#Charliehebdo : Samy Naciri choque la France en expliquant sa vision de la liberté d’expression

Alors qu’il était invité sur le plateau du Grand 8 sur la chaine D8 pour faire la promotion de sa pièce de théâtre, « L’indien cherche le Bronx », le comédien a choqué l’assistance en répondant franchement à une question de Audrey Pulvar sur l’affaire Charlie Hebdo

L’interview portait initialement sur la nouvelle pièce de théâtre de Samy Naciri actuellement à l’affiche, mais Audrey Pulvar n’a pas résisté à l’envie de questionner le comédien sur la dernière couverture de Charlie Hebdo.

Ceux qui pensaient que Samy Naciri emboîterait le pas à Jamel Debbouze qui comparait la France à sa mère, ont été déçus voire même choqués.

"Je ne veux pas rentrer là-dedans, parce que j'estime, encore une fois peut-être, que je vais me faire mal voir." Annonce-t-il d’emblée. Mais lorsque la journaliste Audrey Pulvar lui demande s'il est ou a été Charlie, Samy Naceri choisit l’honnêteté, au risque de se faire des ennemis au moment où il a le plus besoin de soutien.

"C'est malheureux, vraiment c'est triste, c'est horrible… II n'y a pas de mots assez forts pour dire combien ces journalistes qui se sont fait tuer comme ça, les familles qui sont en train de pleurer… C'est horrible. Mais laissons la religion, s'il vous plaît ! Arrêtons ! On a eu 17 morts, des millions de policiers qui étaient là, tous ensemble à essayer d'attraper ces mecs, des gens qui pleuraient leur famille, est-ce qu'ils vont revenir ou pas… Et on remet une couche le lendemain avec 7 millions d'exemplaires avec le prophète… S'il vous plaît, arrêtez, implore l'acteur. Arrêtez ! On a eu 17 morts ! On ne savait pas comment ça allait se passer dans cette boucherie cacher. Il y aurait pu y avoir un carnage, il y avait un enfant… Ils auraient pu tuer tout le monde ! Pourquoi remettre une couche ?"

 «Donc ils ont raison les tueurs?», l’affronte Audrey Pulvar. «Pas les tueurs, non. Mais est-ce que Charlie a le droit? Pourquoi remettre une couche? C'est le prophète, c'est comme Moïse, Jésus-Christ. Avant il y avait des lois, on ne pouvait pas toucher à Pompidou ou Mitterrand, c'était interdit», dit l'acteur avant d’aller plus loin encore dans son raisonnement : : «Faisons une loi pour que justement ça n'existe plus, pour ne plus qu'il y ait de malheur comme ça…» Et d' insister: «La liberté d'expression s'arrête là où ça dérange l'autre.»

Audrey Pulvar tente de garder son clame et conclut : «Dans ce cas, on ne fait plus rien, puisqu'on n'exerce plus notre droit à la liberté d'expression, à la liberté de caricature, à la liberté de mettre en cause le pouvoir, on peut étendre votre propos au viol des femmes. Les femmes à qui on reproche de s'habiller trop court. (…) Vous considérez que c'est la victime qui a tort d'exercer ses droits.»

 

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