Malak Boukhari, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/malak Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Fri, 13 Mar 2026 09:37:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Malak Boukhari, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/malak 32 32 Love coach, l’architecte des cœurs https://femmesdumaroc.com/femmes/carriere/love-coach-larchitecte-des-coeurs Fri, 13 Mar 2026 09:37:46 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131017 Comme tout rapport humain, les relations amoureuses sont complexes et requièrent un travail sur soi, mais aussi à deux. C’est là qu’interviennent les love coachs, ces professionnels qui proposent des accompagnements ciblés où la notion d’amour est placée au cœur du processus.

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Monotonie, relations toxiques, trahison ou divorce sont autant de problématiques qui poussent aujourd’hui de plus en plus de personnes à consulter des thérapeutes pour résoudre leurs problèmes de couple, gérer les ruptures, renforcer la confiance et l’estime de soi. Et dans l’univers de l’accompagnement et du coaching, une profession se détache du lot, celle des love coachs, des professionnels qui apportent leur expertise et mettent en œuvre des techniques et des théories pour aider tous ceux qui ont des difficultés dans leurs relations amoureuses. “Un love coach a pour mission d’aider son client à atteindre des objectifs clairs et réalisables dans sa vie relationnelle et amoureuse, que ce soit pour faire évoluer une relation de couple qui bat de l’aile ou qui s’est installée dans une routine pesante, ou pour se reconstruire après des expériences toxiques, un adultère ou un divorce”, explique Maria Bichra, love coach.

Selon la problématique, le love coach, appelés également coach en séduction, peut intervenir à différents niveaux, notamment en matière d’amour de soi, mais aussi de communication et d’écoute, souvent absentes au sein des relations. “Qu’il s’agisse de jeunes couples se préparant au mariage ou de célibataires ayant du mal à s’engager, notre mission est d’apporter de la clarté et d’identifier les actions à mettre en place pour retrouver un équilibre”, précise-t-elle. 

Pour Leila El Amrani, psychologue en thérapie cognitive et comportementale spécialisée dans les relations de couple, le love coaching repose sur un travail profond de conscience relationnelle. “Il s’agit de comprendre ses schémas affectifs, ses choix répétitifs, ses peurs, ainsi que la manière dont on entre en lien avec l’autre.”

Des choix alignés en amour 

Se confier sur des questions relevant de l’intime est loin d’être chose aisée, d’où l’importance de créer un espace d’écoute bienveillant. “J’essaie de créer un espace sain où mes clientes peuvent se sentir comprises, écoutées et soutenues, et s’exprimer en toute liberté”, affirme Yasmina Chamimi, coach en résilience. Chamimi accompagne les personnes dans une reconnexion à soi-même, afin de mieux comprendre leurs schémas relationnels, leurs peurs, leurs besoins profonds, et surtout de retrouver leur valeur. “Mon rôle est de marcher à leurs côtés, de poser les bonnes questions et d’éclairer ce qui se joue, afin qu’elles puissent faire des choix plus conscients, plus justes et plus alignés en amour”, souligne-t-elle.

Même son de cloche chez Leila El Amrani qui estime, pour sa part,  que son rôle est celui d’un miroir structurant. “J’aide les personnes à se voir avec lucidité, sans complaisance mais sans violence.”

Cette psychologue accompagne les individus à reprendre leur responsabilité émotionnelle, à comprendre ce qu’ils projettent sur l’autre et à redevenir acteurs de leur vie relationnelle. Cette posture est aujourd’hui intégrée à l’ADN de son application Kaïs w Laïla. “Elle a été pensée non comme un simple outil de rencontre, mais comme un espace de maturité affective, où l’on apprend à se positionner avant même de matcher”, assure la psychologue.

L’ici et maintenant 

Si la thérapie est principalement axée sur le passé, le love coaching se concentre, quant à lui, sur le présent. “Le coaching amoureux ne constitue pas un substitut à la thérapie psychologique, mais s’en distingue par son approche et ses objectifs. Il se focalise sur ce qui peut être concrètement modifié dans les comportements et les relations, plutôt que sur l’analyse approfondie du passé ou des traumatismes”, fait savoir Jihad Ghannaj, consultante en communication relationnelle et familiale. Cette dernière insiste par ailleurs sur l’importance d’orienter la personne vers un professionnel de la santé mentale en cas de souffrance psychologique profonde.

Le love coach peut être sollicité avant la formation d’un couple, pendant la relation ou au moment de la séparation. “Depuis quelques années, j’accompagne principalement des personnes confrontées à des relations toxiques ou au deuil qui suit un divorce. Je reçois également de nombreux cas de dépendance affective, ainsi que des personnes qui vivent difficilement leur célibat”, déclare Maria Bichra. Dans l’optique d’aider les jeunes mariés à mieux comprendre le fonctionnement de leur couple, Bichra a conçu un programme sous forme d’ateliers pratiques et ludiques.

Le love coaching, une affaire de tous

Plusieurs personnes s’engagent dans des relations en traînant des “casseroles”, souvent de manière inconsciente. Pour dépasser les problèmes de couple, il est primordial de travailler sur ses propres insécurités afin de pouvoir ensuite construire un rapport à l’autre juste et équilibré. “J’accompagne des personnes qui ont du mal à s’assumer et à se valoriser dans leurs relations. Cela concerne notamment la difficulté à sortir de relations toxiques ou déséquilibrées, à poser des limites, ainsi que la peur de se retrouver seule ou de ne pas trouver la bonne personne”, précise Yasmina Chamimi. Les femmes sont par ailleurs plus nombreuses à avoir recours à ce type de coaching. “Je travaille principalement avec des femmes, en individuel, car ce sont elles qui prennent le plus souvent l’initiative d’entamer un travail sur elles-mêmes et sur leur vie relationnelle. Ceci dit, mon approche s’adresse pleinement au couple”, révèle la coach en résilience. Elle estime que lorsque les deux partenaires sont prêts à s’impliquer, les résultats peuvent être très positifs. “Dans les autres cas, l’accompagnement individuel permet à la personne de gagner en clarté, de se repositionner et de faire des choix plus justes pour elle, que ce soit dans la continuité ou non de la relation”, ajoute Chamimi.

Cette spécialité ne s’adresse pas uniquement aux couples. Jihane Ghannaj, consultante en communication relationnelle et familiale, travaille aussi bien avec des célibataires qu’avec des couples. “L’accompagnement peut porter sur la préparation à une relation saine, l’amélioration de la communication entre les partenaires ou la clarification de situations affectives complexes, notamment les cas d’infidélité, qui figurent parmi les situations les plus fréquentes que j’ai accompagnées jusqu’à présent”. In fine, l’objectif principal du love coaching est “d’aider chaque personne à construire une relation plus consciente et équilibrée”, conclut-elle.

