Malak Boukhari, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/malak Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Wed, 22 Apr 2026 18:08:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Malak Boukhari, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/malak 32 32 Ismail Saad Walid : “Le CIP est un lieu dédié à la promotion du patrimoine riche et hétéroclite de Casablanca” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/ismail-saad-walid-le-cip-est-un-lieu-dedie-a-la-promotion-du-patrimoine-riche-et-heteroclite-de-casablanca Wed, 22 Apr 2026 17:38:20 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=132474 Le Centre d’interprétation du patrimoine de Casablanca propose un parcours immersif permettant de découvrir l’évolution historique de la médina à travers expositions, supports interactifs et contenus pédagogiques, tout en valorisant le bâtiment lui-même comme élément patrimonial. Interview avec Ismail Saad Walid, ingénieur en chef et conservateur régional du patrimoine culturel de la région Casablanca-Settat.

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Ismail Saad Walid

Pouvez-vous nous parler de la mission principale du Centre d’interprétation du patrimoine ?

La mission principale du Centre d’interprétation du patrimoine (CIP) est avant tout de préserver, valoriser et transmettre l’histoire de la ville de Casablanca au grand public. Ce type de structure a pour vocation d’expliquer le patrimoine, de sensibiliser à sa valeur et à sa fragilité, et d’aider les visiteurs à mieux comprendre l’héritage historique de la métropole à travers des expositions, des dispositifs pédagogiques et des parcours de découverte.

À Casablanca, le centre se présente comme un lieu dédié à la promotion d’un patrimoine riche et hétéroclite, qui s’étend de la préhistoire jusqu’au patrimoine architectural et urbain contemporain.

Quel est son rôle dans la préservation du patrimoine de la ville de Casablanca ?

Le rôle du CIP est essentiel, car il agit comme un véritable outil de médiation entre le patrimoine et les citoyens. Au-delà de la conservation, il s’agit de donner du sens aux éléments patrimoniaux en racontant leur histoire.

Cette approche s’inscrit dans une logique de médiation culturelle et patrimoniale, fondée sur une démarche proactive qui est de transmettre, contextualiser et rendre accessible un héritage souvent méconnu du grand public.

En quoi contribue-t-il à faire connaître l’histoire de l’ancienne médina, en particulier ?

Dans l’ancienne médina, ce travail s’inscrit dans une dynamique plus large de réhabilitation, portée notamment par le ministère de la Culture, visant à améliorer le cadre de vie tout en assurant la sauvegarde et la valorisation du patrimoine historique et architectural.

Le Centre y contribue activement à travers des parcours thématiques, des expositions interactives et des ressources variées qui retracent l’évolution de Casablanca. Son emplacement est également stratégique puisqu’il est installé dans l’ancien siège de l’école Abdellaouia, l’une des premières écoles privées de l’ancienne médina, aujourd’hui réhabilitée pour accueillir le CIP.

À la fois par son contenu et son lieu d’implantation, le Centre offre aux visiteurs une lecture globale de l’évolution historique de la médina et de la ville. Il constitue ainsi un véritable espace de mémoire, témoin de la diversité religieuse, sociale, architecturale et culturelle de Casablanca.

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Inez Atili : Une renaissance intime avec « 3ala Soutak » https://femmesdumaroc.com/inspiration/culture/inez-atili-une-renaissance-intime-avec-3ala-soutak Tue, 21 Apr 2026 12:41:19 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=132414 Après le succès de son premier single « Dayman Heik », en collaboration avec le célèbre chanteur jordanien Akhras, Inez Atili est de retour avec un projet s’inscrivant dans un registre plus intime et émotionnel. Le 17 avril, l’artiste marocaine a sorti « 3ala Soutak », nouveau single de son prochain album.

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Ce titre marque le début d’une nouvelle ère dans sa carrière, révélant une facette plus vulnérable de sa personnalité artistique. À travers « 3ala Soutak », elle invite le public à plonger dans une narration qui dépasse les attentes, puisant dans des sentiments profonds tels que l’amour, la perte et le conflit intérieur.

La chanson raconte l’histoire de deux amoureux désormais séparés, capturant avec justesse les émotions qui jaillissent après une rupture à savoir le deuil amoureux et le tumulte des sentiments. L’artiste avait pour ambition de donner naissance à une œuvre qui résonne auprès de toute son audience. « Tout le monde a traversé une telle épreuve à un moment de sa vie », affirme-t-elle.

Sur le plan musical, le titre offre un subtil mélange entre sonorités arabes classiques et touches modernes. Le résultat est une composition à la fois nostalgique et contemporaine, illustrant la capacité d’Inez Atili à rassembler différentes cultures et générations autour de sa musique.

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Vanessa El Maleh : “Mon attachement au Maroc est central dans mon parcours” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/vanessa-el-maleh-mon-attachement-au-maroc-est-central-dans-mon-parcours Fri, 10 Apr 2026 12:22:27 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=132075 A la croisée du Maroc et des États-Unis, Vanessa El Maleh est avocate spécialisée en droit de l’immigration et fondatrice de Citizenship and Immigration Legal Services. À travers son expertise, elle œuvre à créer des passerelles entre les deux pays, en accompagnant talents, entrepreneurs et investisseurs dans leurs projets à fort impact. Interview.

