Meryem Ait Ouaanna, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/meryem Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Thu, 05 Mar 2026 12:35:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Meryem Ait Ouaanna, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/meryem 32 32 S’aimer, ça s’apprend dès l’enfance https://femmesdumaroc.com/perso/famille/saimer-ca-sapprend-des-lenfance Sat, 07 Mar 2026 08:00:42 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130610 Apprendre à son enfant à s’aimer et à se respecter est un enjeu fondamental du rôle parental. Des professionnels de la santé mentale partagent les clés pour aider son enfant à grandir avec confiance et estime de soi, à la maison comme à l’école.

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Donner à son enfant les clés de l’amour de soi est l’un des plus précieux héritages qu’un parent pourrait laisser. L’amour propre, qui passe notamment par l’estime de soi, influence profondément la vie d’adulte. Il impacte non seulement la relation que l’on entretient avec soi-même, mais aussi avec les autres. C’est pourquoi il est essentiel de sensibiliser son enfant, dès le plus jeune âge, à l’importance de s’aimer. Mais comment savoir si son enfant a une estime de soi fragile et qu’il ne s’aime pas assez ?

Les signes révélateurs

Selon Atif Benabdallah, psychologue clinicien, cette fragilité ne se manifeste pas toujours de façon évidente, mais s’exprime souvent à travers des signaux discrets et répétitifs. “L’enfant peut avoir tendance à se dévaloriser constamment, en se décrivant comme “nul”, “incapable” ou “pas assez intelligent”, y compris lorsqu’il réussit”, explique-t-il. Ce point de vue est partagé par Dr. Fayrouz Mabchour, pédopsychiatre et psychothérapeute. Elle estime que les enfants et adolescents dans ce cas de figure sont souvent très exigeants envers eux-mêmes. “Cette fragilité peut s’accompagner d’une peur de l’échec, qui apparaît dans différentes situations du quotidien : à l’école, dans les relations avec les autres ou lors des activités de loisirs”. Cette peur de l’échec peut, d’après la pédopsychiatre, se manifester de deux façons. “Certains enfants réagissent en cherchant à tout réussir. Ils veulent éviter à tout prix les erreurs, demandent souvent de l’aide ou de la validation, ou au contraire souhaitent tout faire seuls. Ils prennent beaucoup de temps pour leurs tâches, par peur de mal faire. D’autres enfants adoptent quant à eux une attitude d’évitement. Ils repoussent les tâches difficiles, abandonnent rapidement ou évitent les situations où ils pourraient échouer ou être critiqués”, développe Dr. Fayrouz Mabchour. Le besoin constant de validation figure aussi parmi les principaux indicateurs d’une faible estime de soi. “L’enfant recherche sans cesse l’approbation des adultes ou se compare négativement aux autres”, fait savoir Atif Benabdallah. L’hypersensibilité aux remarques est également un signe à ne pas sous-estimer. “Des commentaires, même bienveillants, peuvent être vécus comme des critiques personnelle”, précise le spécialiste. La fragilité de l’estime de soi peut aussi se manifester par des troubles émotionnels ou comportementaux. Comme le note Atif Benabdallah, “on peut observer du repli sur soi, de l’anxiété, de la tristesse, de l’irritabilité, voire même une agressivité défensive”. Le psychologue souligne en outre que certains enfants peuvent éprouver des difficultés à dire non et à poser des limites, ou carrément adopter une attitude provocatrice qui sert à masquer un profond sentiment d’infériorité. 

Le rôle majeur des parents 

Reconnaître les signes d’une faible estime de soi chez l’enfant est essentiel, mais le rôle des parents ne s’arrête pas là. Ces derniers sont au cœur de la construction de l’amour-propre de leur enfant. “Les parents jouent un rôle central. L’amour-propre de l’enfant se nourrit avant tout de la qualité du lien affectif et du regard porté sur lui”, confirme Atif Benabdallah. Concrètement, le psychologue recommande de valoriser l’enfant pour ce qu’il est, et non uniquement pour ce qu’il fait. “L’encouragement doit porter sur l’effort, l’intention et le progrès, plutôt que sur la performance”, explique-t-il. Le clinicien met aussi l’accent sur l’importance d’accueillir les émotions de son enfant sans les minimiser et d’éviter les comparaisons. “Reconnaître la tristesse, la colère ou la peur permet à l’enfant de se sentir légitime dans son vécu. Il est également important d’éviter les comparaisons, notamment avec les frères, les sœurs ou les camarades, car chaque enfant a son rythme et ses ressources propres”, précise-t-il. Atif Benabdallah insiste aussi sur l’exemple parental. “Les parents gagnent à incarner eux-mêmes une estime de soi saine, car les enfants apprennent davantage par l’observation que par les discours. Un enfant qui se sent aimé de façon stable et inconditionnelle apprend progressivement à s’aimer lui-même”, appuie-t-il. 

Dr. Fayrouz Mabchour complète ces recommandations en soulignant l’importance des relations et du soutien autour de l’enfant. “Il est essentiel d’encourager son enfant à tisser et maintenir des liens positifs. Les études montrent que le soutien, l’entraide et des relations bienveillantes avec les parents, les enseignants ou les pairs renforcent l’estime de soi”, souligne-t-elle. Elle recommande également d’inciter les personnes entourant son enfant à l’accompagner dans le développement de ses capacités : “Le fait de progresser dans des domaines qui comptent pour lui l’aidera à se sentir plus confiant”. La pédopsychiatre encourage aussi à proposer à l’enfant d’explorer de nouvelles activités et de faire des découvertes, afin de nourrir sa curiosité et sa confiance. “Les parents doivent s’assurer que l’enfant dispose de moments de détente suffisants, par exemple à travers le sport, les loisirs ou le temps passé avec ses amis. Ces temps de pause sont essentiels, notamment durant les périodes de contrôles ou d’examen”, conclut-elle.

Moqueries à l’école : Comment aider son enfant à préserver l’estime de soi 

Les critiques et les moqueries peuvent profondément marquer un enfant, surtout lorsqu’elles sont répétées. Pour protéger son estime de soi, l’accompagnement doit être à la fois émotionnel, éducatif et relationnel. Il est d’abord essentiel d’écouter l’enfant sans banaliser ce qu’il vit, car des phrases comme “ce n’est rien” risquent d’invalider sa souffrance. Reconnaître l’impact émotionnel des moqueries lui permet de se sentir compris et soutenu. Il est également important de l’aider à dissocier sa valeur personnelle des critiques qu’il reçoit, en lui faisant comprendre que les moqueries renvoient souvent aux insécurités de ceux qui les formulent, et non à ce qu’il est réellement. Renforcer son identité constitue un autre pilier de l’accompagnement, en lui rappelant régulièrement ses qualités, ses forces et ses réussites, afin que le regard des autres ne devienne pas son unique miroir. Par ailleurs, le développement de compétences relationnelles est précieux : apprendre à répondre avec calme, à demander de l’aide à un adulte ou à s’éloigner d’une situation toxique donne à l’enfant des outils concrets pour se protéger. 