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Amal El Badri : “Je crois beaucoup à un management basé sur la confiance” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/amal-el-badri-je-crois-beaucoup-a-un-management-base-sur-la-confiance Wed, 11 Mar 2026 08:34:16 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130825 À la tête de la direction commerciale et marketing du Radisson Hotel Casablanca Gauthier La Citadelle, Amal El Badri a construit sa légitimité au fil d’un parcours marqué par le travail, la formation continue et le sens des relations humaines. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, sa vision du leadership et les opportunités qu’offre aujourd’hui Casablanca aux femmes ambitieuses.

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Votre parcours dans le secteur commercial vous a menée à des postes de responsabilité. Comment avez-vous construit votre légitimité dans un environnement aussi compétitif ?

Mon parcours a commencé dans le secteur du voyage, au sein de l’agence Atlas Voyages en 2004. Cette première expérience a été extrêmement formatrice pour moi. Elle m’a permis de comprendre très tôt les attentes des voyageurs, la logique des marchés et l’importance de la relation client dans toute la chaîne de valeur du tourisme.
Lorsque j’ai intégré l’hôtellerie en 2012, cette expérience m’a beaucoup aidée à structurer ma manière de travailler. Elle m’a donné une vision très concrète de l’écosystème touristique et m’a permis de développer rapidement des relations solides avec les partenaires et les clients. Et je vous assure que ce n’était pas facile d’intégrer des équipes déjà présentes et qui avaient un peu d’avance en hôtellerie.

J’ai eu l’occasion de participer à l’évolution d’une chaîne 100% Marocaine Kenzi Hotels et d’effectuer l’ouverture du Barcelo Anfa Casablanca en 2018, la réouverture du Radisson Blu City Center post-covid en 2020 et l’honneur de l’Openning du Radisson Hotel Casablanca Gauthier La Citadelle. Un établissement qui a réussi à se hisser une place parmi les meilleurs hôtels de la ville.

En parallèle de mon évolution professionnelle, j’ai toujours accordé une grande importance à la formation. J’ai choisi de continuer à me former tout au long de mon parcours, en réalisant notamment un Master puis un MBA en Ingénierie Commerciale, tout en poursuivant mon activité professionnelle. Cela m’a permis de renforcer mes compétences stratégiques et d’apporter une vision plus structurée à mon rôle commercial et marketing.

Au fil des années, j’ai construit ma légitimité grâce au travail, à la constance et aux résultats. Mais elle s’est aussi construite grâce à la confiance des clients et des partenaires avec lesquels j’ai eu la chance de collaborer. Leur fidélité et leur soutien ont beaucoup compté dans mon évolution. L’appui du management et la confiance des équipes avec lesquelles je collabore au quotidien ont également été déterminants.

Pensez-vous que les femmes doivent parfois adapter leur style de management pour s’imposer dans le monde des affaires ?

Au contraire, je pense surtout que les femmes doivent s’autoriser à être elles-mêmes dans leur leadership. Pendant longtemps, certains codes du management étaient très formatés et il pouvait y avoir une tentation de s’y conformer pour être crédible.

Avec l’expérience, j’ai compris que le leadership ne consiste pas à imiter un modèle, mais à construire le sien. Les femmes apportent souvent une capacité forte à fédérer, à écouter et à créer une dynamique collective tout en restant très orientées vers les résultats.
Dans mon rôle, je crois beaucoup à un management basé sur la confiance, la responsabilisation et la clarté des objectifs. Les équipes, notamment les plus jeunes, ont besoin de sens et de reconnaissance.

J’estime que la vraie force d’un leader, femme ou homme, est de savoir créer un environnement dans lequel chacun peut donner le meilleur de lui-même.

Selon vous, quelles sont aujourd’hui les qualités essentielles pour diriger et inspirer une équipe ?

Diriger une équipe aujourd’hui demande bien plus que des compétences techniques. Au fil de mon parcours, trois qualités me semblent particulièrement essentielles : la vision, la capacité à fédérer et l’agilité.
La vision est importante pour donner une direction claire et du sens aux actions de l’équipe. La capacité à fédérer est tout aussi essentielle pour créer une dynamique collective, car la performance repose toujours sur l’engagement des personnes. Enfin, l’agilité est devenue indispensable dans un environnement économique qui évolue très rapidement et qui demande de savoir s’adapter en permanence.
J’accorde également beaucoup d’importance à la transmission et au développement des talents, notamment avec des équipes souvent très jeunes. Les accompagner dans leur progression et valoriser leur potentiel fait aussi partie, selon moi, de la responsabilité d’un leader.

En quoi la ville de Casablanca offre‑t‑elle aujourd’hui des opportunités intéressantes pour les femmes ambitieuses dans le secteur ?

Je suis née et j’ai grandi à Casablanca, et j’ai pu constater au fil des années une transformation impressionnante. La ville n’est plus seulement le cœur économique du pays : elle s’ouvre désormais au monde entier, se modernise et tend à ressembler aux grandes capitales internationales, avec des infrastructures, des projets et des opportunités de plus en plus attractifs.

Pour les femmes ambitieuses, cela signifie des perspectives concrètes dans des secteurs dynamiques comme la finance, les services, l’hôtellerie ou l’entrepreneuriat. Sur le plan hôtelier, de nombreux projets sont prévus d’ici 2030, renforçant l’offre touristique et commerciale et créant des opportunités professionnelles variées. Ces ouvertures, souvent portées par des chaînes internationales, modernisent la ville et contribuent à son rayonnement mondial.
Cette évolution permet aux femmes de prendre des responsabilités, de se développer professionnellement et de participer activement à la transformation économique et sociale de Casablanca, tout en s’inscrivant dans une dynamique ouverte sur le monde.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes qui souhaitent évoluer dans le monde de l’entreprise ?

Je leur dirais de croire en leur potentiel, de continuer à se former, de s’entourer de personnes inspirantes et de rester fidèles à leurs valeurs. Je leur conseille aussi de voyager, pour nourrir la créativité et ouvrir de nouvelles perspectives. Enfin, prendre du temps pour se reposer lorsqu’on se sent dépassée n’est pas une faiblesse, mais une parenthèse nécessaire. Pour ma part, mon hypersensibilité fait partie de qui je suis, et j’ai appris à la transformer en force dans mon parcours professionnel.

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Nadia Doghmi : “Le cheval vous apprend l’humilité, la patience et l’authenticité” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/nadia-doghmi-le-cheval-vous-apprend-lhumilite-la-patience-et-lauthenticite Tue, 10 Mar 2026 13:06:47 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130804 Championne junior du Maroc, Nadia Doghmi a marqué l’histoire de l’équitation en devenant la première femme arabe et musulmane à concourir à l’international. Un parcours pionnier, guidé par la passion du cheval et un profond attachement aux valeurs de transmission et de patrimoine. Interview.

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Comment est née votre passion pour les chevaux et l’univers équestre ?

