Ichrak Moubsit, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/ichrak Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Tue, 09 Dec 2025 10:17:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Ichrak Moubsit, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/ichrak 32 32 Energie collective https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/energie-collective Tue, 09 Dec 2025 10:17:05 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=125686 “À l’aube d’une année nouvelle, cette énergie collective raconte un pays qui avance avec assurance.”

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C’est une année qui s’achève au Maroc sous le signe du défi, de l’enchantement et d’une forme d’accomplissement collectif.

Quelles que soient les sensibilités de chacun, un temps fort s’impose à tous : la Coupe d’Afrique des Nations, que notre pays accueillera entre décembre 2025 et janvier 2026. Un événement continental, mais de portée résolument mondiale, tant par son ampleur que par l’attention qu’il suscite.

Au-delà de son prestige sportif, cette édition – promise à être l’une des plus spectaculaires de l’histoire de la CAN, que ce soit en matière d’organisation, d’affluence, d’attractivité ou d’investissement – consacre surtout le positionnement international du Maroc et son rayonnement grandissant. Elle vient confirmer ce que le monde observe depuis plusieurs années : un pays engagé dans un élan de progrès constant, qui inspire la confiance et impose le respect.

Le Maroc démontre, inlassablement, sa capacité à relever les défis, à honorer ses engagements et à se hisser au niveau des grands rendez-vous globaux. Aux plans économique, politique, social ou culturel, les avancées enregistrées ne relèvent ni du hasard ni de l’exception. Elles s’inscrivent dans une trajectoire lisible, patiemment construite, adossée à une vision de long terme et à des objectifs durables.

Si l’année écoulée reste marquée par des exploits sportifs qui ont ému et rassemblé, elle aura aussi été portée par une dynamique générale remarquable: des chantiers structurants menés à terme ou engagés; des réformes audacieuses ; une attractivité touristique inédite ; une vitalité sociale qui confirme l’aptitude du pays à écouter, dialoguer et progresser; des fondamentaux nationaux solides, garants de stabilité et de continuité.

À l’aube d’une année nouvelle, cette énergie collective raconte un pays qui avance avec assurance, fidèle à sa vocation de progrès, prêt à embrasser les horizons prometteurs qui se dessinent.

Mais le progrès ne se mesure pas uniquement aux indicateurs de performance : il se lit aussi dans les comportements, les aspirations et les transformations silencieuses de notre société. La CAN, par exemple, sera, au-delà d’un événement sportif, un révélateur social, un miroir de notre disposition à faire corps, à accueillir, à vibrer ensemble.

Ces grands rendez-vous ont ceci de particulier qu’ils dévoilent ce que les chiffres ne captent pas : les élans collectifs, les gestes de solidarité, l’envie sincère de montrer le meilleur de nous-mêmes. Ils racontent une cohésion réelle, souvent discrète, mais profondément ancrée.

Cette dynamique se manifeste d’ailleurs dans bien d’autres domaines. Elle s’exprime dans un rapport renouvelé à l’élégance et au raffinement, où l’on privilégie désormais l’expérience, la qualité et l’authenticité. Ce mouvement, discret mais significatif, traduit l’évolution du regard que les Marocains portent sur leur propre modernité.

Il témoigne d’une société plus sûre d’elle, mieux ancrée dans son identité, et prête à inventer de nouvelles formes d’excellence.

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À mains nues https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/a-mains-nues Mon, 10 Nov 2025 08:43:07 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=123857 “Une société amputée de l’apport de la moitié de sa population hypothèque son propre avenir.”

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Il y a, dans le mot travail, quelque chose qui parle de combat.

Mais pour les femmes, il raconte aussi une résistance silencieuse, de celles qui avancent malgré tout, dans un monde qui les veut visibles, mais rarement légitimes et reconnues.

Aujourd’hui encore, selon les chiffres officiels, une femme sur cinq au Maroc “travaille”. Au-delà d’une simple statistique, ce chiffre est le miroir d’une perte collective. Derrière lui se cachent des parcours interrompus, des talents enfouis, des ambitions contenues. Les femmes marocaines sont qualifiées, compétentes, engagées, mais elles se heurtent à une réalité pavée de contraintes : le manque de dispositifs adaptés, l’inégalité salariale, la rigidité dans l’organisation du travail, la charge mentale omniprésente composent, entre autres, une mécanique invisible mais redoutable d’exclusion douce.

