Aïcha Debouza, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/aicha Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Fri, 13 Mar 2026 11:16:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Aïcha Debouza, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/aicha 32 32 Près de Oujda, incroyable découverte de fossiles de dinosaure datant de plus de 100 millions d’années https://femmesdumaroc.com/reportage/societe/pres-de-oujda-incroyable-decouverte-de-fossiles-de-dinosaure-datant-de-plus-de-100-millions-dannees Fri, 13 Mar 2026 11:08:03 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131044 Dans la région de l’Oriental, des chercheurs de l’Université Mohammed Premier d’Oujda ont mis au jour les restes d’un dinosaure herbivore daté de plus de 100 millions d’années. Une découverte majeure, encore en cours d’étude, qui pourrait enrichir la carte paléontologique du Maroc.

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Des chercheurs de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed Premier d’Oujda ont mis au jour, dans la région de Tendrara, les restes fossilisés d’un dinosaure ayant vécu il y a plus de 100 millions d’années. Les vestiges ont été découverts dans une formation géologique datant du Crétacé, une période comprise entre environ 145 et 66 millions d’années. Les analyses scientifiques se poursuivent afin d’identifier précisément l’espèce et de mieux comprendre les caractéristiques de cet animal préhistorique.

Encore en phase d’étude

Les chercheurs appellent pour l’instant à la prudence dans la manière de présenter cette trouvaille. Si certaines descriptions évoquent un « dinosaure complet », les éléments disponibles indiquent plutôt qu’il s’agit des restes d’un squelette encore en cours de collecte et d’analyse.

Les scientifiques étudient actuellement les ossements afin de déterminer s’ils appartiennent tous au même individu et dans quelle mesure le squelette pourra être reconstitué. Les conclusions devraient être rendues publiques une fois les travaux scientifiques finalisés.

Selon les premiers éléments communiqués, le spécimen découvert à Tendrara appartiendrait à la famille des dinosaures herbivores. La présence de plusieurs os relativement bien conservés laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un ensemble fossile suffisamment important pour permettre une reconstitution scientifique approfondie.

Une zone au potentiel paléontologique

Cette découverte attire également l’attention sur le potentiel paléontologique des Hauts Plateaux orientaux, dont certaines formations géologiques remontent au Crétacé. Les formations de l’Est marocain intéressent depuis longtemps géologues et paléontologues. Des travaux scientifiques consacrés à la région de Tendrara ont déjà mis en évidence des niveaux fossilifères du Crétacé moyen, permettant de reconstituer les anciens environnements naturels qui existaient dans cette partie du Maroc il y a plus de cent millions d’années.

Plus largement, le Maroc occupe aujourd’hui une place importante dans la recherche sur les dinosaures africains. Plusieurs découvertes réalisées dans différentes régions du pays ont permis d’identifier des restes appartenant à diverses familles de dinosaures, notamment des théropodes carnivores et des dinosaures herbivores.

Toutefois, la plupart des fossiles retrouvés sont fragmentaires, souvent limités à des os isolés ou des dents. Si les recherches en cours à Tendrara confirment la présence d’un ensemble squelettique relativement bien conservé, cette découverte pourrait apporter des informations précieuses sur l’anatomie de l’animal et sur les écosystèmes qui occupaient la région à l’époque du Crétacé.

Vers une future exposition à Oujda

Plusieurs éléments semblent désormais établis : la découverte a été réalisée dans la région de Tendrara, dans l’Oriental, par une équipe scientifique de l’Université Mohammed Premier d’Oujda, et les fossiles remontent à plus de 100 millions d’années. En revanche, plusieurs questions restent ouvertes. L’espèce exacte du dinosaure n’a pas encore été rendue publique et aucune publication scientifique détaillée décrivant l’animal ou le degré de complétude du squelette n’a encore été publiée.

Une fois les analyses achevées et le squelette reconstitué, les chercheurs envisagent de présenter ces vestiges au musée universitaire d’archéologie et du patrimoine de la Faculté des sciences d’Oujda. Cette exposition permettrait de valoriser la découverte tout en mettant en lumière le potentiel scientifique et géologique de la région.

Si les analyses confirment l’importance de ces vestiges, cette découverte pourrait enrichir les connaissances sur les dinosaures qui peuplaient l’Afrique du Nord au Crétacé.

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Mohammedia : le meurtre d’Affaf, une femme tuée par son mari, fait l’objet d’une enquête https://femmesdumaroc.com/reportage/societe/mohammedia-le-meurtre-daffaf-une-femme-tuee-par-son-mari-fait-lobjet-dune-enquete Wed, 11 Mar 2026 23:48:26 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130956 Un drame conjugal a secoué la ville de Mohammedia. Une femme prénommée Affaf a été tuée par son mari dans le quartier Derb Meknès. Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de ce crime qui suscite une vive émotion.

