L’Afrique en mouvement bat au cœur de cette édition. Des chorégraphes, des danseurs, des compagnies venus des quatre coins du continent se retrouvent, se répondent, se découvrent non comme des invités de passage, mais comme les artisans d’une même histoire en train de s’écrire. Ici, on ne parle pas de représentation : on parle de rencontre, de ce qui circule entre le Sud et le Sud quand on cesse de passer par ailleurs pour se parler.
Une vingtaine de spectacles composeront cette édition, portés par des artistes du Burkina Faso, du Mali, de Côte d’Ivoire, de Tunisie, du Maroc, mais aussi du Liban, de Syrie, de France, d’Italie, d’Espagne et de Suisse. Autant de langages, autant de corps, autant de manières de dire le monde d’aujourd’hui : ses tensions, ses beautés, ses urgences. Ce que ces créations ont en commun, au fond, c’est un même courage : celui de se mettre à nu devant un public, pour parler vrai.
Le festival s’ouvre aussi à ceux qui ne montent jamais sur scène. Un Bal chorégraphique inclusif, porté avec le Centre Chorégraphique National de Nantes, invite chacun à danser, sans distinction, sans barrière. En parallèle, résidences, ateliers, masterclasses et formations accompagnent les danseurs marocains et les artistes invités : un festival ne vaut que par ce qu’il laisse derrière lui, et la transmission en est sans doute le geste le plus politique. Des rencontres professionnelles réuniront enfin directeurs de structures, programmateurs et réseaux, pour penser ensemble mobilité, production et diffusion
Porté par la Compagnie Col’Jam, le festival reste fidèle à une conviction simple : la danse contemporaine n’appartient à personne en particulier, elle doit pouvoir arriver jusqu’à tous. C’est pourquoi la mission de démocratiser la danse est dans l’ADN du festival.