Beaucoup d’entre elles s’évertuent à inventer d’autres modèles, transformant leur foyer en atelier, favorisent l’entrepreneuriat digital, créent des coopératives, des espaces de transmission. À travers elles, c’est une autre idée du travail féminin qui s’impose : plus souple, plus résiliente, plus créative – mais encore trop souvent précaire.

L’autonomie économique reste un horizon incertain, menacé par le manque de soutien, de financement et de reconnaissance. Ce n’est pas une revendication morale, c’est une urgence économique et sociale : une société amputée de l’apport de la moitié de sa population hypothèque son propre avenir.

Pendant qu’elles se battent pour exister dans le monde du travail, d’autres continuent de se battre pour survivre dans le monde tout court.

Les violences faites aux femmes persistent, brutales, multiples, parfois banalisées. Elles traversent tous les milieux, tous les espaces, et rappellent à quel point les progrès juridiques, aussi nécessaires soient-ils, ne suffisent pas à changer la réalité vécue.

Les chiffres sont accablants : six millions de Marocaines ont subi au moins une forme de violence. Et derrière chaque statistique, il y a une femme, un visage, un silence.

Le Maroc avance, réforme, légifère, mais tant que la honte pèsera plus lourd que la loi, tant que la peur l’emportera sur la dénonciation, tant que la société trouvera encore des excuses à l’inacceptable, nous ne pourrons pas parler de progrès.

Car les violences faites aux femmes ne sont pas une question de faits divers, mais de civilisation. Elles mesurent le degré de conscience d’une nation, sa capacité à protéger les plus vulnérables, à faire coïncider ses valeurs avec ses actes.

Ce numéro leur rend hommage. À celles qui entreprennent et à celles qui se reconstruisent. À celles qui avancent face à des vents défavorables, dans le tumulte des contraintes et des blessures, avec pour seule arme la volonté de ne pas disparaître.

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Ni faibles ni folles https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/ni-faibles-ni-folles Fri, 10 Oct 2025 09:13:12 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=122013 La santé des femmes n’est pas un sujet secondaire, c'est une question de dignité et de justice.

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On dit que les femmes portent le monde, mais personne ne leur apprend à porter leurs propres blessures. Lorsqu’il s’agit de leur corps, de leur santé intime ou de leur équilibre psychique, trop de choses sont tues. On parle peu, ou mal, des règles, de la ménopause, de l’endométriose, de l’infertilité, de l’anxiété… Comme si ce qui touche au féminin devait être tenu secret, étouffé par la pudeur ou écrasé par la honte.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les femmes sont presque deux fois plus susceptibles que les hommes de souffrir de troubles anxieux ou dépressifs, non qu’elles soient plus fragiles, mais parce que de multiples facteurs – hormonaux, sociaux et culturels – viennent accroître ce risque. Les bouleversements biologiques liés au cycle menstruel, à la grossesse, au post-partum ou à la ménopause peuvent avoir des répercussions complexes : douleurs physiques, perturbations du sommeil, fatigue chronique, complications gynécologiques. Pourtant, ces réalités sont trop souvent réduites à une caricature : celle de la femme “émotive”, “instable” ou “gouvernée par ses hormones”.

Cette réduction des femmes à une supposée fragilité psychique n’est pas nouvelle. Elle s’enracine dans un héritage archaïque : celui de l’“hystérie”, ce diagnostic fourre-tout inventé dès l’Antiquité et popularisé jusqu’au XIXème siècle, qui assimilait les maux féminins à des désordres de l’utérus. Pendant des siècles, les douleurs intimes, les troubles hormonaux ou psychiques, ont été interprétés comme des signes d’irrationalité, de déséquilibre ou même de dangerosité. Si la science moderne a depuis longtemps rejeté cette vision, son empreinte culturelle demeure : encore aujourd’hui, une femme qui exprime sa souffrance peut être taxée d’exagération, d’instabilité ou d’émotivité excessive. Cet héritage de l’“hystérie” n’est pas qu’un souvenir médical : c’est une matrice de préjugés qui continue d’alimenter le soupçon, le rire ou le mépris autour de la santé des femmes.

