Même entouré d’écrans et de lumière artificielle, le corps humain reste sensible au rythme des saisons. En hiver, la diminution de la lumière naturelle influence notre horloge interne, celle qui régule le sommeil. Résultat : l’hormone de l’endormissement, la mélatonine, est produite plus longtemps. Le corps entre alors dans un mode plus lent, plus tourné vers la récupération.
Ce que disent les chercheurs
Des études en chronobiologie et en médecine du sommeil, publiées dans des revues scientifiques de référence comme Sleep, montrent que la durée du sommeil tend à augmenter en hiver. En moyenne, les nuits sont légèrement plus longues qu’en été, même chez des adultes vivant en milieu urbain et soumis à des horaires fixes. Certaines recherches observent aussi un sommeil plus profond durant cette période.
Cette variation saisonnière est considérée comme une adaptation normale. En hiver, le corps dépense plus d’énergie pour maintenir sa température et fait face à un manque de lumière. Dormir davantage permet de compenser, de récupérer et de préserver l’équilibre physique et mental. Ce n’est donc ni un manque de discipline, ni un signe de paresse.
Ecouter son corps
Dormir un peu plus en hiver est courant. En revanche, une fatigue persistante, un réveil non réparateur ou une perte d’élan durable peuvent indiquer autre chose : stress chronique, carences ou trouble affectif saisonnier léger, plus fréquent durant les mois froids.
Ainsi, en hiver, le corps ne lâche pas prise : il s’adapte. Dormir davantage n’est pas un défaut à corriger, mais un signal à écouter. La vraie question n’est pas “est-ce que je dors trop ?”, mais “est-ce que je me sens reposée ?”.