Malak Boukhari, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/malak Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Tue, 13 Jan 2026 08:57:30 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Malak Boukhari, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/malak 32 32 Hôtellerie de luxe : Former les talents de demain https://femmesdumaroc.com/femmes/carriere/hotellerie-de-luxe-former-les-talents-de-demain Wed, 14 Jan 2026 08:00:42 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127730 À l’approche de la Coupe du Monde 2030, le Maroc s’engage dans plusieurs chantiers stratégiques, dont le renforcement de son offre touristique, notamment sur les segments haut de gamme. Cela passe par un investissement accru dans le capital humain, grâce à des formations spécialisées dans l’hôtellerie de luxe.

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Avec ses paysages époustouflants, son climat agréable et sa richesse culturelle et historique, le Maroc continue de séduire des touristes venus des quatre coins du monde. À fin octobre, le Royaume a enregistré une performance historique avec 16,6 millions d’arrivées touristiques, soit une hausse de 14 % par rapport à la même période de 2024, selon la ministre de tutelle, Fatim-Zahra Ammor.

Conscient de son fort potentiel, le Maroc cherche aujourd’hui à attirer une clientèle à forte valeur ajoutée, d’où la nécessité d’enclencher une nouvelle dynamique visant à le positionner sur des segments premium, à commencer par le domaine hôtelier. Plus que jamais, le Royaume doit aligner la formation en hôtellerie de luxe sur les standards internationaux. “Plusieurs projets et programmes ont été mis en place et cela a permis à la formation hôtelière de progresser de façon considérable ces dernières années. Cela dit, l’écart reste encore important entre les attentes et besoins des professionnels et la réalité du marché de l’emploi, notamment dans le segment luxe et du Middle Management”, explique Saîd Tahiri, économiste et opérateur en tourisme. 

Bien que le Maroc dispose de plusieurs établissements offrant des formations en tourisme, l’enseignement dédié au segment du luxe demeure encore limité. “Lorsqu’on parle du segment du luxe, les attentes sont très élevées et exigent un raffinement qui n’est pas encore pleinement atteint. Le luxe exige une culture du détail, un savoir être irréprochable, un service personnalisé et la précision opérationnelle. Ce sont précisément ces compétences où nous observons encore des insuffisances”, souligne Tahiri. 

Même son de cloche chez Zakaria Harnafi, docteur chercheur en tourisme, hôtellerie et restauration, qui évoque un décalage entre les compétences transmises et les attentes très spécifiques du haut de gamme, notamment en matière de service personnalisé, d’excellence relationnelle et de leadership opérationnel. “La fidélisation des talents reste également un enjeu critique”, souligne-t-il. Les établissements spécialisés sont ainsi appelés à mieux intégrer les réalités du terrain afin d’adapter leurs cursus et former des profils répondant aux standards du secteur.

Selon Saïd Tahiri, plusieurs défis persistent, notamment au niveau du volet pratique. Les étudiants manquent d’heures de mise en situation réelle dans des établissements 5 étoiles et des palaces. Par ailleurs, la maîtrise des langues reste inégale, en particulier l’anglais, désormais incontournable dans l’hôtellerie premium. Tahiri pointe aussi un déficit d’expertise dans certains métiers de niche : concierge Clefs d’or, majordome, sommellerie haut de gamme, spa & wellness management, ou encore housekeeping luxe. “Le Maroc est une destination internationale appelée à accueillir 26 millions de touristes en 2030. L’enjeu est désormais d’élever la formation au niveau de cette ambition, surtout dans la niche du tourisme de luxe”, affirme Tahiri. 

De son côté, Salah Chakor, expert en gestion hôtelière et tourisme, soulève la question de la rareté des formateurs. “Pour assurer ces formations au niveau escompté, les formateurs de haut niveau restent encore trop peu nombreux. Seuls des professionnels chevronnés peuvent transmettre un véritable savoir-faire et un savoir-être”, relève-t-il.

Une maîtrise des codes 

Soumis à des règles de protocole très sophistiquées et fondés sur le prestige et l’excellence, les établissements haut de gamme exigent un ensemble de compétences capables de refléter cette culture. “Les hôtels de luxe privilégient des talents dotés d’un sens aigu du service, capables d’offrir une expérience hautement personnalisée grâce à une intelligence émotionnelle développée, une maîtrise des codes du luxe et une attention rigoureuse au détail”, indique Zakaria Harnafi.

Les compétences techniques restent, par ailleurs, essentielles, tout comme la gestion de situations complexes et l’aisance avec une clientèle internationale. “Les établissements premium valorisent également des compétences managériales et interculturelles, notamment le leadership de proximité et une communication professionnelle”, poursuit Harnafi.

Pour sa part, Saïd Tahiri soutient que les hôtels de luxe recherchent aujourd’hui trois grandes familles de compétences. La première concerne le savoir-être, qui repose, selon lui, sur des qualités telles que l’élégance naturelle, la discrétion, le tact, le sens du service, ainsi que la capacité à gérer ses émotions et les situations délicates.

La deuxième catégorie touche aux compétences techniques : maîtrise des protocoles du luxe, respect des standards internationaux, procédures opérationnelles, F&B premium, connaissance des marques et excellence d’exécution.

En troisième position, Tahiri insiste sur l’importance des compétences transversales, considérées comme la clé de voûte des profils recherchés, “une maîtrise parfaite des langues, une solide culture générale, la digitalisation des services, la communication client ou encore l’aptitude à évoluer dans des environnements multiculturels”, déclare-t-il. 

“Les hôtels de luxe recherchent aujourd’hui des collaborateurs capables non seulement d’exécuter une tâche, mais aussi de créer une émotion positive chez le client. Les marques recrutent des personnalités avant de recruter des CV”, observe Tahiri. 

