Après plusieurs semaines de mobilisation des avocats ayant fortement perturbé le fonctionnement des tribunaux, le secteur de la justice fait face à une nouvelle vague de contestation. Les adouls dénoncent un texte qu’ils jugent défavorable à leur statut et regrettent que leurs propositions d’amendement n’aient pas été retenues.
Dans un communiqué, le Bureau exécutif de l’Ordre national des adouls appelle à un arrêt total du travail sur l’ensemble du territoire. Les professionnels annoncent des initiatives régionales pour expliquer à l’opinion publique les raisons de leur mouvement.
Au cœur des tensions figure notamment la suppression, dans le projet de loi, de l’expression « actes adoulaires notariés », remplacée par « profession d’adoul », un changement perçu comme une remise en cause symbolique de leur rôle dans l’architecture judiciaire.
Les adouls contestent également l’article 107, qui permettrait au procureur du Roi, sur instruction du ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, de suspendre un professionnel pour une durée de trois mois en cas de manquement. D’autres dispositions, notamment celles liées aux modalités de validation des actes et au nombre de témoins requis, suscitent aussi l’inquiétude.
En l’absence d’accord d’ici là, les citoyens souhaitant conclure un mariage ou établir un acte adoulaire urgent sont invités à anticiper leurs démarches avant le 2 mars. Sans compromis, la première semaine de mars s’annonce comme une nouvelle période de paralysie pour le secteur judiciaire.