Ma passion pour les chevaux remonte à l’enfance. Mon père y a joué un rôle déterminant. C’est lui qui m’a mise à cheval pour la première fois et qui m’a encouragée très tôt. Dans notre éducation, il n’y avait aucune différence entre les filles et les garçons. Il nous répétait souvent que la volonté, le travail et la passion n’avaient pas de genre. Grâce à lui, je n’ai jamais grandi avec l’idée que certains chemins étaient réservés aux hommes. Monter à cheval a été pour moi une expérience fondatrice, presque une forme de liberté. Très vite, cette passion m’a conduite vers la compétition. J’ai eu l’honneur d’être championne junior du Maroc et de représenter mon pays lors de compétitions maghrébines et internationales. À cette époque, j’ai été, en témoigne les journaux de l’époque, la première femme arabe et musulmane à participer à des compétitions équestres internationales. C’était une période très différente d’aujourd’hui : il n’y avait ni réseaux sociaux ni grande visibilité médiatique Mais il y avait une immense fierté de porter les couleurs de son pays. Le cheval n’a jamais été seulement un sport pour moi. C’est un dialogue silencieux, une relation faite de confiance et de respect. Le cheval ressent profondément ce que vous êtes. Il vous apprend l’humilité, la patience et l’authenticité. Avec lui, on ne peut pas tricher. Et peut-être est-ce pour cela que cette relation m’a profondément marquée : elle m’a appris à rester fidèle à ce que l’on est. L’équitation est souvent perçue comme un milieu exigeant.

L’équitation est souvent perçue comme un milieu exigeant et très compétitif. Comment vous y êtes-vous affirmée ?

Le monde équestre est effectivement un univers exigeant. Il demande de la rigueur, de la persévérance et beaucoup de travail. Mais il est aussi profondément juste, parce que face au cheval, les apparences disparaissent. Le cheval ne reconnaît ni les titres ni les statuts. Il reconnaît la sincérité, la constance et la qualité de la relation que l’on construit avec lui. Je ne me suis jamais demandé si j’avais ma place. L’éducation que j’ai reçue m’a donné cette confiance intérieure qui permet d’avancer naturellement. J’ai simplement suivi ma passion, avec humilité, en essayant d’apprendre chaque jour.

Vous avez dirigé le Royal Complexe des Sports Équestres et Tbourida de Dar Es Salam. Que représente pour vous cette expérience ?

Diriger le Royal Complexe des Sports Équestres et Tbourida de Dar Es Salam a été pour moi une expérience profondément marquante. J’y ai été détachée par la Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres et j’ai vécu cette mission avec beaucoup de respect pour l’histoire et la symbolique de ce lieu. J’ai également eu la chance d’en connaître les débuts, lorsque ce club équestre prenait naissance à Dar Es Salam, aux portes de la forêt de la Maâmora. C’était une période fondatrice où chacun apportait sa pierre à l’édifice : les parents, les bénévoles, les professionnels, les cavaliers. Tous partageaient la même passion et la même volonté de construire quelque chose de durable. Mais au-delà de l’institution, ce qui m’a le plus marquée est la dimension humaine. Cela a été pour moi un véritable honneur de manager toute une filière : les cavaliers, les entraîneurs, mais aussi les palefreniers et tous ceux qui travaillent quotidiennement auprès des chevaux. Les palefreniers, notamment, sont au cœur de la vie des chevaux. Ils les connaissent, les accompagnent et les soignent chaque jour. Sans eux, rien ne pourrait véritablement exister. J’ai toujours eu pour eux un profond respect. Dans cet univers, chacun joue un rôle essentiel. C’est une véritable chaîne humaine où la passion, le savoir-faire et la transmission circulent de génération en génération. Cette expérience m’a aussi rappelé combien le cheval est profondément lié à l’histoire et à l’identité du Maroc. Entre sport, tradition et patrimoine, il incarne une part vivante de notre culture.

Votre engagement dépasse le monde équestre. Vous êtes également très attachée au patrimoine et à la mémoire, notamment à Salé. Parlez-nous-en.

Je suis profondément attachée à la médina de Salé, à son histoire et à son âme. Les médinas portent en elles la mémoire des générations qui nous ont précédés. Elles racontent des vies, des savoir-faire, des cultures et des traditions qui se transmettent souvent de manière silencieuse. Préserver ce patrimoine, c’est préserver une part de nous-mêmes. J’ai toujours été sensible à cette idée de transmission. Nous ne sommes finalement que des passeurs entre les générations.

Quid de votre passion pour les voitures classiques et les rallyes ?

C’est une passion qui s’est développée naturellement avec le temps. Après les chevaux, on pourrait presque dire que les chevaux sont passés sous le capot. Les voitures anciennes racontent elles aussi une histoire. Elles témoignent d’une époque, d’une esthétique et d’un savoir-faire. Participer à des rallyes ou préserver ces voitures, c’est aussi une manière de faire vivre un patrimoine. Au fond, que ce soit avec les chevaux, avec les villes anciennes ou avec les voitures classiques, il s’agit toujours de la même chose : respecter ce qui nous a été transmis et veiller à ce que cela continue à vivre.

En cette Journée internationale des droits des femmes, quel message aimeriez-vous transmettre ?

Je dirais aux femmes, et aux jeunes filles en particulier, de ne jamais renoncer à leurs passions ni à leur liberté intérieure. Les chemins ne sont pas toujours tracés d’avance. Parfois, il faut avoir le courage de les ouvrir soi-même. Et même lorsque le chemin est difficile, même lorsque le silence semble entourer leurs droits, il ne faut jamais renoncer à se battre avec dignité et détermination. Si mon parcours peut transmettre quelque chose, j’aimerais que ce soit cette idée simple : avancer avec sincérité, avec travail et avec cœur. Parce qu’au fond, ce sont ces valeurs-là qui donnent du sens à une vie.

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La cryothérapie : Quand le froid devient un allié santé https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/la-cryotherapie-quand-le-froid-devient-un-allie-sante Wed, 04 Mar 2026 12:09:36 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130560 La cryothérapie corps entier (CCE), ou traitement par le froid, est une pratique de plus en plus courante dans les protocoles amincissants. Elle consiste à exposer le corps à des températures extrêmes, pouvant atteindre -180 °C, pendant deux à trois minutes. De plus en plus utilisée dans les domaines du bien-être, de la récupération sportive et de l’esthétique, cette méthode suscite aujourd’hui un intérêt croissant au Maroc. Eclairage avec Myriam Cherkaoui, propriétaire du Cryocenter Maroc.

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Comme toute méthode non invasive visant une perte de poids durable, la cryothérapie ne suffit pas à elle seule. Assiduité et hygiène de vie restent indispensables.

Myriam Cherkaoui, fondatrice du Cryo Center Maroc, premier centre de traitement et de soins par le froid au Maroc, explique que cette technologie permet d’activer plusieurs mécanismes naturels du corps.

« Lors d’une séance de cryothérapie, le corps déclenche une réaction physiologique face au froid intense. Cela stimule la circulation sanguine, favorise la libération d’endorphines et contribue à améliorer la récupération physique et mentale », affirme-t-elle.

La cryothérapie offre de nombreux bienfaits pour l’organisme, notamment la réduction des douleurs musculaires et articulaires, la diminution de l’inflammation, l’amélioration de la qualité du sommeil, la réduction du stress et de la fatigue, ainsi que la stimulation de la circulation sanguine.

