Festival de Fès des musiques sacrées : le programme du weekend

Après la magnifique cérémonie d’ouverture présidée par SAR la Princesse Lalla Hasnaa et le spectacle grandiose qui a invité les spectateurs à un voyage dans le temps et l’espace, le Festival des musiques sacrées du monde s’est poursuivi à Fès avec d’autres moments forts. Voici le programme de ce weekend.

Si vous êtes à Fès ce 11 juin, notez bien dans vos agendas les rendez-vous suivants :

À 17 h,  Jnane Sbil accueille un concert haut en couleurs et des rencontres chantées/enchantées de musiques de la Méditerranée. Au rendez-vous, des artistes venus de France, du Liban et d’Egypte. Pour l’occasion, les artistes Filetta, Fadia Tomb el Hage, Abdullah Miniawy, Peter Corser entonneront chants profanes ou sacrés, interprétés en corse, en arabe ou en syriaque, et qui font se rejoindre l’univers d’A Filetta et celui de Fadia Tomb el Hage, deux traditions musicales dont l’osmose résulte d’une grande écoute et d’une parfaite complémentarité entre les interprètes. Si chacun d’entre eux garde sa spécificité, ces conversations ouvrent des espaces imaginaires qui doucement se dessinent à travers les mélismes des voix et la fusion des timbres, piquées au vif par la présence du slameur égyptien Abdullah Miniawy et du saxophoniste Peter Coser. De cette rencontre nait une symbiose unique rassemblant dans un même élan tradition et modernité, répertoires corse et oriental.

À 19 h, le Festival des Musiques sacrées du monde nous donne rendez-vous à Dar Adyel, avec l’ensemble Saniye Ismail / Les Onikki Muqams d’Asie Centrale / Kazakhstan.  Saniye Ismail est née dans la Région Ouïghoure du Kazakhstan et a baigné dès l’enfance dans cette tradition grâce à sa famille musicienne. Plus tard, elle s’est formée auprès des grandes chanteuses comme Ayshemgul Memet à Urumchi, pour maîtriser tout l’art de l’interprétation.

À 21 h, le public a rendez-vous à Bab Makina avec un concert inédit de Ibrahim Maalouf et  le groupe Haïdouti Orkestar. Voilà plus de dix ans que le trompettiste Ibrahim Maalouf défend la dimension sacrée de la fête avec l’Haïdouti Orkestar, composé de musiciens venant d’un peu partout : Europe de l’Est, Afrique du Nord, Europe du Nord, Andalousie, Moyen-Orient… Et c’est ainsi qu’il présente ce projet : « A l’origine de tout, il y a des peuples qui se déplacent. Ce sont ces nomades qui ont bâti les cultures sédentaires auxquelles l’immense majorité d’entre nous se sentent appartenir. Tout le temps, partout, et depuis toujours ce sont les croisements des peuples qui bâtissent les cultures de demain. Les musiques qui naissent de ces rencontres sont à la fois apaisantes, nostalgiques, festives mais aussi révoltées. Chaque thème, chaque mélodie, devient un hymne, un hymne aux déplacés, un hymne au temps, un hymne aux espaces « mouvants » et un hymne aux hommes qui se doivent de s’aimer malgré leurs différences ».

Le programme se poursuit le 12 juin dès 15 h avec d’autres moments forts, à l’instar des mélodies  Espenbaum, cycle de mélodies sur des poèmes de Paul Celan/Musique sacrée de création / France. En compagnie de la soprano Marion Grange, le compositeur Michaël Levinas au piano revient avec émotion dans ce Maroc aimé qu’il a connu enfant avec son père, le philosophe Emmanuel Levinas. Un retour aux sources qui nous fera entendre ses Mélodies sur des poèmes de Paul Celan, issues de son oratorio La Passion selon Marc et d’autres pièces de création inspirées du kaddish de la tradition hébraïque.

À 17h, rendez-vous à Jnane Sbil avec un autre concert intitulé : De Fès à Jérusalem / Musique classique et chants traditionnels d’Orient / France

 


À 19, Dar Adiyel accueille le groupe Gavino Murgia & Tenore Goine di Nuoro / Polyphonies Sardes / Italie. Des voix étonnantes, belles et fortes qui plongent leurs racines dans la terre de Sardaigne et en sont comme l’émanation. Autour du poly- instrumentiste Gavino Murgia, les Tenores de Goine en offrent un exemple frappant.

La clôture de cette 26ème édition du festival des musiques sacrées du monde de Fès se fera le 12 juin à 21 h à Dar makina par un voyage/ hommage aux musiques et chants traditionnels Fès-Meknes à Oman. Le programme se décline en 2 parties : en première partie, Rv acec l’ensemble Al Zawiya, créé en 2015, il  met en lumière les messages d’amour et de paix qu’il véhicule. Ensuite, lOrchestre de Fès Chantres de Meknès  sous la direction de Mohamed Briouel prend le relais pour un spectacle inédit avec différentes transitions modulantes et des contrastes rythmiques.

 

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