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Parlez-nous de votre parcours et de ce qui vous a menée vers le droit de l’immigration.

Mon parcours est profondément marqué par une ouverture internationale et une sensibilité particulière aux questions humaines et identitaires. Très tôt, j’ai été confrontée à la réalité des parcours migratoires, avec tout ce qu’ils impliquent en termes de défis, d’espoirs et de résilience. C’est cette dimension humaine qui m’a naturellement orientée vers le droit de l’immigration.

En tant que fondatrice de Citizenship and Immigration Legal Services, j’accompagne aujourd’hui des talents, entrepreneurs et familles dans leurs projets d’installation aux États-Unis, en mettant un point d’honneur à offrir un accompagnement à la fois stratégique et humain.

Par ailleurs, mon attachement au Maroc est central dans mon parcours. Le Royaume représente pour moi un pont naturel entre les cultures, et je m’investis activement dans le développement des échanges économiques et professionnels entre le Maroc et les États-Unis, en facilitant notamment l’installation d’investisseurs et d’entrepreneurs marocains outre-Atlantique.

En tant qu’avocate spécialisée en immigration, quel regard portez-vous aujourd’hui sur les principaux enjeux et évolutions de cette question ?

Le droit de l’immigration est aujourd’hui au cœur de transformations majeures, à la fois juridiques, économiques et géopolitiques. Nous assistons à une demande croissante de mobilité internationale, notamment de la part de profils hautement qualifiés et d’entrepreneurs.

Les enjeux sont multiples : sécurisation des parcours, adaptation aux politiques migratoires changeantes, mais aussi reconnaissance du rôle clé des immigrants dans le développement économique. Les États-Unis continuent d’attirer des talents du monde entier, mais les procédures deviennent de plus en plus techniques et exigeantes.

Dans ce contexte, mon rôle est d’anticiper ces évolutions et d’offrir à mes clients des stratégies solides et personnalisées. J’accorde également une attention particulière aux profils marocains, que je considère comme ayant un fort potentiel dans l’écosystème économique américain.

Vous êtes également engagée dans le milieu associatif en lien avec les immigrants. Quel rôle joue cet engagement dans votre parcours et quelles actions concrètes menez-vous ?

Mon engagement associatif est une extension naturelle de mon activité professionnelle. Il me permet d’agir au-delà du cadre strictement juridique, en apportant un soutien concret aux communautés immigrées.

Je participe à des initiatives visant à informer, orienter et accompagner les personnes dans leurs démarches, mais aussi à valoriser les talents issus de l’immigration. Cela passe par des conférences, des ateliers, et des actions de sensibilisation.

Au Maroc, je m’implique également dans des projets favorisant les connexions avec les États-Unis, notamment en accompagnant des entrepreneurs locaux dans leur expansion internationale. Mon objectif est de créer des passerelles durables entre les deux pays, tant sur le plan économique qu’humain.

Enfin, si vous n’aviez pas choisi le métier d’avocate, quelle voie auriez-vous aimé explorer ?

Si je n’avais pas choisi le droit, je me serais probablement orientée vers une carrière dans le développement international ou l’entrepreneuriat. J’ai toujours été attirée par la création de projets à impact, notamment ceux qui favorisent les échanges entre différentes cultures et économies.

Je pense que, d’une manière ou d’une autre, j’aurais toujours travaillé à connecter les gens, les idées et les opportunités entre différents pays — en particulier entre le Maroc et les États-Unis, qui occupent une place spéciale dans mon parcours et ma vision.

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« Ride To Rise – 2408 KM » : Une épopée de 2 408 km pour l’inclusion projetée au Pathé Californie https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/ride-to-rise-2408-km-une-epopee-de-2-408-km-pour-linclusion-projetee-au-pathe-californie Wed, 01 Apr 2026 10:12:07 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131605 Le cinéma Pathé Californie de Casablanca a accueilli, le 30 mars 2026, la projection du film « Ride To Rise - 2408 KM, route nationale vers l’inclusion ». Cette œuvre retrace le périple d’Aziza Gannoune, fondatrice de la Nabda Foundation, et de son binôme Assia Faraoui Santana, qui ont relié Tanger à Dakhla à la force des pédales, au service d’une cause noble, celle de l’inclusion.

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Durant 31 jours, les deux cyclistes ont traversé 26 villes et visité 11 associations œuvrant pour les personnes en situation de handicap à travers le Royaume. Le chiffre symbolique de 2 408 kilomètres fait écho à la date de naissance d’Aziza Gannoune, mais marque également le jour où son diagnostic de sclérose en plaques a été posé.

Cette mobilisation en faveur de l’inclusion témoigne d’un message fort de dépassement de soi et de solidarité nationale.

Frédéric Godfroid, directeur général de Pathé Maroc, explique que « la proposition de la Nabda Foundation a été un véritable coup de cœur. Leur initiative nous a immédiatement séduits. Nous avons très rapidement convenu de la date du 30 mars, un symbole fort puisqu’il s’agit de la Journée nationale des personnes en situation de handicap. Pour nous, il est essentiel que nos salles de cinéma dépassent leur fonction première de diffusion pour devenir des lieux de découverte et de mise en lumière de tels projets citoyens ».

