Meryem Ait Ouaanna, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/meryem Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Sun, 19 Apr 2026 11:23:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Meryem Ait Ouaanna, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/meryem 32 32 Il m’a épousé pour les “papiers” https://femmesdumaroc.com/perso/il-ma-epousee-pour-les-papiers Sat, 18 Apr 2026 08:00:44 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=132336 Hind pensait avoir rencontré l’homme de sa vie, prêt à tout pour construire leur avenir, jusqu’au jour où elle comprend qu’il n’avait d’autre objectif que d'obtenir les papiers pour régulariser sa situation en France.

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Je suis née en France de parents marocains originaires de Fès. Chaque été, nous rentrions au “bled” en famille et ces vacances représentaient un véritable retour aux sources. C’était une parenthèse essentielle dans l’année, un moment que j’attendais toujours avec impatience, sans me douter qu’un de ces étés allait changer le cours de ma vie.

Un mois avant notre départ pour le Maroc, j’ai fait la connaissance de Alae à travers une application de rencontres. Il vivait à Casablanca, et au début, je ne prenais pas cette conversation très au sérieux. Mais très vite, nos échanges sont devenus quotidiens, intenses, presque indispensables. Nous passions nos journées à nous envoyer des messages vocaux et nos soirées à nous appeler en vidéo jusqu’à tard dans la nuit. Il me parlait avec assurance, me disait que j’étais différente et que je correspondais exactement à la femme qu’il espérait rencontrer pour construire sa vie. Il évoquait le mariage comme une évidence, et me répétait sans cesse : “Je suis prêt à laisser ma vie au Maroc pour construire la nôtre en France”. 

Lorsque je suis arrivée au Maroc cet été-là, on s’est vus et j’ai eu l’impression de le connaître depuis toujours. Il était attentionné, rassurant, présent et se montrait respectueux et impliqué. Chaque weekend, il faisait le déplacement de Casablanca à Fès rien que pour me voir, preuve, à mes yeux, de son sérieux et de son engagement. Alae me parlait tout le temps d’avenir, de projets, de famille, et il n’a fallu que quelques semaines pour qu’il me demande en mariage. Je savais que tout allait vite, peut-être trop vite, mais je me laissais porter par l’intensité de nos sentiments. Mes cousines me disaient de faire attention, et mes parents n’étaient pas convaincus non plus, mais je les rassurais en leur répétant que j’étais sûre de mon choix.

Une cérémonie en toute simplicité

Nous avons célébré notre mariage au Maroc, en toute simplicité, entourés de nos proches. Quelques jours après la cérémonie, je suis rentrée en France afin d’entamer les démarches nécessaires pour qu’il puisse me rejoindre légalement. Comme pour toute installation dans un autre pays, il fallait constituer un dossier, prouver la réalité de notre union et patienter le temps que l’administration fasse son travail. Cette période d’attente a duré plusieurs mois durant lesquels Alae s’est montré un mari dévoué, attentif à chacun de mes besoins et déterminé à me rendre heureuse malgré la distance. Lorsqu’il a finalement obtenu son visa et qu’il m’a rejointe en France, j’étais persuadée que le plus difficile était derrière nous. Je l’ai accueilli à l’aéroport avec des larmes de joie, convaincue que notre vie à deux allait enfin commencer. Les premières semaines ont été belles, faites de découvertes et d’ajustements, comme dans tout couple qui apprend à vivre sous le même toit. Mais peu à peu, son attitude a changé. Il est devenu plus distant, moins démonstratif et les discussions sur l’avenir le mettaient mal à l’aise. Je me retrouvais à justifier des choses qui, auparavant, allaient de soi. J’essayais de me convaincre qu’il traversait simplement une phase d’adaptation, que le changement de pays et cette nouvelle vie à deux pouvaient expliquer ce malaise.

Un réveil brutal

Puis un soir, au détour d’une discussion, il m’a annoncé qu’il ne m’aimait plus comme avant et qu’il ne se voyait pas continuer ainsi. Ses mots m’ont sidérée. J’ai ressenti un vertige immense, comme si tout ce que nous avions construit s’effondrait en quelques phrases. La conversation a dérapé et, dans un moment de colère intense, il a laissé entendre que désormais, il avait “ce qu’il lui fallait” pour rester en France. Cette phrase a agi comme un déclic brutal, donnant un autre sens à la rapidité de notre mariage, à son empressement et à son changement soudain une fois sa situation régularisée. 

Nous avons fini par nous séparer moins de deux ans après notre union. Le divorce a été pénible, mais ce qui m’a le plus marquée reste le sentiment d’avoir été utilisée et d’avoir confondu intensité et sincérité. J’avais engagé mon cœur, mon énergie, ma famille ainsi que ma crédibilité pour me retrouver, en fin de compte, avec une grosse déception et une blessure des plus douloureuses. Je me suis sentie naïve, trahie, et j’ai dû affronter une profonde remise en question de moi-même et de ma capacité à juger les intentions des autres. Les mois qui ont suivi ont été lourds à porter ; j’ai traversé une véritable tempête émotionnelle, avec des moments de doute  et un sentiment de solitude accablant.

Aujourd’hui, après avoir réussi à me relever d’une dépression sévère, je me sens plus forte. Cette épreuve m’a appris à observer les actes derrière les paroles, à ne plus me laisser emporter par la passion ou l’urgence, et surtout, à prendre mon temps avant de m’engager. J’ai compris que la décision de se marier ne se prend jamais du jour au lendemain et qu’il est essentiel de connaître la personne profondément, d’évaluer sa sincérité et sa constance. Ce parcours difficile m’a ouvert les yeux sur l’importance de se respecter soi-même et de ne jamais confondre intensité avec véritable engagement.

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Parents : L’obsession du sans-faute https://femmesdumaroc.com/perso/famille/parents-lobsession-du-sans-faute Fri, 17 Apr 2026 10:06:47 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=132323 À force de vouloir offrir le meilleur à leurs enfants, certains parents glissent sans s’en rendre compte vers une exigence obsessionnelle. Entre accompagnement bienveillant et pression excessive, où se situe la limite ? Décryptage.

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Ils veulent que leurs enfants brillent à tous les plans : premiers de la classe, engagés dans toutes les activités extrascolaires, sociables, sûrs d’eux, créatifs, émotionnellement stables… Et au moindre petit signe de difficulté, l’appel au spécialiste (coach ou thérapeute) est presque immédiat, , convaincus qu’il faut agir illico presto. C’est le cas de nombreux parents d’aujourd’hui, qui, poussés par la peur de l’échec et le désir de la performance veulent rien laisser au hasard. “Aider un enfant à progresser doit rester au service de son développement, pas au service de l’anxiété des adultes ou d’un idéal de perfection”, souligne d’emblée Dr. Nawal Idrissi Khamlichi, pédopsychiatre et psychothérapeute. Selon la praticienne, une aide “saine et bienveillante” a pour principal objectif de stimuler l’apprentissage, la curiosité et l’autonomie de l’enfant. À l’inverse, Dr. Khamlichi relève que cela devient “trop” lorsque la réussite prend une place disproportionnée et que le message implicite transmis à l’enfant est : “Si tu ne performes pas, tu me déçois”. “Les signaux d’alerte sont très concrets : l’enfant n’a plus droit à l’erreur ou vit l’erreur comme une catastrophe ; les discussions familiales tournent presque exclusivement autour des notes, des classements, des concours ou de l’orientation ; la charge de travail empiète sur le sommeil, le jeu, la détente et la vie sociale. Il arrive aussi que les parents “portent” à sa place, en surveillant, anticipant et négociant tout, au point qu’il n’apprenne plus à se réguler seul”, explique-t-elle.  