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Les faits se sont produits à Mohammedia, dans le quartier Derb Meknès, sur le boulevard Monastir. Selon plusieurs informations relayées sur les réseaux sociaux et par des sources locales, la victime, prénommée Affaf, aurait été mortellement agressée par son mari.

Les circonstances exactes du drame restent encore à déterminer. Certaines versions évoquent une altercation survenue dans la rue, tandis que d’autres parlent d’un acte commis à proximité du lieu de travail de la victime. Ce qui est certain, c’est que le drame s’est déroulé en pleine journée, provoquant la stupeur des habitants du quartier.

Très rapidement après les faits, les services de police sont intervenus sur place. Le suspect, présenté comme le mari de la victime, aurait été interpellé peu après le crime.

Déterminer les circonstances

Une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Les autorités cherchent notamment à établir le déroulement exact des faits et les motivations du suspect. Les enquêteurs devraient également entendre plusieurs témoins présents au moment du drame, tandis que les investigations se poursuivent pour reconstituer la chronologie précise des événements.

L’affaire a rapidement suscité une forte réaction sur les réseaux sociaux, où de nombreuses publications évoquent la mort d’Affaf et expriment leur indignation face à ce drame.

Plusieurs internautes dénoncent un nouvel épisode de violences conjugales et appellent à renforcer la lutte contre ces crimes. Dans le même temps, la diffusion de certaines vidéos liées à l’affaire a également provoqué des réactions, certains appelant à respecter la dignité de la victime et la douleur de sa famille.

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Affaire Imane : l’ex-mari condamné à 15 ans de prison ferme https://femmesdumaroc.com/reportage/societe/affaire-imane-lex-mari-condamne-a-15-ans-de-prison-ferme Tue, 10 Mar 2026 17:22:06 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130901 Quelques mois après l’agression qui avait suscité une vive émotion dans l’opinion publique, la justice a tranché. La chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Taza a condamné l’ex-mari d’Imane à 15 ans de prison ferme. Une décision très attendue dans une affaire devenue symbole des violences extrêmes subies par certaines femmes.

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Plusieurs mois après les faits, l’affaire Imane vient donc de connaître son épilogue judiciaire. La chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Taza a condamné l’ex-mari de la jeune femme à quinze ans de prison ferme pour viol, séquestration, violences ainsi que coups et blessures graves commis à l’aide d’une arme. Nous avions raconté cette affaire lorsque les images d’Imane, le visage gravement balafré, avaient provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux et dans les médias. La jeune femme avait alors été victime d’une agression d’une extrême brutalité qui lui avait laissé de graves blessures au visage, nécessitant plus de 130 points de suture.

Une décision judiciaire très attendue

Les faits remontent à septembre 2025, dans la ville de Taza. L’attaque, particulièrement violente, avait rapidement suscité une vive émotion. Les photographies de la jeune femme après l’agression avaient largement circulé, transformant ce drame individuel en une affaire nationale. Au-delà de la violence des faits, l’affaire avait aussi ravivé un débat plus large sur les violences faites aux femmes et sur les mécanismes de protection des victimes.

L’enquête ouverte après l’agression avait conduit à l’arrestation de l’ex-mari de la victime. Le dossier avait ensuite été transmis à la juridiction criminelle compétente, devant laquelle la procédure judiciaire s’est poursuivie durant plusieurs mois. À l’issue du procès, la cour a reconnu l’accusé coupable des faits retenus à son encontre et a prononcé une peine de quinze années de réclusion criminelle.

Vers la reconstruction

Dans les jours qui ont suivi l’agression, un élan de solidarité s’était rapidement organisé autour de la jeune femme. Imane a bénéficié d’une prise en charge médicale spécialisée, comprenant notamment un suivi en chirurgie réparatrice, ainsi qu’un accompagnement psychologique et social.

Si la décision de justice constitue une étape importante, elle ne met pas fin aux conséquences humaines de cette affaire. Car derrière le verdict judiciaire, demeure le parcours de reconstruction d’une jeune femme dont la vie a été brutalement bouleversée…

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Santé : l’heure du dîner pourrait influencer le risque de maladies https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/sante-lheure-du-diner-pourrait-influencer-le-risque-de-maladies Tue, 10 Mar 2026 12:27:24 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130821 Manger tard le soir ne serait pas sans conséquence pour l’organisme. Plusieurs études scientifiques récentes montrent que l’heure du dîner peut avoir un impact direct sur le métabolisme, le poids et même le risque de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs évoquent l’importance de respecter les rythmes biologiques du corps.