De son côté, Aziza Gannoune souligne que « diffuser ce film le 30 mars est un choix symbolique fort. C’est un message de sensibilisation essentiel pour rappeler que les trois millions de citoyens en situation de handicap ont pleinement leur place au sein de la société marocaine ».

Initialement nommée SEPanouir lors de sa création en 2021, la structure est devenue Nabda Foundation pour marquer une nouvelle étape dédiée à une société plus inclusive.

 

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Ghizlane Ziad : “La motivation ne se décrète pas, elle se cultive” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/ghizlane-ziad-la-motivation-ne-se-decrete-pas-elle-se-cultive Thu, 26 Mar 2026 14:11:55 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131441 Les troubles du comportement alimentaire (TCA) constituent un enjeu majeur de santé publique. Au Maroc, le sujet demeure encore tabou, même si, avec l’émergence des réseaux sociaux, plusieurs spécialistes prennent aujourd’hui la parole sur leurs plateformes afin de sensibiliser et d’alerter sur les risques associés. En matière d’accompagnement psychologique, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ainsi que la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) sont les plus plébiscitées pour intervenir sur les comportements alimentaires problématiques. Eclairage avec Ghizlane Ziad, psychologue clinicienne.

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Ghizlane Ziad, Psychologue clinicienne

Comment les thérapies comportementales (TCC et ACT) peuvent-elles aider à modifier les comportements alimentaires problématiques ?

Les TCC et l’ACT n’agissent pas sur l’alimentation en tant que telle, mais sur la relation que la personne entretient avec la nourriture, son corps et ses émotions. Et c’est là que tout se joue. En TCC, le travail se fait sur les automatismes : manger pour apaiser une tension, compenser une frustration, remplir un vide, se punir ou se rassurer. On aide la personne à identifier ses déclencheurs, à repérer les pensées rigides (« j’ai craqué, donc tout est foutu », « je n’ai aucune volonté ») et à tester des alternatives plus ajustées, plus douces, plus réalistes. L’ACT va encore plus loin sur le plan émotionnel : elle invite à sortir de la lutte permanente contre soi-même. On n’essaie pas de supprimer les envies, les émotions ou les pensées difficiles, mais on essaie d’apprendre à les accueillir sans qu’elles dictent automatiquement le comportement. L’objectif n’est pas le contrôle, mais la cohérence avec ses valeurs : prendre soin de son corps, se respecter, retrouver une liberté intérieure face à la nourriture. Dans les deux approches, on quitte la logique de la faute ou du manque de volonté et on restaure une compétence essentielle : le choix conscient.

Dans quels cas ces thérapies sont-elles particulièrement indiquées ?

Elles sont particulièrement pertinentes lorsque l’alimentation est devenue un terrain de conflit interne. Notamment lorsqu’il y a des compulsions alimentaires, avec ou sans crises, quand l’alimentation est émotionnelle (stress, solitude, fatigue, surcharge mentale), quand il y a des alternances restriction / perte de contrôle, quand personnes qui “savent quoi manger” mais n’arrivent pas à le faire dans la durée, quand le parcours est marqué par des régimes répétés, souvent culpabilisants. Elles sont aussi très indiquées lorsque la question alimentaire est intimement liée à l’estime de soi, au rapport au corps, ou à une histoire personnelle où la nourriture a servi de refuge, de régulateur ou de langage émotionnel.

Comment s’articule le travail entre nutritionniste et psychologue dans ces approches ?

Quand la collaboration est bien faite, elle est extrêmement enrichissante. Là où le nutritionniste apporte un cadre nutritionnel clair, sécurisant et non culpabilisant. Là où le psychologue, de son côté, travaille sur ce qui empêche ce cadre d’être appliqué sereinement : les émotions, les croyances, les injonctions internes, le rapport au contrôle. On avance en parallèle, parfois en miroir. La nutrition donne des repères, la psychologie permet de ne pas s’y enfermer. L’une structure, l’autre assouplit. Ce travail d’équipe évite un écueil fréquent : faire porter à l’alimentation seule la responsabilité d’un mal-être qui dépasse largement l’assiette.

Quels conseils donner pour renforcer la motivation sans tomber dans le contrôle excessif ?

D’abord, changer de posture : la motivation ne se décrète pas, elle se cultive. Il peut être utile de remplacer la logique du « il faut » par celle du « qu’est-ce que je choisis pour moi aujourd’hui ? ». La motivation durable naît quand on se sent acteur, pas surveillé. Quelques repères simples : viser la régularité plutôt que la perfection, s’autoriser les écarts sans les dramatiser, observer plutôt que juger, valoriser chaque pas, même minuscule. Et surtout : sortir de la guerre intérieure. Plus on se contrôle, plus le corps résiste. Plus on s’écoute, plus il coopère. L’alimentation redevient alors ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un espace de soin, pas de sanction.

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Asma Achouata : “Il faut apprendre à écouter son corps et son mental avec bienveillance” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/asma-achouata-il-faut-apprendre-a-ecouter-son-corps-et-son-mental-avec-bienveillance Wed, 25 Mar 2026 09:16:19 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131368 Le corps est le temple de nos émotions. Et bien souvent, ces dernières prennent le dessus, au point d’influencer nos décisions les plus quotidiennes, à commencer par nos choix alimentaires. Pendant très longtemps, les chercheurs se sont penchés sur les causes sous-jacentes des problèmes de poids, dont une grande part est d’ordre psychologique. Interview avec Asma Achouata, diététicienne nutritionniste.