Un potentiel indéniable 

Le choix des bons candidats est primordial, car ce seront eux, au final, les ambassadeurs de l’établissement. Ils doivent avant tout cultiver un véritable amour pour le métier. Former les talents de demain, estime pour sa part Salah Chakor, ne se limite pas à répondre aux besoins immédiats du tourisme de luxe, c’est aussi préparer une génération de professionnels capables de porter les valeurs marocaines à l’international.  “Avec son capital humain et l’arrivée de grandes enseignes internationales, le Maroc peut devenir une référence régionale, à condition d’accélérer la spécialisation et la formation continue”, conclut Zakaria Harnafi. Un service d’excellence et une attention méticuleuse aux détails avec la capacité à anticiper les besoins des clients et à créer des expériences mémorables deviennent, dès lors, une condition sine qua none pour imposer sa signature. F    

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2026 sera-t-elle enfin l’année des femmes ? https://femmesdumaroc.com/femmes/2026-sera-t-elle-enfin-lannee-des-femmes Sat, 10 Jan 2026 08:30:09 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127515 Elles entreprennent, innovent, font bouger les lignes et contribuent activement à la croissance du pays. Ce sont les femmes du Maroc.
Elles rêvent d’une société où toutes les conditions seraient réunies pour leur permettre de libérer pleinement leur potentiel. Nous avons donné la parole à cinq d’entre elles pour nous parler de leurs attentes pour 2026.

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Les attentes des femmes marocaines pour 2026 sont énormes, mais non irréalisables. Qu’elles soient engagées dans les sphères politique, économique et associative, elles aspirent à une meilleure autonomisation via l’accès à l’éducation et à l’emploi, rêvent de réformes législatives pour l’égalité des droits, ainsi que d’une reconnaissance de leur rôle dans la société.
Le projet de la nouvelle Moudawana, dont le texte devrait être finalisé par une commission interministérielle avant sa présentation au Parlement, reste au cœur des débats au sein des communautés de femmes depuis le lancement de ce grand projet sociétal par S.M. le Roi Mohammed VI.
Pour Leïla Doukali, Présidente de l’Association des Femmes Cheffes d’Entreprises du Maroc (AFEM), il s’agit d’adopter une lecture modernisée et réaliste des textes, en phase avec les évolutions de notre société. “Nous attendons ainsi une révision en profondeur des dispositions relatives à la tutelle légale, au mariage des mineures, au droit à la garde des enfants, à l’héritage, et à la responsabilité parentale partagée. Car au-delà des symboles, ce sont des mécanismes structurants qui conditionnent l’émancipation économique et sociale de la femme”, affirme-t-elle. En effet, certaines vulnérabilités auxquelles les femmes sont confrontées sur les plans social et juridique freinent encore leur pleine implication dans le processus de développement national. Ainsi, “une réforme ambitieuse, co-construite avec la société civile, portée par une volonté politique forte et traduite en mesures concrètes dans la vie quotidienne, permettrait à la femme marocaine de ne plus avoir à choisir entre ses droits et son avenir”, souligne la présidente de l’AFEM.
Pour sa part, Ghizlane Mamouni, avocate et présidente de l’association Kif Mama Kif Baba, précise que la réforme de la Moudawana devrait tenir compte de deux principes fondamentaux D’une part, que “les hommes et les femmes soient parfaitement égaux en droits et en responsabilités” et, d’autre part, que “l’intérêt supérieur de l’enfant soit le principe directeur qui sous-tend chaque disposition du Code de la famille”. À cet égard, le Roi Mohammed VI avait insisté sur l’impératif de percevoir la teneur de la réforme dans un cadre de complémentarité, en ce sens qu’elle ne favorise pas une partie au détriment de l’autre, mais concerne la famille marocaine, qui constitue la “cellule de base de la société”.
Pour consacrer ce principe d’égalité dans le Code de la famille, Ghizlane Mamouni avance un certain nombre de propositions : instaurer un régime d’héritage égalitaire, interdire le mariage des mineurs sans aucune exception, garantir la tutelle juridique aux mères gardiennes, reconnaître juridiquement le travail domestique et éducatif des femmes, abolir la polygamie et revaloriser les pensions alimentaires.
Plus qu’une simple réforme, la nouvelle version du Code de la famille pourrait dessiner les contours d’un cadre plus juste pour les femmes, dans lequel elles se sentiront pleinement en phase avec les évolutions qui marquent notre société. “La Moudawana, c’est un texte qui accompagne nos moments les plus sensibles: se marier, se séparer, protéger ses enfants, organiser sa vie familiale, hériter, etc. Il est important que chaque femme puisse s’appuyer sur un cadre lisible et protecteur, en fait, un cadre plus proche de ses réalités”, indique Samira Khamlichi, Présidente du Club des Femmes Administrateurs (CFA) Maroc.

