Au-delà de ses effets potentiels sur la silhouette, la CCE offre d’autres bienfaits. Elle favorise la santé globale, améliore la qualité du sommeil, renforce le système immunitaire et contribue à réduire le stress et l’anxiété.
Comme toute méthode non invasive visant une perte de poids durable, la cryothérapie ne suffit pas à elle seule. Assiduité et hygiène de vie restent indispensables.
« Pour optimiser les effets, certaines règles doivent impérativement être respectées. Il est conseillé d’éviter les aliments riches en glucose, comme la farine blanche, les pâtes, le riz blanc ou le sucre raffiné, qui favorisent la survie des adipocytes, ces cellules graisseuses. La cryothérapie provoque en effet une apoptose, c’est-à-dire la mort programmée des cellules adipeuses. Ce processus nécessite environ 48 heures pour permettre l’élimination des graisses via l’urine ou la transpiration », explique Myriam Cherkaoui, propriétaire du Cryo Center Maroc, premier établissement de CCE dans le pays.
Durant les deux à trois jours suivant une séance, il est donc essentiel de ne pas “nourrir” ces cellules afin d’éviter leur régénération. « Le glucose étant leur principale source d’énergie, le sucre blanc est l’ennemi numéro un », précise-t-elle. Des alternatives plus saines, comme le riz complet, le pain complet ou les fruits, sont alors recommandées.
Il est également conseillé de marcher, de pratiquer une activité physique régulière et de consommer des boissons drainantes. « La cryothérapie détruit la graisse, mais son élimination dépend aussi de l’implication de la personne. Sans drainage, les graisses peuvent stagner et perturber le système lymphatique. C’est pourquoi les séances sont souvent associées à des massages drainants ou du drainage lymphatique, pour faciliter l’évacuation des déchets », ajoute Cherkaoui.
Les premiers effets peuvent apparaître dès la première séance. « On observe souvent un gonflement temporaire suivi d’un désenflement. Il ne s’agit pas d’une perte de graisse immédiate, mais d’une diminution de la rétention d’eau », indique la spécialiste. Certaines personnes peuvent ainsi perdre jusqu’à un centimètre dès la première séance. Par la suite, la perte de centimètres devient plus visible au fil des séances, correspondant au traitement progressif des cellules adipeuses.
Bien que la cryolipolyse permette en moyenne de réduire jusqu’à 27 % de la masse graisseuse ciblée, Myriam Cherkaoui précise que ce chiffre varie selon les individus. « Chaque métabolisme réagit différemment, ce qui rend les résultats très variables ».
La demande pour ce type de traitement a considérablement augmenté. À ses débuts, la cryothérapie était peu connue au Maroc et nécessitait un important travail de pédagogie. « Le traitement par le froid n’était pas ancré dans la culture locale, contrairement à des pays nordiques comme la Norvège ou la Russie, où les bains froids font partie des habitudes depuis longtemps », note la propriétaire du Cryo Center.
Certaines contre-indications existent toutefois. Les femmes enceintes, personnes atteintes de cancers de la lymphe ou présentant des tumeurs ne peuvent pas recourir à ce type de traitement. En dehors de ces cas, la cryothérapie reste accessible à une large majorité et peut être pratiquée dès l’âge de 14 à 15 ans.