Ces effets expliquent pourquoi la cryothérapie est particulièrement appréciée des sportifs, mais aussi des personnes recherchant des solutions naturelles pour améliorer leur bien-être.

La cryothérapie ne constitue pas à elle seule une méthode d’amincissement, mais elle peut accompagner efficacement un programme global de remise en forme. L’exposition au froid oblige l’organisme à mobiliser de l’énergie pour maintenir sa température interne, ce qui peut soutenir les programmes minceur lorsqu’elle est associée à une alimentation équilibrée et à une activité physique régulière.

En complément de la cryothérapie corps entier, le Cryo Center Maroc propose également la cryo localisée, une technique qui permet de traiter les amas graisseux de manière ciblée.

Grâce à un refroidissement contrôlé appliqué sur une zone précise du corps, cette technologie provoque un phénomène naturel appelé apoptose, c’est-à-dire la destruction progressive des cellules graisseuses. Celles-ci sont ensuite éliminées progressivement par l’organisme dans les semaines qui suivent le traitement.

« Cette technique permet de cibler certaines zones résistantes comme l’abdomen, les poignées d’amour, les cuisses ou le dos », souligne Myriam Cherkaoui.

Une pratique encore récente au Maroc

Lorsque le Cryo Center Maroc a ouvert ses portes, les thérapies par le froid étaient encore peu connues dans le pays. Aujourd’hui, la demande pour ces soins innovants ne cesse de croître, portée par l’intérêt grandissant pour les méthodes naturelles de récupération et de bien-être.

Comme toute pratique thérapeutique, la cryothérapie comporte certaines contre-indications. Elle est notamment déconseillée aux femmes enceintes, aux personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, aux personnes présentant une hypertension non contrôlée, ainsi qu’aux personnes atteintes du syndrome de Raynaud ou d’autres pathologies spécifiques. Un entretien préalable est généralement réalisé afin de s’assurer que chaque séance est pratiquée dans les meilleures conditions de sécurité.

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Breathwork et minceur : Est-ce “vraiment” efficace ? https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/breathwork-et-minceur-est-ce-vraiment-efficace Wed, 25 Feb 2026 15:16:12 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130263 Le breathwork, ou travail respiratoire, est une pratique douce qui s’intègre à diverses disciplines sportives ainsi qu’à des exercices de méditation ou de cohérence cardiaque. Reconnue pour ses effets thérapeutiques, elle favorise l’apaisement et la relaxation du corps, tant sur le plan physique qu’émotionnel, et constitue un allié intéressant dans le cadre d’un processus de perte de poids. Eclairage avec Tamara Tufani, professeure de yoga.

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Certaines études suggèrent que les techniques de respiration peuvent contribuer à la perte de poids en augmentant le métabolisme basal ou en réduisant la sensation de faim. « Cela est possible, mais cela varie d’un individu à l’autre. Selon moi, la vraie force du breathwork réside surtout dans son impact sur la gestion du stress et dans le développement de la pleine conscience », précise Tamara Tufani.

Selon Tamara Tufani, professeure de yoga, « l’oxygène apporté au corps grâce à la respiration permet de brûler le glucose dans nos cellules afin de produire l’énergie nécessaire aux organes et aux muscles pour remplir leurs fonctions. Améliorer la qualité de sa respiration est donc toujours bénéfique pour la santé ».

Elle insiste également sur le fait que le breathwork constitue une pièce importante du puzzle, « il complète et soutient une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée », dixit la prof de yoga.

Parmi les techniques respiratoires utilisées pour réguler le poids, la professeure de yoga cite la respiration abdominale, la respiration de feu et la respiration par narines alternées.

La respiration abdominale aide le système nerveux à retrouver un état d’homéostasie, c’est-à-dire à passer du mode sympathique (combat ou fuite) au mode parasympathique, favorisant ainsi la diminution du cortisol, le déstockage des graisses et la régulation de l’appétit.

Pour stimuler le transit intestinal, Tufani recommande la technique des Kapalabhati (respiration de feu), associée à la respiration abdominale. « Combinées à une alimentation riche en fibres et à une bonne hydratation, ces techniques sont un outil efficace pour lutter contre la constipation et favoriser une bonne élimination, essentielle dans la perte ou la régulation du poids », souligne-t-elle.

Pour la régulation des émotions, la respiration par narines alternées (Anuloma Viloma) est particulièrement adaptée. « Souvent, nous mangeons pour nos émotions : anxiété, tristesse, ennui ou dépression, autant d’états qui nous poussent à consommer au-delà de nos besoins réels », poursuit Tamara Tufani.

L’heure de la pratique est tout aussi importante que l’exercice lui-même. Selon Tufani, la respiration abdominale peut être intégrée comme rituel avant chaque repas. Les Kapalabhati se pratiquent idéalement le matin, avant le petit-déjeuner, tandis que l’Anuloma Viloma est recommandée au réveil ou au coucher, afin de libérer les tensions accumulées au cours de la journée.

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Yasmine Berrahou : “Les femmes sont constamment exposées à des standards irréalistes de beauté” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/yasmine-berrahou-les-femmes-sont-constamment-exposees-a-des-standards-irrealistes-de-beaute Tue, 24 Feb 2026 20:49:42 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130187 Coach spécialisée dans la perte de poids saine et durable, Yasmine Berrahou accompagne depuis 2019 des femmes en quête d’un changement profond, loin des régimes restrictifs et des promesses éphémères. À travers un programme structuré et une approche centrée sur l’équilibre, elle prône une transformation durable du mode de vie, au service du bien-être physique et mental. Interview avec la fondatrice de YASBFIT.

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Pouvez-vous nous parler de votre programme de coaching et de la philosophie qui l’anime ?

La philosophie de mon coaching est simple : aider les femmes à perdre du poids sans privation et sans régime, sans mettre leur santé physique ou mentale en danger, et surtout sans entrer dans un énième cycle de restriction et de reprise de poids.

Cette philosophie qui anime mon travail est profondément liée à mon propre parcours. J’ai fait mon premier régime à 16 ans, dans un cadre extrêmement strict et restrictif, ce qui m’a conduite à une période très difficile et à des années de perte et reprise de poids. Pendant longtemps, j’ai cherché un équilibre que je n’arrivais pas à trouver en enchaînant les régimes pour atteindre un corps dans lequel je me sentais à l’aise.

Avec le temps, j’ai compris que le problème ne venait pas d’un manque de volonté, mais des méthodes elles-mêmes. L’approche que je transmets aujourd’hui sur les réseaux sociaux comme dans mon programme de coaching est exactement celle qui m’a permis de sortir de ce cercle vicieux et de retrouver un rapport apaisé à la nourriture, au mouvement et à mon corps.

Mon objectif n’est pas simplement de faire “perdre des kilos” ou d’afficher des avant/après impressionnants, mais de transformer durablement le mode de vie des femmes : leur apprendre à comprendre leur corps et leur alimentation, à aimer bouger, et à construire des habitudes qu’elles peuvent maintenir sur le long terme, et qui changent réellement leur quotidien.

Comment se déroule concrètement le coaching en ligne et quels sont les axes fondamentaux de votre approche ?