La course à la perfection 

Qu’elle soit visible ou subtile, cette pression ne reste pas sans conséquence. Lorsqu’un enfant est sans cesse évalué et comparé, son développement émotionnel et psychologique peut en pâtir. “La pression chronique agit comme un stress répétitif. Un enfant peut s’adapter à une période exigeante, mais quand la pression devient constante, elle peut impacter plusieurs dimensions, à commencer par l’estime de soi. L’enfant peut construire une identité centrée sur la performance : “je vaux ce que je réussis”. Cela peut le fragiliser au moindre échec. On rencontre des profils “très bons élèves” mais intérieurement anxieux, perfectionnistes et épuisés”, détaille Dr. Khamlichi. Dans le même ordre d’idées, la pédopsychiatre fait savoir qu’un enfant soumis à une pression continue apprend moins à écouter ses émotions. Pareillement, le rapport à l’apprentissage peut également être impacté. “La motivation peut passer d’un désir d’apprendre à une logique de survie : travailler pour éviter la punition, la honte, la comparaison. À long terme, cela peut réduire la curiosité, la créativité, la prise d’initiative. L’enfant évite les défis par peur d’être “moyen”, il choisit ce qui garantit une bonne note plutôt que ce qui le fait grandir”, précise-t-elle. La spécialiste indique également que certains enfants peuvent développer des troubles du sommeil ou d’alimentation, ressentir une fatigue et des douleurs liées au stress, ou faire des crises d’angoisse. “Un véritable épuisement scolaire peut également s’installer et  dans les situations les plus préoccupantes, on observe un profond mal-être, des conduites d’évitement ou des comportements à risque”, poursuit-elle. Sans oublier que cette pression peut aussi affecter la relation parent-enfant. “La communication se tend ce qui crée une relation tendue où l’école devient un champ de bataille quotidien, au lieu d’être un projet commun”, explique Dr. Nawal Idrissi Khamlichi. 

Une pression qui pèse sur tous 

Toutefois, cette pression ne pèse pas uniquement sur les épaules des enfants, les parents sont, eux aussi, frappés de plein fouet. “Cette course à la réussite a un coût, et il peut être lourd même pour les parents. Une étude sur l’épuisement parental a montré que les parents les plus exigeants envers eux-mêmes, et les plus sensibles au regard des autres, sont aussi ceux qui s’épuisent le plus. Ils se sentent moins compétents, et ont parfois du mal à rester connectés émotionnellement à leur enfant”, souligne Dr. Hafsa Abouelfaraj, psychiatre et psychothérapeute. Au fil du temps, cette course à la perfection laisse des marques bien réelles chez les parents. “Psychologiquement, cette pression se traduit souvent par une hypervigilance. Les parents surveillent tout et cette attention excessive pompe une énergie mentale et émotionnelle folle qui peut mener à un épuisement profond. À la longue, cet état d’alerte permanent peut générer de l’anxiété, des troubles du sommeil, de l’irritabilité, ou ce sentiment persistant de ne jamais être à la hauteur. Beaucoup ont l’impression de ne pas en faire assez, même quand ils donnent tout”, fait remarquer la psychiatre. Dr. Abouelfaraj explique par ailleurs que cette pression est souvent nourrie par la crainte que son enfant ne réussisse pas, ne trouve pas sa place, ou ne soit pas assez armé pour affronter l’avenir. “Cette inquiétude, attisée par un climat social très compétitif et la comparaison avec les autres, peut enfermer les parents dans un cercle vicieux : plus ils ont peur, plus ils veulent tout contrôler, pensant ainsi éviter les écueils”, détaille-t-elle. La psychothérapeute précise que cette pression vient aussi d’une projection inconsciente : beaucoup de parents voient une part d’eux-mêmes dans leurs enfants. L’héritage familial joue aussi un rôle, certains reproduisant les exigences qu’ils ont subies, d’autres cherchant à combler ce qui leur a manqué pendant leur enfance.

Accompagner, sans surcontrôler 

Pour éviter que cette pression ne devienne écrasante, Dr. Hafsa Abouelfaraj invite les parents à repenser leur approche. “Les enfants s’épanouissent vraiment quand ils grandissent dans un environnement à la fois bienveillant qui les encourage à devenir autonomes. Un premier pas important, c’est de revoir ce qu’on entend par “réussite”. Il est tout aussi essentiel de reconnaître que chaque enfant a son propre rythme, ses talents et ses passions. La façon dont on encourage un enfant est également très importante. Lorsqu’on souligne les efforts et la persévérance d’un enfant plutôt que ses résultats, on l’aide à cultiver ce qu’on appelle un “growth mindset””. La spécialiste souligne in fine que tout cela doit reposer sur un lien affectif solide et sécurisant, précisant qu’un enfant qui se sent aimé développe plus d’assurance et une meilleure gestion de ses émotions.

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Feryal El Moghraby : «Encourager les organisations dirigées par des femmes, c’est investir dans des solutions durables» https://femmesdumaroc.com/femmes/feryal-el-moghraby-encourager-les-organisations-dirigees-par-des-femmes-cest-investir-dans-des-solutions-durables Tue, 17 Mar 2026 16:18:23 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131208 Faciliter l’accès aux financements pour celles et ceux qui agissent pour le changement : telle est l’ambition de Feryal El Moghraby, fondatrice de NOVAI. Avec cette plateforme qui mobilise l’intelligence artificielle au service des ONG et des entreprises sociales, l’entrepreneure veut lever l’un des principaux freins à l’innovation sociale. Dans cet entretien, elle revient sur son parcours, les défis rencontrés en tant que femme dans la tech et son regard sur le potentiel de l’écosystème marocain.

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Femmes du Maroc : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans un domaine aussi spécifique que l’accès aux financements pour les ONG et les entreprises sociales, en y intégrant les outils de l’intelligence artificielle ?

Feryal El Moghraby : Mon engagement vient avant tout du terrain. Depuis plus d’une décennie, je travaille aux côtés d’ONG et d’initiatives sociales dans plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. J’ai vu de près des organisations extraordinaires, portées par des personnes profondément engagées, mais qui peinent à accéder aux financements nécessaires pour développer leurs projets. Le paradoxe est frappant : d’un côté, il existe des milliards de dollars dédiés au financement du développement et de l’innovation sociale ; de l’autre, des organisations très impactantes passent à côté de ces opportunités faute de temps, de réseau ou d’expertise en montage de projets.