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Dr. Rihab Chouari : « Les probiotiques ne sont pas des produits minceur passifs » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/dr-rihab-chouari-les-probiotiques-ne-sont-pas-des-produits-minceur-passifs Mon, 02 Mar 2026 14:21:18 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130482 Partout, les probiotiques sont vantés comme des alliés minceur. Mais qu’en est il vraiment ? Dr. Rihab Chouari, nutritionniste, revient sur ce que ces micro-organismes apportent réellement à notre organisme.

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Présents dans de nombreux yaourts et fromages, compléments alimentaires et produits bien-être, les probiotiques sont de plus en plus associés à la question du poids. Ces micro-organismes vivants sont aujourd’hui présentés comme des alliés potentiels du métabolisme et de la silhouette. Sur les réseaux sociaux comme dans certaines campagnes marketing, on leur prête la capacité de « relancer » l’organisme, de réduire les ballonnements ou encore de favoriser l’amincissement. Mais quel est leur réel impact en matière de perte du poids ? Constituent-ils une solution minceur ou simplement un soutien dans une démarche globale de rééquilibrage ?

Pour mieux comprendre leur rôle et leurs limites, nous avons interrogé Rihab Chouari, docteur en nutrition clinique et neurosciences.

Femmes du Maroc : Les probiotiques sont souvent présentés comme des alliés minceur… qu’en est-il réellement ?

Dr. Rihab Chouari : Très important : Le probiotique n’est pas l’outil qui « brûle » le gras, mais celui qui soigne le terrain nécessaire pour que le corps retrouve une régulation saine de son poids. L’idée que les probiotiques seraient des « brûleurs de graisse » est une confusion courante. En réalité, leur rôle est bien plus profond : ils agissent sur le microbiote, cet écosystème complexe dont le déséquilibre, appelé dysbiose, est aujourd’hui scientifiquement lié à l’obésité et aux troubles métaboliques.

Plusieurs recherches publiées dans des revues de référence confirment que la dysbiose favorise une inflammation chronique et modifie la façon dont notre corps extrait les calories. En clair, un intestin déséquilibré peut pousser l’organisme à stocker davantage.

Utiliser les probiotiques permet donc de corriger ce terrain en agissant sur trois leviers :
– L’inflammation : En renforçant la barrière intestinale pour protéger l’organisme.
– L’appétit : En aidant à mieux réguler les signaux de satiété envoyés au cerveau.
– Le stockage : En optimisant la gestion des graisses et des sucres par le corps.

Si la science progresse et confirme le lien indéniable entre microbiote et poids, elle reste prudente : les probiotiques ne remplacent pas les efforts globaux, ils les rendent plus efficaces en restaurant une santé métabolique de base. Ce sont des partenaires de santé, et non des produits minceur passifs.

FDM : Quelles limites et précautions faut-il garder en tête ?

Dr. R.C. : Le succès d’une démarche de perte de poids repose avant tout sur un rééquilibrage alimentaire personnalisé, une activité physique régulière, une bonne hydratation et un sommeil de qualité. Aucun complément ne peut se substituer à ces piliers fondamentaux.

– Dangers de l’automédication : Il est fortement déconseillé de consommer ces produits de son propre chef. L’automédication comporte des risques majeurs car il est impossible de prévoir l’impact de ces substances sur votre métabolisme. De plus, cela peut masquer ou retarder la prise en charge de réels troubles médicaux (thyroïde, résistance à l’insuline) qui nécessitent un diagnostic professionnel.

– Vigilance sur la provenance : Il est impératif de privilégier les circuits contrôlés comme les pharmacies et parapharmacies pour garantir la traçabilité. Les achats sur internet présentent des risques élevés de contrefaçons ou de présence de substances chimiques interdites et dangereuses, non mentionnées sur l’étiquette.

– Accompagnement spécialisé : Il est indispensable de faire un suivi personnalisé adapté avec un professionnel de santé formé en compléments alimentaires et en micronutrition. Seul un expert pourra établir une recommandation exacte, sécurisée et personnalisée, en se basant sur vos bilans biologiques, votre profil clinique et vos objectifs spécifiques.

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Nouhaila Kharrat : « La perte de poids observée lors d’une détox est surtout liée à une perte d’eau » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/nouhaila-kharrat-la-perte-de-poids-observee-lors-dune-detox-est-surtout-liee-a-une-perte-deau Sun, 01 Mar 2026 23:02:36 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130385 À l’approche des beaux jours ou après une période d’excès, les cures « détox » reviennent en force, promettant légèreté et perte de poids rapide. Mais ces programmes sont-ils vraiment efficaces ? La diététicienne et nutritionniste Nouhaila Kharrat apporte un éclairage scientifique sur leurs effets réels, leurs dangers potentiels et les alternatives plus saines pour prendre soin de son corps sur le long terme. Interview.

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Femmes du Maroc : Que peut réellement apporter une cure “détox” en termes de minceur ?

Nouhaila Kharrat : Les cures dites « détox » sont souvent présentées comme une solution rapide pour purifier l’organisme et favoriser la perte de poids. Jus, tisanes, poudres ou compléments promettent d’éliminer les toxines et de relancer le métabolisme. En réalité, leur effet sur la minceur est limité et souvent mal interprété.

Le corps possède déjà des systèmes de détoxification très performants, principalement assurés par le foie, les reins, les intestins et les poumons. Leur rôle est d’éliminer en permanence les déchets issus du métabolisme. Une cure détox n’active pas ces organes au-delà de leurs capacités naturelles.

La perte de poids observée lors d’une cure détox est le plus souvent liée à une réduction temporaire des apports caloriques, à une perte d’eau et à une diminution du glycogène, et non à une véritable perte de masse grasse. Cela explique pourquoi le poids revient fréquemment après l’arrêt de la cure.

Cependant, certaines personnes ressentent un mieux-être transitoire : digestion plus légère, diminution des ballonnements ou sensation de « remise à zéro ». Ces effets sont davantage liés à une pause alimentaire, à une meilleure hydratation ou à la réduction des aliments ultra-transformés qu’à un réel effet détoxifiant.