Il en va de même pour les maladies gynécologiques. L’endométriose, par exemple, touche près d’une femme sur dix en âge de procréer. Pourtant, le diagnostic est souvent posé après 7 à 10 ans d’errance médicale, tant la parole des patientes est banalisée ou mise en doute. Quant à l’infertilité, elle est vécue comme une faute intime, un manquement à la féminité. 

À ces réalités s’ajoute un poids invisible : celui des responsabilités quotidiennes. Les femmes ne se battent pas seulement contre des troubles ou des douleurs, elles doivent aussi gérer une charge mentale écrasante : penser à tout, tout le temps, pour tout le monde. Elles sont attendues au travail, à la maison, dans la parentalité, auprès des proches. Là où l’homme est souvent jugé sur sa seule performance professionnelle, la femme est évaluée sur l’ensemble de ses rôles sociaux. Cette exigence permanente devient une fabrique d’épuisement, d’anxiété et de souffrances silencieuses.

Souffrir d’un trouble psychique, d’une affection hormonale ou d’une maladie gynécologique ne diminue en rien les capacités ou la valeur des femmes. Dans la majorité des cas, elles continuent à assumer leurs responsabilités avec une résilience admirable. Ce qui fragilise réellement, ce n’est pas la condition en elle-même, mais le regard social qui l’entoure: l’indifférence médicale, la banalisation des symptômes, ou pire, la dérision. La comparaison est éclairante : le diabète ou les maladies cardiovasculaires, qui touchent hommes et femmes, sont pris très au sérieux et jamais associés à une perte de “capacités”. Même les troubles spécifiquement masculins, comme l’hypertrophie de la prostate ou la dysfonction érectile, sont abordés médicalement mais jamais utilisés pour remettre en cause “l’aptitude” des hommes. Pourquoi alors, lorsqu’il s’agit des femmes, les douleurs deviennent-elles matière à renforcer le stéréotype d’une supposée faiblesse “naturelle” ?

Ces tabous enferment les femmes dans le silence. Ils empêchent la prévention, retardent les soins, et nourrissent un sentiment d’isolement. 

La santé des femmes n’est pas un sujet secondaire : elle doit être portée au grand jour, car il s’agit d’une question de dignité et de justice. 

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Confiance https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/confiance Wed, 10 Sep 2025 13:55:53 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=120422 L’école publique doit restaurer sa légitimité symbolique et regagner la confiance des familles.

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Il n’y a pas si longtemps, l’école publique marocaine, malgré ses lacunes, faisait figure de référence. Elle s’imposait comme la voie la plus sûre vers un enseignement rigoureux et de qualité. L’enseignement privé, lui, était perçu comme une solution de dernier recours.

Ce temps est révolu. Une véritable inversion des perceptions s’est opérée depuis. L’école publique est désormais vécue comme un choix par dépit, dicté par un manque de moyens, par l’absence d’offre privée dans certaines zones… Comment un tel revirement est-il survenu ? Comment expliquer l’essor spectaculaire de l’enseignement privé et la migration massive vers ses bancs, reléguant le public à une image dévalorisée, associée à des conditions d’accueil difficiles et des apprentissages fragilisés ?

Il serait réducteur, voire inexact, d’affirmer que la qualité pédagogique de l’enseignement privé dépasse systématiquement celle de l’école publique. Qu’est-ce qui pousse donc des familles aux revenus modestes à consentir à d’immenses sacrifices financiers pour inscrire leurs enfants dans une école privée, en écartant totalement la perspective de l’école publique ?

Il est indéniable que, dans bien des cas, les conditions d’accueil, d’encadrement et de scolarisation offertes par les établissements privés se révèlent plus favorables. Mais la réponse ne peut se résumer à cela. Elle réside aussi dans une perception prégnante au sein de la société marocaine : celle selon laquelle l’école publique équivaut à une condamnation de l’avenir scolaire et professionnel de l’enfant…

L’enjeu pour l’école publique n’est pas seulement celui de la performance académique ; c’est aussi une question d’image. L’école publique a souffert d’une érosion progressive de sa crédibilité, tandis que l’école privée, elle, a su construire un récit rassurant, séduire les familles et se présenter comme un gage de réussite.

