Piloter un Boeing!

Rêve d'enfant, passion, fantasme, curiosité... qui n'a jamais espéré être un jour aux commandes d'un avion et de voler ? Si si, c'est possible sous nos cieux, même sans la moindre connaissance du métier. Sensations fortes garanties !

Il y a encore quelques années, un jolisourire et un brin de politesse (ou unecrise d’angoisse liée à mon incontrôlablephobie !) pouvaient éventuellementsuffire pour amadouer un commandantde bord et obtenir une invitation dans sonmystérieux antre. Aujourd’hui, les règlesde sécurité interdisent formellement detelles pratiques. Qu’à cela ne tienne, j’aitrouvé un moyen encore plus fun pour yparvenir : devenir calife à la place du califeet piloter moi-même ! Grâce à CasaAero,le centre marocain de formation des pilotessur simulateur de vol, cette expérienceest désormais accessible à tousgrâce à un monstre mécanique dernièregénération. Qui sait ? Peut-être auraijemoins peur la prochaine fois que l’onm’enverra au septième ciel !

Ma phobie et moi…

Ah, les pilotes ! Ces hommes puissants,inaccessibles, qui tiennent nos vies entreleurs mains et que l’on aperçoit furtivementen embarquant. Presque toutes lesfemmes fantasment sur ces bonshommesen uniforme… pas moi ! Comment vousdire… Je n’aime pas l’avion, j’en ai unepeur bleue. “Mais vous savez madame,l’avion est le moyen le plus sûr de voyager.” ;“En Amérique du Nord, on comptait 0,2 accidentmortel par million de vols en 2008.Il vous faudrait voler tous les jours pendant35.000 ans afin d’être certaine d’avoir unaccident !”… Combien de fois ai-je entenduces sempiternels arguments quijamais, au grand jamais n’ont suffi à mefaire retrouver la raison avant d’embarquer.Dès que mes pieds quittent le plancherdes vaches et que je m’élève à je nesais combien de pieds d’altitude (ironiedu sort… je suis sûre que c’est pour ça quecette unité de mesure s’appelle ainsi !),tous les scénarios catastrophe, dignesdes meilleurs films d’Hollywood, me passentpar la tête. Une phobie est par définitionirrationnelle… New-York, Tokyo,Melbourne et j’en passe, sont donc desvilles que je ne verrai peut-être jamais.Cette séance à bord du simulateur serat-elle salvatrice ? Je l’espère…

Y a-t-il un pilote dansl’avion ?

Dès mon arrivée à CasaAero, je suis chaleureusementaccueillie par Majda Roudani,responsable commerciale ; et Abdel-IlahZamrane, directeur technique. Ceux-cim’expliquent la façon dont les pilotessont suivis, formés, les règles de sécuritéstrictes qui sont imposées aux compagniesaériennes… Et alors que je n’arrivedécidément pas à dissimuler mon impatience,l’heure est enfin venue de passeraux choses sérieuses. J’entre donc dans lecockpit et à ma plus grande surprise, Abdel-Ilah m’installe à la place du pilote. Je suisimpressionnée par les dizaines, que dis-je,les centaines de boutons devant moi, surma gauche, à ma droite, au-dessus de matête… Mais comment font-ils pour mémoriserl’utilité de chacun d’eux ?! J’en repèreun à côté duquel est noté “Mask boom”.“Euh… monsieur, il sert à quoi celui-là ? Lenom n’a rien de rassurant !” Evidemment,malgré ses qualités pédagogiques indéniables,je n’ai quasiment rien mémorisédes consignes d’Abdel-Ilah. Telle une enfantdans un manège, bouche bée, je n’avaisqu’une envie : décoller !

Décollage, crash etatterrissage

Tout à coup, il met en route la machine. Placeà la magie ! Le décor est tout simplement plusvrai que nature. La piste d’atterrissage qui setrouve sous mes yeux n’a rien d’une imagede synthèse. Bluffant ! Les moteurs se mettent(enfin) à vrombir et j’en oublie mêmeque je suis dans un simulateur. Je boucle maceinture et mets en pratique les directivesqu’Abdel-Ilah m’a données au préalable.Attention, décollage imminent. Oups ! Apeine ai-je démarré que mon oiseau de fer amanqué de quitter la piste ! Tout y était : lespaysages dont les détails s’effacent, la vitesse,les bruits bizarres, les turbulences, les secousses,les papillons dans le ventre… Mêmepas peur ! Mon “moniteur”, taquin, s’amuseà modifier les conditions climatiques et lesdécors : nuit, vent, foudre, brouillard, neige,chaîne de montagnes… que je suis censéeêtre capable de gérer… ou pas ! “Ça fait quoisi je me laisse volontairement tomber dans unemontagne ?” “Essayez !”, me dit-il. Youpi !Voyants et alertes en tout genre se sont immédiatementmis à clignoter tandis que moi,héroïne d’un jour, me suis attelée avec succèsà sauver la vie de mes passagers virtuels. Déjà,j’aperçois les lumières le long de la piste d’arrivée.Place à l’atterrissage. Une voix rauqueet virile m’indique l’altitude de mon engin :“Two thousand, one thousand, five hundred !”La cabine se balance violemment alors queje m’apprête à sortir le train d’atterrissage.Je suis étourdie par la vitesse et fière d’avoir accompli ma mission, malgré un contact avecle sol des plus houleux.

On le conseille ou pas ?

Le métier de pilote ne s’intègre évidemmentpas en quelques minutes, mais je dois avouerm’être prise au jeu. Quoi qu’il en soit, et sansla moindre hésitation, je conseille cette expériencehors du commun à tous ceux quipourraient encore hésiter.

Pour qui ?

En amoureux, en famille ou entre amis, lesouvenir que cette expérience vous laisserarestera, sans aucun doute, gravé à tout jamaisdans votre mémoire.

Mon avis perso

Je n’ai pas encore projeté de voyager enavion mais une chose est sûre, c’est l’ignorancequi nourrit la peur. A présent, je comprendsun peu plus le fonctionnement d’unavion… un premier pas vers la “guérison” ?Qui sait… Peut-être qu’un jour, je ferai la paixavec ce monstre de technologie et verrai enfinen l’oiseau de fer une jolie colombe…

Où, quand, commentet combien ?

Centre CasaAero – Nouaceur.Renseignements et réservations au05.22.42.07.00Tarif : 700 DH pour deux personnes.

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