Lorsque l’intelligence artificielle a commencé à transformer de nombreux secteurs, j’ai immédiatement pensé à son potentiel pour le secteur social. Pourquoi ces technologies puissantes ne serviraient-elles pas aussi à soutenir celles et ceux qui travaillent à améliorer nos sociétés ? C’est ainsi qu’est née NOVAI : une plateforme qui met l’IA au service de l’impact social, pour aider les ONG et les entreprises sociales à identifier les bonnes opportunités de financement, structurer leurs idées et préparer des propositions plus solides. L’ambition est simple : faire en sorte qu’aucune grande idée ne reste sans financement faute d’outils ou d’accès à l’information.

FDM : En tant que femme évoluant dans la tech et l’innovation, un univers encore largement masculin, avez-vous dû relever des défis particuliers ?

F.E.M. : Oui, et je pense qu’il serait malhonnête de prétendre le contraire. Évoluer à l’intersection de la tech, de l’innovation sociale et du monde des ONG en tant que femme, et particulièrement en tant que femme arabe, implique souvent de devoir prouver sa légitimité deux fois plutôt qu’une. J’ai eu des réunions où mon expertise était remise en question avant même que j’aie ouvert la bouche, et d’autres où mes idées n’ont été entendues qu’après avoir été reformulées par quelqu’un d’autre. Mais ces obstacles m’ont aussi forgée. Ils m’ont appris à construire mes arguments avec rigueur, à créer ma propre crédibilité plutôt que d’attendre qu’on me la reconnaisse, et surtout à ne jamais sous-estimer la puissance d’un réseau de femmes qui se soutiennent mutuellement. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la dimension genre occupe une place centrale dans NOVAI.

FDM : A travers NOVAI, vous proposez notamment des avantages pour les organisations dirigées par des femmes. Pourquoi était-ce important pour vous d’intégrer cette dimension dans la plateforme ?

F.E.M. : Dans de nombreuses régions du monde, les organisations dirigées par des femmes rencontrent encore des obstacles structurels pour accéder aux financements, aux réseaux et à la visibilité. Pour moi, il était donc essentiel que NOVAI contribue à réduire ces barrières. Nous avons voulu intégrer une approche inclusive qui facilite l’accès aux opportunités pour les organisations portées par des femmes et valorise leur leadership.

Mais au-delà de la question d’égalité, il s’agit aussi d’une question d’impact. Les études montrent que lorsque les femmes ont accès aux ressources et aux outils nécessaires, les bénéfices se répercutent sur l’ensemble de la communauté : l’éducation, la santé, l’économie locale. Encourager les organisations dirigées par des femmes, c’est investir dans des solutions durables et dans des sociétés plus équilibrées.

FDM : Quel regard portez-vous sur l’écosystème des ONG et de l’innovation sociale au Maroc ? Voyez-vous un potentiel particulier dans le pays ?

F.E.M. : Le Maroc possède un écosystème particulièrement dynamique et inspirant. On y observe une nouvelle génération d’acteurs engagés, entrepreneurs sociaux, associations, initiatives citoyennes qui cherchent à apporter des solutions concrètes aux défis sociaux et environnementaux. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est la volonté croissante d’innover et de connecter les initiatives locales à des dynamiques internationales. Le Maroc se positionne progressivement comme un hub régional pour l’innovation et l’entrepreneuriat social.

Je suis convaincue que le potentiel est immense. Avec un meilleur accès aux financements, aux technologies et aux réseaux internationaux, les organisations marocaines peuvent jouer un rôle majeur dans la transformation sociale de la région. C’est d’ailleurs l’une des ambitions de NOVAI : connecter les organisations de la région à des opportunités globales et créer des ponts entre les innovateurs sociaux du monde entier.

 

Feryal El Moghraby prendra part à l’événement AI FOR IMPACT 2026 qui se tiendra le 10 avril prochain à Casablanca. Organisée en marge du GITEX Africa par EPIK Leaders en partenariat avec l’École marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI), cette rencontre a pour objectif d’explorer le potentiel de l’IA au service de l’impact social.

 

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S’aimer, ça s’apprend dès l’enfance https://femmesdumaroc.com/perso/famille/saimer-ca-sapprend-des-lenfance Sat, 07 Mar 2026 08:00:42 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130610 Apprendre à son enfant à s’aimer et à se respecter est un enjeu fondamental du rôle parental. Des professionnels de la santé mentale partagent les clés pour aider son enfant à grandir avec confiance et estime de soi, à la maison comme à l’école.

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Donner à son enfant les clés de l’amour de soi est l’un des plus précieux héritages qu’un parent pourrait laisser. L’amour propre, qui passe notamment par l’estime de soi, influence profondément la vie d’adulte. Il impacte non seulement la relation que l’on entretient avec soi-même, mais aussi avec les autres. C’est pourquoi il est essentiel de sensibiliser son enfant, dès le plus jeune âge, à l’importance de s’aimer. Mais comment savoir si son enfant a une estime de soi fragile et qu’il ne s’aime pas assez ?

Les signes révélateurs

Selon Atif Benabdallah, psychologue clinicien, cette fragilité ne se manifeste pas toujours de façon évidente, mais s’exprime souvent à travers des signaux discrets et répétitifs. “L’enfant peut avoir tendance à se dévaloriser constamment, en se décrivant comme “nul”, “incapable” ou “pas assez intelligent”, y compris lorsqu’il réussit”, explique-t-il. Ce point de vue est partagé par Dr. Fayrouz Mabchour, pédopsychiatre et psychothérapeute. Elle estime que les enfants et adolescents dans ce cas de figure sont souvent très exigeants envers eux-mêmes. “Cette fragilité peut s’accompagner d’une peur de l’échec, qui apparaît dans différentes situations du quotidien : à l’école, dans les relations avec les autres ou lors des activités de loisirs”. Cette peur de l’échec peut, d’après la pédopsychiatre, se manifester de deux façons. “Certains enfants réagissent en cherchant à tout réussir. Ils veulent éviter à tout prix les erreurs, demandent souvent de l’aide ou de la validation, ou au contraire souhaitent tout faire seuls. Ils prennent beaucoup de temps pour leurs tâches, par peur de mal faire. D’autres enfants adoptent quant à eux une attitude d’évitement. Ils repoussent les tâches difficiles, abandonnent rapidement ou évitent les situations où ils pourraient échouer ou être critiqués”, développe Dr. Fayrouz Mabchour. Le besoin constant de validation figure aussi parmi les principaux indicateurs d’une faible estime de soi. “L’enfant recherche sans cesse l’approbation des adultes ou se compare négativement aux autres”, fait savoir Atif Benabdallah. L’hypersensibilité aux remarques est également un signe à ne pas sous-estimer. “Des commentaires, même bienveillants, peuvent être vécus comme des critiques personnelle”, précise le spécialiste. La fragilité de l’estime de soi peut aussi se manifester par des troubles émotionnels ou comportementaux. Comme le note Atif Benabdallah, “on peut observer du repli sur soi, de l’anxiété, de la tristesse, de l’irritabilité, voire même une agressivité défensive”. Le psychologue souligne en outre que certains enfants peuvent éprouver des difficultés à dire non et à poser des limites, ou carrément adopter une attitude provocatrice qui sert à masquer un profond sentiment d’infériorité. 

