Environ 95 % des décisions d’achat sont prises de manière inconsciente et émotionnelle selon Harvard Business School. Un achat par émotion est souvent une décision rapide, irrationnelle, motivée par notre ressenti (joie, tristesse, ennui, peur de manquer…). Il procure une satisfaction éphémère souvent suivie d’une culpabilité et déséquilibre financier.
C’est un achat qui devient comme un refuge pour nos émotions. Un moyen de reprendre le contrôle, de se faire plaisir et de se dire ” je le mérite”. Le FOMO soit « l’anxiété de rater quelque chose » et le marketing de publicités ou de promotions mènent plusieurs fois à des achats impulsifs sans préméditation.
Selon Hakwins Stern, existent quatre types d’irrationalité et d’impulsivité d’achats:
- Impulsion pure : Achat “coup de tête” sans préméditation
- Impulsion de rappel : Produit acheté en le voyant, rappelant un besoin
- Impulsion de suggestion : Produit paraissant utile sur le moment.
- Impulsion plannifiée : Achat prévu “si une bonne affaire se présente”.
La plupart du temps ces achats entraînent après cette satisfaction éphémère, un sentiment de culpabilité, de remords et de déséquilibre financier.
Apparence et tentation permanente
Notre société accorde une énorme importance à l’apparence. Le fait de vous voir porter les mêmes vêtements plusieurs fois poussent les gens à vous considérer comme négligé.
Les événements par exemple comme les mariages, les fêtes familiales ou les évènements sociaux poussent à un achat qui devient comme une réponse aux attentes de ceux qui nous entourent.
Les réseaux sociaux n’aident pas dans la rationalité des actes d’achat. Voir plusieurs personnes faire de la publicité à un produit conduit à créer une tendance qui circule. Pour cela, la procuration de nouvelles choses devient une acquisition d’une image de soi à laquelle on aimerait ressembler.
Ce look impeccable ou cet intérieur parfait donnent l’idée que le bonheur peut-être achetable, accessible et visible.
Équilibre entre envie et besoin
Il faut savoir qu’un besoin réel est là pour répondre à une vraie nécessité. Tandis qu’un achat émotionnel ne fait que calmer l’émotion passagère.
Avant de se procurer toute nouvelle chose, il faut se poser la question: « Est-ce que j’achète par envie ou pour me sentir mieux ou satisfaire mon besoin ? »
Un achat compulsif n’est pas une transgression ou une faute, c’est humain, tout le monde a des envies. La vraie valeur n’est pas forcément dans ce qu’on possède mais plutôt dans ce qu’on ressent.
Enfin avant d’acheter une nouvelle chose, il faut se poser la question suivante: « De quoi ai-je réellement besoin aujourd’hui ?» De ce fait, nous choisirons un objet parce qu’il nous ressemble vraiment, et non parce qu’il comble un vide momentané et éphémère. Cela change ainsi profondément la relation à l’achat et le rend plus réfléchi et rationnel.
Par Amal Hdaddou (stagiaire)