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Comment différencier concrètement la faim physiologique de la faim émotionnelle ?

Manger n’est pas seulement question de besoin physiologique, parfois, c’est aussi le reflet de nos émotions et notre psychique. C’est là où la faim émotionnelle et physiologique se distinguent.

La faim émotionnelle c’est celle qui apparaît lorsqu’une émotion prend le dessus, stress, ennui, colère.. elle peut être aussi intensifiée par les fluctuations hormonales menstruelles.

Tandis que la faim physiologique est la faim qui désigne que notre corps a besoin d’énergie pour fonctionner, elle apparaît progressivement et non brusquement (le cas de la faim émotionnelle), et disparaît lorsqu’on mange à sa juste faim.

Écouter toujours son corps et ses émotions pour repérer le type de faim ressenti, puis réfléchir avant de manger et se demander : est-ce que j’ai réellement faim ou ce sont mes émotions qui me poussent à manger ?

Reconnaître la différence n’est pas un exercice de contrôle mais un pas vers une alimentation consciente et bienveillante.

Quels premiers réflexes adopter lorsqu’on identifie une faim émotionnelle ?

Lorsque la faim émotionnelle est identifiée, il est recommandé de s’arrêter avant de passer à l’acte, respirer puis réorienter l’énergie vers un geste plus concret tel qu’une activité physique ou s’accorder un petit plaisir non alimentaire et au moment du repas qui suit, toujours avoir un plat consistant et bien équilibré. En tant que diététicienne nutritionniste je vois des patientes culpabiliser et se juger, mais l’essentiel c’est d’apprendre à écouter son corps et son mental avec bienveillance ce qui aide à avoir une relation saine avec l’alimentation basée sur le plaisir, l’écoute et l’équilibre .

Quels sont les troubles du comportement alimentaire les plus fréquents aujourd’hui chez les adultes et les adolescents ?

Les troubles du comportement alimentaire ne sont pas rares au Maroc, ils existent bel et bien mais sont peu diagnostiqués . Ils regroupent plusieurs formes notamment la boulimie, l’anorexie et l’hyperphagie qui font partie d’une réalité souvent silencieuse marquée par le tabou et une prise en charge encore insuffisante.

Chez les adolescents et les jeunes adultes, la pression sociale, les réseaux sociaux, le stress scolaire ou universitaire constituent des facteurs de risque importants pouvant altérer l’image de soi.

Les adultes aussi ne sont pas épargnés; stress professionnel, exigences sociales et traumatismes non résolus peuvent favoriser l’apparition ou la persistance sur plusieurs années.

Ainsi, un dépistage précoce et une prise en charge nutritionnelle et psychologique permettent un rétablissement progressif et durable.

 

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Selma El Bassiri : “ Il faut revenir à un rapport plus intuitif et plus naturel avec la nourriture “ https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/selma-el-bassiri-il-faut-revenir-a-un-rapport-plus-naturel-avec-la-nourriture Tue, 17 Mar 2026 09:16:00 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131172 L’esprit a parfois ses raisons que le ventre ignore. Par les temps qui courent, l’être humain a développé un rapport presque affectif avec la nourriture. Il ne mange pas forcément pour répondre à la faim, mais davantage pour déclencher ou apaiser une émotion, d’où la célèbre expression « manger ses émotions ». Fervente défenseuse du “mindful eating”, Selma El Bassiri, consultante en nutrition et en changements de comportement alimentaire, recommande de manger en pleine conscience, en accord avec le corps et l’esprit. Interview.

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Comment se fait l’accompagnement de personnes souffrant de TCA ?

Les TCA ne se manifestent pas de manière uniforme et s’inscrivent sur un spectre, notamment chez les femmes. Et face à une problématique de compulsions alimentaires, l’enjeu n’est pas de mieux manger mais de rétablir la sécurité intérieure.
On cherche avant tout à comprendre ce que l’alimentation vient combler ou anesthésier car il ne s’agit ni d’un caprice ni d’un manque de volonté, mais bien d’un mécanisme de survie du corps et du système nerveux. Et dans un paradigme aussi complexe, l’accompagnement se doit d’être holistique et personnalisé.

Il n’est donc pas question de prescrire un régime ou un objectif calorique. C’est un processus de guérison, et non de maîtrise de l’assiette.

En quoi consiste exactement le mindful eating ?

Le mindful eating signifie littéralement manger en pleine présence du corps et de l’esprit.
C’est reconnaître sa faim physiologique (par opposition à la faim émotionnelle), ressentir la satiété et observer les sensations qui accompagnent l’acte vital qu’est le fait de se nourrir.

C’est aussi désenclencher, face à l’assiette, le mode pilotage automatique dans lequel nous opérons la majorité du temps. Le but est de revenir à un rapport plus intuitif, plus féminin et plus naturel avec la nourriture.

Une pratique que je propose souvent dans ce cadre est celle de la respiration carrée avant de passer à table.

Il s’agit d’une respiration en quatre temps, pendant laquelle on prend aussi le temps de scanner le corps, d’observer les sensations et les tensions éventuelles.
Ce rituel permet de revenir dans le corps, d’apaiser le système nerveux et d’entrer dans le repas avec plus de présence.