Ce face-à-face constitue une anomalie. Car, dans leur essence, les deux systèmes devraient se compléter et coexister harmonieusement, dans une logique d’enrichissement mutuel et de diversification de l’offre éducative. L’existence de l’un ne saurait, en principe, se faire au détriment de l’autre.

Qu’a donc su réussir l’école privée, en termes de stratégie d’image et de valorisation, que l’école publique peine encore à accomplir ? Force est de constater qu’au-delà de la question cruciale de la qualité de l’enseignement et de son nécessaire redressement, l’école publique doit aujourd’hui relever un défi supplémentaire : restaurer sa légitimité symbolique et regagner la confiance des familles, en réinvestissant le champ de l’image et de l’assurance.

Mais au-delà de cette observation, il faut reconnaître que l’espoir est là. Pour la première fois, une réforme éducative semble s’inscrire dans la durée, portée par une forte volonté politique. Le gouvernement actuel a placé l’école publique au centre de son action, lui accordant des moyens renforcés et une vision plus claire.

Bien sûr, les défis demeurent immenses. Mais une dynamique est enclenchée, porteuse d’espoir. L’éducation n’est plus un dossier parmi d’autres : elle redevient un levier fondamental du développement national. Ce qui se joue dans les salles de classe dépasse les diagnostics et les statistiques : c’est la promesse faite aux enfants d’aujourd’hui et de demain d’une école qui instruit, qui élève et qui prépare un Maroc plus juste, plus compétent et plus ouvert.

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Il “été” une fois https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/il-ete-une-fois Mon, 21 Jul 2025 09:32:09 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=119113 La période censée offrir une respiration devient une pression supplémentaire. même le repos s’organise, se justifie, se monétise.

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Longtemps associé à la légèreté, au lâcher-prise, à la parenthèse heureuse dans le rythme effréné de l’année, l’été semble aujourd’hui s’être chargé de nouvelles attentes — souvent imposées et contradictoires. Il faudrait qu’il soit apaisant, mais productif ; abordable, mais spectaculaire ; reposant mais instagrammable.

À mesure que les réseaux sociaux imposent leurs récits esthétiques, que les corps se comparent plus qu’ils ne s’épanouissent, que les destinations se standardisent et que les dépenses explosent, la belle saison se transforme en défi. Une course vers un idéal de vacances parfaites, un corps sculpté pour le maillot, un couple et des enfants épanouis, un agenda réglé au millimètre pour tout concilier.

Le paradoxe est cruel : la période censée offrir une respiration devient souvent une pression supplémentaire. Même le repos s’organise, se justifie, se monétise. 

La promesse de détente s’efface parfois derrière une somme d’injonctions silencieuses et les moments de pause deviennent affaire de gestion, de logistique, voire de performance.

Dans ce contexte, il devient pertinent de se demander ce que l’on attend réellement de cette saison. Non pas pour y opposer une vérité ou une marche à suivre, mais pour ouvrir des possibles. Peut-on repenser l’été autrement, moins comme un événement à réussir que comme un espace à réinvestir ?  

Un temps où ralentir ne serait plus perçu comme une faiblesse mais comme une lucidité. Où le droit au silence, au repli ou à la spontanéité aurait autant de valeur que l’enthousiasme affiché.  Un été moins lissé, moins scénarisé mais plus vécu.

Cela peut passer par des choix très simples : ne pas surcharger son agenda. S’accorder le droit de ne rien documenter. Réorienter ses attentes vers l’essentiel. 

Dans le dossier de ce numéro, il n’est pas question d’apporter des réponses toutes faites, mais de rappeler l’essentiel et proposer des pistes, des éclairages, des échappées, pour que, derrière les images figées de l’été tel qu’il “devrait” être, émergent d’autres manières de l’habiter — plus libres, plus douces, plus sincères.

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Le souffle du Sahara, la fierté d’un héritage https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/le-souffle-du-sahara-la-fierte-dun-heritage Mon, 16 Jun 2025 14:34:12 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=118072 Caftan est une vitrine d’excellence, un tableau vivant des plus belles expertises artistiques du moment.

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Il y a des moments où la fierté prend des allures de gratitude. La 25ème édition de Caftan – devenue Caftan Week – en fut un. Rarement un événement aura suscité autant d’adhésion, autant d’émotion, autant de lumière.

