité technique de la prestation. Je n’oublie jamais qu’une mariée porte déjà une charge émotionnelle importante. Mon rôle est de l’alléger, de la rassurer, afin qu’elle puisse vivre ce moment dans la confiance et la sérénité. Tout le défi est justement de réussir à exprimer et refléter cette dimension dans sa communication, pour permettre à la cliente de se projeter un maximum. Enfin, le bouche-à-oreille reste fondamental, particulièrement au Maroc. Lorsqu’une cliente se sent écoutée, valorisée et en confiance, elle devient naturellement la plus belle ambassadrice de notre travail. C’est une notoriété qui se construit avec sincérité, dans le temps.

 

 
 
 
 
 
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Comment faire pour s’imposer et se démarquer dans un domaine devenu très concurrentiel, surtout au Maroc ?

S’imposer dans un milieu concurrentiel ne consiste pas à faire plus ou mieux que les autres, mais à être profondément aligné avec soi-même dans la sincérité et la constance. Je pense qu’il est important d’avoir une identité claire, de savoir ce que l’on propose et pourquoi on le fait. Quand cette intention est sincère, elle se ressent immédiatement dans le travail. La différence se fait aussi dans l’expérience que l’on offre. Aujourd’hui, les clientes ne recherchent pas uniquement un maquillage, mais un véritable moment de complicité, d’échange et de partage. Elles sont en quête de personnes dont l’univers, la sensibilité et les valeurs résonnent avec les leurs. C’est dans cette relation humaine, sincère et authentique, que se crée la véritable valeur et la réelle différenciation. Avec de la passion, de la discipline et beaucoup d’amour pour ce métier, on finit toujours par trouver sa place.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui souhaite se lancer dans une carrière de makeup artist, que ce soit au Maroc ou à l’international ?

Je lui dirais d’abord de croire en son instinct, en cet élan intérieur, même s’il est encore fragile. La peur est souvent le premier obstacle, celui qui freine et empêche de commencer. Pourtant, c’est en avançant, malgré les doutes et à travers les erreurs, que l’on façonne son parcours et que l’on trouve sa voie. Il est bien sûr important de se former et de travailler sa technique, mais il ne faut pas attendre d’être parfaite pour se lancer. Ce métier s’apprend énormément avec la pratique et l’expérience. Je conseillerais aussi de cultiver une vraie connexion avec ce que l’on fait. Le maquillage n’est pas seulement un geste esthétique, c’est aussi une manière de révéler, de réparer parfois, de redonner confiance. Quand on travaille avec cette intention, tout prend un autre sens. Enfin, la passion reste le plus grand moteur. C’est elle qui donne la force de persévérer, de se relever et de continuer à évoluer, au Maroc comme ailleurs.

Vous êtes spécialisée dans le maquillage des mariées : est-ce que cela requiert des compétences ou des exigences particulières par rapport à d’autres types de maquillage ?

Il faut savoir que la mise en beauté de la mariée marocaine est particulièrement riche. Les caftans marocains sont nobles et majestueux. Ils sont ornés de pierres, façonnés de broderies, perles, et d’innombrables petits détails. La mariée se pare de bijoux traditionnels (diadèmes, boucles d’oreilles, colliers, mdemma, chouka, …. ) qui viennent sublimer et compléter son bridestyle. De ce fait mon défi est de trouver l’équilibre parfait entre tous ces éléments afin de ne pas alourdir ou surcharger le look de ma mariée. On dit que « La différence est dans les détails, et que les détails font toute la différence »; en effet, avec mes partenaires, chacune dans son domaine et sa spécialité, nous travaillons main dans la main afin de créer un tableau cohérent et harmonieux. C’est dans cette recherche d’équilibre et de subtilité que réside toute la finesse du maquillage de la mariée marocaine. Mais ce qui le rend vraiment particulier, c’est sa dimension humaine et émotionnelle. Une mariée me confie un moment unique de sa vie. Avec le temps, elle devient bien plus qu’une cliente : elle est comme un membre de la famille. Je me vois comme une extension d’elle-même, un prolongement de ce qu’elle est et de ce qu’elle rêve d’être ce jour-là. Mon rôle est de la sublimer sans jamais la transformer, de l’accompagner avec douceur pour qu’elle se sente pleinement elle-même, mais encore plus confiante, encore plus fabuleuse et rayonnante. C’est cette approche à la fois artistique et presque thérapeutique qui donne tout son sens à mon métier.

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