AVC : Un espoir thérapeutique né dans un laboratoire français

Une équipe de chercheurs français du laboratoire PhIND, relevant de l’Université de Caen (Nord-Ouest de la France), a mis au point un traitement « très prometteur » pour la prise en charge de l’AVC ischémique, la forme la plus fréquente d’infarctus cérébral.

Le traitement développé par l’équipe s’apparente à un médicament “deux-en-un”, capable à la fois de détecter les micro-caillots sanguins responsables d’une partie des séquelles d’un AVC et de les dissoudre.

Cet agent dit « théranostique », combinant thérapie et diagnostic, permet en effet d’identifier et d’éliminer les micro-caillots invisibles persistants dans le cerveau après un AVC. Ces obstructions, indétectables par les techniques d’imagerie classiques, continuent souvent d’entraver la microcirculation cérébrale, aggravant les lésions et limitant la récupération des patients.

« On est capable, en IRM, de voir des caillots sanguins s’ils sont de taille suffisante, mais pas les petits caillots qui ne causent pas de bouchon suffisamment important », explique le Dr Thomas Bonnard, qui a dirigé les travaux sur ce traitement.

Dans de nombreux cas, ajoute-t-il, « on se rend compte que beaucoup de patients, qui survivent à un AVC après enlèvement du gros caillot, gardent encore des séquelles importantes ».

Selon le chercheur, « si l’on parvient à traiter plus finement tous les micro-caillots, on pourrait limiter ces effets secondaires ».

Testé avec succès sur des souris, le nouveau traitement devrait faire l’objet de premiers essais cliniques dans les prochaines années.

 

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