Quels sont les bénéfices de cette approche sur la relation à l’alimentation ?

Le premier bénéfice est généralement le développement de la capacité à ralentir et à ressentir, ce qui n’est pas nécessairement évident dans un quotidien saturé de distractions et d’invitations à regarder partout, sauf à l’intérieur.

Vient ensuite un véritable soulagement : moins de pensées obsessionnelles, moins de culpabilité, moins de lutte intérieure.
Le simple fait de ralentir permet à l’organisme de bénéficier pleinement du repas, tant sur le plan nutritif que sensoriel, et donc de ne plus penser systématiquement à la prochaine occasion de manger.

Mais pour moi, cette approche permet surtout de redonner à l’alimentation sa juste place :
un espace de plaisir et de connexion à soi, plutôt qu’un terrain d’interdits et de contrôle.

Adopter le mindful eating permet-il une perte de poids durable ?

Lorsqu’on a essayé de nombreux régimes sans obtenir de résultat pondéral durable, ce n’est pas la nourriture qu’il faut questionner, mais bien le rapport à l’alimentation.

Le corps reconnaît son poids de forme et dispose d’une capacité naturelle à s’autoréguler, à condition qu’on lui en donne l’opportunité.
Et c’est en cela que le mindful eating est particulièrement intéressant : il vient apaiser certains mécanismes de dérégulation, comme la restriction, et aide le corps à retrouver son équilibre naturellement.

Le rythme de perte peut être plus ou moins rapide selon les personnes, mais la progression se fait sur un terrain apaisé, et non dans la lutte contre le corps.
Dans tous les cas, le corps est d’une incroyable intelligence et connaît la direction qu’il souhaite prendre, il faut simplement apprendre à l’écouter.

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Schéhérazade Bounjouâ : “Les doubles et triples agonistes ne sont pas destinés à tous les patients en surpoids” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/scheherazade-bounjoua-les-doubles-et-triples-agonistes-ne-sont-pas-destines-a-tous-les-patients-en-surpoids Sun, 15 Mar 2026 08:00:27 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131001 Ces dernières années, de nombreuses pratiques ont le vent en poupe auprès de celles et ceux engagés dans une démarche de perte de poids. Certaines sont adaptées à tous les profils, tandis que d’autres ont un champ d’action plus limité et ne conviennent pas à tout le monde. C’est le cas notamment des doubles et triples agonistes, des approches thérapeuthiques innovantes utilisées dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité. Eclairage avec Schéhérazade Bounjouâ, pharmacienne.

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Pourriez-vous définir ce que sont exactement les doubles agonistes et les triples agonistes ?

Les doubles agonistes GIP/GLP-1 et les triples agonistes GIP/GLP-1/glucagon représentent des approches thérapeutiques innovantes dans la prise en charge du surpoids et de l’obésité. Initialement conçus pour le traitement du diabète de type 2, ces médicaments agissent sur plusieurs voies hormonales impliquées dans la régulation de l’appétit, du poids corporel et du métabolisme énergétique. De nombreuses études ont par ailleurs démontré que les analogues du GLP-1 sont associés à une réduction du risque cardiovasculaire, un enjeu majeur chez les patients en surpoids ou obèses.

Les doubles agonistes GIP/GLP-1 sont des molécules capables d’activer simultanément les récepteurs de deux hormones intestinales appelées incrétines. Le GLP-1 (Glucagon-Like Peptide-1) est une hormone libérée après la prise alimentaire qui exerce ses principaux effets en réduisant l’appétit au niveau central, en renforçant la sensation de satiété et en ralentissant la vidange gastrique, contribuant ainsi à une prolongation du rassasiement. Elle joue également un rôle clé dans le contrôle de la glycémie en stimulant de manière glucose-dépendante la sécrétion d’insuline. Pour ce qui est du GIP (Glucose-dependent Insulinotropic Polypeptide), c’est une hormone qui améliore la sensibilité à l’insuline, participe à une meilleure régulation du métabolisme des lipides et potentialise l’effet coupe-faim du GLP-1.

L’activation conjointe de ces deux récepteurs permet une perte de poids plus importante que les traitements agissant uniquement sur le GLP-1, tout en améliorant le contrôle glycémique et le profil métabolique global. Ces médicaments sont aujourd’hui parmi les plus efficaces dans le traitement médical de l’obésité.

Les triples agonistes GIP/GLP-1/Glucagon vont encore plus loin en stimulant un troisième récepteur qui est celui du glucagon, qui joue un rôle important dans la stimulation de la lipolyse, l’augmentation de la dépense énergétique et l’activation du métabolisme basal.

Grâce à cette triple action, ces molécules permettent non seulement de réduire les apports alimentaires, mais aussi d’augmenter la dépense énergétique, ce qui favorise une perte de poids plus importante et plus durable. Les triples agonistes sont encore en cours d’évaluation clinique (phase III), mais ils représentent une perspective très prometteuse dans le traitement de l’obésité sévère.

A quels profils de patients sont-ils réellement destinés ?

Ils ne sont pas destinés à tous les patients en surpoids. Ils s’adressent à des profils bien définis, dans un cadre médical strict, car l’obésité est considérée comme une maladie chronique nécessitant une prise en charge personnalisée.