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Notre organisme fonctionne selon un rythme circadien, une horloge biologique interne qui régule notamment le sommeil, la digestion et la production d’hormones. Lorsque les repas sont pris très tard le soir, ce rythme peut être perturbé.

Une étude menée par des chercheurs de Brigham and Women’s Hospital et de Harvard Medical School a montré que dîner tardivement peut augmenter la sensation de faim, ralentir la dépense énergétique et favoriser le stockage des graisses. Les participants qui mangeaient plus tard présentaient également une activité métabolique différente, ce qui pourrait contribuer à la prise de poids. Les chercheurs expliquent que le corps est biologiquement programmé pour métaboliser les aliments plus efficacement plus tôt dans la journée.

Effets sur le cœur et le poids

D’autres travaux scientifiques ont également établi un lien entre repas tardifs et risques pour la santé cardiovasculaire. Une étude publiée dans le European Heart Journal a montré que les personnes qui dînent très tard (ou juste avant de se coucher) pourraient présenter un risque plus élevé d’accidents cardiovasculaires, notamment chez les personnes déjà fragilisées par des problèmes cardiaques.

Par ailleurs, plusieurs recherches sur la chrononutrition indiquent que manger tard le soir est associé à une augmentation du risque d’obésité, de diabète de type 2 et de troubles métaboliques. Les spécialistes recommandent ainsi de laisser au moins deux à trois heures entre le dîner et le coucher, afin de permettre à l’organisme de digérer correctement et de respecter les rythmes naturels du métabolisme.

Vers une nouvelle approche 

Ces travaux s’inscrivent dans le développement de la chrononutrition, un domaine scientifique qui s’intéresse à l’influence du moment des repas sur la santé. De plus en plus d’experts estiment que ce que nous mangeons est important, mais que le moment où nous mangeons l’est tout autant.

Adapter les horaires des repas au rythme biologique pourrait ainsi devenir un levier essentiel pour prévenir certaines maladies.

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Ikram Kabbaj, la bâtisseuse de formes https://femmesdumaroc.com/femmes/femme-inspirante/ikram-kabbaj-la-batisseuse-de-formes Sat, 28 Feb 2026 08:00:28 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130347 Depuis plus de quarante ans, Ikram Kabbaj développe une œuvre sculpturale rigoureuse, façonnée par le geste, la discipline et le temps long. Présente sur de nombreux terrains internationaux, elle s’est également engagée très tôt pour inscrire la sculpture dans l’espace public marocain. Un parcours exigeant, tenu à distance des effets et des récits personnels. Portrait.

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Le rendez-vous se fait au téléphone, un mercredi matin. À l’heure dite, Ikram Kabbaj décroche depuis la campagne, dans les environs de Marrakech, où elle vit aujourd’hui. La voix est posée, attentive. Elle écoute, laisse les phrases aller jusqu’au bout, puis répond calmement. La conversation prend rapidement sa direction lorsqu’elle pose d’emblée une question : “Avez-vous vu mes œuvres ?” Pour elle, les œuvres disent déjà beaucoup ; une trajectoire, une manière d’être au monde. “Les connaître, c’est me connaître”, précise-t-elle. L’appel se poursuit sur ce même fil. Elle parle avec précision, sans s’étendre inutilement, parfois marque une pause avant de reprendre. “Je parle peu de moi”, glisse-t-elle à un moment. Alors la conversation se déplace, naturellement, vers ce qu’elle connaît le mieux : la sculpture, la matière, le temps. Ce que le travail impose. Et ce qu’il permet.

Comme une évidence

Casablanca s’invite dans la discussion presque sans qu’on s’en aperçoive. Ikram Kabbaj y est née en 1960, y a grandi, dans un environnement où la beauté faisait partie du quotidien. “Les familles marocaines, quel qu’en soit le milieu social, évoluent avec plus ou moins de sensibilité dans l’appréciation de la beauté”, explique-t-elle. Le bois sculpté, la poterie, les tissus, la ferronnerie, les fontaines, les carrelages : l’esthétique était partout, présente dans les objets comme dans les espaces, intégrée aux gestes ordinaires. Ses parents partageaient ce rapport aux formes et aux matières, chacun à sa manière. Son père, à travers un goût assumé pour le mobilier et les lignes modernistes des années 1970. Sa mère, par un attachement profond à la Chaouia, qu’elle évoque comme un creuset esthétique fondateur. “En somme, mes parents m’ont transmis, chacun à sa façon, leur vision moderniste pour les choses et les êtres, exempte de la rigueur des préjugés”, dit-elle.