Dans l’écrin somptueux du Palais El Badii, sous les étoiles de Marrakech, les caftans ont défilé comme autant de pages d’un livre vivant, rédigé à plusieurs mains. Celles des créatrices, d’abord, qui ont embrassé avec brio le thème “Sahara, héritage en couture”, offrant au public des pièces audacieuses, sensibles, puissantes. Mais aussi celles des artisans, de ceux qui tissent, brodent, ornent et façonnent la matière avec adoration.

Ce jubilé d’argent n’était pas seulement un anniversaire. Il fut l’expression éclatante d’une vision réinventée : celle d’un caftan enraciné mais jamais figé, porté par la mémoire et projeté dans l’avenir. Une semaine d’effervescence créative, d’échanges, de transmission et de célébration, saluée à l’unanimité.

Chez Femmes du Maroc, nous sommes fiers d’être les initiateurs de ce rendez-vous qui dépasse aujourd’hui les cadres de la mode pour devenir un manifeste culturel. Depuis 1996, nous portons cette mission avec conviction : valoriser notre patrimoine vestimentaire et les talents qui le font vivre, le réinventent, le défendent.

Quand Femmes du Maroc a lancé Caftan, le secteur, bien que foisonnant de talents, manquait encore de tribunes d’expression et de reconnaissance. En créant ce rendez-vous inédit, nous avons voulu offrir une scène, une voix, un élan à toute une génération de créateurs. Au fil des années, Caftan a ainsi accompagné l’émergence d’un tissu professionnel structuré, de stylistes affirmés, de maisons de couture devenues incontournables et d’un public de plus en plus fidèle.

Mais parce que notre ambition n’a jamais été de produire un simple défilé, et parce que nous avons toujours conçu Caftan comme un acte culturel, une mission d’accompagnement, de transmission et de rayonnement, il nous a semblé naturel de faire évoluer son format. Caftan est ainsi devenu Caftan Week : une manifestation pluridimensionnelle, pensée pour servir l’écosystème dans son ensemble – de la création à l’artisanat, de l’histoire à la formation, de l’esthétique à la réflexion.

Et si nous avons toujours tenu à révéler de nouveaux talents – à qui un défilé spécifique est désormais dédié  , nous affirmons aussi avec clarté que Caftan n’est pas une scène de découverte. C’est une vitrine d’excellence, un tableau vivant des plus belles expertises artistiques du moment. Une scène d’envergure où les designers les plus accomplis présentent, devant le public marocain et du monde, le meilleur de leur savoir-faire.

Chez Femmes du Maroc, nous sommes fiers d’être à l’origine de ce projet devenu institution. Depuis vingt-neuf ans, nous défendons l’idée que le caftan n’est pas un vêtement figé dans le passé, mais une création en mouvement, un langage de beauté, un témoignage d’identité.

Ce numéro spécial en est le prolongement. Il retrace les moments forts d’une édition inoubliable, met en lumière les femmes et les hommes qui l’ont façonnée et rend hommage à cette énergie collective qui fait vibrer le Maroc.

Caftan Week n’est pas la célébration d’un vêtement. Elle célèbre une identité. Une émotion. Un lien vivant entre passé et futur.

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Identités en fête https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/identites-en-fete Thu, 08 May 2025 09:24:21 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=116642 Le mariage devient un terrain d’expression, un reflet de parcours singuliers, de choix assumés, de désirs de liberté ou de réinvention.

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Longtemps codifié, souvent idéalisé, le mariage demeure un des moments les plus symboliques et les plus chargés de sens dans la vie des Marocains. Plus qu’une célébration, c’est un acte social, un récit collectif dont les codes s’inventent, se transmettent et parfois se transforment.

À travers ses nombreuses formes de célébration, le mariage continue de faire battre le cœur de notre culture, mais il change de visage. Plus intime, parfois plus festif, souvent plus libre, il s’adapte aux modes de vie et aux aspirations nouvelles. Les jeunes couples marocains tendent à repenser leurs manières de dire oui, entre coutumes et envies modernes, entre cérémonies fastueuses et unions discrètes, entre rites ancestraux et touches personnelles. Le mariage devient un terrain d’expression, un reflet de parcours singuliers, de choix assumés, de désirs de liberté ou de réinvention.

