Amour : I Love Me

S'aimer soi-même et le dire, c'est en général très mal vu... Pour peu qu'on se complimente ou qu'on aime à se voir sous un jour favorable, on est systématiquement taxés de narcissiques, de mégalomanes ou encore d'égocentriques. Il est temps de changer la donne !

L’amour de soi, c’est quoi ?

“Accepter et apprécier la personne que l’on est”, voici la définition la plus générale que l’on pourrait en faire. Si l’on se penche sur les dictionnaires de psychologie, on pourrait aussi définir l’amour de soi par le fait de se reconnaître une certaine valeur, se ménager, protéger son intimité, connaître ses propres intérêts, prendre soin de soi-même… Avant toute chose, c’est une affaire de ressenti, de vécu personnel, intérieur. C’est un concept souvent synonyme d’estime et de confiance en soi et pourtant, leurs significations bien que complémentaires sont distinctes les unes des autres. Quand l’amour de soi nous fait poser un regard indulgent sur nos défauts et nos faiblesses, nous fait prendre conscience de nos imperfections, la confiance en soi, elle, intervient pour nous convaincre que nous parviendrons malgré tout à franchir les obstacles rencontrés sur notre route. Enfin, si cette dernière est relative à l’action, l’estime de soi relève au contraire de l’être… Il suffit que nous manquions d’amour pour nous-mêmes pour que le déficit d’estime de soi s’installe confortablement, laissant place au doute perpétuel sur nos capacités et sur notre droit à être heureux et à jouir de la vie.

Avoir de l’estime pour soi-même ou être estimé ?

Dès notre plus jeune âge, on nous apprend que l’amour de l’autre compte plus que l’amour de soi ; autrement dit, qu’il faut aimer et respecter son prochain et accorder de l’importance à ce que les gens pensent. La pression sociale est telle que les plus fragiles en arrivent à penser leur comportement, leur manière d’être en fonction du ressenti des autres. C’est d’autant plus le cas dans notre société marocaine où le qu’en-dira-t-on fait office de police des moeurs, et où les filles sont façonnées dans le même moule : celui de la bent nass bien sous tous rapports. On devient à tel point sensible au reflet que nous renvoie ce miroir social que la moindre critique peut nous anéantir et nous faire perdre toute confiance en nous-mêmes. A l’instar d’un gamin qui chercherait à bien se faire voir par son institutrice pour avoir un bon point, on fait souvent en sorte de remporter l’approbation des autres pour bâtir son estime de soi. Et pour nous convaincre du bien-fondé de cette pensée commune, on nous rebat les oreilles à coup de mythologie grecque en brandissant l’exemple de Narcisse, jeune homme à la beauté extraordinaire, incapable d’aimer, mais qui en apercevant un jour son reflet dans l’eau d’une source, est tombé éperdument amoureux de lui-même, préférant alors se suicider plutôt que d’être condamné à vivre cet amour impossible… Rendez-vous compte ! On nous enseigne depuis des millénaires que l’amour de soi mène à la mort ! Mais qu’on se le dise, dans cette société où la réussite sociale est une référence, où la concurrence sur les bancs de l’école, ou plus tard au bureau, est de mise, où l’individualisme est érigé en valeur morale… l’estime de soi est une arme efficace et indispensable !

10 façons de commencer à 2 s’aimer soi-même

â—† JE M’AIME POUR MIEUX AIMER LES AUTRES: contrairement à ce qu’on nous fait croire, s’aimer soimême ne signifie pas que nous soyons un monstre de narcissisme, trop soucieux de sa personne pour se préoccuper des autres. Bien au contraire ! Cela implique la conscience de soi et de ce fait, la capacité à s’adapter aux autres. Alors, avant de se lancer à corps perdu dans une histoire d’amour, assurons-nous d’abord d’être amoureuse de nous-mêmes ! Petit exercice très simple à faire au quotidien, au saut du lit : s’accorder des petits moments de plaisir comme un bain moussant, une petite marche en bord de mer… l’essentiel étant d’éprouver un sentiment de bien-être. Rien de tel pour se sentir importante et se persuader qu’on mérite d’être aimée !

â—†JE REFUSE D’ÊTRE CE QUE LES AUTRES ATTENDENT DE MOI : s’il fallait en croire notre entourage et la société bien pensante dans laquelle nous évoluons péniblement, il y aurait beaucoup de choses à redire sur notre caractère, pas assez docile ; notre façon de nous habiller, trop provocante ; notre manie de vouloir briller en société, pas digne d’une femme sérieuse ; notre fâcheuse addiction pour un apéro de temps en temps, etc. Il est temps de se résigner et de faire une croix sur cette femme parfaite qui n’existe pas, et de nous accepter nous-mêmes, envers et contre tous ! Pour renouer avec son vrai moi, on s’accorde du temps rien que pour soi et on se demande quels changements on souhaiterait apporter à sa vie. On écoute ses pensées et on en tient compte.