FDM : Quels effets indésirables ou dangers ces produits peuvent-ils provoquer ?

N.K. : Les cures détox sont souvent perçues comme douces et naturelles, alors qu’elles peuvent représenter un stress important pour l’organisme, surtout lorsqu’elles sont restrictives ou mal adaptées. En réduisant fortement les apports énergétiques et protéiques, elles privent le corps de carburant essentiel à son fonctionnement.

L’un des premiers effets observés est une fatigue marquée, parfois accompagnée de maux de tête, de vertiges ou d’une baisse de concentration. Face à un apport insuffisant, l’organisme active des mécanismes de protection : il ralentit le métabolisme, économise l’énergie et limite la dépense calorique, ce qui va à l’encontre de l’objectif minceur.

Certaines cures reposent sur des effets diurétiques ou laxatifs. Cette perte rapide d’eau peut donner l’illusion d’un ventre plus plat ou d’un chiffre plus bas sur la balance, mais elle s’accompagne souvent d’une déshydratation et d’une perte de minéraux essentiels. Cela peut entraîner des crampes musculaires, des palpitations, des troubles digestifs, voire une fatigue rénale chez les personnes sensibles.

Chez certaines femmes, sur le plan hormonal ces pratiques peuvent également perturber les signaux de faim et de satiété, accentuer les fringales, favoriser les compulsions alimentaires et renforcer le cycle restriction–reprise de poids. À long terme, elles fragilisent la relation à l’alimentation plutôt que de la réparer.

FDM : Pourquoi ces cures ne remplacent-elles pas un suivi nutritionnel ou une alimentation équilibrée ?

N.K. : Une cure détox agit de manière ponctuelle et standardisée sur le court terme, elle ne tient pas compte des besoins individuels, du métabolisme, du niveau d’activité, du stress ou de l’histoire alimentaire; alors que la gestion du poids repose sur des adaptations durables et dépend de nombreux facteurs : métabolisme, équilibre hormonal, qualité du sommeil, niveau de stress, activité physique et relation à l’alimentation.

Contrairement aux cures détox, le suivi nutritionnel vise à soutenir les fonctions naturelles du corps sur le long terme. Le foie et les reins n’ont pas besoin d’être « nettoyés », mais d’être alimentés correctement, avec des apports suffisants en protéines, fibres, vitamines et minéraux. C’est cette constance qui permet une élimination efficace, une digestion optimale et une énergie stable.

Une alimentation équilibrée respecte le rythme biologique et évite de placer l’organisme en état d’alerte. Elle permet de préserver la masse musculaire, essentielle au métabolisme, et de favoriser une perte de masse grasse progressive et durable. À l’inverse, les cures détox peuvent fragiliser le métabolisme et rendre la gestion du poids plus difficile à long terme.

En résumé, les cures détox peuvent donner l’illusion d’un nouveau départ, mais elles ne remplacent ni une alimentation équilibrée ni un accompagnement nutritionnel. Là où la détox promet une solution rapide, la nutrition propose une stratégie durable, respectueuse du corps et de sa physiologie. Pour une minceur qui s’inscrit dans le temps, le corps n’a pas besoin d’être « nettoyé », mais soutenu intelligemment.

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Perte de poids : les traitements en vogue passés au crible https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/perte-de-poids-les-traitements-en-vogue-passes-au-crible Fri, 20 Feb 2026 12:43:32 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130005 Face à l’obsession du poids, les solutions pour mincir se multiplient à une vitesse folle. Injections amaigrissantes, comprimés réduisant l’absorption des graisses... chacune promettant de faire maigrir plus vite, plus efficacement. Mais que valent vraiment ces méthodes ? Quels effets ont-elles sur l’organisme et quels risques se cachent derrière leurs promesses minceur ? Décryptage avec des experts.

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Longtemps cantonnée aux régimes stricts et, dans certains cas, à la chirurgie, la quête de perte de poids se tourne aujourd’hui vers des options médicamenteuses et paramédicales. Promettant d’agir sur l’appétit et le métabolisme, les injections amaigrissantes font partie des solutions “minceur” les plus en vogue en ce moment. Ozempic, Victoza et d’autres noms reviennent sans cesse dans les conversations autour de la minceur, alors qu’à l’origine, ce sont des médicaments conçus pour traiter le diabète de type 2. “Ces injections sont toutes des agonistes du GLP-1. C’est une hormone naturellement produite dans l’intestin en réponse à l’ingestion d’aliments. Elle joue un rôle clé dans la régulation de la glycémie et de l’appétit”, nous explique Dr. Khaled Dembri, médecin spécialiste en endocrinologie, diabétologie et nutrition. 

Ozempic, Victoza, Wegovy : Mode d’action

Toutefois, même si ces injections partagent toutes le même mécanisme, chacune a son propre mode d’action et sa propre manière d’agir sur la satiété. “Bien que ces médicaments aient des effets similaires en termes de perte de poids, ils diffèrent par leur dosage, leur fréquence d’administration et leurs indications spécifiques”, précise Dr. Dembri. Ozempic, par exemple, se distingue par son injection hebdomadaire et son action particulièrement marquée sur la satiété, ce qui lui vaut une grande popularité. “Ozempic stimule la sécrétion d’insuline par le pancréas en réponse à une élévation de la glycémie. Il réduit également la production de glucagon, une hormone qui augmente la glycémie, et ralentit la vidange gastrique, ce qui contribue à une sensation de satiété prolongée”, détaille l’endocrinologue. Victoza, lui, se prend chaque jour et offre une approche plus progressive. Wegovy, conçu spécifiquement pour la prise en charge du surpoids et de l’obésité, imite lui aussi l’hormone de satiété. “Wegovy a un mécanisme d’action similaire à celui d’Ozempic”, développe Dr. Dembri. Mais attention, ces injections sont fortement déconseillées chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la thyroïde, ceux ayant un antécédent de pancréatite, les personnes ayant des problèmes gastro-intestinaux ou des allergies à un des composants, les personnes sujettes à l’hypoglycémie, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes. “Il est essentiel que les patients consultent un professionnel de santé avant de commencer un traitement par agoniste du GLP-1”, insiste Dr. Dembri.

Quels effets sur la balance ?

