Organisée par lilipad, « Our Stories, Our Power » est une exposition collective présentant des textes et des photographies créés par des jeunes filles du Centre de sauvegarde de l’enfance Abdesslam Bennani de Casablanca. Ce projet offre un espace public rare aux récits nés au sein des structures d’accueil.
Développées lors d’ateliers créatifs d’écriture, de photographie et de collage, les œuvres ont été réalisées en collaboration avec des artistes et des animateurs culturels marocains. Ensemble, les participantes ont exploré de nouvelles façons d’exprimer le soi, la mémoire et l’identité, donnant naissance à des œuvres personnelles, introspectives et d’une force discrète.
« Our Stories, Our Power » est né de cette envie de faire un pas de plus : sortir ces créations de l’espace fermé du centre et les partager avec le public. Pas pour parler à leur place, mais au contraire pour déplacer le regard, rompre avec toute approche misérabiliste, et affirmer que ces jeunes filles peuvent raconter ce qu’elles veulent et à leur propre voix », explique Sara Arsalane, fondatrice de Lilipad.
Raconter son histoire est considéré comme un acte de pouvoir parce qu’il permet tout d’abord à ces jeunes filles de dire « j’existe ». C’est essentiel afin de leur permettre de sortir du stéréotype défini par leur passé, par une situation administrative ou judiciaire. Certaines participantes vont choisir de raconter quelque chose de lumineux comme une amitié ou un souvenir heureux, tandis que d’autres aborderont des histoires plus difficiles. Les œuvres exposées témoignent de regards sensibles, engagés et profondément personnels.
Au-delà de la visibilité, l’exposition porte un message clair : ces jeunes filles ne sont pas définies par leur placement ou leur vulnérabilité. Comme le souligne Sara Arsalane, fondatrice de lilipad, elles sont des artistes et des auteures en devenir – des voix qui méritent d’être vues, entendues et prises au sérieux dans la vie culturelle casablancaise
Cette exposition ambitionne de permettre aux jeunes filles de faire un pas en avant, sortir leurs créations de l’espace fermé du centre et les partager avec le public. Pas pour parler à leur place, mais au contraire pour déplacer le regard, rompre avec toute approche misérabiliste, et affirmer que ces jeunes filles peuvent raconter ce qu’elles veulent et à leur propre voix.
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