Mon programme signature est un challenge de groupe de 8 semaines, structuré autour de quatre axes essentiels : la nutrition, le sport, la communauté et le coaching quotidien. Les participantes ont accès à mon application de coaching, où elles retrouvent leurs objectifs nutritionnels personnalisés, leur programme sportif, ainsi que des outils pour suivre leur progression. Elles ont également accès à de nombreuses ressources pratiques : ebooks de recettes, listes de courses, guides, etc. Elles rejoignent également un groupe WhatsApp, qui joue un rôle central dans l’accompagnement : on y partage ses repas, ses séances de sport, ses questions, ses ressentis, ses difficultés, mais aussi ses victoires. J’y suis présente chaque jour pour répondre aux questions, motiver, guider, coacher. Mon approche repose sur trois piliers fondamentaux : la compréhension et l’autonomie, le mouvement quotidien et la musculation, ainsi que le mode de vie et la durabilité.

Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui souhaitent adopter un mode de vie plus sain, loin des régimes restrictifs ?

Le premier conseil que je donnerais est de prendre du recul par rapport à la notion d’urgence. On ne prend pas du poids en quelques semaines, et il est donc irréaliste d’espérer le perdre en aussi peu de temps. Je comprends parfaitement cette envie de changement rapide, surtout quand on se sent mal dans son corps, mais les régimes très restrictifs, même s’ils donnent des résultats visibles rapidement, finissent par causer plus de dégâts sur le long terme. Adopter un mode de vie plus sain passe avant tout par une approche progressive.

Je recommande de se concentrer sur un changement à la fois, de le travailler pendant quelques semaines jusqu’à ce qu’il devienne naturel dans le quotidien, puis d’en ajouter un autre. Vouloir tout transformer d’un coup mène souvent au découragement, et pousse finalement à revenir vers des solutions rapides, mais peu durables. Mon avis pour ce qui est prioritaire ? Un apport en protéines suffisant, intégrer la musculation à sa routine sportive et marcher entre 7-8k par jour en moyenne. Des bases simples, accessibles, mais extrêmement efficaces lorsqu’elles sont appliquées avec constance.

Selon vous, quel est le plus grand frein qui empêche les femmes de se sentir bien dans leur corps aujourd’hui ?

Je dirais que la problématique est double avec une cause commune : le conditionnement social. Une partie de la problématique est que les femmes sont constamment exposées à des standards irréalistes de beauté qui les conditionnent dès le plus jeune âge à ne pas accepter leurs corps tels qu’ils sont. Honnêtement, je ne connais pas une seule femme qui n’ait jamais essayé de transformer son apparence. Quand j’étais adolescente c’était les magazines, les séries ou les films. Aujourd’hui, le message est amplifié par les réseaux sociaux comme Instagram et Tiktok où l’on consomme des heures et des heures d’images soigneusement mises en scène (la lumière, l’angle, les habits) de corps dits parfaits qui nous rappellent en permanence que les nôtres ne le sont pas. La deuxième partie de la problématique est que ces mêmes femmes qui n’acceptent pas leur corps sont ciblées par la “diet culture” (la culture des régimes). On retrouve tellement d’informations contradictoires sur les réseaux que c’est normal que les femmes ne sachent plus quoi faire. Et ce qui n’aide pas c’est que certains professionnels du domaine continuent de promouvoir ces approches et proposent eux-mêmes des régimes hypocaloriques, restrictifs et rigides. Ils favorisent les résultats à court terme au bien-être à long terme de leurs clientes. C’est extrêmement frustrant.

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Comment stopper la faim émotionnelle ? https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/comment-stopper-la-faim-emotionnelle Fri, 20 Feb 2026 12:41:45 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130002 Le corps est le temple de nos émotions. Et bien souvent, celles-ci prennent le dessus au point d’influencer nos décisions quotidiennes, à commencer par nos choix alimentaires. Pendant très longtemps, les chercheurs se sont penchés sur les causes sous-jacentes des problèmes de poids, dont une grande partie est d’ordre psychologique. Éclairage.

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L’être humain développe un rapport presque affectif avec la nourriture. Il ne mange pas forcément pour répondre à la faim, mais davantage pour déclencher ou apaiser une émotion, d’où la célèbre expression “manger ses émotions”. Il devient donc essentiel de distinguer la faim émotionnelle de la faim physiologique. “La faim émotionnelle survient lorsqu’une émotion prend le dessus: stress, ennui, colère… Elle peut également être intensifiée par les fluctuations hormonales liées au cycle menstruel. À l’inverse, la faim physiologique indique que le corps a réellement besoin d’énergie pour fonctionner. Elle apparaît progressivement, et non de manière soudaine comme la faim émotionnelle, et disparaît lorsque l’on mange à sa juste faim”, explique Asma Achouata, diététicienne nutritionniste. Écouter son corps et ses émotions, rappelle Achouata permet de mieux identifier le type de faim ressenti. “Avant de manger, il est utile de se poser la question: ai-je réellement faim ou est-ce une émotion qui me pousse à manger ?”, recommande la spécialiste. Sortir du mode “autopilot” permet de revenir à soi et de détecter le véritable mal-être, au lieu de le noyer dans la nourriture. La plupart du temps, manger apparaît comme une échappatoire, un passe-temps ou un “quick fix”. L’objectif n’est pas de supprimer le plaisir que procure un plat, mais d’intégrer la pleine conscience dans ses habitudes alimentaires. “Lorsque la faim émotionnelle est identifiée, il est recommandé de s’arrêter avant de passer à l’acte, de respirer, puis de réorienter cette énergie vers un geste concret, comme une activité physique ou un petit plaisir non alimentaire. Au moment du repas suivant, il est conseillé d’opter pour un plat consistant et équilibré”, insiste Asma Achouata. 

Un rapport plus intuitif 

Fervente défenseuse du “mindful eating”, Selma El Bassiri, consultante en nutrition et en changements de comportement alimentaire, recommande de manger en pleine conscience, en accord avec le corps et l’esprit. Selon elle, l’objectif est de “retrouver un rapport plus intuitif, féminin et naturel avec la nourriture”. Pour ce faire, la spécialiste propose, avant de passer à table, un rituel permettant de revenir dans le corps, d’apaiser le système nerveux et de vivre le repas avec plus de présence, à savoir la respiration carrée. “C’est une respiration en quatre temps, pendant laquelle on prend également le temps de scanner le corps et d’observer les sensations ainsi que les tensions éventuelles”, fait-elle savoir. 

Plus qu’une simple approche, le “mindful eating” est une manière d’honorer ses besoins et de retrouver équilibre et harmonie avec la nourriture, loin de toute compulsivité. “Le premier bénéfice est généralement de développer la capacité à ralentir et à ressentir, ce qui n’est pas toujours évident dans un quotidien saturé de distractions et où l’on regarde partout, sauf à l’intérieur”, souligne Selma El Bassiri. Une fois cette étape franchie, l’esprit a tendance à se relâcher. “Le simple fait de ralentir permet à l’organisme de profiter pleinement du repas, tant sur le plan nutritif que sensoriel”, poursuit-elle.