Le rôle majeur des parents 

Reconnaître les signes d’une faible estime de soi chez l’enfant est essentiel, mais le rôle des parents ne s’arrête pas là. Ces derniers sont au cœur de la construction de l’amour-propre de leur enfant. “Les parents jouent un rôle central. L’amour-propre de l’enfant se nourrit avant tout de la qualité du lien affectif et du regard porté sur lui”, confirme Atif Benabdallah. Concrètement, le psychologue recommande de valoriser l’enfant pour ce qu’il est, et non uniquement pour ce qu’il fait. “L’encouragement doit porter sur l’effort, l’intention et le progrès, plutôt que sur la performance”, explique-t-il. Le clinicien met aussi l’accent sur l’importance d’accueillir les émotions de son enfant sans les minimiser et d’éviter les comparaisons. “Reconnaître la tristesse, la colère ou la peur permet à l’enfant de se sentir légitime dans son vécu. Il est également important d’éviter les comparaisons, notamment avec les frères, les sœurs ou les camarades, car chaque enfant a son rythme et ses ressources propres”, précise-t-il. Atif Benabdallah insiste aussi sur l’exemple parental. “Les parents gagnent à incarner eux-mêmes une estime de soi saine, car les enfants apprennent davantage par l’observation que par les discours. Un enfant qui se sent aimé de façon stable et inconditionnelle apprend progressivement à s’aimer lui-même”, appuie-t-il. 

Dr. Fayrouz Mabchour complète ces recommandations en soulignant l’importance des relations et du soutien autour de l’enfant. “Il est essentiel d’encourager son enfant à tisser et maintenir des liens positifs. Les études montrent que le soutien, l’entraide et des relations bienveillantes avec les parents, les enseignants ou les pairs renforcent l’estime de soi”, souligne-t-elle. Elle recommande également d’inciter les personnes entourant son enfant à l’accompagner dans le développement de ses capacités : “Le fait de progresser dans des domaines qui comptent pour lui l’aidera à se sentir plus confiant”. La pédopsychiatre encourage aussi à proposer à l’enfant d’explorer de nouvelles activités et de faire des découvertes, afin de nourrir sa curiosité et sa confiance. “Les parents doivent s’assurer que l’enfant dispose de moments de détente suffisants, par exemple à travers le sport, les loisirs ou le temps passé avec ses amis. Ces temps de pause sont essentiels, notamment durant les périodes de contrôles ou d’examen”, conclut-elle.

Moqueries à l’école : Comment aider son enfant à préserver l’estime de soi 

Les critiques et les moqueries peuvent profondément marquer un enfant, surtout lorsqu’elles sont répétées. Pour protéger son estime de soi, l’accompagnement doit être à la fois émotionnel, éducatif et relationnel. Il est d’abord essentiel d’écouter l’enfant sans banaliser ce qu’il vit, car des phrases comme “ce n’est rien” risquent d’invalider sa souffrance. Reconnaître l’impact émotionnel des moqueries lui permet de se sentir compris et soutenu. Il est également important de l’aider à dissocier sa valeur personnelle des critiques qu’il reçoit, en lui faisant comprendre que les moqueries renvoient souvent aux insécurités de ceux qui les formulent, et non à ce qu’il est réellement. Renforcer son identité constitue un autre pilier de l’accompagnement, en lui rappelant régulièrement ses qualités, ses forces et ses réussites, afin que le regard des autres ne devienne pas son unique miroir. Par ailleurs, le développement de compétences relationnelles est précieux : apprendre à répondre avec calme, à demander de l’aide à un adulte ou à s’éloigner d’une situation toxique donne à l’enfant des outils concrets pour se protéger. 

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Dr. Rihab Chouari : « Les probiotiques ne sont pas des produits minceur passifs » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/dr-rihab-chouari-les-probiotiques-ne-sont-pas-des-produits-minceur-passifs Mon, 02 Mar 2026 14:21:18 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130482 Partout, les probiotiques sont vantés comme des alliés minceur. Mais qu’en est il vraiment ? Dr. Rihab Chouari, nutritionniste, revient sur ce que ces micro-organismes apportent réellement à notre organisme.

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Présents dans de nombreux yaourts et fromages, compléments alimentaires et produits bien-être, les probiotiques sont de plus en plus associés à la question du poids. Ces micro-organismes vivants sont aujourd’hui présentés comme des alliés potentiels du métabolisme et de la silhouette. Sur les réseaux sociaux comme dans certaines campagnes marketing, on leur prête la capacité de « relancer » l’organisme, de réduire les ballonnements ou encore de favoriser l’amincissement. Mais quel est leur réel impact en matière de perte du poids ? Constituent-ils une solution minceur ou simplement un soutien dans une démarche globale de rééquilibrage ?

Pour mieux comprendre leur rôle et leurs limites, nous avons interrogé Rihab Chouari, docteur en nutrition clinique et neurosciences.

Femmes du Maroc : Les probiotiques sont souvent présentés comme des alliés minceur… qu’en est-il réellement ?

Dr. Rihab Chouari : Très important : Le probiotique n’est pas l’outil qui « brûle » le gras, mais celui qui soigne le terrain nécessaire pour que le corps retrouve une régulation saine de son poids. L’idée que les probiotiques seraient des « brûleurs de graisse » est une confusion courante. En réalité, leur rôle est bien plus profond : ils agissent sur le microbiote, cet écosystème complexe dont le déséquilibre, appelé dysbiose, est aujourd’hui scientifiquement lié à l’obésité et aux troubles métaboliques.

Plusieurs recherches publiées dans des revues de référence confirment que la dysbiose favorise une inflammation chronique et modifie la façon dont notre corps extrait les calories. En clair, un intestin déséquilibré peut pousser l’organisme à stocker davantage.

Utiliser les probiotiques permet donc de corriger ce terrain en agissant sur trois leviers :
– L’inflammation : En renforçant la barrière intestinale pour protéger l’organisme.
– L’appétit : En aidant à mieux réguler les signaux de satiété envoyés au cerveau.
– Le stockage : En optimisant la gestion des graisses et des sucres par le corps.

Si la science progresse et confirme le lien indéniable entre microbiote et poids, elle reste prudente : les probiotiques ne remplacent pas les efforts globaux, ils les rendent plus efficaces en restaurant une santé métabolique de base. Ce sont des partenaires de santé, et non des produits minceur passifs.