Il s’agit notamment des patients avec une obésité (IMC ≥ 30 kg/m²) et ceux souffrant de surpoids (IMC ≥ 27 kg/m² et < à 30 kg/m²) associé à des comorbidités, telles que : diabète de type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, apnée du sommeil, maladies cardiovasculaires.

Un suivi médical régulier est indispensable pour évaluer l’efficacité, la tolérance et l’adaptation du traitement.

Que se passe-t-il à l’arrêt du traitement ?

La plupart des patients reprennent une partie du poids perdu dans les 6 à 12 mois après l’arrêt des agonistes GLP-1/GIP. Cela s’explique par la disparition de l’effet coupe-faim du traitement, les mécanismes naturels de défense du corps qui favorisent le retour au poids de consigne, et l’insuffisante consolidation des changements alimentaires.
La reprise de poids peut toutefois être limitée par une alimentation équilibrée riche en protéines et fibres, une activité physique régulière, un suivi médical et psychologique, une éventuelle poursuite du traitement au long cours, et une diminution progressive des doses plutôt qu’un arrêt brutal.

Les formats alternatifs comme les patchs, sprays, ou microcapsules sont-ils réellement efficaces ?

Il n’existe aucune preuve scientifique montrant que les patchs, sprays ou microcapsules à base de GLP-1 sont efficaces pour la perte de poids. Leur mode d’administration pose un problème majeur : les molécules de GLP-1 sont des peptides de grande taille, incapables de traverser la peau ou d’être correctement absorbées par la muqueuse buccale ou le tube digestif pour atteindre la circulation sanguine. Même si ces produits contenaient un principe actif réel, ils ne pourraient pas reproduire l’effet des formes injectables.
À ce jour, seules les formes injectables de GLP-1/GIP disposent de données scientifiques solides pour la prise en charge du surpoids et de l’obésité. Les sprays, microcapsules et autres formes alternatives relèvent davantage du marketing que de la médecine fondée sur les preuves.

Peut-on les recommander dans un objectif de perte de poids ?

On ne peut pas les recommander pour la perte de poids chez des personnes sans surpoids, ni obésité et qui n’ont pas de problèmes de santé liés au surpoids. Ces usages inappropriés peuvent exposer à des effets indésirables parfois graves (troubles digestifs, perte de poids excessive et fonte musculaire, carences nutritionnelles…)
Ces traitements de seconde intention ne sont recommandés qu’en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle, et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique.

Actuellement, les médicaments à base d’agonistes du GLP-1 commercialisés au Maroc n’ont que l’indication du diabète de type 2, avec pour objectif principal l’amélioration de l’équilibre glycémique, et un effet secondaire possible sur la perte de poids. Les formulations spécifiquement développées pour le traitement de l’obésité ne sont pas encore disponibles, mais elles devraient arriver sur le marché marocain en 2026.

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Love coach, l’architecte des cœurs https://femmesdumaroc.com/femmes/carriere/love-coach-larchitecte-des-coeurs Fri, 13 Mar 2026 09:37:46 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131017 Comme tout rapport humain, les relations amoureuses sont complexes et requièrent un travail sur soi, mais aussi à deux. C’est là qu’interviennent les love coachs, ces professionnels qui proposent des accompagnements ciblés où la notion d’amour est placée au cœur du processus.

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Monotonie, relations toxiques, trahison ou divorce sont autant de problématiques qui poussent aujourd’hui de plus en plus de personnes à consulter des thérapeutes pour résoudre leurs problèmes de couple, gérer les ruptures, renforcer la confiance et l’estime de soi. Et dans l’univers de l’accompagnement et du coaching, une profession se détache du lot, celle des love coachs, des professionnels qui apportent leur expertise et mettent en œuvre des techniques et des théories pour aider tous ceux qui ont des difficultés dans leurs relations amoureuses. “Un love coach a pour mission d’aider son client à atteindre des objectifs clairs et réalisables dans sa vie relationnelle et amoureuse, que ce soit pour faire évoluer une relation de couple qui bat de l’aile ou qui s’est installée dans une routine pesante, ou pour se reconstruire après des expériences toxiques, un adultère ou un divorce”, explique Maria Bichra, love coach.

Selon la problématique, le love coach, appelés également coach en séduction, peut intervenir à différents niveaux, notamment en matière d’amour de soi, mais aussi de communication et d’écoute, souvent absentes au sein des relations. “Qu’il s’agisse de jeunes couples se préparant au mariage ou de célibataires ayant du mal à s’engager, notre mission est d’apporter de la clarté et d’identifier les actions à mettre en place pour retrouver un équilibre”, précise-t-elle. 

Pour Leila El Amrani, psychologue en thérapie cognitive et comportementale spécialisée dans les relations de couple, le love coaching repose sur un travail profond de conscience relationnelle. “Il s’agit de comprendre ses schémas affectifs, ses choix répétitifs, ses peurs, ainsi que la manière dont on entre en lien avec l’autre.”

