Ma vie de célibatante

Le romantisme échevelé ne serait-il plus que l'apanage des ados immatures ? On gagnerait sans doute, sur le plan amoureux, à priser le bonheur de se languir ou à dévoiler ses fragilités. Célibattante, rêveuse... le confirme.

Le romantisme est-il devenu désuet ?

Q uand on pense romantisme, on a immédiatement à l’esprit l’image du prince charmant, d’un coucher de soleil, de doigts enlacés et d’un bonheur presque douloureux. Bref, toutes ces illusions utopiques dont on nous a bassinées, tout le long de nos vies de jeunes filles en fleur, et dont on est bien revenues depuis… Du coup, virage à 180 degrés : on s’est soi-même fermée comme une huître pour ne pas prendre de coups dans le dos, et on a affecté aux bonshommes un certain nombre de critères, rentrant dans un cahier des charges très
pragmatique. En résumé, s’il nous fait la cour des mois durant et nous offre un bouquet de fleurs symbolique pour notre anniversaire, il va assurément comptabiliser beaucoup moins de points que le semi-goujat qui disparaît des jours durant, puis se rattrape par un cadeau coûteux. Le décor est planté, et les indécrottables romantiques, hommes ou femmes, ont été relégués dans l’imaginaire populaire amoureux à des antiquités
un peu has been, prônant un amour “cucul la praline” et somme toute démodé :  “La belle affaire ! Il passe toujours devant pour m’ouvrir la portière de voiture. Pff, j’ai l’impression d’être avec mon père !”.
Car, dans notre environnement speedé aux SMS et à l’amour Kleenex, le petit détail qui fait toute la différence  n’en représente plus justement qu’une particularité sans importance. Et la rencontre express et directe a fait un
sort à la séduction par étapes, où les choses suivent leur cours à leur rythme. Pareil pour l’intermède  charnel qui ne s’encombre pas de moult effleurements agaçants et de déclarations passionnées avant de conclure. Or, le temps du romantisme est aussi un temps long, où on apprend à mieux se connaître et à appréhender la
sensibilité de l’autre, en faisant sienne la devise “plus c’est long, plus c’est bon”. Sauf qu’un garçon trop délicat peut écoper à tort d’une étiquette pas assez virile ! Pire, le romantisme, apologie de l’amour niais où on exhibe ses sentiments sans craindre le ridicule, fait souvent passer les vrais gentils pour des faibles. Il y a tout
à parier que le quidam qui rougit, transpire de passion ou vous marche sur les pieds d’émoi au cours d’une danse, finira par être la risée de toutes vos copines. Dommage !
Car l’amour version fleur bleue parle finalement au coeur et oublie de rouler des mécaniques, pour apparaître “nu” à l’autre, en se fichant des apparences. Il faudrait donc, au contraire, cultiver son émerveillement
de voir l’hurluberlu décalé s’essayer à de la poésie romantico-imaginative approximative pour vous plaire ; ou  encore, pleurer à chaudes larmes quand vous partez en vacances avec vos parents. Si vous tombez sur cette perle rare, non contaminée, ne la perdez pas bêtement !

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