Le “mindful eating” s’inscrit dans une logique de perte de poids durable, axée sur la modification des habitudes plutôt que sur les résultats immédiats. “Lorsqu’on a essayé de nombreux régimes sans obtenir de résultat pondéral durable, ce n’est pas la nourriture qu’il faut questionner, mais bien le rapport à l’alimentation. Le corps reconnaît son poids de forme et dispose d’une capacité naturelle à s’autoréguler si on lui en donne l’opportunité”, révèle la consultante en nutrition. Par ailleurs, le rythme de perte varie d’une personne à l’autre, mais “la progression se fait sur un terrain apaisé, et non en lutte contre le corps”, assure-t-elle.

Un travail sur le corps et l’esprit 

En matière d’accompagnement psychologique, les thérapies comportementales et cognitives (TCC) ainsi que la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) sont les plus plébiscitées pour intervenir sur les comportements alimentaires problématiques. “Les TCC et l’ACT n’agissent pas sur l’alimentation en tant que telle, mais sur la relation que la personne entretient avec la nourriture, son corps et ses émotions. Et c’est là que tout se joue”, explique Ghizlane Ziad, psychologue clinicienne spécialisée en pathologie clinique et clinique sociale.

Ces deux approches sont complémentaires mais différentes. En TCC, le travail porte principalement sur les automatismes, comme le fait de manger pour apaiser une tension, compenser une frustration, combler un vide, se punir ou se rassurer. “On aide la personne à identifier ses déclencheurs, à repérer les pensées rigides et à tester des alternatives plus adaptées, plus douces, plus réalistes”, précise la psychologue.

L’ACT, pour sa part, agit davantage sur le plan émotionnel. “Elle invite à sortir de la lutte permanente contre soi-même. Il ne s’agit pas de supprimer les envies, les émotions ou les pensées difficiles, mais d’apprendre à les accueillir sans qu’elles dictent automatiquement le comportement. L’objectif n’est pas le contrôle, mais la cohérence avec ses valeurs : prendre soin de son corps, se respecter et retrouver une liberté intérieure face à la nourriture”, affirme Ghizlane Ziad. Elle considère que ces thérapies sont particulièrement pertinentes lorsque l’alimentation est devenue un terrain de conflit interne, “notamment lorsqu’il existe des compulsions alimentaires, avec ou sans crises, quand l’alimentation est émotionnelle (stress, solitude, fatigue, surcharge mentale), lorsqu’il y a des alternances restriction/perte de contrôle, chez les personnes qui “savent quoi manger” mais n’arrivent pas à le faire dans la durée, ou lorsque le parcours est marqué par des régimes répétés, souvent culpabilisants”, souligne-t-elle. Ces thérapie sont également “très indiquées lorsque la question alimentaire est “intimement liée à l’estime de soi, au rapport au corps, ou à une histoire personnelle où la nourriture a servi de refuge, de régulateur ou de langage émotionnel”, précise Ghizlane Ziad.

Parce que c’est un travail sur le corps et l’esprit, une collaboration entre nutritionniste et psychologue peut se révéler extrêmement enrichissante. “Le nutritionniste apporte un cadre nutritionnel clair, sécurisant et non culpabilisant, tandis que le psychologue travaille de son côté sur ce qui empêche ce cadre d’être appliqué sereinement : les émotions, les croyances, les injonctions internes et le rapport au contrôle”, assure Ziad.

Dans le dessein de renforcer la motivation sans tomber dans le contrôle excessif, Ghizlane Ziad conseille de viser la régularité plutôt que la perfection, de s’autoriser les écarts sans les dramatiser, d’observer plutôt que de juger, et de valoriser chaque pas, même minuscule. 

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Insaf Bennis : “Se réconcilier avec son corps commence par la connaissance de soi” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/insaf-bennis-se-reconcilier-avec-son-corps-commence-par-la-connaissance-de-soi Tue, 17 Feb 2026 14:02:42 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129814 Insaf Bennis, entrepreneuse, créatrice de contenu et coach en santé intégrative, a entamé il y a quelques années sa propre transformation physique, documentant auprès de sa communauté chaque étape de son évolution, de sa routine alimentaire à son entraînement sportif. Une expérience fondatrice qui l’a conduite à créer « The Glow Squad », un programme holistique aidant les femmes à se reconnecter à leur corps en intégrant les dimensions hormonales, émotionnelles et physiologiques. Interview.

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Peux-tu nous parler de ton programme “Join The Glow Squad” et de la philosophie qui l’anime ?

J’ai pensé The Glow Squad comme un programme holistique qui aide les femmes à optimiser leur santé mentale, physique et émotionnelle. C’est un accompagnement global pensé pour les femmes – et en particulier les femmes actives, souvent mamans – qui veulent se reconnecter à elles-mêmes, retrouver de l’énergie, et construire un corps et un mindset qui leur correspondent vraiment.

Le Glow Squad repose sur une idée simple : le vrai glow ne vient ni de la restriction ni de la pression, mais de la cohérence, de la discipline et d’une transformation structurelle de certaines habitudes, qui donnent naissance à un nouveau style de vie.
Un style de vie qui place la santé au centre.

On y travaille le corps, bien sûr, à travers une approche structurée du sport et de l’alimentation, pensée à travers le prisme de la femme. Autrement dit, la méthode TGS prend en compte les hormones, les émotions et toutes les variations que l’on connaît, afin de proposer une approche sportive et alimentaire réellement cohérente et adaptée.
On travaille également plusieurs notions de développement personnel, à travers le coaching que j’apporte via un groupe WhatsApp privé et des lives bi-hebdomadaires.

Le Glow Squad, c’est aussi une communauté forte et bienveillante, où les femmes se soutiennent, se motivent et avancent ensemble. Je voulais créer un espace sécurisant, sans jugement, où chacune peut évoluer à son rythme, tout en étant challengée de manière juste.

Comment se déroule concrètement le coaching en ligne et quels sont les axes fondamentaux sur lesquels repose ton approche ?

Le coaching en ligne du Glow Squad a été pensé pour être à la fois structuré, humain et profondément accessible, afin de s’intégrer dans la vraie vie des femmes, avec leurs contraintes, leurs rythmes et leurs responsabilités.

Mon approche repose sur deux axes fondamentaux : la discipline et la compassion.
Mais une discipline redéfinie. Ici, il ne s’agit pas de rigidité ni de contrôle excessif, mais d’une discipline consciente, au service de la santé et du bien-être. Une discipline qui structure, qui sécurise et qui permet de tenir dans le temps, sans s’épuiser.

La compassion est l’autre pilier essentiel. Être capable d’avancer sans se juger, d’accueillir les périodes plus difficiles, de comprendre ses limites plutôt que de les combattre. C’est cette alliance entre exigence et bienveillance qui permet une vraie transformation durable.