FDM : Quelles limites et précautions faut-il garder en tête ?

Dr. R.C. : Le succès d’une démarche de perte de poids repose avant tout sur un rééquilibrage alimentaire personnalisé, une activité physique régulière, une bonne hydratation et un sommeil de qualité. Aucun complément ne peut se substituer à ces piliers fondamentaux.

– Dangers de l’automédication : Il est fortement déconseillé de consommer ces produits de son propre chef. L’automédication comporte des risques majeurs car il est impossible de prévoir l’impact de ces substances sur votre métabolisme. De plus, cela peut masquer ou retarder la prise en charge de réels troubles médicaux (thyroïde, résistance à l’insuline) qui nécessitent un diagnostic professionnel.

– Vigilance sur la provenance : Il est impératif de privilégier les circuits contrôlés comme les pharmacies et parapharmacies pour garantir la traçabilité. Les achats sur internet présentent des risques élevés de contrefaçons ou de présence de substances chimiques interdites et dangereuses, non mentionnées sur l’étiquette.

– Accompagnement spécialisé : Il est indispensable de faire un suivi personnalisé adapté avec un professionnel de santé formé en compléments alimentaires et en micronutrition. Seul un expert pourra établir une recommandation exacte, sécurisée et personnalisée, en se basant sur vos bilans biologiques, votre profil clinique et vos objectifs spécifiques.

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Nouhaila Kharrat : « La perte de poids observée lors d’une détox est surtout liée à une perte d’eau » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/nouhaila-kharrat-la-perte-de-poids-observee-lors-dune-detox-est-surtout-liee-a-une-perte-deau Sun, 01 Mar 2026 23:02:36 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130385 À l’approche des beaux jours ou après une période d’excès, les cures « détox » reviennent en force, promettant légèreté et perte de poids rapide. Mais ces programmes sont-ils vraiment efficaces ? La diététicienne et nutritionniste Nouhaila Kharrat apporte un éclairage scientifique sur leurs effets réels, leurs dangers potentiels et les alternatives plus saines pour prendre soin de son corps sur le long terme. Interview.

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Femmes du Maroc : Que peut réellement apporter une cure “détox” en termes de minceur ?

Nouhaila Kharrat : Les cures dites « détox » sont souvent présentées comme une solution rapide pour purifier l’organisme et favoriser la perte de poids. Jus, tisanes, poudres ou compléments promettent d’éliminer les toxines et de relancer le métabolisme. En réalité, leur effet sur la minceur est limité et souvent mal interprété.

Le corps possède déjà des systèmes de détoxification très performants, principalement assurés par le foie, les reins, les intestins et les poumons. Leur rôle est d’éliminer en permanence les déchets issus du métabolisme. Une cure détox n’active pas ces organes au-delà de leurs capacités naturelles.

La perte de poids observée lors d’une cure détox est le plus souvent liée à une réduction temporaire des apports caloriques, à une perte d’eau et à une diminution du glycogène, et non à une véritable perte de masse grasse. Cela explique pourquoi le poids revient fréquemment après l’arrêt de la cure.

Cependant, certaines personnes ressentent un mieux-être transitoire : digestion plus légère, diminution des ballonnements ou sensation de « remise à zéro ». Ces effets sont davantage liés à une pause alimentaire, à une meilleure hydratation ou à la réduction des aliments ultra-transformés qu’à un réel effet détoxifiant.

FDM : Quels effets indésirables ou dangers ces produits peuvent-ils provoquer ?

N.K. : Les cures détox sont souvent perçues comme douces et naturelles, alors qu’elles peuvent représenter un stress important pour l’organisme, surtout lorsqu’elles sont restrictives ou mal adaptées. En réduisant fortement les apports énergétiques et protéiques, elles privent le corps de carburant essentiel à son fonctionnement.

L’un des premiers effets observés est une fatigue marquée, parfois accompagnée de maux de tête, de vertiges ou d’une baisse de concentration. Face à un apport insuffisant, l’organisme active des mécanismes de protection : il ralentit le métabolisme, économise l’énergie et limite la dépense calorique, ce qui va à l’encontre de l’objectif minceur.

Certaines cures reposent sur des effets diurétiques ou laxatifs. Cette perte rapide d’eau peut donner l’illusion d’un ventre plus plat ou d’un chiffre plus bas sur la balance, mais elle s’accompagne souvent d’une déshydratation et d’une perte de minéraux essentiels. Cela peut entraîner des crampes musculaires, des palpitations, des troubles digestifs, voire une fatigue rénale chez les personnes sensibles.

Chez certaines femmes, sur le plan hormonal ces pratiques peuvent également perturber les signaux de faim et de satiété, accentuer les fringales, favoriser les compulsions alimentaires et renforcer le cycle restriction–reprise de poids. À long terme, elles fragilisent la relation à l’alimentation plutôt que de la réparer.

FDM : Pourquoi ces cures ne remplacent-elles pas un suivi nutritionnel ou une alimentation équilibrée ?

N.K. : Une cure détox agit de manière ponctuelle et standardisée sur le court terme, elle ne tient pas compte des besoins individuels, du métabolisme, du niveau d’activité, du stress ou de l’histoire alimentaire; alors que la gestion du poids repose sur des adaptations durables et dépend de nombreux facteurs : métabolisme, équilibre hormonal, qualité du sommeil, niveau de stress, activité physique et relation à l’alimentation.

Contrairement aux cures détox, le suivi nutritionnel vise à soutenir les fonctions naturelles du corps sur le long terme. Le foie et les reins n’ont pas besoin d’être « nettoyés », mais d’être alimentés correctement, avec des apports suffisants en protéines, fibres, vitamines et minéraux. C’est cette constance qui permet une élimination efficace, une digestion optimale et une énergie stable.

Une alimentation équilibrée respecte le rythme biologique et évite de placer l’organisme en état d’alerte. Elle permet de préserver la masse musculaire, essentielle au métabolisme, et de favoriser une perte de masse grasse progressive et durable. À l’inverse, les cures détox peuvent fragiliser le métabolisme et rendre la gestion du poids plus difficile à long terme.

En résumé, les cures détox peuvent donner l’illusion d’un nouveau départ, mais elles ne remplacent ni une alimentation équilibrée ni un accompagnement nutritionnel. Là où la détox promet une solution rapide, la nutrition propose une stratégie durable, respectueuse du corps et de sa physiologie. Pour une minceur qui s’inscrit dans le temps, le corps n’a pas besoin d’être « nettoyé », mais soutenu intelligemment.

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Perte de poids : les traitements en vogue passés au crible https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/perte-de-poids-les-traitements-en-vogue-passes-au-crible Fri, 20 Feb 2026 12:43:32 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130005 Face à l’obsession du poids, les solutions pour mincir se multiplient à une vitesse folle. Injections amaigrissantes, comprimés réduisant l’absorption des graisses... chacune promettant de faire maigrir plus vite, plus efficacement. Mais que valent vraiment ces méthodes ? Quels effets ont-elles sur l’organisme et quels risques se cachent derrière leurs promesses minceur ? Décryptage avec des experts.