Oser entreprendre
Sur la question de l’entrepreneuriat féminin, l’avis est unanime : les femmes n’osent pas entreprendre, écrasées par le poids des stéréotypes qui pèsent sur elles, mais aussi freinées par des obstacles d’ordre financier, administratif ou encore culturel. “Beaucoup de femmes hésitent à entreprendre parce qu’elles doutent de leur capacité, parce qu’elles s’imaginent que l’entrepreneuriat est un terrain réservé aux hommes, ou parce qu’elles redoutent le risque financier. Ce réflexe de sécurité est très culturel. Une femme préfère souvent un salaire stable, même s’il ne correspond pas à son potentiel, plutôt qu’un projet qui dépend d’elle, de sa vision, de sa prise de décision”, soutient Soumaya Benjelloun, Présidente de l’Association We4She.
Aujourd’hui, l’émergence de modèles féminins qui se lancent dans l’entrepreneuriat et réussissent crée un effet d’entraînement, incitant d’autres femmes à suivre leurs pas. Pour les encourager dans ce sens, Soumaya Benjelloun recommande de faciliter l’accès au financement – notamment à travers des fonds dédiés -, de déployer des programmes d’accompagnement sur tout le territoire, et pas seulement dans les grands centres urbains, ainsi que de lever les obstacles organisationnels, tels que la garde des enfants, la flexibilité au travail et le partage réel des responsabilités familiales.
Au Maroc, l’accès au financement constitue le talon d’Achille de tout entrepreneur qui démarre son activité. Toutefois, les femmes restent davantage exposées à certains obstacles que leurs homologues masculins, notamment en matière de crédit bancaire. Le rapport de l’Observatoire Marocain de la TPME pour la période 2022-2023 a révélé que seules 14,6 % des entreprises dirigées par des femmes accèdent au crédit bancaire, et que leur part dans l’encours total des crédits ne dépasse pas 11,3%. D’où la nécessité selon Leïla Doukali, Présidente de l’AFEM de créer des mécanismes spécifiques de financement, à la fois souples, inclusifs et adaptés à la réalité des TPE. “Cela inclut des lignes de crédit dédiées, des garanties ciblées, mais aussi un accompagnement bancaire mieux formé à la diversité des profils féminins”, fait-elle savoir.
Que ce soit à l’initiative du gouvernement, d’associations, ou à la faveur de partenariats avec des institutions étrangères, le Maroc a lancé bon nombre de dispositifs destinés à encourager l’entrepreneuriat féminin. Néanmoins, la sensibilisation à l’existence de ce genre de mécanismes reste insuffisante selon Samira Khamlichi, Présidente de CFA Maroc. “Il faudrait rendre visibles les opportunités et connecter les femmes aux bonnes informations”. Une mesure qui devrait être couplée à un accompagnement bienveillant et personnalisé. “Chaque parcours est unique, et l’écoute joue un rôle déterminant. Lorsqu’une femme se sent comprise et encouragée, elle ose davantage”, poursuit Khamlichi.

Une parité transformatrice
En ce qui concerne la participation des femmes dans la vie politique au Maroc, Nouzha Skalli, présidente du think tank AWAL Houriates, dit aspirer à la mise en œuvre d’une véritable parité entre les hommes et les femmes. Avec 96 femmes au Parlement, elle explique que le taux actuel de représentation féminine s’élève à 24,3%, soit trois points de moins que la moyenne mondiale. “Une parité horizontale et verticale, qui se traduirait par un partage du pouvoir entre les hommes et les femmes, est plus que jamais nécessaire. Il s’agit également d’une parité transformatrice, accompagnée d’un rajeunissement et d’un renouvellement des élites ainsi que d’une moralisation stricte de la vie politique”, ajoute-t-elle.
Le pouvoir politique conférerait alors aux femmes la possibilité de mener leur propre combat contre les discriminations territoriales et de genre. “Cela leur permettrait aussi de mettre en œuvre l’égalité hommes-femmes, qui garantit les droits supérieurs de l’enfant tels que prévus par l’article 32 de la Constitution. Les femmes ont besoin de pouvoir, tant au niveau national que territorial”, martèle Nouzha Skalli. Dans le même ordre d’idées, la présidente du think tank AWAL Houriates préconise la mise en place de lois égalitaires, de politiques publiques favorisant l’égalité territoriale et de genre, ainsi qu’un véritable partage des ressources. Elle souligne également la nécessité de diffuser la culture de l’égalité afin d’agir sur les mentalités, dont l’évolution reste plombée par l’influence “d’idéologies moyenâgeuses”.

Un pouvoir politique féministe
D’après l’avocate Ghizlane Mamouni, la véritable victoire en 2026, serait que les femmes marocaines ne soient plus seulement un sujet de discours, mais des actrices réelles du pouvoir, capables d’influencer les décisions, d’écrire les lois et d’en garantir la conformité aux principes d’égalité. La militante dit espérer l’émergence d’un pouvoir politique féministe, adossé à des institutions fonctionnelles et à un contrôle constitutionnel exigeant. “À ce moment-là, l’égalité ne sera plus une revendication : elle deviendra une gouvernance. C’est à cette condition que les Marocaines pourront dire qu’elles ont gagné bien plus qu’une bataille : elles auront gagné un modèle de société”, avance-t-elle.
De son côté, Leïla Doukali souligne qu’il n’est pas uniquement question d’atteindre des objectifs chiffrés, mais de bâtir une société où chaque femme peut choisir sa voie, construire un projet de vie et d’entreprise, et participer activement à la construction du Maroc de demain, sans avoir à renoncer à sa liberté ni à sa dignité. “Cette victoire serait également celle de la confiance : celle que la nation accorde à ses femmes pour impulser des dynamiques nouvelles dans tous les secteurs, y compris l’industrie, l’innovation et les politiques publiques”.
Aujourd’hui, les femmes ne se contentent plus de participer à la création de valeur; elles en sont les actrices directes. Ce qui leur manque encore, c’est de pouvoir occuper ces positions sans que leur légitimité soit constamment remise en question. “La vraie victoire serait que les jeunes filles du Maroc grandissent dans un pays où la question n’est plus: “Est-ce que j’ai le droit ?”, mais : “Qu’est-ce que je veux construire?” Un Maroc où l’on ne débat plus de la place des femmes – parce qu’elles y occupent déjà pleinement la leur”, défend Soumaya Benjelloun, présidente de l’Association We4She. 