Mon accompagnement s’appuie également sur l’approche INN (Intuitive & Integrative Nutrition), à laquelle je suis formée. Cette approche prend en compte la globalité de la personne : le corps, les émotions, le mental, l’environnement et les habitudes de vie. Elle permet de sortir des schémas restrictifs pour construire une relation plus saine, plus consciente et plus autonome avec l’alimentation et le mouvement.

Concrètement, le coaching en ligne donne accès à un programme sportif et nutritionnel évolutif, qui s’adapte au fil des mois, aux progrès, aux besoins et aux différentes phases de vie des femmes.
À cela s’ajoute un volet fort de développement personnel, avec des workbooks, des exercices pratiques et des thématiques qui évoluent chaque mois, afin de travailler en profondeur sur les routines, le mindset, la gestion de l’énergie et la relation à soi.

À travers tes réseaux sociaux, tu mènes un véritable travail de sensibilisation auprès de ta communauté pour encourager une hygiène de vie saine, où le corps et l’esprit sont alignés. Quel conseil donnerais-tu aux femmes qui souhaitent adopter un mode de vie plus sain, loin des régimes restrictifs ?

Mon conseil, c’est avant tout de commencer par changer de mindset. Même si les excuses et les contraintes sont réelles, elles ne sont pas infranchissables. Le premier déclic arrive lorsqu’on comprend que l’on a toujours le choix de composer avec sa situation, quelle qu’elle soit.

Faire passer sa santé avant tout, est-ce que c’est difficile ? Certainement.
Mais ce qui est encore plus dur, c’est de se retrouver en mauvaise santé comme conséquence de choix répétés que l’on n’a jamais vraiment questionnés.

Adopter un mode de vie plus sain, loin des régimes restrictifs, ce n’est pas chercher la perfection ni le contrôle absolu. C’est apprendre à faire des choix plus conscients, plus cohérents, et surtout plus durables. C’est accepter que le chemin ne soit pas linéaire, mais que chaque décision, aussi petite soit-elle, compte.

Aligner le corps et l’esprit, c’est comprendre que la santé se construit sur le long terme, à travers des habitudes simples, répétées, et adaptées à sa réalité de femme, de mère, de professionnelle. Et surtout, c’est arrêter de voir la santé comme une contrainte, pour la considérer comme un véritable investissement sur soi.

Ma phrase preférée : progress> perfection !

Selon toi, quel est le plus grand frein qui empêche les femmes de se sentir bien dans leur corps aujourd’hui ?

Pour moi, le plus grand frein, c’est la déconnexion.
La déconnexion à son corps, à ses besoins réels, à ses limites, mais aussi à son propre rythme.

Beaucoup de femmes évoluent aujourd’hui sous une pression permanente : celle de devoir tout gérer, tout réussir, tout contrôler. Elles sont constamment exposées à des injonctions contradictoires – être performantes, disponibles, minces, fortes, sereines – souvent véhiculées par les réseaux sociaux et par une culture du résultat immédiat.

À force, elles n’écoutent plus les signaux de leur corps. Elles mangent par culpabilité ou par restriction, elles bougent par obligation plutôt que par respect, et elles finissent par entrer dans une relation conflictuelle avec elles-mêmes.

Le problème n’est pas un manque de volonté. C’est un manque de cadre, de compréhension et de bienveillance envers soi. Tant que le corps est perçu comme quelque
chose à corriger plutôt qu’à accompagner, il devient difficile de s’y sentir bien.

Se réconcilier avec son corps commence par l’écoute, la connaissance de soi et l’acceptation que la santé et le bien-être ne suivent pas un modèle unique, mais un chemin personnel, évolutif et profondément humain.

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Lina El Haitamy : “Les tests ADN peuvent aider à personnaliser une stratégie de perte de poids” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/lina-el-haitamy-les-tests-adn-peuvent-aider-a-personnaliser-une-strategie-de-perte-de-poids Fri, 13 Feb 2026 13:47:17 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129612 Adopter un rééquilibrage alimentaire, c’est bien, mais comprendre les vrais besoins de son corps pour mieux le servir, c’est encore mieux. L’un des principes fondamentaux de la perte de poids est de ne pas agir contre son organisme, qui trouvera toujours le moyen de se défendre. La meilleure approche consiste donc à en faire un allié, tout en traitant chaque problématique en profondeur. C’est là tout l’intérêt de la nutrition fonctionnelle. Interview avec Lina El Haitamy, nutrithérapeute fonctionnelle.

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Que pouvez-vous nous dire sur la nutrition fonctionelle ? En quoi cette approche favorise-t-elle une perte de poids durable ?

La nutrition fonctionnelle est une approche holistique et personnalisée de la santé. Elle ne se limite pas à compter des calories ou à suivre un régime standardisé, mais cherche à comprendre comment le corps fonctionne réellement, et surtout pourquoi une personne prend du poids ou n’arrive pas à en perdre.

Dans cette approche, la prise de poids ou la résistance à la perte de poids peuvent être liées à de nombreux facteurs, souvent profonds : déséquilibres hormonaux, stress chronique, troubles digestifs, inflammation, dérèglements glycémiques, carences nutritionnelles ou encore métabolisme ralenti.

L’objectif n’est donc pas de « forcer » le corps à maigrir, mais de rééquilibrer ses systèmes clés afin d’influencer positivement le fonctionnement du métabolisme et de lui permettre de retrouver naturellement sa capacité à réguler le poids.
C’est précisément ce qui rend la perte de poids plus durable : on agit sur les causes profondes, et non uniquement sur les symptômes. Résultat : moins d’effet yoyo, plus d’énergie, une meilleure relation à l’alimentation, et un corps qui coopère au lieu de résister.

Les Tests ADN peuvent-ils aider à personnaliser une stratégie de perte de poids ?

Oui, les tests ADN peuvent aider à personnaliser une stratégie de perte de poids. Par exemple, certains tests génétiques permettent de détecter des polymorphismes, c’est-à-dire de légères variations génétiques qui peuvent influencer le fonctionnement de certaines fonctions de l’organisme, sans pour autant être pathologiques.

C’est notamment le cas du polymorphisme DIO2, impliqué dans le fonctionnement de la thyroïde. Or, la thyroïde joue un rôle central dans la régulation du poids : elle contrôle en grande partie la vitesse du métabolisme et la capacité du corps à brûler les graisses.

Lorsque cette fonction est moins efficace, la perte de poids devient souvent difficile, même avec une alimentation équilibrée.

Identifier ce type de polymorphisme permet alors d’agir de façon ciblée pour soutenir et optimiser la fonction thyroïdienne (via l’alimentation, certains micronutriments et le mode de vie), ce qui facilite indirectement la perte de poids. Les tests ADN ne sont pas une solution en soi, mais un outil pertinent de personnalisation lorsqu’ils sont intégrés dans une approche globale.

Ces analyses permettent-elles de mieux comprendre le métabolisme ou la gestion des graisses ?

Oui, car de nombreux facteurs pouvant freiner la perte de poids passent souvent inaperçus. Des troubles digestifs, une inflammation de bas grade liée par exemple à une candidose ou à un déséquilibre du microbiote, ou encore des carences en micronutriments essentiels peuvent ralentir le métabolisme et favoriser le stockage des graisses.