Les années de formation prolongent naturellement ce rapport direct au geste. Entre 1978 et 1987, Ikram Kabbaj se forme à l’École des beaux-arts de Casablanca, puis à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où la sculpture s’impose peu à peu comme une évidence. Elle ne se sentait faite ni pour la peinture ni pour d’autres formes : ce qui l’attire, c’est un travail qui engage le temps, l’endurance et la discipline, une pratique qui s’inscrit dans la durée. Son langage sculptural, fait de courbes, de vides et d’équilibres, suscite parfois des lectures liées au corps ou à la féminité, qu’elle écarte. “Faut-il que l’œuvre ressemble à son créateur ?”, interroge-t-elle. Pour elle, l’œuvre n’est ni miroir ni confession. Elle naît d’un processus, puis se détache. Elle est livrée au regard, au temps, aux vies qui la traversent.

Tenir sa ligne

Dans un milieu longtemps dominé par les hommes, Ikram Kabbaj n’a jamais situé son combat sur le terrain du féminin face au masculin. “Ma bataille n’a jamais été orientée vers la question masculin vs féminin, ni vers la recherche d’une quelconque condescendance de la part de mes pairs”, dit-elle. Son engagement s’est joué ailleurs, “sur le front de la créativité et de la compétence”. Elle savait ce qui l’attendait. Elle le sait toujours. “L’esprit revêche est toujours là”, glisse-t-elle, sans détour. Très tôt, cette exigence l’amène à penser la sculpture au-delà des murs de l’atelier. Pour elle, l’art ne peut rester confiné aux espaces fermés. Il doit s’inscrire dehors, dans la ville, dans les lieux traversés au quotidien. 

Dès les années 2000, elle s’engage dans cette direction, convaincue que la sculpture a un rôle à jouer dans l’espace public marocain. Elle organise six symposiums internationaux de sculpture à El Jadida, Tanger, Fès, Essaouira, Taroudant et Assilah, contribuant à constituer un ensemble de plus de cinquante œuvres de plein air destinées au domaine public. Son parcours international s’inscrit dans cette même continuité. Elle participe à de nombreux symposiums et biennales, en Europe, dans les Amériques, en Asie et dans le monde arabe. Elle travaille la pierre, le marbre, le granit, s’adapte aux lieux, aux contraintes, aux contextes. Elle n’en dresse pas l’inventaire. Elle avance. 

En dehors de l’atelier, Ikram Kabbaj mène une vie qu’elle qualifie elle-même de commune. Elle s’occupe de son foyer, des siens, d’elle-même. “Je trouve du plaisir dans le devoir”, dit-elle. Elle ne cultive ni le mythe de l’artiste hors du monde, ni celui d’une vie exceptionnelle, et s’interroge, presque en passant, sur la possibilité même de dissocier une vie d’artiste d’une vie personnelle. Lorsqu’il est question de transmission, elle ne théorise pas. “Mes œuvres s’adressent à ceux qui les apprécient.” Le reste ne lui appartient plus. Et quand on lui demande ce qu’il lui reste à accomplir, la réponse arrive sans hésiter : “Tout.” Puis, après un court silence : “Il y a tant d’aurores qui n’ont pas encore lui.”

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Régimes à portée de swipe https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/regimes-a-portee-de-swipe Fri, 20 Feb 2026 12:40:00 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=129981 Jamais les régimes et les jeûnes n’ont été aussi populaires, ni aussi commentés. Sur TikTok, Instagram et autres réseaux sociaux, ils se déclinent en routines, en “avant/après”, en protocoles simples à suivre. Jeûne intermittent, régime méditerranéen, cétogène, cures hydriques, “reset digestif”… Des méthodes largement copiées, testées, parfois poussées à l’extrême, jusqu’à ce que le corps rappelle ses propres limites. Détails.

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À Hollywood comme sur Instagram, la minceur est devenue un mode de vie. On ne parle plus seulement de poids, mais de routines. Jeûner quelques heures pour “se sentir mieux”, enchaîner des jus pour “détoxifier”, supprimer le sucre ou les glucides pour “reprendre le contrôle”. Les réseaux sociaux ont installé leur propre grammaire de la silhouette. Le scénario est rodé. Une star évoque une habitude personnelle, un influenceur la transforme en méthode, et la tendance se diffuse. Le jeûne intermittent s’impose comme une hygiène de vie “moderne”, souvent mentionnée par des célébrités, comme Jennifer Aniston ou Kourtney Kardashian. Le régime cétogène revient sur le devant de la scène, présenté comme une solution rapide, revendiquée par Halle Berry ou Kim Kardashian. L’hyperprotéiné, lui, se réinvente en version clean eating, plus douce, plus esthétique. À côté, les régimes liquides continuent de séduire. Jus pressés à froid, smoothies verts, bouillons clairs. Popularisées par Beyoncé ou Gwyneth Paltrow, ces cures promettent un corps plus léger, un esprit plus clair. Boire plutôt que manger, faire une pause.