 

L’avis de Leïla Doukali, Présidente de l’AFEM.
“Plusieurs leviers doivent être activés”
L’entrepreneuriat féminin est aujourd’hui l’un des leviers les plus prometteurs pour accélérer la croissance inclusive et renforcer la résilience économique du Maroc. Toutefois, les femmes restent confrontées à de nombreux freins, à la fois structurels, financiers, et culturels, qui limitent leur capacité à créer, développer ou pérenniser leurs entreprises. Pour lever ces obstacles, plusieurs leviers doivent être activés de manière simultanée et cohérente.
Sur le plan institutionnel, il est essentiel de simplifier les démarches administratives, souvent dissuasives, et de territorialiser l’offre d’accompagnement pour qu’elle soit réellement accessible aux femmes rurales, jeunes ou en reconversion.
Tant que les stéréotypes de genre domineront les imaginaires sociaux – qui cantonnent la femme à des rôles secondaires – le potentiel entrepreneurial féminin restera freiné. Il faut donc renforcer la formation dès le plus jeune âge, encourager les vocations féminines dans les secteurs innovants, et valoriser les success stories féminines à travers les médias et les politiques publiques. Encourager l’entrepreneuriat féminin, ce n’est pas créer un secteur de niche ; c’est repenser notre économie à travers une logique d’égalité des opportunités, de diversité et d’impact durable.
La femme marocaine ne devrait plus être une exception dans les sphères économiques, sociales ou politiques, mais une évidence. Il faudrait une reconnaissance pleine et entière de son rôle en tant qu’actrice de développement, de transformation et de décision. Elle se traduirait par des avancées tangibles – un taux d’activité féminine significativement relevé, des mesures juridiques équitables, une meilleure représentativité dans les postes de gouvernance – mais aussi, et surtout, par une évolution culturelle durable.
La victoire des femmes serait collective et ne bénéficierait pas seulement à elles, mais à toute la société, car une économie qui inclut toutes ses composantes est plus résiliente, plus performante
et plus juste.
 
 
 
L’avis de Soumaya Benjelloun, Présidente de l’Association We4She.

“Nous demandons l’égalité, simplement”
Aujourd’hui, seulement environ 20% des femmes marocaines travaillent ou entreprennent. C’est l’un des taux les plus bas au monde. La Banque mondiale rappelle que si les femmes participent autant que les hommes au marché du travail, le PIB par habitant dans une économie comparable de la région pourrait augmenter jusqu’à 50%. La question n’est pas seulement morale ou sociale. Elle est stratégique pour l’avenir du pays.
Avec We4She, nous construisons une communauté de femmes qui s’entraident, se forment, échangent et s’encouragent. Les campagnes de sensibilisation aux biais du genre comme Moussawat contribuent à interroger les réflexes culturels.
Pour moi, la victoire ne serait pas un symbole, mais un basculement réel. Ce serait d’abord une Moudawana adoptée et appliquée dans l’esprit de l’égalité. Une loi qui protège, qui clarifie, qui modernise et qui accompagne les évolutions sociales au lieu de les freiner. Mais ce serait aussi un changement visible dans les chiffres : plus de femmes qui travaillent, dirigent, entreprennent, siègent dans les espaces décisionnels. Même quelques points de progression sur le taux d’activité féminine seraient déjà un signal historique, parce que cela veut dire une chose : les Marocaines ne sont plus en attente, elles participent.
Nous ne demandons pas de traitement spécial : nous demandons l’égalité, simplement. Notre Constitution la reconnaît, il est temps que la loi la traduise sans ambiguïté. Et au-delà du principe, il y a un impact concret.

 
 

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Tawsen : “Je voulais écrire une chanson personnelle” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/tawsen-je-voulais-ecrire-une-chanson-personnelle Thu, 08 Jan 2026 12:59:56 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127505 Avec son nouveau single “Khallini”, le chanteur belgo-marocain Tawsen dévoile une facette plus intime et profonde de son univers musical, explorant la mélancolie et les doutes avec sincérité. Dans cet entretien, l’artiste revient sur l’inspiration derrière ce titre, son amour pour le Raï et le processus créatif qui a donné naissance à ce morceau poignant.

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Votre nouveau morceau “Khallini” exprime avec justesse des sentiments profonds comme la tristesse et la mélancolie, plongeant le public dans un univers très personnel. Qu’est-ce qui vous a inspiré ce titre ?

Avec Khallini, je voulais écrire une chanson plus personnelle, le public connaît seulement le côté romantique de Tawsen, je voulais que le morceau aie une profondeur et qu’il touche les personnes qui vivent dans le doute.

Dans vos chansons, on retrouve souvent des sonorités empruntées au Raï. Qu’est-ce qui vous attire particulièrement dans ce genre musical ?

Ça n’a pas toujours été le cas, quand on écoute ma discographie ! Pour cet album je veux faire des chansons qui me ressemblent, j’avais déjà les chansons afro, rap, pop, mais je devais mettre le côté marocain en avant et donc faire du chaâbi et du raï, c’est deux styles me rappellent mon enfance car je les écoutais en vacances au Maroc. Aujourd’hui le Rai est mon genre préféré car il est romantique, mélancolique et dansant en même temps, ce qui me représente bien.

Le processus créatif autour de “Khallini” a-t-il été différent de vos précédentes chansons, que ce soit dans l’écriture, les choix artistiques ou la conception du clip ?

Pas du tout, j’essaye de créer souvent de la même manière, de ne pas me compliquer la tâche et d’être le plus naturel possible mais j’avoue que le tournage du clip était assez compliqué à cause du plan séquence, mais on s’est bien amusés.

