Lorsqu’un sifflement ou un bourdonnement s’installe dans les oreilles, le silence peut parfois rendre la sensation plus présente. Les thérapies sonores consistent justement à introduire un bruit de fond pour détourner l’attention de l’acouphène et faciliter son intégration dans l’environnement sonore.
L’intérêt de ces méthodes fait encore l’objet de recherches. Une revue Cochrane portant sur six essais et 553 participants n’a pas constaté de différence significative sur l’intensité ou la sévérité des acouphènes avec la thérapie sonore, comparée à d’autres approches. De son côté, le NICE (National Institute for Health and Care Excellence) estime que les données disponibles restent insuffisantes pour recommander une forme particulière de thérapie sonore.
À la maison, une musique douce, le bruit de la pluie, d’un ventilateur ou un bruit blanc peuvent être diffusés à faible volume, notamment le soir ou au moment de dormir. L’idée n’est pas de couvrir complètement l’acouphène, mais de créer un environnement sonore suffisamment agréable pour qu’il soit moins remarqué.
Mieux vaut éviter de pousser le volume pour « masquer » le sifflement. Une exposition sonore trop forte peut au contraire fatiguer l’oreille. Il est aussi conseillé de varier les sons utilisés afin de trouver celui qui procure le plus de confort, sans chercher à obtenir un silence total.
Enfin, lorsque l’acouphène apparaît brutalement, devient très intense, s’accompagne d’une baisse d’audition ou de vertiges, ou persiste, un avis médical est recommandé. Une évaluation auditive peut notamment permettre de rechercher une éventuelle perte d’audition.