Côté résultats, les tests cliniques révèlent des chiffres impressionnants. “Généralement, les patients peuvent commencer à observer des résultats dans les 4 à 6 semaines suivant le début du traitement. Cependant, la perte de poids significative prend souvent plusieurs mois, et les résultats maximaux peuvent être atteints au bout de 6 à 12 mois”, fait savoir Dr. Dembri. Mais une reprise de poids est tout-à-fait possible après l’arrêt du médicament. “Ces injections aident à perdre du poids en augmentant la satiété, en réduisant l’appétit et en ralentissant la vidange gastrique. Du coup, lorsque le traitement est arrêté, ces effets disparaissent, ce qui peut conduire à une augmentation de l’appétit et une consommation calorique plus élevée”, explique le praticien. D’où la nécessité, souligne l’endocrinologue, d’adopter des changements de mode de vie durables, tels qu’une alimentation équilibrée et une routine régulière d’exercice physique. 

Comme tout médicament agissant sur le métabolisme, les injections peuvent s’accompagner d’effets indésirables, le plus souvent digestifs, qui varient en intensité selon les personnes et les molécules utilisées. Nausées, vomissements, diarrhées, constipation ou sensation de ballonnement figurent parmi les effets les plus fréquemment rapportés, notamment en début de traitement. “L’impact à long terme de ces injections sur le pancréas n’est pas encore complètement compris. Les préoccupations concernant la santé du pancréas se concentrent principalement sur le risque de pancréatite et le potentiel effet sur le développement de cancers du pancréas”, explique le praticien. 

Les inhibiteurs de l’absorption de graisse 

Pour lutter contre les kilos en trop, d’autres traitements, agissant cette fois directement sur l’absorption des graisses, viennent enrichir l’offre existante. Ces médicaments, souvent sous forme de comprimés, agissent en bloquant partiellement l’absorption des graisses alimentaires par l’intestin, réduisant ainsi l’apport calorique sans nécessiter de changements drastiques dans l’alimentation. Parmi les plus connus, on retrouve l’Orlistat, autorisé dans de nombreux pays, dont le Maroc, et prescrit aux personnes en surpoids ou obèses, présentant des facteurs de risque métaboliques, comme un taux de cholestérol élevé ou une hypertension. “En bloquant l’assimilation   des graisses, ces médicaments peuvent aussi limiter l’absorption de certaines vitamines essentielles, notamment les vitamines liposolubles comme les vitamines A, D et K”, alerte Dr. Amal Mjabber, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, nutrition et maladies métaboliques. La praticienne souligne que l’action ciblée de ces molécules sur l’intestin entraîne logiquement certains effets indésirables. “Ces traitements doivent impérativement être pris sur ordonnance et jamais de manière aléatoire. Ils doivent être adaptés à l’état de santé du patient et s’inscrire dans une prise en charge globale, incluant une alimentation saine et une activité physique adaptée”, insiste la spécialiste. 

 

Quid des brûleurs de graisse  ?  

Les “brûleurs de graisse”, ces suppléments alimentaires censés favoriser la combustion des graisses stockées, trouvent naturellement leur place dans cette lutte contre les kilos en trop. Le thé vert, la caféine, la L-carnitine, le guarana ou encore le konjac font partie des plus connus et sont souvent commercialisés sous forme de gélules ou de poudres. Mais derrière le marketing, que valent vraiment ces produits ?  “Il est vrai que certaines substances comme la caféine ou le thé vert sont célèbres pour leur prétendu effet brûle-graisse, mais la réalité scientifique est bien plus nuancée. Ces composés ne “brûlent” pas le gras au sens propre ; ils agissent tout au plus comme des soutiens au métabolisme”, estime Rihab Chouari, docteur en nutrition clinique et neurosciences.

Pour mieux cerner l’action de ces produits, la chercheuse en biologie de la santé détaille ce qu’ils apportent réellement à l’organisme. “La caféine, par exemple, stimule le système nerveux et augmente légèrement la thermogenèse, c’est-à-dire la production de chaleur par le corps. Cela pousse l’organisme à dépenser quelques calories supplémentaires, mais cet effet reste marginal et s’estompe avec l’habitude”, explique-t-elle. “Le thé vert peut, grâce à ses catéchines (EGCG), favoriser très légèrement l’oxydation des graisses, mais les études montrent que sans un déficit calorique et une activité physique, l’impact sur la balance est quasiment nul. La L-carnitine, souvent mise en avant dans les salles de sport, possède quant à elle un rôle biologique précis dans le transport des acides gras vers les mitochondries pour produire de l’énergie. Cependant, pour une personne en bonne santé, en consommer davantage ne force pas le corps à utiliser plus de gras”, poursuit Dr. Chouari. La nutritionniste précise par ailleurs que ces produits demeurent “totalement inefficaces” pour transformer la silhouette de manière passive chez une personne en bonne santé.

Le mythe du naturel 

En plus de leur efficacité très relative, les brûleurs de graisse soulèvent aussi des questions de sécurité. Car même s’ils sont en vente libre et souvent présentés comme “naturels”, ils ne sont pas pour autant dénués de risques. “Les grandes institutions de santé s’accordent sur le fait que les “brûleurs de graisse” présentent des risques réels pour une efficacité scientifiquement marginale”, met en garde Dr. Rihab Chouari. La praticienne attire d’abord l’attention sur les effets cardiovasculaires liés à certains ingrédients stimulants. “L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et les Instituts américains de la santé (NIH) alertent sur l’usage de stimulants comme la caféine, le guarana ou l’orange amère, qui sollicitent trop le cœur”, explique-t-elle. “Cela peut entraîner des tachycardies, une augmentation de la sensation artérielle, ainsi que des troubles du système nerveux comme l’anxiété, la nervosité ou les insomnies”. Le foie est lui aussi concerné.

En fin de compte, tout nous ramène vers la même conclusion : l’équilibre est le meilleur allié pour perdre du poids de manière saine et durable. 

“Ozempic peut être utile pour certains et déconseillé pour d’autres”

L’Ozempic est aujourd’hui utilisé dans la prise en charge de l’obésité, mais uniquement dans des situations médicales bien précises. Il est prescrit aux personnes présentant une obésité avérée, avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, ou un IMC supérieur à 27 avec au moins un facteur de risque associé, comme l’hypertension, l’hypercholestérolémie ou le diabète de type 2. Le problème est que certaines personnes se disent que puisque ce médicament est prescrit par des médecins, il ne peut pas être dangereux, et considèrent donc qu’elles peuvent le prendre sans indication médicale. Or, la logique médicale est toute autre : tout repose sur la balance bénéfice-risque. Chez les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, le risque lié à la maladie est souvent plus important que les effets indésirables du médicament ; dans ce cas, le traitement est bénéfique. En revanche, chez d’autres personnes, le risque lié à la maladie est plus faible que celui lié au médicament, ce qui rend son utilisation inadaptée. Autrement dit, un même traitement peut être utile pour certains profils et déconseillé pour d’autres. Par ailleurs, il est important de souligner que ces injections sont porteuses d’espoir pour les personnes souffrant d’obésité, mais ne constituent pas une solution miracle.