Loin de décréter une rupture avec des traditions séculaires, l’évolution des expressions des célébrations matrimoniales en révèle toute la richesse et la souplesse. L’héritage marocain a cette capacité unique d’évoluer sans s’effacer. Il est assez solide pour accueillir le changement, assez vivant pour ne pas se figer.

Ce numéro est une exploration de cette évolution à travers l’univers vaste de la célébration de l’union à la marocaine. Une invitation à observer comment les pratiques se transforment, comment les formes se diversifient, comment la créativité s’empare des rituels. À travers les regards de ceux qui célèbrent, organisent, stylisent ou documentent ces unions, nous découvrons un paysage nuancé, mouvant, et profondément enraciné.

Car s’il y a une constante, c’est cette capacité toute marocaine à tisser du lien entre tradition et modernité, entre les gestes transmis et les aspirations d’aujourd’hui. Et c’est là que réside, plus que jamais, la force et la grâce du mariage à la marocaine.

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Légèreté https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/legerete Mon, 14 Apr 2025 08:45:18 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=115821 Un marché à l’expansion dévorante que rien ne freine car son carburant est intarissable : complexes, frustration et illusion du bonheur prêt-à-porter.

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Le printemps. Les promesses de corps parfaits refleurissent à chaque coin de page, d’écran, de conversation. Minceur express, chirurgie radicale, régimes miracles, pilules magiques, programmes “body positive” ou “healthy lifestyle”… Difficile d’échapper à la tentation, à l’urgence de transformer son corps pour l’épreuve impitoyable de l’été, cherchant à l’adapter aux standards mouvants d’une société qui, sous couvert de bienveillance, continue de nous plier à ses injonctions.

Aux côtés des philosophies de résistance défendant la libération des corps, les campagnes qui prônent l’amour et l’acceptation de soi, prospère sereinement une machine bien huilée : celle du “business du kilo en trop”. Un marché à l’expansion dévorante que rien ne freine car son carburant est intarissable : complexes, frustration et illusion du bonheur prêt-à-porter.

Perdre du poids, sculpter ses courbes… Autant de démarches personnelles qui, une fois passées au filtre du marketing, se transforment en impératifs. Or c’est une course sans ligne d’arrivée où l’idéal recule à chaque pas.  Aujourd’hui, il faut être mince mais pas trop, athlétique mais féminine, naturelle mais optimisée. Le diktat s’adapte, le corps doit suivre.

Face à cette frénésie, notre numéro du mois d’avril a choisi de porter un regard lucide sur les contours de cet univers. Non pas pour culpabiliser celles qui souhaitent changer, ni pour glorifier l’immobilisme, ni pour ériger une méthode au détriment d’une autre, mais pour offrir un guide aussi complet que possible des options offertes par le marché marocain dans ce domaine. Un panorama détaillé des différentes approches et innovations, enrichi de témoignages d’experts et d’éclairages précieux pour avancer dans ce monde en pleine conscience.

En garder conscience, justement, c’est refuser de réduire son corps à un projet marketing ou à un business model. Il n’a pas à cocher des cases, ni à suivre des tendances. C’est un poids à ne pas prendre à la légère.

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Résonances https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/resonances Tue, 11 Mar 2025 10:23:03 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=114663 “Les femmes marocaines ne se contentent pas de briser des plafonds de verre, elles redéfinissent les contours de la société.”

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Mars est un mois où la voix des femmes résonne avec une intensité particulière. Dans ce numéro de Femmes du Maroc, le mois de mars a une résonance particulière. D’un côté, il célèbre les femmes, ces battantes du quotidien, celles dont les histoires sont souvent tues mais dont l’impact est immense. De l’autre, il nous plonge dans l’essence du Ramadan, un mois de dépouillement, d’introspection et de rapport aux autres. Deux moments forts, qui, bien que distincts, se rejoignent dans un même élan : celui de la résilience et de la transformation.

Les femmes marocaines ne se contentent pas de briser des plafonds de verre, elles redéfinissent les contours de la société. Elles se battent, non seulement pour elles-mêmes, mais pour celles qui viendront après. Certaines révolutionnent des domaines traditionnellement masculins, d’autres transforment la douleur en engagement, et d’autres encore, bien que prisonnières d’un quotidien pesant, trouvent en elles une force insoupçonnée pour continuer d’avancer. Ce mois-ci, nous avons choisi de mettre en lumière ces héroïnes de l’ombre, non pas pour les plaindre, mais pour rendre hommage à leurs combats ; non pas sous l’angle de la victimation mais avec une énergie nouvelle : celle de l’impact concret, du changement en mouvement, du refus de l’immobilisme.

