Le palmarès de l’horreur

Une étude réalisée par TrustLaw, entité de la fondation Thomson Reuters, a établi le classement des pays les plus violents de la planète pour les femmes en se basant sur six critères : la santé, les violences à caractère sexuel, les violences à caractère non sexuel, les facteurs culturels ou religieux, les ressources économiques et le trafic.

En tête du classement : l’Afghanistan.Il ne fait pas bon être une femme au pays de la burqa et des talibans car ici, la violence, le délabrement du système de santé et la pauvreté font des ravages. La guerre, qui empire la situation du pays, conjuguée aux pratiques culturelles archaïques toujours

en cours font des femmes des victimes de choix. Et quand celles-ci tentent de braver les interdits en prenant la parole dans les médias ou en assumant des fonctions publiques, elles sont dans le meilleur des cas victimes d’intimidation et dans le pire des cas, assassinées. En Afghanistan, la femme

n’est pas considérée comme une priorité et cette négation de son statut peut aboutir à une situation très dangereuse pour elle. La preuve, selon le rapport de l’Unicef sur la situation des enfants dans le monde, le taux de mortalité maternelle, autrement dit le risque pour une femme de mourir

lors d’une grossesse ou pendant l’accouchement, est de 1 pour 11 en Afghanistan.Un chiffre qui prend toute sa valeur quand on le compare à la moyenne en Asie qui est de 1 femme sur 210 ou à l’exemple français, 1 femme sur 6600 ! L’Afghanistan se démarque également par le monstrueux

taux d’analphabétisme qui touche les femmes 87% des jeunes filles et des femmes afghanes étant illettrées et par son impressionnant nombre de mariages forcés qui concerneraient entre 70 et 80%

des jeunes filles et des femmes. Le viol en guise d’arme En deuxième position de ce palmarès de l’horreur, la République démocratique du Congo (RDC). Ravagé par une guerre sanglante entre 1998 et 2003, le pays se distingue par les viols qui y sont pratiqués. Des chercheurs américains ont récemment estimé à plus de 400.000 le nombre de femmes qui y ont été violées chaque année ! Dans ce pays en guerre, le viol est une arme et les femmes enrôlées dans l’armée comme soldates servent

davantage d’esclaves sexuelles que de défenseurs de leur pays. Pour ces femmes, qui encore une fois ne sont pas considérées comme une priorité par un gouvernement corrompu, aucune possibilité de recours à la justice n’est à espérer. Crimes d’honneur Le Pakistan fait aussi partie de cette liste noire. Dans cette société foncièrement machiste, les pratiques culturelles, tribales et religieuses font des ravages et tuent chaque année des milliers de femmes et de petites filles, toutes victimes de “crimes d’honneur”. Un exemple parlant, celui d’une Pakistanaise violée en 2002 par 14 hommes

qui voulaient laver l’honneur de leur village. Six de ses agresseurs ont été condamnés à mort pour ce viol. Cette année, la Cour suprême a prononcé l’acquittement de cinq d’entre eux, la peine du sixième

ayant été commuée en réclusion criminelle à perpétuité… No comment… Mort aux filles!

L’Inde n’est pas en reste. Infanticides et avortements sélectifs y sont pratiqués au quotidien car au pays du Taj Mahal, avoir une fille est une punition, un poids économique dont on préfère se délester dès l’annonce d’un sexe féminin aux premières échographies. Cinquante millions, c’est le nombre de fillettes “disparues” ces cent dernières années en Inde, selon le Fonds des Nations Unies pour la

population. Douze millions, c’est le chiffre avancé pour ces trente dernières années… En 2009, Madhukar Gupta, ministre de l’Intérieur à cette période, annonçait que 100 millions de personnes,

majoritairement des femmes et des petites filles, étaient victimes de trafic en tout genre comme la prostitution, le travail forcé et le mariage forcé… Pour n’en citer que quelques-uns.

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