C’est tout l’intérêt des tests fonctionnels. Des analyses comme le GI-MAP, qui explore le microbiote et la digestion, ou le HTMA, qui évalue les déséquilibres en minéraux et oligo-éléments, permettent d’identifier des freins métaboliques souvent insoupçonnés.

En corrigeant ces déséquilibres de manière ciblée, le corps peut retrouver un fonctionnement plus optimal et mobiliser les graisses plus efficacement.

Les résultats influencent-ils réellement les choix alimentaires au quotidien ?

Oui, de façon très concrète. Lorsqu’une personne comprend ce qui se passe dans son organisme, les recommandations alimentaires deviennent plus claires, plus ciblées et plus faciles à appliquer.

Par exemple, si une difficulté à perdre du poids est liée à une inflammation de bas grade causée par la bactérie Helicobacter pylori, la stratégie alimentaire sera temporairement adaptée afin de soutenir l’éradication bactérienne et la santé digestive. De même, si une résistance à l’insuline est en partie liée à une carence spécifique que l’on peut détecter via le test HTMA, l’apport de ce micronutriment devient un levier clé pour améliorer la régulation glycémique.

Les choix alimentaires ne reposent alors plus sur des règles générales ou restrictives, mais sur une stratégie personnalisée, favorisant l’adhésion sur le long terme et transformant l’alimentation en un véritable outil de santé durable.

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Sahar Makar : « Il faut viser la libération plutôt que la performance » https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/sahar-makar-il-faut-viser-la-liberation-plutot-que-la-performance Wed, 11 Feb 2026 13:32:07 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129411 Sahar Makar, diététicienne-nutritionniste et fondatrice de MS Body & Soul Transformation, n’a pas emprunté la voie du bien-être par hasard. Enchaînant périodes de maigreur et de surpoids, elle s’est longtemps sentie mal dans sa peau, confrontée à fatigue, déconnexion de son corps et maladies. C’est à partir de cette période qu’elle a entamé un véritable chemin de guérison, à la fois mental et physique. Interview.

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Pouvez-vous nous parler de votre programme de coaching et de la philosophie qui l’anime ?

Il y a quelques années, je n’étais moi-même pas bien dans ma peau. J’ai connu des variations importantes, passant parfois par la maigreur, parfois par le surpoids, avec une période de dépression, une mauvaise estime de moi et un profond manque de confiance en moi. Je me sentais fatiguée, déconnectée de mon corps, souvent malade, et surtout prisonnière de schémas qui ne me correspondaient plus. C’est à partir de cette période que j’ai entamé un véritable chemin de guérison, à la fois mentale et physique.

Mon programme de coaching est né de cette transformation personnelle — c’était d’ailleurs le sujet de ma soutenance. Ma motivation la plus profonde est de transmettre ce que j’ai moi-même expérimenté : oui, il est possible d’aller mieux, même quand on pense avoir tout essayé. Et parfois, non seulement d’aller mieux, mais d’être encore mieux qu’avant : plus stable, plus confiante, plus sereine, et en harmonie avec soi-même.

À travers cet accompagnement, je veux dire à chaque femme qui se sent mal aujourd’hui : tu n’es pas cassée, tu n’as rien à réparer. Tu as simplement besoin des bons outils, du bon cadre et d’un regard bienveillant pour te reconnecter à toi-même. La santé mentale et la santé physique ne sont pas des privilèges, ce sont des états que l’on peut retrouver, étape par étape, avec conscience et douceur.

Comment se déroule concrètement le coaching en ligne et quels sont les axes fondamentaux sur lesquels repose votre approche ?

Le coaching en ligne que je propose est avant tout un accompagnement sur mesure, pensé pour les femmes qui souhaitent une transformation profonde, durable et respectueuse de leur rythme. J’ai créé l’accompagnement One-to-One Premium, où chaque suivi est entièrement personnalisé et adapté à la personne que j’ai en face de moi.
Concrètement, tout commence par une analyse globale : le rapport à la nourriture, l’état émotionnel, le niveau de stress, l’hygiène de vie, les objectifs et les blocages inconscients. À partir de là, j’accompagne chaque femme dans un cadre sécurisé, structuré et humain, même à distance.

Mon approche repose sur quatre axes fondamentaux :

• La nutrition, avec une alimentation consciente, anti-frustration et adaptée à la physiologie féminine
• La micronutrition, pour soutenir le corps en profondeur, corriger les déséquilibres et favoriser un mieux-être durable
• L’hypnose, pour travailler sur les schémas inconscients, les automatismes alimentaires et la relation au corps
• La méditation guidée, pour apaiser le mental, se reconnecter à soi et ancrer les changements dans le quotidien

Je ne propose pas de solutions standardisées. Chaque accompagnement est une véritable co-construction, où le corps et l’esprit avancent ensemble.

À travers vos réseaux sociaux, vous encouragez une hygiène de vie saine. Quel conseil donneriez-vous aux femmes qui souhaitent adopter un mode de vie plus sain, loin des régimes restrictifs ?

Je leur dirais avant tout d’arrêter de vouloir se corriger et de commencer à se comprendre. Les régimes restrictifs entretiennent la frustration, la privation et finissent par enfermer les femmes dans une véritable prison alimentaire, dont on sort rarement indemne. À long terme, ils déconnectent du corps au lieu de l’aider.

Adopter un mode de vie plus sain, ce n’est pas manger moins, c’est manger mieux, et surtout manger en conscience. C’est apprendre à écouter ses sensations, à respecter son rythme, à nourrir son corps pour le soutenir et non pour le punir. Quand on sort de la logique du contrôle, le corps se régule naturellement.

Mon conseil le plus important serait de viser la libération plutôt que la performance. Se libérer de la culpabilité, des injonctions et des interdits alimentaires. Quand on libère le corps, on libère aussi l’esprit. Et c’est à ce moment-là que l’hygiène de vie devient simple, fluide et durable — parce qu’elle est choisie, et non subie.

Selon vous, quel est le plus grand frein qui empêche les femmes de se sentir bien dans leur corps aujourd’hui ?

Le plus grand frein, selon moi, c’est le fait de vivre constamment tournée vers les autres. Beaucoup de femmes passent leur temps à répondre aux attentes extérieures, à vouloir changer, sans jamais se demander ce qu’elles ressentent réellement. À force de penser aux autres, elles finissent par s’oublier elles-mêmes.

Cette dynamique crée une profonde déconnexion avec la femme que l’on est aujourd’hui. Le corps change, la vie évolue, mais beaucoup restent accrochées à une version passée d’elles-mêmes ou à un idéal irréaliste. Elles entrent alors dans une lutte permanente contre leur corps, au lieu de l’accompagner.

Se sentir bien dans son corps commence par un retour à soi : l’écoute, la présence, l’acceptation de son rythme actuel. Tant qu’une femme vit à travers le regard des autres, elle reste coupée de ses sensations, de ses besoins et de sa puissance. Le jour où elle se reconnecte à la femme qu’elle est ici et maintenant, tout s’apaise, et le corps suit naturellement.

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