 

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Harcèlement à l’école : Comment réagir en tant que parent ? https://femmesdumaroc.com/perso/famille/harcelement-a-lecole-comment-reagir-en-tant-que-parent Mon, 16 Feb 2026 15:49:58 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129762 Au Maroc, le harcèlement scolaire touche de nombreux élèves et peut laisser des traces durables sur leur bien-être et leur scolarité. Face à une telle situation, la réaction des parents est déterminante. Voici les recommandations du Dr. Fayrouz Mabchour, pédopsychiatre et psychothérapeute.

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Selon les données publiées par l’UNESCO dans son rapport sur la violence et le harcèlement en milieu scolaire, près d’un élève sur trois dans le monde déclare avoir été victime de harcèlement au moins une fois. Au niveau national, des études relayées par le ministère de l’Éducation nationale et des enquêtes menées en partenariat avec l’UNICEF indiquent qu’une proportion significative d’élèves marocains déclarent avoir été exposés à des violences verbales, physiques ou psychologiques en milieu scolaire. Les violences entre pairs, les moqueries répétées et, de plus en plus, le cyberharcèlement figurent parmi les formes les plus signalées.

Comment faut-il réagir lorsque son enfant est concerné ? Voici les recommandations du Dr. Fayrouz Mabchour, pédopsychiatre et psychothérapeute :

  • Commencez par écouter votre enfant afin de bien comprendre ce qui s’est passé. Prenez en compte l’ensemble de la situation, y compris son rôle, et vérifiez s’il s’agit d’un événement isolé ou répété dans le temps.
  • Demandez-lui s’il a essayé de gérer la situation seul et s’il a cherché de l’aide auprès d’un adulte ou d’une personne de confiance.
  • Aidez votre enfant à trouver des solutions adaptées pour l’avenir. Encouragez-le à éviter la vengeance et à privilégier les mots pour exprimer son désaccord. S’il ne se sent pas capable de faire face à la situation seul, il doit pouvoir s’éloigner et demander de l’aide. En cas de violence physique, la priorité est de se mettre en sécurité.
  • Si une intervention est nécessaire, faites-le avec calme. Réagir sous le coup de l’émotion peut aggraver la situation. Rappelez-vous que l’enfant à l’origine de l’agression peut lui aussi traverser des difficultés et avoir besoin d’accompagnement.
  • Enfin, sensibilisez votre enfant à l’importance de prévenir un adulte lorsqu’il est témoin d’une situation injuste.

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Meryem Benjelloun : « L’amlou est l’ingrédient phare de ma collection La Majorelle » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/food-drink/meryem-benjelloun-lamlou-est-lingredient-phare-de-ma-collection-la-majorelle Sat, 14 Feb 2026 08:00:30 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129621 Créative, passionnée et fidèle aux traditions culinaires marocaines, la cheffe traiteur, Meryem Benjelloun, fondatrice de Mima’s, vient de dévoiler sa nouvelle collection baptisée “La Majorelle”. Elle nous en parle dans cette interview.

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Pourquoi avoir choisi le nom “La Majorelle” pour cette nouvelle collection ?

Cette année, comme beaucoup de Marocains, je ressens un attachement encore plus fort à mon pays. Les grands événements récents, notamment la Coupe d’Afrique, ont ravivé ce sentiment de fierté et d’appartenance que nous portons en nous depuis toujours. Au moment de concevoir cette nouvelle collection, il m’a semblé évident de rendre hommage au Maroc qui est pour moi une source d’inspiration inépuisable. J’ai alors exploré plusieurs symboles forts de notre patrimoine, comme les motifs du zellige et les palettes emblématiques de notre artisanat. Et naturellement, le Jardin Majorelle s’est imposé comme une évidence puisqu’il incarne parfaitement cette alliance entre tradition et modernité. Ses couleurs vibrantes, profondément ancrées dans l’identité marocaine, m’inspirent énormément et traduisent exactement l’esprit que je voulais insuffler à cette collection.

Y a-t-il des ingrédients ou produits phares que vous mettez particulièrement à l’honneur ?

Oui, l’ingrédient phare de cette collection, c’est clairement l’amlou. C’est une saveur incontournable de notre patrimoine et je tenais à la mettre à l’honneur, surtout dans la partie sucrée et la sélection spéciale Ramadan. On connaît tous l’amlou traditionnel à base d’amandes, mais j’ai voulu le revisiter avec des déclinaisons plus créatives : pistache, noisette, chocolat et caramel. L’idée était de garder l’authenticité tout en apportant une touche moderne.

Comment décririez-vous votre signature culinaire aujourd’hui ?

Ma signature, ce sont les miniatures. J’aime travailler sur des petits formats, proposer des bouchées élégantes qui permettent de goûter à tout. Mais cela ne m’empêche pas de respecter les tailles traditionnelles de certains incontournables comme par exemple, la “Ghriba bahla”. Quand je la revisite au café vanille je la propose en petit format, mais la recette traditionnelle, je préfère la garder dans sa taille d’origine. Elle est belle ainsi, et je ne veux pas dénaturer un classique déjà parfait. J’innove, oui, mais toujours avec beaucoup de respect pour nos traditions.

 Comment voyez-vous évoluer le métier de traiteur haut de gamme au Maroc ?

Nous assistons aujourd’hui à une véritable évolution du secteur. Les professionnels marocains ont atteint un niveau remarquable, comparable à ce qui se fait par exemple en Europe. La cuisine marocaine s’est d’ailleurs distinguée ces dernières années à travers plusieurs compétitions internationales. Les traiteurs redoublent d’efforts, notamment en matière de scénographie et de décoration, et on sent une volonté constante de se surpasser, d’innover et d’élever encore plus les standards du haut de gamme au Maroc.

