Pendant longtemps, les rayons beauté ont opposé les flacons noirs aux packagings pastel, les senteurs boisées aux fragrances fleuries, les soins « pour homme » aux routines « pour femme ». Pourtant, cette segmentation relève davantage du marketing que d’une véritable nécessité dermatologique. Si la peau masculine est en moyenne plus épaisse et produit davantage de sébum, les besoins fondamentaux restent les mêmes : nettoyer, hydrater, protéger et prévenir le vieillissement cutané. Les actifs stars , acide hyaluronique, vitamine C, niacinamide ou rétinol , ne connaissent, eux, aucune distinction de genre. Une nouvelle génération de marques l’a bien compris. En misant sur des formules universelles, des packagings épurés et des routines pensées selon les besoins de la peau plutôt que selon le sexe de l’utilisateur, elles bousculent les codes de l’industrie cosmétique. Résultat : partager les produits de sa moitié n’a jamais eu autant de sens.
Aesop, le précurseur de la beauté universelle
Avec ses célèbres flacons ambrés, Aesop a très tôt fait le choix de sortir des classifications traditionnelles. Ses soins sont développés en fonction des types de peau et des préoccupations cutanées, sans jamais être étiquetés « homme » ou « femme ». Nettoyants, sérums, baumes hydratants ou soins des mains s’adressent à tous ceux qui recherchent des formules performantes et des textures sensorielles.
Typology, des actifs avant tout
Chez Typology, chaque produit est identifié par les ingrédients qu’il contient et le besoin auquel il répond. Une peau déshydratée, sensible ou sujette aux imperfections se traite de la même manière, quel que soit le genre de la personne qui l’utilise. Cette approche minimaliste, centrée sur la transparence des formules, a largement contribué à démocratiser une vision plus inclusive de la beauté.
Horace, une marque qui dépasse son public d’origine
Pensée à ses débuts pour les hommes, Horace séduit aujourd’hui un public bien plus large. Grâce à des formulations efficaces et des packagings sobres, ses nettoyants, soins hydratants ou déodorants trouvent naturellement leur place dans une salle de bain partagée. Une évolution qui reflète les nouvelles habitudes de consommation, où l’on choisit un produit pour ses performances plutôt que pour son positionnement marketing.
Le Labo, des parfums sans étiquette
Dans l’univers de la parfumerie, Le Labo a largement participé à populariser les fragrances mixtes. Des créations comme Santal 33, Another 13 ou Thé Matcha 26 séduisent aussi bien les femmes que les hommes, en misant sur la personnalité du parfum plutôt que sur une identité genrée. Une approche qui fait aujourd’hui école.
Malin+Goetz, le minimalisme new-yorkais
Fondée à New York, Malin+Goetz propose des soins multifonctions conçus pour tous les types de peau. Nettoyants, hydratants, shampoings ou déodorants privilégient des formules douces et efficaces, tandis que leur design minimaliste s’intègre naturellement dans une salle de bain commune. Une philosophie qui résume parfaitement l’esprit de la beauté genderless : moins de catégories, plus d’efficacité.