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Longtemps cantonnée aux régimes stricts et, dans certains cas, à la chirurgie, la quête de perte de poids se tourne aujourd’hui vers des options médicamenteuses et paramédicales. Promettant d’agir sur l’appétit et le métabolisme, les injections amaigrissantes font partie des solutions “minceur” les plus en vogue en ce moment. Ozempic, Victoza et d’autres noms reviennent sans cesse dans les conversations autour de la minceur, alors qu’à l’origine, ce sont des médicaments conçus pour traiter le diabète de type 2. “Ces injections sont toutes des agonistes du GLP-1. C’est une hormone naturellement produite dans l’intestin en réponse à l’ingestion d’aliments. Elle joue un rôle clé dans la régulation de la glycémie et de l’appétit”, nous explique Dr. Khaled Dembri, médecin spécialiste en endocrinologie, diabétologie et nutrition. 

Ozempic, Victoza, Wegovy : Mode d’action

Toutefois, même si ces injections partagent toutes le même mécanisme, chacune a son propre mode d’action et sa propre manière d’agir sur la satiété. “Bien que ces médicaments aient des effets similaires en termes de perte de poids, ils diffèrent par leur dosage, leur fréquence d’administration et leurs indications spécifiques”, précise Dr. Dembri. Ozempic, par exemple, se distingue par son injection hebdomadaire et son action particulièrement marquée sur la satiété, ce qui lui vaut une grande popularité. “Ozempic stimule la sécrétion d’insuline par le pancréas en réponse à une élévation de la glycémie. Il réduit également la production de glucagon, une hormone qui augmente la glycémie, et ralentit la vidange gastrique, ce qui contribue à une sensation de satiété prolongée”, détaille l’endocrinologue. Victoza, lui, se prend chaque jour et offre une approche plus progressive. Wegovy, conçu spécifiquement pour la prise en charge du surpoids et de l’obésité, imite lui aussi l’hormone de satiété. “Wegovy a un mécanisme d’action similaire à celui d’Ozempic”, développe Dr. Dembri. Mais attention, ces injections sont fortement déconseillées chez les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer de la thyroïde, ceux ayant un antécédent de pancréatite, les personnes ayant des problèmes gastro-intestinaux ou des allergies à un des composants, les personnes sujettes à l’hypoglycémie, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes. “Il est essentiel que les patients consultent un professionnel de santé avant de commencer un traitement par agoniste du GLP-1”, insiste Dr. Dembri.

Quels effets sur la balance ?

Côté résultats, les tests cliniques révèlent des chiffres impressionnants. “Généralement, les patients peuvent commencer à observer des résultats dans les 4 à 6 semaines suivant le début du traitement. Cependant, la perte de poids significative prend souvent plusieurs mois, et les résultats maximaux peuvent être atteints au bout de 6 à 12 mois”, fait savoir Dr. Dembri. Mais une reprise de poids est tout-à-fait possible après l’arrêt du médicament. “Ces injections aident à perdre du poids en augmentant la satiété, en réduisant l’appétit et en ralentissant la vidange gastrique. Du coup, lorsque le traitement est arrêté, ces effets disparaissent, ce qui peut conduire à une augmentation de l’appétit et une consommation calorique plus élevée”, explique le praticien. D’où la nécessité, souligne l’endocrinologue, d’adopter des changements de mode de vie durables, tels qu’une alimentation équilibrée et une routine régulière d’exercice physique. 

Comme tout médicament agissant sur le métabolisme, les injections peuvent s’accompagner d’effets indésirables, le plus souvent digestifs, qui varient en intensité selon les personnes et les molécules utilisées. Nausées, vomissements, diarrhées, constipation ou sensation de ballonnement figurent parmi les effets les plus fréquemment rapportés, notamment en début de traitement. “L’impact à long terme de ces injections sur le pancréas n’est pas encore complètement compris. Les préoccupations concernant la santé du pancréas se concentrent principalement sur le risque de pancréatite et le potentiel effet sur le développement de cancers du pancréas”, explique le praticien. 

Les inhibiteurs de l’absorption de graisse 

Pour lutter contre les kilos en trop, d’autres traitements, agissant cette fois directement sur l’absorption des graisses, viennent enrichir l’offre existante. Ces médicaments, souvent sous forme de comprimés, agissent en bloquant partiellement l’absorption des graisses alimentaires par l’intestin, réduisant ainsi l’apport calorique sans nécessiter de changements drastiques dans l’alimentation. Parmi les plus connus, on retrouve l’Orlistat, autorisé dans de nombreux pays, dont le Maroc, et prescrit aux personnes en surpoids ou obèses, présentant des facteurs de risque métaboliques, comme un taux de cholestérol élevé ou une hypertension. “En bloquant l’assimilation   des graisses, ces médicaments peuvent aussi limiter l’absorption de certaines vitamines essentielles, notamment les vitamines liposolubles comme les vitamines A, D et K”, alerte Dr. Amal Mjabber, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, nutrition et maladies métaboliques. La praticienne souligne que l’action ciblée de ces molécules sur l’intestin entraîne logiquement certains effets indésirables. “Ces traitements doivent impérativement être pris sur ordonnance et jamais de manière aléatoire. Ils doivent être adaptés à l’état de santé du patient et s’inscrire dans une prise en charge globale, incluant une alimentation saine et une activité physique adaptée”, insiste la spécialiste. 

 

Quid des brûleurs de graisse  ?  

Les “brûleurs de graisse”, ces suppléments alimentaires censés favoriser la combustion des graisses stockées, trouvent naturellement leur place dans cette lutte contre les kilos en trop. Le thé vert, la caféine, la L-carnitine, le guarana ou encore le konjac font partie des plus connus et sont souvent commercialisés sous forme de gélules ou de poudres. Mais derrière le marketing, que valent vraiment ces produits ?  “Il est vrai que certaines substances comme la caféine ou le thé vert sont célèbres pour leur prétendu effet brûle-graisse, mais la réalité scientifique est bien plus nuancée. Ces composés ne “brûlent” pas le gras au sens propre ; ils agissent tout au plus comme des soutiens au métabolisme”, estime Rihab Chouari, docteur en nutrition clinique et neurosciences.

Pour mieux cerner l’action de ces produits, la chercheuse en biologie de la santé détaille ce qu’ils apportent réellement à l’organisme. “La caféine, par exemple, stimule le système nerveux et augmente légèrement la thermogenèse, c’est-à-dire la production de chaleur par le corps. Cela pousse l’organisme à dépenser quelques calories supplémentaires, mais cet effet reste marginal et s’estompe avec l’habitude”, explique-t-elle. “Le thé vert peut, grâce à ses catéchines (EGCG), favoriser très légèrement l’oxydation des graisses, mais les études montrent que sans un déficit calorique et une activité physique, l’impact sur la balance est quasiment nul. La L-carnitine, souvent mise en avant dans les salles de sport, possède quant à elle un rôle biologique précis dans le transport des acides gras vers les mitochondries pour produire de l’énergie. Cependant, pour une personne en bonne santé, en consommer davantage ne force pas le corps à utiliser plus de gras”, poursuit Dr. Chouari. La nutritionniste précise par ailleurs que ces produits demeurent “totalement inefficaces” pour transformer la silhouette de manière passive chez une personne en bonne santé.