Au-delà des tendances

Mais une fois l’écran refermé, ces routines ne restent pas virtuelles. Elles s’invitent dans la vraie vie ; et jusque dans les cabinets. des spécialistes Nutritionnistes et médecins voient arriver des patients déjà engagés dans une méthode précise. “On arrive avec un protocole choisi à l’avance, souvent vu sur les réseaux sociaux, et on veut savoir s’il va fonctionner”, observe Maria Benjelloun, nutritionniste et spécialiste de l’obésité. Les personnes qu’elle reçoit ont lu, regardé, comparé. Elles connaissent les règles, parfois sur le bout des doigts.  Si certains modèles alimentaires plus classiques, comme le régime méditerranéen ou une alimentation équilibrée à long terme, sont bien documentés et régulièrement recommandés, ce sont surtout les méthodes les plus visibles ; jeûnes, régimes très restrictifs, protocoles “rapides”, qui s’imposent aujourd’hui dans les consultations. “Ce que j’essaie d’expliquer, c’est qu’aucun régime ne fonctionne sans un véritable changement du comportement alimentaire”, souligne-t-elle. 

Même constat chez Bouchra Amsaguine, nutritionniste et hypnothérapeute. Elle voit surtout des parcours faits d’essais successifs. “On copie des règles sans se demander si elles sont adaptées à son corps, à son rythme, à sa vie.” Les premières semaines donnent parfois des résultats. Puis viennent la fatigue, la frustration, les troubles digestifs. Pour Imane Slaoui, médecin esthétique et micronutritionniste, le problème n’est pas l’existence de ces méthodes, mais leur banalisation. “Certaines ont été étudiées, oui. Mais dans des contextes précis, avec un suivi. Le danger commence quand elles deviennent des solutions universelles.” À force de suivre les tendances, on oublie l’essentiel : le terrain individuel. L’âge, les hormones, le stress, le sommeil. “Le corps ne réagit pas de la même façon chez tout le monde.” De son côté, Maria Benjelloun insiste sur un point qu’elle répète inlassablement à ses patients : “Maigrir très vite est dangereux. Et surtout, ce n’est jamais durable.” Elle voit aussi les dégâts invisibles : carences, fatigue chronique, baisse du moral.

La promesse, puis l’usure

Si ces méthodes séduisent autant, c’est qu’elles promettent une réponse simple à une urgence devenue collective. Le jeûne intermittent s’est ainsi imposé comme une solution presque évidente. Présenté comme une hygiène de vie moderne, il repose le plus souvent sur un modèle 16/8 : on ne mange que pendant une fenêtre de huit heures, en laissant passer seize heures sans prise alimentaire. Les études montrent qu’il peut entraîner une perte de poids chez des personnes en surpoids, mais, comme le rappelle Imane Slaoui, ces résultats doivent être replacés dans leur contexte. “Les bénéfices observés sont souvent comparables à ceux d’une restriction calorique classique. Le jeûne n’est pas supérieur par nature.” Autrement dit, ce n’est pas l’horaire qui fait tout, mais ce que l’on mange. Dans la pratique, le jeûne peut aider certains à structurer leurs repas, mais devenir une contrainte pour d’autres, avec fatigue ou compulsions. 

Même logique du côté du régime cétogène. En réduisant drastiquement les glucides au profit des graisses, il promet une perte de poids rapide. La littérature scientifique confirme une efficacité à court terme, mais aussi ses limites. “Le cétogène est très contraignant, difficile à maintenir, et peut entraîner des carences s’il n’est pas strictement encadré”,  rappelle Maria Benjelloun, qui observe des reprises de poids fréquentes à l’arrêt. Même vigilance pour l’hyperprotéiné. En augmentant la satiété, il peut aider temporairement à réduire les apports caloriques. Mais, comme le souligne Bouchra Amsaguine, l’absence de fibres perturbe le transit et la flore intestinale, des signaux souvent banalisés.

Programmé pour résister

C’est souvent à ce moment-là que le décalage apparaît entre la promesse et la réalité du corps. Car après quelques semaines de régime ou de jeûne, le scénario devient familier pour les professionnels. Le poids baisse d’abord, puis ralentit. Il se stabilise. Parfois, il remonte. Souvent, il dépasse même le point de départ. Ce phénomène, largement documenté, porte un nom : l’effet yo-yo. “On croit que le corps triche. En réalité, il s’adapte”, explique Maria Benjelloun. Face à une restriction brutale, l’organisme ralentit ses dépenses, modifie ses signaux hormonaux, protège ses réserves. “Le métabolisme devient plus économe ; c’est une réponse biologique.”