Des choix alignés en amour 

Se confier sur des questions relevant de l’intime est loin d’être chose aisée, d’où l’importance de créer un espace d’écoute bienveillant. “J’essaie de créer un espace sain où mes clientes peuvent se sentir comprises, écoutées et soutenues, et s’exprimer en toute liberté”, affirme Yasmina Chamimi, coach en résilience. Chamimi accompagne les personnes dans une reconnexion à soi-même, afin de mieux comprendre leurs schémas relationnels, leurs peurs, leurs besoins profonds, et surtout de retrouver leur valeur. “Mon rôle est de marcher à leurs côtés, de poser les bonnes questions et d’éclairer ce qui se joue, afin qu’elles puissent faire des choix plus conscients, plus justes et plus alignés en amour”, souligne-t-elle.

Même son de cloche chez Leila El Amrani qui estime, pour sa part,  que son rôle est celui d’un miroir structurant. “J’aide les personnes à se voir avec lucidité, sans complaisance mais sans violence.”

Cette psychologue accompagne les individus à reprendre leur responsabilité émotionnelle, à comprendre ce qu’ils projettent sur l’autre et à redevenir acteurs de leur vie relationnelle. Cette posture est aujourd’hui intégrée à l’ADN de son application Kaïs w Laïla. “Elle a été pensée non comme un simple outil de rencontre, mais comme un espace de maturité affective, où l’on apprend à se positionner avant même de matcher”, assure la psychologue.

L’ici et maintenant 

Si la thérapie est principalement axée sur le passé, le love coaching se concentre, quant à lui, sur le présent. “Le coaching amoureux ne constitue pas un substitut à la thérapie psychologique, mais s’en distingue par son approche et ses objectifs. Il se focalise sur ce qui peut être concrètement modifié dans les comportements et les relations, plutôt que sur l’analyse approfondie du passé ou des traumatismes”, fait savoir Jihad Ghannaj, consultante en communication relationnelle et familiale. Cette dernière insiste par ailleurs sur l’importance d’orienter la personne vers un professionnel de la santé mentale en cas de souffrance psychologique profonde.

Le love coach peut être sollicité avant la formation d’un couple, pendant la relation ou au moment de la séparation. “Depuis quelques années, j’accompagne principalement des personnes confrontées à des relations toxiques ou au deuil qui suit un divorce. Je reçois également de nombreux cas de dépendance affective, ainsi que des personnes qui vivent difficilement leur célibat”, déclare Maria Bichra. Dans l’optique d’aider les jeunes mariés à mieux comprendre le fonctionnement de leur couple, Bichra a conçu un programme sous forme d’ateliers pratiques et ludiques.

Le love coaching, une affaire de tous

Plusieurs personnes s’engagent dans des relations en traînant des “casseroles”, souvent de manière inconsciente. Pour dépasser les problèmes de couple, il est primordial de travailler sur ses propres insécurités afin de pouvoir ensuite construire un rapport à l’autre juste et équilibré. “J’accompagne des personnes qui ont du mal à s’assumer et à se valoriser dans leurs relations. Cela concerne notamment la difficulté à sortir de relations toxiques ou déséquilibrées, à poser des limites, ainsi que la peur de se retrouver seule ou de ne pas trouver la bonne personne”, précise Yasmina Chamimi. Les femmes sont par ailleurs plus nombreuses à avoir recours à ce type de coaching. “Je travaille principalement avec des femmes, en individuel, car ce sont elles qui prennent le plus souvent l’initiative d’entamer un travail sur elles-mêmes et sur leur vie relationnelle. Ceci dit, mon approche s’adresse pleinement au couple”, révèle la coach en résilience. Elle estime que lorsque les deux partenaires sont prêts à s’impliquer, les résultats peuvent être très positifs. “Dans les autres cas, l’accompagnement individuel permet à la personne de gagner en clarté, de se repositionner et de faire des choix plus justes pour elle, que ce soit dans la continuité ou non de la relation”, ajoute Chamimi.

Cette spécialité ne s’adresse pas uniquement aux couples. Jihane Ghannaj, consultante en communication relationnelle et familiale, travaille aussi bien avec des célibataires qu’avec des couples. “L’accompagnement peut porter sur la préparation à une relation saine, l’amélioration de la communication entre les partenaires ou la clarification de situations affectives complexes, notamment les cas d’infidélité, qui figurent parmi les situations les plus fréquentes que j’ai accompagnées jusqu’à présent”. In fine, l’objectif principal du love coaching est “d’aider chaque personne à construire une relation plus consciente et équilibrée”, conclut-elle.

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Amal El Badri : “Je crois beaucoup à un management basé sur la confiance” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/amal-el-badri-je-crois-beaucoup-a-un-management-base-sur-la-confiance Wed, 11 Mar 2026 08:34:16 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130825 À la tête de la direction commerciale et marketing du Radisson Hotel Casablanca Gauthier La Citadelle, Amal El Badri a construit sa légitimité au fil d’un parcours marqué par le travail, la formation continue et le sens des relations humaines. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, sa vision du leadership et les opportunités qu’offre aujourd’hui Casablanca aux femmes ambitieuses.

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Votre parcours dans le secteur commercial vous a menée à des postes de responsabilité. Comment avez-vous construit votre légitimité dans un environnement aussi compétitif ?