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Nouhaila Kharrat : « Les suppléments métaboliques ne font pas perdre du poids à eux seuls » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/nouhaila-kharrat-les-supplements-metaboliques-ne-font-pas-perdre-du-poids-a-eux-seuls Wed, 11 Feb 2026 10:42:48 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129385 Entre fatigue persistante, stress chronique et régimes à répétition, de nombreuses femmes ont le sentiment que leur métabolisme « tourne au ralenti ». Face à une perte de poids qui stagne malgré les efforts, les suppléments métaboliques apparaissent souvent comme une solution rapide et accessible. Mais derrière les promesses marketing, quelle est leur réelle utilité ? Peuvent-ils vraiment relancer la machine, ou ne sont-ils qu’un soutien ponctuel dans une démarche plus globale ? Dans cette interview, Nouhaila Kharrat, diététicienne et nutritionniste, démêle le vrai du faux.

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Femmes du Maroc : Plusieurs recourent à des compléments alimentaires, des vitamines et minéraux pour perdre quelques kilos. Selon vous, les suppléments métaboliques peuvent-ils réellement aider à perdre du poids ?

Nouhaila Kharrat : De plus en plus de femmes se tournent vers les suppléments métaboliques dans l’espoir de faciliter la perte de poids. Vitamines, minéraux ou extraits naturels promettent de « relancer le métabolisme » ou de « brûler les graisses ». Mais que peut-on réellement en attendre ? Le métabolisme correspond à l’ensemble des réactions chimiques qui permettent au corps de produire de l’énergie à partir de ce que nous mangeons. Pour fonctionner correctement, il a besoin de micronutriments précis. Lorsqu’ils sont insuffisants, le corps devient moins efficace : il dépense moins d’énergie, fatigue plus vite et a tendance à stocker.

Pour perdre du poids, l’organisme doit être capable de transformer correctement les nutriments en énergie. Or, lorsque certaines vitamines ou certains minéraux manquent, ce processus devient moins efficace. Le corps a alors tendance à économiser l’énergie plutôt qu’à la dépenser, ce qui peut ralentir la perte de graisse, même avec une alimentation équilibrée.

Les suppléments métaboliques n’agissent donc pas comme des produits amaigrissants directs. Ils ne font pas perdre du poids à eux seuls. Leur intérêt est ailleurs : ils permettent au métabolisme de fonctionner dans de bonnes conditions. Par exemple, certaines vitamines interviennent dans la transformation des glucides et des graisses en énergie, tandis que certains minéraux participent à la régulation musculaire, nerveuse et hormonale.

Chez une personne fatiguée, stressée ou carencée, le métabolisme peut être ralenti, même avec une alimentation équilibrée. Dans ce cas, une supplémentation ciblée peut aider à retrouver plus d’énergie, à mieux bouger au quotidien et à soutenir indirectement la perte de masse grasse.

FDM : Dans quels cas une supplémentation est-elle utile pour la minceur ?

N.K. : La supplémentation est utile dans des situations ciblées, et non de manière systématique. Elle devient intéressante lorsque la perte de poids est freinée par un déséquilibre interne. C’est souvent le cas chez les femmes souffrant de fatigue persistante, de stress chronique ou de troubles du sommeil. Le stress chronique augmente la production de cortisol, une hormone qui favorise le stockage des graisses, notamment au niveau abdominal. Certains micronutriments participent à la régulation du système nerveux et peuvent aider l’organisme à mieux gérer ce stress, rendant la perte de poids plus accessible.

Les régimes restrictifs répétés constituent également un terrain fréquent de déséquilibre. En supprimant certains groupes alimentaires, le corps s’appauvrit progressivement en nutriments essentiels. Il se met alors en mode « économie d’énergie », ce qui ralentit le métabolisme et complique la perte de poids. Une supplémentation bien choisie peut aider à rééquilibrer l’organisme et à restaurer un fonctionnement métabolique plus efficace.

Enfin, certaines femmes présentent des carences silencieuses, sans symptômes évidents, mais qui se manifestent par des envies alimentaires incontrôlées, une baisse de motivation ou une stagnation du poids malgré les efforts. Dans ces cas, la supplémentation agit comme un levier de soutien, toujours intégrée dans une prise en charge globale.

FDM : Quels risques existe-t-il en cas de surdosage ou d’automédication ?

N.K. : L’erreur la plus courante est de penser que « naturel » signifie « sans danger ». Pourtant, un complément alimentaire agit sur des mécanismes biologiques précis et, lorsqu’il est consommé en excès, il peut perturber l’équilibre de l’organisme. Les compléments alimentaires ne sont donc pas anodins : un surdosage peut entraîner une fatigue inhabituelle, des troubles digestifs, hormonaux, cardiovasculaires ou encore rénaux.

Certains produits dits « brûleurs de graisses » stimulent excessivement le système nerveux, entraînant nervosité, palpitations et troubles du sommeil, des facteurs qui freinent la perte de poids.

L’automédication peut également masquer un problème sous-jacent : fatigue chronique, déséquilibre hormonal, troubles digestifs ou métaboliques. Sans accompagnement, on traite le symptôme sans corriger la cause.

La clé reste donc la personnalisation : une supplémentation efficace est celle qui répond à un besoin réel, à la bonne dose, sur une durée définie, et intégrée dans une approche globale de la santé et du poids.

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Kenza Tazi : “J’ai voulu montrer un amour qui dépasse les liens de sang” https://femmesdumaroc.com/inspiration/culture/kenza-tazi-jai-voulu-montrer-un-amour-qui-depasse-les-liens-de-sang Tue, 06 Jan 2026 15:06:11 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127391 Pour son court-métrage « Frères de lait », largement salué au Maroc et à l’international, Kenza Tazi a endossé l’écriture, la réalisation et l’image. Formée entre Paris et Berlin et fille du grand Mohamed Abderrahman Tazi, la cinéaste puise dans ses racines marocaines pour raconter des histoires profondes et touchantes. Dans « Frères de lait », elle nous plonge au cœur du Foundouk de l’allaitement de Fès, où une jeune mère célibataire tisse un lien fort avec un enfant orphelin, défiant les préjugés de la société. Interview.

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Dans votre premier court-métrage “Frères de lait”, vous signez à la fois l’écriture, la réalisation et l’image. Comment avez-vous vécu cette expérience ? Cette triple casquette vous a-t-elle donné plus de liberté ?

Ayant une formation de directrice de la photographie, en écrivant ce film je l’ai d’abord pensé en images et en lumières. Il était nécessaire pour moi que l’image traduise le sujet et les enjeux narratifs, que l’image ne soit pas un élément distinct ajouté à l’histoire mais plutôt une partie intégrante de la compréhension des personnages et de leur psychologie. J’étais assez anxieuse à l’idée d’avoir cette double casquette sur le tournage, de réalisatrice et cheffe opératrice, car c’était la première fois pour moi mais j’ai adoré cette expérience. J’étais très bien entourée et j’avais une merveilleuse équipe autour de moi qui m’a justement permise d’avoir cette liberté de créer ce film exactement comme je l’avais imaginé. C’était une chance pour moi de tenir ces deux rôles et je l’ai d’ailleurs réitéré avec mon second court-métrage et j’aimerais que ce soit également le cas pour mon premier long-métrage.