À court terme, la perte de poids est possible. À moyen terme, la résistance s’installe. Imane Slaoui le rappelle : “Le corps n’est pas conçu pour maigrir durablement sous contrainte. Plus la restriction est sévère, plus la compensation est forte.” Ce cycle : restriction, perte, reprise, peut alors s’installer sur la durée. Chaque nouveau régime est abordé avec l’espoir que cette fois sera différente. Pourtant, plus les tentatives se multiplient, plus le corps devient sensible à la restriction. “À force de régimes successifs, on abîme la capacité du corps à réguler naturellement le poids”, alerte Maria Benjelloun. Le métabolisme devient plus réactif, la prise de poids plus rapide, la perte plus difficile. Dans cette spirale, la minceur cesse peu à peu d’être un objectif de santé pour devenir une lutte permanente : une vigilance constante, une négociation quotidienne avec son propre corps.

Bouger pour maigrir 

Face à cette mécanique de restriction et de compensation, un élément reste pourtant souvent relégué au second plan : l’activité physique. “Si quelqu’un veut aller mieux dans son corps, je commence toujours par lui dire : bougez”, affirme Bouchra Amsaguine. Pas pour compenser un repas, mais pour renouer avec ses sensations. “L’activité physique libère des endorphines, régule le stress, améliore le sommeil. C’est souvent là que le déclic se fait.” Elle ajoute que le mouvement agit bien au-delà de la dépense énergétique. Il aide à préserver la masse musculaire, soutient le métabolisme et limite cette réponse défensive du corps face aux régimes répétés. “Sans activité physique, toute perte de poids est plus fragile.” Cette approche globale modifie aussi le discours tenu en consultation. On parle moins de régime, davantage de rythme, de durée, de cohérence. Moins de ce qu’il faudrait supprimer, plus de ce qu’il faut reconstruire. “L’objectif n’est pas de faire perdre du poids à tout prix, mais de stabiliser, de sortir de l’alternance perte-reprise”, insiste Maria Benjelloun. Cela implique parfois d’accepter une évolution plus lente, moins spectaculaire, mais plus compatible avec une vie réelle. 

Au fond, ce que proposent aujourd’hui les professionnels ressemble moins à une révolution qu’à un retour au réel : une alimentation suffisamment nourrissante, des repas réguliers, une activité physique vécue comme un soutien et non comme une punition. La question n’est plus seulement comment maigrir, mais pourquoi, et pour combien de temps… 

“La minceur ne se construit pas dans la privation”

Ce que j’observe le plus souvent en consultation, ce n’est pas un manque de volonté, mais une fatigue profonde. Des personnes qui ont essayé longtemps, sérieusement, parfois durement. À force de suivre des règles, de compter, d’éviter, le rapport à l’alimentation devient tendu. On ne mange plus par faim, mais par stratégie. On n’écoute plus le corps, on le surveille. Progressivement, les signaux internes se brouillent. La faim arrive tard, la satiété passe inaperçue. On tient, puis on craque. Et ce basculement alimente une grande culpabilité. Beaucoup finissent par penser que le problème vient d’eux, alors qu’il vient souvent du cadre imposé.

Dans ce contexte, l’activité physique peut jouer un rôle décisif, à condition qu’elle ne s’ajoute pas à la liste des contraintes. Bouger permet de sortir d’une relation uniquement mentale à la minceur. Le mouvement remet le corps au centre, sans jugement. Il agit sur le stress, le sommeil, l’humeur. C’est souvent là que quelque chose se débloque. J’encourage toujours à tester différentes formes d’activité, sans objectif de performance : marcher, danser, nager, renforcer doucement. Chercher ce qui fait du bien, pas ce qui fait “brûler”. Retrouver un équilibre passe rarement par une méthode stricte. Cela commence par réapprendre à manger régulièrement, sans peur de mal faire, et par sortir d’une logique de lutte permanente. La minceur durable n’est pas une conquête. Elle est souvent la conséquence d’un rapport plus apaisé au corps, à l’alimentation et au mouvement.

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Le CESE alerte sur les défis de l’économie du care au Maroc https://femmesdumaroc.com/reportage/societe/le-cese-alerte-sur-les-defis-de-leconomie-du-care-au-maroc Fri, 30 Jan 2026 08:12:35 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=128623 Sous l’effet du vieillissement de la population et de l’évolution des structures familiales, les besoins en care s’intensifient au Maroc. Longtemps relégué à la sphère privée, le soin à autrui fait désormais l’objet d’un appel à structuration, porté par le CESE.