Le mythe du naturel 

En plus de leur efficacité très relative, les brûleurs de graisse soulèvent aussi des questions de sécurité. Car même s’ils sont en vente libre et souvent présentés comme “naturels”, ils ne sont pas pour autant dénués de risques. “Les grandes institutions de santé s’accordent sur le fait que les “brûleurs de graisse” présentent des risques réels pour une efficacité scientifiquement marginale”, met en garde Dr. Rihab Chouari. La praticienne attire d’abord l’attention sur les effets cardiovasculaires liés à certains ingrédients stimulants. “L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et les Instituts américains de la santé (NIH) alertent sur l’usage de stimulants comme la caféine, le guarana ou l’orange amère, qui sollicitent trop le cœur”, explique-t-elle. “Cela peut entraîner des tachycardies, une augmentation de la sensation artérielle, ainsi que des troubles du système nerveux comme l’anxiété, la nervosité ou les insomnies”. Le foie est lui aussi concerné.

En fin de compte, tout nous ramène vers la même conclusion : l’équilibre est le meilleur allié pour perdre du poids de manière saine et durable. 

“Ozempic peut être utile pour certains et déconseillé pour d’autres”

L’Ozempic est aujourd’hui utilisé dans la prise en charge de l’obésité, mais uniquement dans des situations médicales bien précises. Il est prescrit aux personnes présentant une obésité avérée, avec un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, ou un IMC supérieur à 27 avec au moins un facteur de risque associé, comme l’hypertension, l’hypercholestérolémie ou le diabète de type 2. Le problème est que certaines personnes se disent que puisque ce médicament est prescrit par des médecins, il ne peut pas être dangereux, et considèrent donc qu’elles peuvent le prendre sans indication médicale. Or, la logique médicale est toute autre : tout repose sur la balance bénéfice-risque. Chez les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, le risque lié à la maladie est souvent plus important que les effets indésirables du médicament ; dans ce cas, le traitement est bénéfique. En revanche, chez d’autres personnes, le risque lié à la maladie est plus faible que celui lié au médicament, ce qui rend son utilisation inadaptée. Autrement dit, un même traitement peut être utile pour certains profils et déconseillé pour d’autres. Par ailleurs, il est important de souligner que ces injections sont porteuses d’espoir pour les personnes souffrant d’obésité, mais ne constituent pas une solution miracle.

 

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Harcèlement à l’école : Comment réagir en tant que parent ? https://femmesdumaroc.com/perso/famille/harcelement-a-lecole-comment-reagir-en-tant-que-parent Mon, 16 Feb 2026 15:49:58 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129762 Au Maroc, le harcèlement scolaire touche de nombreux élèves et peut laisser des traces durables sur leur bien-être et leur scolarité. Face à une telle situation, la réaction des parents est déterminante. Voici les recommandations du Dr. Fayrouz Mabchour, pédopsychiatre et psychothérapeute.

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Selon les données publiées par l’UNESCO dans son rapport sur la violence et le harcèlement en milieu scolaire, près d’un élève sur trois dans le monde déclare avoir été victime de harcèlement au moins une fois. Au niveau national, des études relayées par le ministère de l’Éducation nationale et des enquêtes menées en partenariat avec l’UNICEF indiquent qu’une proportion significative d’élèves marocains déclarent avoir été exposés à des violences verbales, physiques ou psychologiques en milieu scolaire. Les violences entre pairs, les moqueries répétées et, de plus en plus, le cyberharcèlement figurent parmi les formes les plus signalées.

Comment faut-il réagir lorsque son enfant est concerné ? Voici les recommandations du Dr. Fayrouz Mabchour, pédopsychiatre et psychothérapeute :

  • Commencez par écouter votre enfant afin de bien comprendre ce qui s’est passé. Prenez en compte l’ensemble de la situation, y compris son rôle, et vérifiez s’il s’agit d’un événement isolé ou répété dans le temps.
  • Demandez-lui s’il a essayé de gérer la situation seul et s’il a cherché de l’aide auprès d’un adulte ou d’une personne de confiance.
  • Aidez votre enfant à trouver des solutions adaptées pour l’avenir. Encouragez-le à éviter la vengeance et à privilégier les mots pour exprimer son désaccord. S’il ne se sent pas capable de faire face à la situation seul, il doit pouvoir s’éloigner et demander de l’aide. En cas de violence physique, la priorité est de se mettre en sécurité.
  • Si une intervention est nécessaire, faites-le avec calme. Réagir sous le coup de l’émotion peut aggraver la situation. Rappelez-vous que l’enfant à l’origine de l’agression peut lui aussi traverser des difficultés et avoir besoin d’accompagnement.
  • Enfin, sensibilisez votre enfant à l’importance de prévenir un adulte lorsqu’il est témoin d’une situation injuste.

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Meryem Benjelloun : « L’amlou est l’ingrédient phare de ma collection La Majorelle » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/food-drink/meryem-benjelloun-lamlou-est-lingredient-phare-de-ma-collection-la-majorelle Sat, 14 Feb 2026 08:00:30 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129621 Créative, passionnée et fidèle aux traditions culinaires marocaines, la cheffe traiteur, Meryem Benjelloun, fondatrice de Mima’s, vient de dévoiler sa nouvelle collection baptisée “La Majorelle”. Elle nous en parle dans cette interview.

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Pourquoi avoir choisi le nom “La Majorelle” pour cette nouvelle collection ?

Cette année, comme beaucoup de Marocains, je ressens un attachement encore plus fort à mon pays. Les grands événements récents, notamment la Coupe d’Afrique, ont ravivé ce sentiment de fierté et d’appartenance que nous portons en nous depuis toujours. Au moment de concevoir cette nouvelle collection, il m’a semblé évident de rendre hommage au Maroc qui est pour moi une source d’inspiration inépuisable. J’ai alors exploré plusieurs symboles forts de notre patrimoine, comme les motifs du zellige et les palettes emblématiques de notre artisanat. Et naturellement, le Jardin Majorelle s’est imposé comme une évidence puisqu’il incarne parfaitement cette alliance entre tradition et modernité. Ses couleurs vibrantes, profondément ancrées dans l’identité marocaine, m’inspirent énormément et traduisent exactement l’esprit que je voulais insuffler à cette collection.

Y a-t-il des ingrédients ou produits phares que vous mettez particulièrement à l’honneur ?