Qu’est ce qui vous a donné envie de faire du Foundouk de l’allaitement et du lien de lait le cœur de votre court-métrage ?

Il y a quelques années, j’ai découvert par hasard l’histoire du Foundouk de l’allaitement à Fès et j’ai directement été conquise par la symbolique de ce lieu. Un cocon où les femmes se retrouvaient entre elles et donnaient leur lait à des nouveau-nés orphelins ou abandonnés. Le principe en lui-même de ce lieu m’a semblé extrêmement fort et touchant et aujourd’hui peu connu par les gens de ma génération. J’ai donc voulu centrer ce court-métrage sur ce lieu de partage, d’échange et d’amour maternel symbolisé par le lait. Un lieu qui fait partie de notre patrimoine marocain et qui devient finalement dans le film, un des personnages principaux. De plus, visuellement les Foundouks de la médina de Fès sont d’une beauté indescriptible ce qui m’a donné un très beau terrain de jeu à l’image mais aussi sur le point de vue narratif de par la symbolique de ce lieu. Je voulais également montrer ce lien fort qui se crée lors de l’allaitement, un amour palpable dans le regard, le toucher, un amour qui dépasse les liens de sang. Et c’est exactement ce qui arrive à Meriem dans le film, interprétée par Nadia Kounda, où elle crée un lien indescriptible avec cet enfant qu’elle allaite, qu’elle finit par considérer comme son propre fils.

 

 
 
 
 
 
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Dans ce film, vous explorez également d’autres thématiques telles que la stigmatisation des mères célibataires, l’amour maternelle ou encore la solidarité féminine. Pourquoi ce choix ?

La condition féminine et le lien maternel sont des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur. Le message que je voulais passer ne consistait pas simplement à dire que les mères célibataires sont stigmatisées dans notre société car cela paraît assez évident, mais j’avais plutôt envie de montrer comment Meriem, malgré les obstacles et les jugements, restait digne et fière et qu’elle trouvait un moyen, quel qu’il en soit, de garder ce lien si précieux avec cet enfant. Cette stigmatisation des mères célibataires reste encore beaucoup trop présente dans notre société et il est important d’en parler. C’est en observant au plus près ce lien que Meriem crée avec l’enfant à travers l’allaitement que l’on se rend compte de l’innocence de cet amour maternel, sa force mais aussi son authenticité. Au final, pourquoi devrions-nous la séparer d’un enfant qu’elle considère comme le sien, pour l’unique raison qu’elle n’ait pas de mari ?

“Frères de lait” a reçu de nombreuses récompenses, au Maroc comme à l’international, et est aujourd’hui en compétition au ShortFest Buenos Aires. Comment vivez-vous cette reconnaissance ?

Je suis très heureuse du parcours du film qui a énormément voyagé. Je ne m’attendais pas à tant de festivals et de prix pour un premier court-métrage mais je suis extrêmement touchée que le public ait perçu ce que nous avons voulu transmettre avec ce film. On l’a fait avec beaucoup d’amour, entourée d’enfants avec lesquels nous avons créé de réels liens et je pense que ça s’est ressenti. Toute l’équipe et le casting étaient très impliqués dans le projet et j’ai eu beaucoup de chance d’être si bien entourée pour ce premier film.

 

 
 
 
 
 
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Être la fille de Mohamed Abderrahman Tazi, figure majeure du cinéma marocain, a-t-il influencé votre rapport au cinéma ?

J’ai eu la chance de grandir sur des plateaux de tournage dès mon plus jeune âge et j’ai aujourd’hui la chance d’être épaulée et soutenue par mon père en tant que producteur de mes films. C’est une chance inouïe dont j’ai bien conscience car c’est un soutien sans faille qui me permet de me concentrer uniquement sur le côté créatif. Mon père vient d’une autre génération du cinéma et par ce fait, il m’a inculqué une rigueur, une discipline et un amour pour ce métier dont je suis extrêmement reconnaissante. Il m’a transmis cette passion et je suis très heureuse de pouvoir la partager avec lui maintenant, tout en apprenant tous les jours de son expérience et de sa connaissance. Il m’a également partagé l’importance d’un cinéma qui prend racine dans notre patrimoine culturel, nos traditions et notre héritage.

Vous travaillez actuellement sur “Laissées pour compte”, votre premier long métrage. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

C’est un projet qui me tient énormément à cœur. Le film est un huis-clos carcéral dans une prison où 4 femmes se retrouvent enfermées dans la même cellule suite à une descente de police chez un médecin pratiquant des avortements illégaux. Elles finissent ainsi enceintes derrière des barreaux de fer avec comme unique point commun, une grossesse non désirée. Loin d’être un film sombre et dramatique, j’aimerais traiter de ce long chemin d’acceptation vers une maternité forcée pour ces 4 femmes, très différentes les unes des autres, mais qui finissent par créer en prison un cocon où elles peuvent éclore. Finalement, c’est une certaine continuité de « Frères de Lait » car le Foundouk est maintenant remplacé par la prison et la solidarité féminine est au cœur du récit.

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L’argent de poche : un outil pour devenir grand https://femmesdumaroc.com/perso/famille/largent-de-poche-un-outil-pour-devenir-grand Sun, 04 Jan 2026 08:00:10 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127215 L’argent de poche est considéré comme un véritable outil d’apprentissage et de responsabilité, à condition que son usage soit structuré. Lorsqu’il est bien encadré, il permet à l’enfant d’acquérir des réflexes utiles pour la vie adulte. À partir de quel âge faut-il en donner ? Comment en faire un allié éducatif plutôt qu’une source de comparaison ? Explications.

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Donner de l’argent de poche à son enfant ne se limite pas à lui permettre de s’acheter ce qu’il veut, c’est une manière de l’initier à la gestion de l’argent. Mais à partir de quel âge est-il pertinent de confier un petit budget à son enfant ? Les spécialistes s’accordent à dire que l’introduction de l’argent de poche peut se faire dès le primaire. “L’enfant peut commencer à recevoir de l’argent de poche vers 6 ou 7 ans. C’est l’âge où il entre dans une phase de pensée concrète, qu’il a conscience que les objets ont un prix, que l’argent s’échange contre quelque chose, et qu’il n’est pas illimité. Ce moment est tout-à-fait propice au démarrage d’une éducation à la gestion financière”, explique Dr. Hafsa Abouelfaraj, psychiatre et psychothérapeute. 