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Crèches, aide à domicile, accompagnement des personnes âgées ou dépendantes, soins quotidiens assurés au sein des familles… Ces gestes, discrets mais essentiels, font tenir la société. Pourtant, pendant longtemps, ils ont échappé à toute reconnaissance formelle. C’est précisément ce paradoxe que met en lumière le récent avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE), consacré à l’économie du care au Maroc.

Des besoins sociaux

Le constat est sans appel. Le pays fait face à des transformations profondes : vieillissement de la population, allongement de l’espérance de vie, progression des maladies chroniques, mutation des structures familiales. Autant de dynamiques qui font exploser les besoins en soins et en accompagnement, alors même que l’offre reste fragmentée, inégalement répartie et largement dépendante des solidarités familiales.

Dans son analyse, le CESE rappelle que l’économie du care recouvre l’ensemble des activités (rémunérées ou non) destinées à répondre aux besoins de personnes en situation de dépendance ou de vulnérabilité. Une réalité déjà bien ancrée dans le quotidien des Marocains, mais qui demeure, faute de cadre clair, cantonnée à l’informel ou à des dispositifs dispersés entre acteurs publics, privés et associatifs.

 

Changer de regard

Présentant les conclusions de cet avis, le président du CESE, Abdelkader Amara, a insisté sur la nécessité de changer de regard. Le care ne peut plus être perçu comme une simple extension de la solidarité familiale, mais comme un pilier à part entière de l’État social. Un secteur dont l’organisation conditionne non seulement la qualité de vie des citoyens, mais aussi la capacité du pays à accompagner ses mutations démographiques.

Pour répondre à cet enjeu, le Conseil plaide pour l’adoption d’une stratégie nationale intégrée. L’objectif : sortir d’une approche fragmentée et ériger le care en priorité transversale des politiques publiques. Cela passe par la mise en place d’une gouvernance dédiée, capable de coordonner les actions, de suivre leur mise en œuvre et d’en évaluer l’impact à l’échelle nationale et territoriale.

Autre levier central : l’instauration d’un cadre juridique unifié. Aujourd’hui, les activités de care évoluent dans un environnement réglementaire éclaté, qui freine leur structuration et fragilise les différents intervenants. Le CESE appelle ainsi à clarifier les règles, harmoniser les normes existantes et reconnaître pleinement les métiers du care, à travers des référentiels de compétences, des parcours de formation et des conditions de travail encadrées.

L’avis insiste également sur la nécessité d’investir dans les infrastructures sociales de proximité. Crèches, services de garde, structures médico-sociales, aide à domicile : ces équipements sont appelés à jouer un rôle clé pour répondre à la demande croissante, tout en réduisant les inégalités territoriales d’accès aux services de soin et d’accompagnement.

Du social à l’économique

Au-delà des aspects organisationnels, la réflexion s’ouvre aussi sur les leviers économiques. Le CESE évoque des mécanismes de financement innovants, des partenariats public-privé, ainsi que des incitations fiscales susceptibles d’encourager le développement de services accessibles et de qualité. Autant de pistes reprises dans la presse nationale, qui souligne l’ampleur du potentiel social et économique du secteur.

En filigrane, l’économie du care pose une question fondamentale : jusqu’où un pays peut-il continuer à s’appuyer sur des formes informelles de prise en charge, dans un contexte de transformations sociales rapides ? Pour le CESE, la réponse est claire. Le care n’est plus un angle mort. Il est devenu un chantier structurant, au cœur des débats sur la protection sociale, la cohésion territoriale et le développement humain.

Reste désormais à passer du diagnostic à l’action. Car derrière les stratégies et les recommandations, une réalité persiste : le soin à autrui n’est pas une variable d’ajustement. Il est l’un des fondements de la société marocaine.

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C’est mon histoire : Le piège du “bon parti” https://femmesdumaroc.com/perso/cest-mon-histoire-le-piege-du-bon-parti Tue, 13 Jan 2026 08:54:32 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127727 Souhayla pensait avoir trouvé l’amour et la stabilité auprès de Mehdi, un prétendu héritier charismatique rencontré sur une appli de rencontre. En quelques mois, elle est passée du conte de fées à l’enfer, de la romance idéale à la destruction. Aujourd’hui, elle raconte comment elle a tout perdu… avant de retrouver sa liberté.

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Je suis l’aînée de quatre enfants. À Fès, j’ai grandi dans un univers où le confort était acquis : une grande maison avec jardin et piscine, des voyages réguliers, des écoles privées où l’excellence était la norme. Mon père dirigeait une importante entreprise familiale dans le secteur de la santé, et ma mère veillait à ce que tout reste impeccable. Chez nous, on répétait souvent : “Une fille bien épouse un garçon bien”, un homme issu d’un milieu solide, capable de prolonger ce que nos parents avaient bâti. J’ai grandi avec cette idée comme une vérité absolue.