 

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Le Zoo de Aïn Sebaâ accueille le public dès demain https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/le-zoo-de-ain-sebaa-accueille-le-public-des-demain Mon, 29 Dec 2025 12:41:42 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127024 C’est désormais officiel. Le Zoo de Aïn Sebaa rouvrira ses portes au public ce mardi 30 décembre, mettant fin à plusieurs années d’attente.

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Lieu emblématique de Casablanca, ce site chargé de souvenirs s’apprête à accueillir de nouveau les visiteurs, heureux de redécouvrir un espace qui a marqué la mémoire collective de plusieurs générations.

Selon la Commune de Casablanca, le nouveau zoo s’étend sur une superficie totale de 13 hectares, dont 10 hectares entièrement dédiés aux animaux. Il abrite plus de 300 animaux représentant 45 espèces différentes, répartis en trois zones thématiques inspirées de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique. Chaque espèce évolue dans des enclos conçus pour reproduire fidèlement son habitat naturel, favorisant ainsi son bien-être et la sensibilisation du public à la biodiversité mondiale.

Le parc comprend également plusieurs équipements modernes, notamment une ferme pédagogique, une clinique vétérinaire, une volière immersive, ainsi que des aires de pique-nique, un restaurant et des kiosques. Des aménagements écologiques ont été intégrés au projet, incluant des puits, des espaces verts, un pavage adapté et un système de gestion des déchets.

Concernant les tarifs d’entrée, ils sont fixés à l’ouverture à 80 dirhams pour les adultes et 50 dirhams pour les enfants. Ces prix évoluent progressivement pour atteindre respectivement 120 dirhams et 75 dirhams à l’horizon 2033. Des tarifs réduits sont également proposés : 60 dirhams pour les adultes en groupe, 40 dirhams pour les enfants en groupe et les scolaires, 50 dirhams pour les étudiants et 30 dirhams pour les personnes à mobilité réduite.

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Ikram Chahine : “La Chaire contribuera à construire une perception plus réaliste du Maroc” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/ikram-chahine-la-chaire-contribuera-a-construire-une-perception-plus-realiste-du-maroc Wed, 24 Dec 2025 08:52:42 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=126746 L’Université Rovira i Virgili (URV) de Tarragone marque un tournant en annonçant la création d’une Chaire d’études sur le Maroc, une initiative inédite en Catalogne et en Espagne. Rattachée au Département d’Histoire et d’Histoire de l’Art, cette Chaire entend renforcer la recherche et les échanges académiques autour du Maroc, un pays avec lequel la Catalogne entretient des liens historiques et humains profonds. Entretien avec Ikram Chahine, Consul Général du Royaume du Maroc à Tarragone.

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Quelle a été l’impulsion décisive derrière la création de cette Chaire d’Études sur le Maroc en Catalogne, et comment s’inscrit-elle dans la stratégie globale de coopération culturelle et académique du Maroc avec l’Espagne, et plus spécifiquement avec la Catalogne ?

La création de cette Chaire s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Consulat Général du Royaume du Maroc à Tarragone, dans un contexte où les relations bilatérales connaissent un moment particulièrement dynamique. Justement, quelques jours auparavant, les deux pays ont tenu à Madrid la 13ᵉ Réunion de Haut Niveau (RHN), au cours de laquelle des accords de coopération ont été signés et les relations institutionnelles consolidées, illustrant les bonnes relations politique, sociale et économique entre le Maroc et l’Espagne. La Chaire du Maroc à l’Université Rovira i Virgili constituera un espace pour développer la recherche scientifique, la formation académique et les initiatives culturelles, tout en favorisant la coopération entre institutions et la participation active de la communauté marocaine locale. L’objectif est de mieux connaître le Maroc contemporain ainsi que son histoire partagée avec la Catalogne et d’élargir les perspectives sur les relations euro‑méditerranéennes. Cette initiative, financée par l’Autorité portuaire de Tarragone et le Centre Kassid Formation, répond à un besoin croissant de construire des ponts durables entre les deux rives de la Méditerranée, dans un contexte marqué par la mobilité humaine, les échanges économiques et la diversité culturelle.

Au-delà des trois axes annoncés (recherche, enseignement, transfert), quels sont les premiers projets concrets et mesurables que la Chaire ambitionne de réaliser dans les 12 à 24 prochains mois ?

La Chaire prévoit de lancer plusieurs projets concrets qui traduisent ses trois axes d’action. Sur le plan de la recherche, nous allons commencer par des études interdisciplinaires sur l’histoire partagée entre les comarques de Tarragone et le Maroc, en particulier autour des liens humains, économiques et culturels qui se sont tissés depuis le XIXᵉ siècle. Des travaux sur la documentation d’archives locales seront également développés pour valoriser ce patrimoine commun. En matière d’enseignement et de formation, nous organiserons des séminaires et ateliers destinés aux étudiants et jeunes chercheurs, ainsi que des voyages d’étude immersifs au Maroc pour favoriser la connaissance directe et les échanges interculturels. Enfin, pour le transfert de connaissances, nous mettrons en place dès l’an prochain, un cycle de conférences et de colloques, dont le colloque « Puentes del Mediterráneo. Tarragona y Marruecos, historias compartidas », qui sera organisé le 10 avril 2026 et qui réunira chercheurs, institutions et représentants de la communauté marocaine locale. L’objectif est de créer des espaces de dialogue et de collaboration mesurables, tout en impliquant activement les associations marocaines du territoire.

Comment cette Chaire, présentée comme un outil pour “dépasser les stéréotypes”, peut-elle contribuer à façonner une perception plus nuancée et contemporaine du Maroc en Catalogne et en Espagne ?