â—† JE NE ME LAISSE PAS ATTEINDRE PAR DES CRITIQUES GRATUITES : trop grosse, trop agressive, vulgaire, féministe, grande gueule, mauvaise mère, épouse indigne, incapable de s’occuper de tout (son mari, ses enfants et sa maison) en rentrant du travail… Loin de nous l’idée d’écarter l’exercice périlleux d’une éventuelle remise en question, mais il convient tout de même de faire preuve de discernement. Toute critique n’est pas constructive et positive. En personne bien équilibrée, on se fait un devoir de connaître ses bons côtés, mais aussi les mauvais, car on est son meilleur juge. Petit exercice à faire : dresser la liste des 50 bonnes raisons de s’estimer soi-même.

â—† JE SURMONTE LES ÉPREUVES DE LA VIE : chacune à notre manière, nous surmontons tant bien que mal les épreuves de la vie. Certaines se laissent toutefois déborder et se persuadent qu’elles ne parviendront jamais à se sortir d’un mauvais pas… Erreur ! Il y a toujours une façon constructive de voir les choses, car dans chaque malheur, il y a quelque chose de positif. Et pour s’en rendre compte, il convient de se demander : “Que puis-je tirer de positif de cet événement ? Suis-je plus forte, plus sage, plus sensible qu’avant de vivre ce malheur ?” En parvenant à se sortir d’une situation délicate, notre respect pour nous-mêmes monte en flèche !

â—† JE FAIS LA PAIX AVEC MOI-MÊME : en amoureuse de soi, on se bichonne, on se dorlote, on se materne… On se comporte avec son corps comme une mère le ferait avec son enfant ! Notre carence en amour remonte souvent à l’enfance, période durant laquelle nous avons souffert de n’être ni aimée, ni valorisée. Pour être une adulte bien dans sa peau, il faut se réconcilier avec celle qu’on était, et l’apprécier. L’essentiel de cette démarche étant de ne plus porter en soi cet enfant mal aimée…

â—† JE RENTRE EN COMMUNION AVEC MON MOI PROFOND : l’estime de soi, c’est aussi une question de spiritualité et par là, on n’entend pas forcément la religion. Quand on se sent écorchée, malmenée par la vie et par les autres, il est indispensable de se reconnecter à soi-même, de communier avec sa part de sagesse, d’intuition, avec ce moi inaccessible que rien ni personne ne peut blesser… Méditation, musique, poésie, promenades dans la nature, prières… les chemins vers notre moi sont multiples et faciles d’accès… il suffit de le vouloir.

â—† JE CULTIVE MON AURA ET MON CHARISME : à force de se regarder dans le miroir chaque matin en se répétant, tel un mantra, combien on est belle, intelligente, douée, forte, combien on mérite d’être aimée, d’avoir tout ce qu’on veut dans la vie… on finit par générer des ondes positives auxquelles l’entourage se montre très sensible. On peut être plus ronde que la moyenne, si on se persuade que les formes sont généreuses et voluptueuses plutôt que disgracieuses, on donne l’image d’une femme bien dans sa peau, qui s’accepte et qui donne envie aux autres d’aller vers elle. Quand bien même sa vie amoureuse stagne au niveau zéro, on ne se laisse pas pour autant aller à faire la grève du poil ou à porter des vieilles culottes délavées sous prétexte que de toute façon, personne ne risque de venir jeter un oeil de ce côté-là… On se réveille et on respecte ce temple sacré qu’est le corps !

â—† JE SUIS CONSTAMMENT À L’ÉCOUTE DE MES BESOINS : végéter dans un travail qui ne nous plaît pas, vivoter sans profiter pleinement de la vie, ne pas suivre notre instinct, ne pas accorder de crédit à la petite voix qui tente de nous parler… tout ça, on fait une croix dessus ! Et pour ce faire, on se donne des rendez-vous avec soi-même: on sort se promener, mais pas pour perdre des calories ; on éteint téléphone, télévision et radio et on laisse son esprit divaguer et surtout rêver ; on se met en condition pour observer ce qui se passe à l’intérieur de soi.

â—† JE PRENDS SOIN DE MON CORPS POUR SOIGNER MON ÂME : saviez-vous que de nombreux psychologues soignent la dépression, signe d’une estime de soi au plus bas, par l’exercice physique ? Le rapport entre le sport et la dépression ? Et bien il faut croire qu’il est difficile de déprimer quand notre corps déborde d’énergie ! Se rendre compte qu’il peut nous apporter du plaisir nous fait sentir en pleine possession de nos moyens. Rien de tel que le sentiment de puissance physique pour gagner en estime de soi, car grâce au sport, on agit, on relève des défis, on dépasse ses limites…

â—† JE RESPECTE MES OPINIONS : si nous voulons gagner en estime de soi, nous nous devons d’être en accord avec nous-mêmes, de faire en sorte que nos actes et propos soient conformes à nos valeurs. Pour arrêter d’accepter l’inacceptable, que ce soit dans sa vie privée ou au bureau, on se prépare en se mettant en situation. Face à son miroir, on se répète la discussion qu’on souhaiterait avoir avec la personne avec laquelle on est en conflit, et on s’exerce à argumenter. On peut aussi pratiquer l’exercice avec une amie avec laquelle on se sent en confiance. Une excellente manière de se mettre en condition, de jauger la situation, et de gagner en aplomb !

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