La fréquence compte !

La fréquence à laquelle l’argent de poche est donné joue un rôle clé dans l’apprentissage de la gestion et de la planification. Selon Dr. Hafsa Abouelfaraj, il est préférable d’opter pour une donation régulière pour les petits enfants et mensuelle pour les adolescents. “Cela donne à l’enfant une prévisibilité structurante quant à son rapport au temps. À l’inverse, en donnant de façon irrégulière ou en fonction de “l’humeur” du parent, l’enfant comprend que “l’argent dépend des caprices de ceux qui le donnent””. La psychiatre attire également l’attention sur la nécessité de bien dissocier argent de poche et récompense. “On ne “paie” pas les bonnes notes ou le bon comportement. L’argent de poche est un espace d’apprentissage dans un cadre neutre, et non un instrument de contrôle. On peut certes ponctuellement encourager un bon effort mais ce sera exceptionnel”, détaille-t-elle. 

Premier pas vers l’éducation financière 

En adoptant la bonne méthodologie, l’argent de poche peut être un moyen efficace pour inculquer à son enfant les bases de l’éducation financière. Un constat que confirme Mohamed Jadri, économiste et animateur de l’émission “Kidayr Maa Lmasrouf” sur Radio Aswat. “Donner régulièrement à son enfant une petite somme lui permet de faire des choix et peut aussi devenir un moyen de le responsabiliser. L’enfant apprend à dépenser, mais aussi à offrir et à économiser”, souligne l’expert. Même son de cloche chez Dr. Abouelfaraj qui explique que la gestion de l’argent de poche impacte le rapport à l’argent à l’âge adulte. “Celui qui a grandi dans un contexte affectif serein où l’argent n’est ni interdit ni à l’origine de conflits développe un rapport plus apaisé à l’argent. En donnant de l’argent de poche à un enfant, on ne l’aide pas seulement à comptabiliser, on lui transmet une éthique de vie”, détaille-t-elle.

L’argent de poche est un excellent outil pour introduire les bases de la gestion financière, encore faut-il l’aborder avec justesse pour éviter de créer chez l’enfant un rapport anxiogène à l’argent. “L’éducation financière doit rester positive, bienveillante et progressive”, insiste Mohamed Jadri. “Parler à son enfant d’argent sans tabou est essentiel mais il faut éviter les phrases culpabilisantes et privilégier une approche pédagogique”, poursuit-il. L’expert attire également l’attention sur l’importance d’éviter le chantage ou la punition liée à l’argent. “Il ne faut pas utiliser l’argent comme moyen de contrôle car cela peut créer une peur ou une culpabilité associée à l’argent”, avertit-il. Par ailleurs, l’économiste recommande aux parents de valoriser la réflexion plutôt que la privation. “Si l’enfant veut un objet coûteux, le parent doit l’aider à calculer combien de semaines d’épargne il lui faudrait pour l’obtenir. Cela permet de développer la notion de décision consciente”. L’expert encourage aussi à impliquer l’enfant dans de petites décisions quotidiennes comme, par exemple, le choix entre deux marques de produits lors des courses. 

Dans la même veine, il est essentiel de mettre en place des outils concrets pour aider l’enfant à organiser son argent. À cet égard, l’économiste Mohamed Jadri propose plusieurs méthodes simples et adaptées à l’âge de l’enfant pour rendre la gestion ludique et concrète. “L’une des méthodes efficaces est la règle des trois boîtes : Une boîte pour dépenser maintenant, une pour économiser, et une pour partager. Cette approche aide l’enfant à équilibrer plaisir, patience et générosité”,  explique-t-il. Le suivi régulier constitue également un point clé. “Tenir un petit carnet pour noter les entrées et sorties d’argent permet à l’enfant de développer l’habitude de suivre ses dépenses”, précise l’économiste. L’expert indique aussi que fixer des objectifs et épargner petit à petit pour les atteindre, permet à l’enfant d’apprendre la valeur de l’effort et la planification. Enfin, Mohamed Jadri insiste sur l’exemple parental. “Les parents doivent montrer qu’ils planifient leurs achats, comparent les prix ou épargnent pour un projet familial”, car c’est par l’observation que l’enfant intègre durablement les bonnes pratiques.

Comment protéger son enfant de la comparaison ? 

“Les enfants peuvent se sentir moins bien lorsqu’ils reçoivent moins que les autres ou, à l’inverse, se valoriser lorsqu’ils reçoivent plus. Dans tous les cas, il faut les aider à comprendre qu’ils ne doivent pas se définir par ce qu’ils possèdent. Les parents doivent expliquer que chaque famille a ses choix, ses contraintes et ses priorités. Dire, par exemple, que dans notre famille “une petite somme suffit pour apprendre à bien gérer et que l’important c’est l’usage que tu fais de ton argent et non son montant”. Ce réajustement aide l’enfant à retrouver une boussole interne dans une société qui pousse souvent à la comparaison. Il est également essentiel de donner du sens à ses dépenses. Proposer à l’enfant de réserver une partie de son argent pour un projet personnel (un livre, une sortie, un cadeau…) lui permet de percevoir l’argent comme un moyen d’expression ou de partage, plutôt qu’un indicateur de statut. L’enfant doit aussi se sentir libre de parler de ses émotions. La jalousie, la honte ou la frustration sont normales. En les accueillant avec empathie, le parent l’aide à les réguler, plutôt qu’à les refouler”.

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L’AFEM célèbre 25 ans d’audace et de leadership au féminin https://femmesdumaroc.com/video/lafem-celebre-25-ans-daudace-et-de-leadership-au-feminin Thu, 11 Dec 2025 10:36:50 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=125811 L’Association des femmes cheffes d’entreprises du Maroc (AFEM) a célébré, le 5 décembre à Casablanca, ses 25 ans d’engagement en faveur du renforcement de la place des femmes dans le tissu économique national.

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Autour du thème « Leadership et entrepreneuriat féminin : Pour un Maroc inclusif », l’événement a notamment réuni des femmes cheffes d’entreprises, des acteurs économiques, ainsi que des délégations internationales. Cette rencontre spéciale a mis en lumière les parcours inspirants de celles qui façonnent l’écosystème entrepreneurial marocain et ouvrent la voie à de nouvelles générations de dirigeantes.

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