La Chaire vise à créer des espaces de connaissance et de dialogue qui vont bien au‑delà des idées préconçues. En combinant recherche interdisciplinaire, échanges académiques et initiatives culturelles, elle permet de montrer le Maroc dans sa complexité contemporaine : société diverse, dynamique et riche de ses héritages historiques. Elle offre également l’opportunité aux étudiants, chercheurs et au grand public de découvrir des expériences concrètes et actuelles, de la culture à l’économie en passant par la coopération internationale, en donnant la parole aux acteurs marocains résidant en Catalogne et en favorisant leur participation dans des projets et colloques. De cette manière, la Chaire contribuera à construire une perception plus réaliste, ouverte et constructive du Maroc, loin des clichés et stéréotypes habituels.

Quels types de programmes (échanges semestriels, doubles diplômes, écoles d’été) seront développés en priorité pour les étudiants marocains et catalans ?

La Chaire prévoit de développer plusieurs programmes prioritaires pour favoriser les échanges entre étudiants marocains et catalans. Justement nous travaillons à la mise en place de doubles diplômes et programmes de mobilité, pour renforcer les parcours académiques et offrir des expériences concrètes de collaboration internationale. À titre d’exemple, des projets concrets sont déjà prévus, comme l’organisation d’une exposition sur le site archéologique d’Oudja et des ateliers associés lors du Symposium prévu les 9 et 10 avril, permettant aux étudiants de s’impliquer activement dans la recherche et la diffusion scientifique. Ces initiatives visent à offrir une formation interculturelle riche, combinant connaissances académiques, expériences pratiques et rencontres avec des chercheurs et professionnels des deux rives de la Méditerranée.

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Mondial 2026 : Un groupe qui rappelle 1998 pour les Lions de l’Atlas https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/mondial-2026-un-groupe-qui-rappelle-1998-pour-les-lions-de-latlas Sat, 06 Dec 2025 12:56:35 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=125589 À l’annonce de la composition des groupes pour la Coupe du monde 2026, beaucoup d’observateurs ont relevé une impression de déjà-vu. Et pour cause : comme en 1998, les Lions de l’Atlas retrouvent dans leur groupe deux adversaires qui rappellent fortement la configuration d’il y a 26 ans.

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En 1998, lors du Mondial en France, le Maroc évoluait dans le groupe A aux côtés du Brésil, de la Norvège et de l’Écosse. Une poule relevée où la sélection nationale, portée par des cadres comme Mustapha Hadji, Youssef Chippo, Noureddine Naybet, Salaheddine Bassir ou encore Abdeljalil Hadda (Camacho), avait livré de belles performances, sans toutefois franchir le premier tour malgré une victoire mémorable contre l’Écosse (3-0).

En 2026, la sélection renoue partiellement avec ce passé. Elle retrouvera de nouveau le Brésil et l’Écosse, cette fois accompagnées d’Haïti, dans un groupe qui s’annonce tout aussi disputé.

Un clin d’œil historique qui ne manque pas de raviver les souvenirs d’une génération dorée… et qui nourrit l’espoir de voir l’édition 2026 offrir une issue plus heureuse aux Lions de l’Atlas, surtout que la sélection brésilienne de 1998 est différente de celle d’aujourd’hui. Tous les espoirs sont permis.

 

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Nicola Fioravanti : “Le Maroc est le plus beau pays du monde, et mon cœur y restera à jamais lié” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/nicola-fioravanti-le-maroc-est-le-plus-beau-pays-du-monde-et-mon-coeur-y-restera-a-jamais-lie Fri, 05 Dec 2025 14:05:32 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=125531 Le photographe italien Nicola Fioravanti expose ses clichés à la Galerie Bab Rouah de Rabat, du 1er au 18 décembre. Un voyage chromatique baptisé “Maroc, Atlas Sentimental”, dans lequel il exprime son amour profond pour le Royaume, où il se laisse souvent emporter par la beauté des paysages et par une lumière qui, selon lui, reflète l’âme même de ce pays qui l’inspire tant. Entretien.

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Le titre de votre exposition “Atlas sentimental” est très évocateur. Pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

Atlas sentimental n’est pas un atlas géographique, mais un atlas du cœur. Il ne vise pas à tracer des frontières ou des routes, mais à révéler ce que la mémoire ne peut oublier. « Atlas » évoque une collection de cartes. Mais il ne s’agit pas de cartes géographiques : ce sont des cartes intimes, d’où le qualificatif « sentimental ».
C’est un hommage au Maroc, ce pays que j’aime sans limites, à ses racines, à sa beauté unique, à l’enfance de la femme que j’aime. Chaque image est un pont entre mon regard et l’âme profonde de ce pays extraordinaire.

[See image gallery at femmesdumaroc.com] Avant d’entamer votre voyage au Maroc, aviez-vous une palette de couleurs en tête, ou est-ce le Maroc lui-même qui a dicté cette “symphonie chromatique” ?

Je n’avais aucune palette prédéfinie. C’est le Maroc qui l’a créée pour moi.
La lumière change constamment : le jour, la saison, le lieu transforment murs, sable, pierres. Argent, or, vert, jaune… chaque nuance raconte l’âme du pays. Les couleurs ici ne se regardent pas seulement ; elles se vivent — denses, lumineuses, enveloppantes, comme la délicatesse de chaque geste et la générosité d’un peuple désireux de partager son univers.
La couleur ne se décide pas, elle se reçoit, comme une caresse de ce pays que j’adore.

Vous parlez de la couleur comme d’un “langage vivant, y a-t-il une couleur “maîtresse” de cet atlas ?

