Tanger consacre

C'est le long-métrage "Sur la planche", réalisé par Leïla Kilani, qui a remporté le grand prix de la 13ème édition du Festival National du Film de Tanger, organisée du12 au 21 janvier derniers. Pour la compétition des courts-métrages, le grand prix a été attribué à "Sur la route du paradis", réalisé par Uda Benyamina.

La croisette a décidément porté chance à la réalisatrice Leïla Kilani. Son premier long-métrage, “Sur la planche”, qui a eu droit à une projection à la Quinzaine des Réalisateurs – la plus prestigieuse des sélections “off” du Festival de Cannes – a remporté le grand prix du Festival National du Film de Tanger. Le film, qui raconte l’histoire d’un gang de quatre filles qui travaillent le jour dans une usine, et qui font des braquages le soir, a su convaincre le jury de cette 13ème édition présidée parle sociologue français Edgar Morin. Une belle consécration qui vient confirmer le talent de la jeune réalisatrice, mettant par la même occasion les femmes cinéastes sur le devant de la scène. Kilani est en effet la troisième femme à remporter la récompense suprême de ce festival, après Fatima Jebli Ouazzani, pour son film “Dans la maison de mon père” en 1998 ; et Yasmine Kassari, pour “L’enfant endormi” en 2005.D’ailleurs, cette édition a été marquée par une importante présence féminine. Outre la cinéaste Leïla Kilani, le festival a également projeté les longs-métrages de trois autres réalisatrices marocaines : “L’amante du Rif” de Narjiss Nejjar, “Le sac de farine” de Khadija Saïdi Leclere, et “Pour une nouvelle Séville” de Kathy Wazana. Quant au grand prix destiné aux courts-métrages, il a également été attribué à une femme. Le jury, présidé parle réalisateur ivoirien Fadika Kramo-Lanciné, a consacré le film “Sur la route du paradis” de Uda Benyamina. Cinq autres courts-métrages présentés à cette sélection ont aussi été réalisés par des cinéastes au féminin. La preuve que celles-ci investissent de plus en plus le champ de la réalisation, traditionnellement masculin. Cette 13ème édition a par ailleurs été marquée par les chiffres : 23 longs-métrages et autant de courts-métrages étaient en lice pour le grand prix. Un nombre qualifié de record par bon nombre de critiques – l’année dernière,19 longs-métrages et 18 courts ont été présentés au public. Cette sélection a regroupé des productions issues de cinéastes confirmés, ainsi que de jeunes qui font leurs premiers pas dans la réalisation cinématographique. Au rythme enfiévré de trois séances quotidiennes, les cinéphiles, les spécialistes et les curieux ont pu découvrir une production filmique marocaine d’une grande vitalité ;ce qui n’a pas manqué de déclencher le débat sur plusieurs points importants, notamment les limites de la liberté des cinéastes, ainsi que la qualité des films produits. Par ailleurs, l’édition de cette année a rendu un vibrant hommage à trois vétérans du 7ème art au Maroc : le comédien Salah-Eddine Ben moussa, et les cinéastes Mostapha Derkaoui et Abdellah Mesbahi. Bref, le festival, qui fêtait cette année ses 30 ans d’existence, a fait de la ville du détroit la capitale du cinéma. â– 

À mesure que l’intelligence artificielle s’installe dans les entreprises, la crainte d’un travail humain devenu obsolète s’impose dans le débat
Jusqu’à 40 % des cancers dans le monde pourraient être évités grâce à des actions de prévention, indiquent l’Organisation mondiale
L’aîné est le premier enfant de la famille, celui qui transforme le couple conjugal en couple parental. Mais ce rôle
Le Maroc confirme son statut de destination touristique majeure sur les marchés européens stratégiques. L’Office National Marocain du Tourisme a
31AA4644-E4CE-417B-B52E-B3424D3D8DF4