Oui, l’ingrédient phare de cette collection, c’est clairement l’amlou. C’est une saveur incontournable de notre patrimoine et je tenais à la mettre à l’honneur, surtout dans la partie sucrée et la sélection spéciale Ramadan. On connaît tous l’amlou traditionnel à base d’amandes, mais j’ai voulu le revisiter avec des déclinaisons plus créatives : pistache, noisette, chocolat et caramel. L’idée était de garder l’authenticité tout en apportant une touche moderne.

Comment décririez-vous votre signature culinaire aujourd’hui ?

Ma signature, ce sont les miniatures. J’aime travailler sur des petits formats, proposer des bouchées élégantes qui permettent de goûter à tout. Mais cela ne m’empêche pas de respecter les tailles traditionnelles de certains incontournables comme par exemple, la “Ghriba bahla”. Quand je la revisite au café vanille je la propose en petit format, mais la recette traditionnelle, je préfère la garder dans sa taille d’origine. Elle est belle ainsi, et je ne veux pas dénaturer un classique déjà parfait. J’innove, oui, mais toujours avec beaucoup de respect pour nos traditions.

 Comment voyez-vous évoluer le métier de traiteur haut de gamme au Maroc ?

Nous assistons aujourd’hui à une véritable évolution du secteur. Les professionnels marocains ont atteint un niveau remarquable, comparable à ce qui se fait par exemple en Europe. La cuisine marocaine s’est d’ailleurs distinguée ces dernières années à travers plusieurs compétitions internationales. Les traiteurs redoublent d’efforts, notamment en matière de scénographie et de décoration, et on sent une volonté constante de se surpasser, d’innover et d’élever encore plus les standards du haut de gamme au Maroc.

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Nouhaila Kharrat : « Les suppléments métaboliques ne font pas perdre du poids à eux seuls » https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/nouhaila-kharrat-les-supplements-metaboliques-ne-font-pas-perdre-du-poids-a-eux-seuls Wed, 11 Feb 2026 10:42:48 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129385 Entre fatigue persistante, stress chronique et régimes à répétition, de nombreuses femmes ont le sentiment que leur métabolisme « tourne au ralenti ». Face à une perte de poids qui stagne malgré les efforts, les suppléments métaboliques apparaissent souvent comme une solution rapide et accessible. Mais derrière les promesses marketing, quelle est leur réelle utilité ? Peuvent-ils vraiment relancer la machine, ou ne sont-ils qu’un soutien ponctuel dans une démarche plus globale ? Dans cette interview, Nouhaila Kharrat, diététicienne et nutritionniste, démêle le vrai du faux.

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Femmes du Maroc : Plusieurs recourent à des compléments alimentaires, des vitamines et minéraux pour perdre quelques kilos. Selon vous, les suppléments métaboliques peuvent-ils réellement aider à perdre du poids ?

Nouhaila Kharrat : De plus en plus de femmes se tournent vers les suppléments métaboliques dans l’espoir de faciliter la perte de poids. Vitamines, minéraux ou extraits naturels promettent de « relancer le métabolisme » ou de « brûler les graisses ». Mais que peut-on réellement en attendre ? Le métabolisme correspond à l’ensemble des réactions chimiques qui permettent au corps de produire de l’énergie à partir de ce que nous mangeons. Pour fonctionner correctement, il a besoin de micronutriments précis. Lorsqu’ils sont insuffisants, le corps devient moins efficace : il dépense moins d’énergie, fatigue plus vite et a tendance à stocker.

Pour perdre du poids, l’organisme doit être capable de transformer correctement les nutriments en énergie. Or, lorsque certaines vitamines ou certains minéraux manquent, ce processus devient moins efficace. Le corps a alors tendance à économiser l’énergie plutôt qu’à la dépenser, ce qui peut ralentir la perte de graisse, même avec une alimentation équilibrée.

Les suppléments métaboliques n’agissent donc pas comme des produits amaigrissants directs. Ils ne font pas perdre du poids à eux seuls. Leur intérêt est ailleurs : ils permettent au métabolisme de fonctionner dans de bonnes conditions. Par exemple, certaines vitamines interviennent dans la transformation des glucides et des graisses en énergie, tandis que certains minéraux participent à la régulation musculaire, nerveuse et hormonale.

Chez une personne fatiguée, stressée ou carencée, le métabolisme peut être ralenti, même avec une alimentation équilibrée. Dans ce cas, une supplémentation ciblée peut aider à retrouver plus d’énergie, à mieux bouger au quotidien et à soutenir indirectement la perte de masse grasse.

FDM : Dans quels cas une supplémentation est-elle utile pour la minceur ?

N.K. : La supplémentation est utile dans des situations ciblées, et non de manière systématique. Elle devient intéressante lorsque la perte de poids est freinée par un déséquilibre interne. C’est souvent le cas chez les femmes souffrant de fatigue persistante, de stress chronique ou de troubles du sommeil. Le stress chronique augmente la production de cortisol, une hormone qui favorise le stockage des graisses, notamment au niveau abdominal. Certains micronutriments participent à la régulation du système nerveux et peuvent aider l’organisme à mieux gérer ce stress, rendant la perte de poids plus accessible.

Les régimes restrictifs répétés constituent également un terrain fréquent de déséquilibre. En supprimant certains groupes alimentaires, le corps s’appauvrit progressivement en nutriments essentiels. Il se met alors en mode « économie d’énergie », ce qui ralentit le métabolisme et complique la perte de poids. Une supplémentation bien choisie peut aider à rééquilibrer l’organisme et à restaurer un fonctionnement métabolique plus efficace.

Enfin, certaines femmes présentent des carences silencieuses, sans symptômes évidents, mais qui se manifestent par des envies alimentaires incontrôlées, une baisse de motivation ou une stagnation du poids malgré les efforts. Dans ces cas, la supplémentation agit comme un levier de soutien, toujours intégrée dans une prise en charge globale.

FDM : Quels risques existe-t-il en cas de surdosage ou d’automédication ?

N.K. : L’erreur la plus courante est de penser que « naturel » signifie « sans danger ». Pourtant, un complément alimentaire agit sur des mécanismes biologiques précis et, lorsqu’il est consommé en excès, il peut perturber l’équilibre de l’organisme. Les compléments alimentaires ne sont donc pas anodins : un surdosage peut entraîner une fatigue inhabituelle, des troubles digestifs, hormonaux, cardiovasculaires ou encore rénaux.

Certains produits dits « brûleurs de graisses » stimulent excessivement le système nerveux, entraînant nervosité, palpitations et troubles du sommeil, des facteurs qui freinent la perte de poids.

L’automédication peut également masquer un problème sous-jacent : fatigue chronique, déséquilibre hormonal, troubles digestifs ou métaboliques. Sans accompagnement, on traite le symptôme sans corriger la cause.

La clé reste donc la personnalisation : une supplémentation efficace est celle qui répond à un besoin réel, à la bonne dose, sur une durée définie, et intégrée dans une approche globale de la santé et du poids.

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