Plutôt qu’une couleur unique, c’est le dialogue entre ocre, rouge, bleu, rose et blanc qui prime. Chaque nuance, chaque contraste raconte l’histoire du Maroc, réveille des mémoires et des émotions. La couleur devient un langage vivant, vibrant d’amour pour ce pays merveilleux.

Si vous deviez résumer ce projet non pas avec une image, mais avec une sensation ou un son, ce serait quoi ?

Une contemplation calme. Le son de l’Adhan résonnant dans la médina. La lumière le touche, le sculpte. Silence et espace l’accompagnent. Une lumière qui attend. Une lumière qui écoute. Et tout autour, l’évidence : le Maroc est le plus beau pays du monde, et mon cœur y restera à jamais lié. Dans le passé, dans le présent, dans le futur.

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“Quelqu’un m’a dit” : Gad El Maleh charme ses fans avec une reprise inattendue https://femmesdumaroc.com/inspiration/culture/quelquun-ma-dit-gad-el-maleh-charme-ses-fans-avec-une-reprise-inattendue Fri, 05 Dec 2025 10:51:29 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=125514 Gad El Maleh surprend ses fans avec une interprétation exquise de l’emblématique chanson de Carla Bruni, “Quelqu’un m’a dit”, révélant au passage son véritable penchant pour le chant et la musique.

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Sur son compte Instagram, l’humoriste a publié jeudi un extrait où il reprend le titre de Carla Bruni, dans le cadre de l’album “Unisex”, signé par l’auteure-compositrice et interprète française Marie-Amélie Seigner.

 

 
 
 
 
 
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Cette révélation a suscité l’admiration de nombreux internautes, ravis de découvrir l’artiste dans un registre inédit, bien au-delà de ses talents d’humoriste et d’acteur.

« Gad aime profondément la musique, les mélodies, et il a le don du rythme et une oreille affinée. Je lui laisse un message pour lui parler de mon projet d’album. Il me répond : donne-moi le jour, l’heure et la chanson que tu imagines pour moi, je serai là », raconte Marie-Amélie Seigner.

Le single interprété par Gad El Maleh constitue le huitième titre de l’album, dont la sortie est prévue pour le 16 janvier.

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Mustapha Ajlouq : “Aucun pays ne peut remettre en cause l’authenticité du caftan marocain” https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/mustapha-ajlouq-aucun-pays-ne-peut-remettre-en-cause-lauthenticite-du-caftan-marocain Wed, 03 Dec 2025 22:32:11 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=125450 Le dossier « Le Caftan marocain : art, traditions et savoir-faire » sera examiné lors de la 20ème session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, prévue du 8 au 13 décembre 2025 à New Delhi, en Inde.

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Invité sur le plateau de l’émission « Maa Erramdani » diffusée sur 2M mercredi soir, Mustapha Ajlouq, directeur du patrimoine culturel au ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, est revenu longuement sur les efforts du Royaume pour préserver ce patrimoine et garantir son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Selon Mustapha Ajlouq, l’intérêt croissant des Marocains pour la préservation du patrimoine témoigne d’une véritable « prise de conscience de sa valeur ».  Il souligne également que le Maroc a réalisé une avancée majeure en se rapprochant de  l’adoption de la loi 33-22, dédiée à la protection du patrimoine culturel immatériel. « Cela fait plus de dix ans que le Maroc œuvre pour un cadre juridique national. Jusqu’ici, nous nous basions uniquement sur la Convention de 2003 de l’UNESCO », explique-t-il.

Le directeur du patrimoine culturel insiste sur le caractère transversal de cette mission, « la préservation du patrimoine marocain n’est pas uniquement la responsabilité du ministère de la Culture, mais de l’ensemble des secteurs à savoir la Fondation nationale des musées, le Ministère des Habous, les collectivités territoriales… ». 

Un travail de longue haleine 

Ajlouq précise que le Maroc a préparé le dossier du caftan depuis plusieurs années. « Nous avons inscrit un type de caftan propre au Maroc, que nous avons appelé le caftan marocain. Il possède des caractéristiques qui lui sont propres, légalement, culturellement et historiquement. Aucun pays ne peut remettre cela en cause. »

Par ailleurs, le dépôt technique d’un dossier auprès de l’UNESCO vise à démontrer que l’élément est un patrimoine vivant, pratiqué par une communauté, et qu’il respecte les critères de la Convention. « Il comprend photos, vidéos et approbations des acteurs concernés. Il ne s’agit pas de revendiquer une exclusivité ou une propriété intellectuelle », fait savoir Mustapha Ajlouq. Sur ce point, il rappelle que la propriété intellectuelle relève de l’OMPIC, non de l’UNESCO.

« Beaucoup de pays sont de notre côté »

Selon le responsable au ministère, la Convention de 2003 de l’UNESCO présente « des failles », lesquelles ont pu être exploitées par certains pays, notamment l’Algérie. Il précise toutefois que le dossier marocain « réunit toutes les conditions » et qu’il a été soumis en bonne et due forme au Comité intergouvernemental en tant que projet de décision, sous le numéro 34.

« Le secrétariat présente le dossier à la commission intergouvernementale, qui n’a pas le droit de revoir la décision technique de la commission d’évaluation. Seul un non-respect de la procédure ou un élément matériel non conforme pourrait justifier un renvoi », indique-t-il. 

Il reconnaît que la présence de l’Algérie au sein de cette commission implique une vigilance accrue. mais affirme que « beaucoup de pays sont de notre côté, et nous avons respecté toute la procédure légale». 

Sur la question de la propriété intellectuelle, il révèle que « pour poursuivre un pays pour appropriation d’un élément, encore faut-il qu’il reconnaisse d’abord qu’il est marocain. Sans cela, aucune procédure n’est possible, et c’est précisément le cas avec notre voisin de l’Est ». 