Mon parcours a commencé dans le secteur du voyage, au sein de l’agence Atlas Voyages en 2004. Cette première expérience a été extrêmement formatrice pour moi. Elle m’a permis de comprendre très tôt les attentes des voyageurs, la logique des marchés et l’importance de la relation client dans toute la chaîne de valeur du tourisme.
Lorsque j’ai intégré l’hôtellerie en 2012, cette expérience m’a beaucoup aidée à structurer ma manière de travailler. Elle m’a donné une vision très concrète de l’écosystème touristique et m’a permis de développer rapidement des relations solides avec les partenaires et les clients. Et je vous assure que ce n’était pas facile d’intégrer des équipes déjà présentes et qui avaient un peu d’avance en hôtellerie.

J’ai eu l’occasion de participer à l’évolution d’une chaîne 100% Marocaine Kenzi Hotels et d’effectuer l’ouverture du Barcelo Anfa Casablanca en 2018, la réouverture du Radisson Blu City Center post-covid en 2020 et l’honneur de l’Openning du Radisson Hotel Casablanca Gauthier La Citadelle. Un établissement qui a réussi à se hisser une place parmi les meilleurs hôtels de la ville.

En parallèle de mon évolution professionnelle, j’ai toujours accordé une grande importance à la formation. J’ai choisi de continuer à me former tout au long de mon parcours, en réalisant notamment un Master puis un MBA en Ingénierie Commerciale, tout en poursuivant mon activité professionnelle. Cela m’a permis de renforcer mes compétences stratégiques et d’apporter une vision plus structurée à mon rôle commercial et marketing.

Au fil des années, j’ai construit ma légitimité grâce au travail, à la constance et aux résultats. Mais elle s’est aussi construite grâce à la confiance des clients et des partenaires avec lesquels j’ai eu la chance de collaborer. Leur fidélité et leur soutien ont beaucoup compté dans mon évolution. L’appui du management et la confiance des équipes avec lesquelles je collabore au quotidien ont également été déterminants.

Pensez-vous que les femmes doivent parfois adapter leur style de management pour s’imposer dans le monde des affaires ?

Au contraire, je pense surtout que les femmes doivent s’autoriser à être elles-mêmes dans leur leadership. Pendant longtemps, certains codes du management étaient très formatés et il pouvait y avoir une tentation de s’y conformer pour être crédible.

Avec l’expérience, j’ai compris que le leadership ne consiste pas à imiter un modèle, mais à construire le sien. Les femmes apportent souvent une capacité forte à fédérer, à écouter et à créer une dynamique collective tout en restant très orientées vers les résultats.
Dans mon rôle, je crois beaucoup à un management basé sur la confiance, la responsabilisation et la clarté des objectifs. Les équipes, notamment les plus jeunes, ont besoin de sens et de reconnaissance.

J’estime que la vraie force d’un leader, femme ou homme, est de savoir créer un environnement dans lequel chacun peut donner le meilleur de lui-même.

Selon vous, quelles sont aujourd’hui les qualités essentielles pour diriger et inspirer une équipe ?

Diriger une équipe aujourd’hui demande bien plus que des compétences techniques. Au fil de mon parcours, trois qualités me semblent particulièrement essentielles : la vision, la capacité à fédérer et l’agilité.
La vision est importante pour donner une direction claire et du sens aux actions de l’équipe. La capacité à fédérer est tout aussi essentielle pour créer une dynamique collective, car la performance repose toujours sur l’engagement des personnes. Enfin, l’agilité est devenue indispensable dans un environnement économique qui évolue très rapidement et qui demande de savoir s’adapter en permanence.
J’accorde également beaucoup d’importance à la transmission et au développement des talents, notamment avec des équipes souvent très jeunes. Les accompagner dans leur progression et valoriser leur potentiel fait aussi partie, selon moi, de la responsabilité d’un leader.

En quoi la ville de Casablanca offre‑t‑elle aujourd’hui des opportunités intéressantes pour les femmes ambitieuses dans le secteur ?

Je suis née et j’ai grandi à Casablanca, et j’ai pu constater au fil des années une transformation impressionnante. La ville n’est plus seulement le cœur économique du pays : elle s’ouvre désormais au monde entier, se modernise et tend à ressembler aux grandes capitales internationales, avec des infrastructures, des projets et des opportunités de plus en plus attractifs.

Pour les femmes ambitieuses, cela signifie des perspectives concrètes dans des secteurs dynamiques comme la finance, les services, l’hôtellerie ou l’entrepreneuriat. Sur le plan hôtelier, de nombreux projets sont prévus d’ici 2030, renforçant l’offre touristique et commerciale et créant des opportunités professionnelles variées. Ces ouvertures, souvent portées par des chaînes internationales, modernisent la ville et contribuent à son rayonnement mondial.
Cette évolution permet aux femmes de prendre des responsabilités, de se développer professionnellement et de participer activement à la transformation économique et sociale de Casablanca, tout en s’inscrivant dans une dynamique ouverte sur le monde.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui souhaitent évoluer dans le monde de l’entreprise ?

Je leur dirais de croire en leur potentiel, de continuer à se former, de s’entourer de personnes inspirantes et de rester fidèles à leurs valeurs. Je leur conseille aussi de voyager, pour nourrir la créativité et ouvrir de nouvelles perspectives. Enfin, prendre du temps pour se reposer lorsqu’on se sent dépassée n’est pas une faiblesse, mais une parenthèse nécessaire. Pour ma part, mon hypersensibilité fait partie de qui je suis, et j’ai appris à la transformer en force dans mon parcours professionnel.

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