Ces femmes avancent, souvent à contre-courant, dans un monde où les inégalités, qu’elles soient économiques, sociales ou culturelles, continuent d’ériger des barrières. Qu’il s’agisse d’une mère célibataire luttant pour assurer l’avenir de ses enfants, d’une femme brisant les stéréotypes dans un secteur masculin, ou d’une épouse qui refuse le silence face aux violences conjugales, chacune, à sa manière, aspire à une existence où elle pourra vivre dignement, librement, sans entraves ni compromis.

Ce mois de mars qui coïncide avec un mois haut en spiritualité incite à se recentrer sur l’essentiel, à s’interroger sur le rapport aux autres, la capacité à faire communauté, et nous invite aussi à repenser notre rapport à la justice sociale, à la place des plus vulnérables, parmi lesquels trop de femmes continuent d’être marginalisées. 

Ce mois sacré est justement un moment où la solidarité prend tout son sens. Une solidarité qui ne se limite pas aux souffrances visibles mais s’intéresse également aux fardeaux invisibles, particulièrement ceux assumés par les femmes, que ce soit dans la sphère privée ou dans l’espace public. 

Que ce mois soit donc un double éveil : celui du corps qui se déleste, et celui de l’esprit qui s’élargit.

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Compromis https://femmesdumaroc.com/lettre-de-la-redaction/compromis Fri, 31 Jan 2025 11:04:20 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=112323 Le dialogue entre l'intime et le légal est essentiel, car il touche à la façon dont nous construisons nos vies et nos familles.

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C’est un mot universel, puissant, qui transcende les langues et les frontières, l’amour est aussi l’un des concepts les plus complexes à définir et à vivre, surtout dans des sociétés aux influences multiples. Dans ce numéro, nous avons voulu explorer les nouvelles manières de vivre son amour, entre traditions solidement ancrées et influences contemporaines venues d’ailleurs.

Aujourd’hui, pour de larges tranches de la population, spécialement les jeunes générations, aimer c’est jongler entre deux mondes. D’un côté, les codes sociaux, souvent empreints de pudeur et de discrétion, nous rappellent les valeurs de nos aïeux ; de l’autre, les réseaux sociaux et les séries nous bombardent de modèles d’amour à la fois libres et flamboyants. Comment trouver son équilibre entre un “romantisme à la marocaine” et des modèles globaux de “love stories” qui résonnent avec tant de sensibilités différentes ? Comment créer un espace où cohabitent traditions et soif de liberté ?

Mais au-delà de ces réflexions sociétales sur les nouveaux codes de l’amour et des relations qui en découlent, un sujet plus concret s’impose : la révision de la Moudawana, ce texte fondateur qui régit les relations conjugales et familiales au sein de la société marocaine. Entre les nouvelles manières d’aimer ou de vivre ensemble et les attentes envers cette refonte, un point commun émerge : la nécessité de redéfinir les bases de l’engagement, qu’il soit affectif ou institutionnel. Ce dialogue entre l’intime et le légal est essentiel, car il touche à la façon dont nous construisons nos vies et nos familles.

Cette refonte annoncée de la Moudawana soulève de nombreuses interrogations sur la place des femmes, des hommes et des familles dans notre société. Ce texte, qui a déjà connu une évolution historique en 2004, est une pierre angulaire des relations conjugales et familiales au Maroc. Mais les débats restent vifs : pour certains, les changements annoncés vont trop loin, menaçant les fondements traditionnels ; pour d’autres, ils ne vont pas assez loin pour garantir l’égalité et les droits fondamentaux.

Où se situe la juste mesure ? Peut-on réconcilier les conservateurs et les progressistes ? Dans l’attente du texte final, les discussions continuent, les esprits s’échauffent… 

Mais de telles questions ne sont-elles pas censées dépasser les clivages ? La réponse est-elle dans l’atteinte du parfait compromis ou plutôt dans notre capacité collective à avancer avec bienveillance et courage vers un futur où chacun trouve sa place.

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