Pour rappel, au cours de cette session du Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, les candidatures de 68 éléments portées par 78 États pour inscription sur les listes de la Convention de 2003 seront étudiées.

 

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« Nouvelles Elles » : Un espace pour éclairer et soutenir les femmes en (péri)ménopause https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/nouvelles-elles-un-espace-pour-eclairer-et-soutenir-les-femmes-en-perimenopause Wed, 03 Dec 2025 12:30:59 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=125420 Conscientes du flou qui persiste autour de la santé hormonale des femmes, Tamara Tufani et Vanesa Mestre, professeures de yoga, ont choisi d’explorer en profondeur un sujet encore trop peu abordé…la (péri)ménopause. De cette prise de conscience naît “Nouvelles Elles”, un espace dédié à l’information, au partage et au soutien, où les femmes peuvent mieux comprendre et vivre cette transition. Portées par cette même volonté de sensibilisation, elles organisent au Maroc “The Women’s Retreat”, un rendez-vous pensé pour accompagner les femmes dans cette étape clé de leur vie. Entretien.

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Vous avez créé il y a deux ans une “learning retreat” de trois jours dédiée à la sensibilisation autour de la périménopause et de la ménopause. Comment s’est construit ce concept et quel est son déroulé ?

La création de The Women’s Retreat est née du grand vide qui perdure encore à notre époque sur la (péri)ménopause et sur son enjeu pour la santé de la femme. Nous voulions pallier ce manque d’informations et d’accompagnements en aidant des femmes, comme nous, à trouver des réponses et des stratégies pour mieux vivre cette période de chamboulements hormonaux. Car en effet la (péri)ménopause est mal comprise depuis toujours et les femmes la traversent malheureusement dans l’ignorance de ce qui se joue vraiment au niveau de leur santé.

Notre « Learning Retreat » est un programme intensif d’apprentissage et d’immersion sur 4 jours où nous alternons des ateliers théoriques et pratiques. Nous proposons des conférences de sensibilisation sur la santé hormonale de la femme, des ateliers pratiques de yoga, de renforcement musculaire, de face-yoga, de méditation, de respiration, de danse thérapeutique etc…Nous couvrons en détails les 4 piliers essentiels à la bonne santé de la femme durant cette période de sa vie qui sont le sommeil, la gestion du stress, le mouvement et l’alimentation.

La périménopause et la ménopause sont vécues de manière très différente d’une femme à l’autre. Comment adaptez-vous l’accompagnement pour répondre aux besoins spécifiques de chacune ?

Un mois avant le début de chaque retraite, nous organisons des entretiens avec chacune des participantes pour mieux comprendre leur parcours et surtout mieux cerner les besoins individuels et spécifiques de chacune. Et puis, nous ne prenons que 12 participantes au maximum, ce qui nous permet d’apporter une attention personnalisée durant notre programme.
Aussi, il est important de comprendre que bien que les signes et les symptômes de la (péri)ménopause diffèrent énormément de femme à femme, la cause est la même pour toutes.
En effet, comprendre le fonctionnement biologique de nos hormones sexuelles durant cette période et prendre conscience de l’impact que leurs variations ont sur notre corps est une base de départ commune et fondamentale !

Au cours de la retraite, nous proposons également une grande variété d’outils qui répondent à la majorité des symptômes de la (péri)ménopause, ce qui permet aux participantes de choisir ceux qui leur conviennent le mieux. Cela dit, nous travaillons aussi beaucoup sur le regard que chacune porte sur son corps, son expérience et la manière dont elle vit ces changements. Et grâce à notre méthode pleine de bienveillance, nous assistons à un profond changement de positionnement où elles passent du mindset « je subis ma santé » à celui de « je suis actrice de ma santé ». Et cela change tout !

Pendant longtemps, ces sujets étaient tabous et rarement abordés. Observez-vous aujourd’hui un changement de mentalité et une plus grande ouverture chez les femmes ?

Non, malheureusement la (péri)ménopause est encore très taboue, surtout dans nos sociétés patriarcales. À l’environnement socio-culturel, s’ajoute l’héritage familial, l’éducation et le parcours personnel de chacune. Les couches à déconstruire sont nombreuses et il est difficile, pour la plupart des femmes, d’aborder ce sujet de manière apaisée et sans craindre le jugement des autres. Les femmes ont malheureusement bien intégré qu’en plus du sexisme, elles sont victimes de l’âgisme, surtout dans les milieux professionnels.
Mais heureusement aujourd’hui, il y a de plus en plus d’informations et d’études scientifiques qui expliquent parfaitement que la (péri)ménopause n’est pas du tout synonyme de vieillesse ! Il est grand temps de changer de narratif et c’est précisément ce pour quoi nous œuvrons avec Nouvelles Elles.

Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui appréhendent cette étape de leur vie ou qui la vivent difficilement ?

Qu’il est important de trouver des professionnels de santé qui soient à l’écoute, formés et à jour sur le suivi et la prise en charge de la (péri)ménopause. De se constituer sa petite équipe de praticiens (généraliste, psychiatre, naturopathe, micronutricioniste etc…) avant que les symptômes deviennent trop handicapants et de ne pas « s’enfermer » dans le prisme de la gynécologie. Car la (péri)ménopause affecte autant les ovaires que le cerveau des femmes (Dr. Lisa Mosconi) ainsi que tous leurs organes.
Et puis bien sûr, de venir à notre The Women’s Retreat pour apprendre à faire de cette étape incontournable de la vie d’une femme, une force pour toujours.

 

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