Un conte de fée

Après le bac, j’ai poursuivi mes études à Rabat, où j’ai rencontré Mehdi. On s’est matchés sur une application. Lors de notre premier dîner, il m’a expliqué qu’il travaillait pour le compte de son père, propriétaire de plusieurs entreprises au Maroc. Il citait des noms, des projets, des réunions. Je connaissais de réputation l’entreprise familiale dont il parlait : elle existait réellement. Tout semblait cohérent. Tout semblait vrai. Très vite, il est devenu une évidence. Il savait me rassurer, m’écouter, me flatter, me projeter. Il parlait du futur avec un naturel déconcertant : une belle demeure, un mariage, des voyages, une vie tranquille. À travers ses mots, tout paraissait simple. Trop simple, avec du recul.

À la fin de l’année universitaire, j’ai décidé de changer de voie. J’ai été acceptée en médecine en Roumanie, un choix radical que rien ne laissait deviner quelques mois plus tôt. Mehdi m’a encouragée et on s’est promis de continuer, de se battre contre la distance. Au début, on y arrivait. J’allais au Maroc régulièrement, il me surprenait avec des vidéos, des messages, des déclarations. Puis il m’a annoncé qu’il viendrait me rendre visite. Je ne savais pas que sa venue marquerait le début de ma descente aux enfers.

“J’avais honte”

Les premiers jours en Roumanie étaient parfaits : promenades, dîners, projets. Puis un matin, il s’est réveillé avec le visage fermé. Il m’a raconté que son père avait de graves problèmes avec le fisc, que leurs comptes avaient été gelés, que les entreprises familiales étaient en pause. Il disait ne plus pouvoir rentrer “pour le moment”. J’ai voulu le croire. Mais en quelques semaines, Mehdi a cessé toute recherche de solution. Il restait chez moi. Jour après jour. Sans revenu, sans perspective. J’ai commencé à payer pour tout : loyer, nourriture, factures, sorties. Je puisais dans mes économies, puis dans l’argent que mes parents m’envoyaient pour mes études. J’ai commencé à mentir. À minimiser mes dépenses. À inventer des frais universitaires. J’avais honte.

Lorsque mes économies ont fondu, j’ai emprunté à des amis. Je ne pouvais plus rentrer au Maroc, faute de moyens. Mes cours ? Je n’y allais presque plus. La culpabilité me rongeait, alors on s’enfermait, on s’effaçait tous les deux dans un brouillard qui ne menait nulle part. Puis la violence a éclaté. Mehdi devenait agressif dès que je posais une question, dès que je suggérais qu’il trouve une solution. Un soir, après une dispute, il a explosé. Il a cassé des assiettes, renversé la table, brisé une lampe. Il a brisé quelque chose en moi aussi. Quand il m’a frappée, j’ai compris que l’homme parfait n’avait été qu’un mirage.

Je suis partie me réfugier chez une amie. Quand je suis revenue quelques jours plus tard pour récupérer mes affaires, il avait disparu. Plus de numéro, plus de réseaux sociaux, plus de trace. Comme s’il n’avait jamais existé. Il m’a laissée seule, endettée, avec un appartement détruit dont le contrat était à mon nom, une caution perdue, une année universitaire ratée et une vie en morceaux.

Se relever 

Je voulais porter plainte. J’y ai pensé mille fois. Mais la peur du “qu’en-dira-t-on” m’a paralysée. Alors j’ai pris la seule décision que je pouvais prendre : fuir. J’ai acheté un billet d’avion, avec l’argent que mes parents m’avaient envoyé, et je suis rentrée au Maroc. J’ai tout laissé derrière moi : mes papiers, mes vêtements, mes diplômes, mes projets. Quand j’ai tout raconté à ma mère, elle est restée figée quelques secondes. Puis elle m’a serrée dans ses bras et a dit: “Tu es chez toi. On va réparer.”

Aujourd’hui, cela fait deux ans que je reconstruis ma vie. Grâce à une amie restée en Roumanie, à qui j’ai donné procuration, j’ai pu récupérer mes papiers et clore ce chapitre à distance. J’ai tout repris à zéro, jusqu’à mes études, dans une filière totalement différente. Mehdi ? Il n’a jamais réapparu. J’ai compris que je ne connaissais pas cet homme. J’ai appris qu’on ne doit jamais croire naïvement aux beaux discours, même lorsqu’ils épousent parfaitement nos rêves. Désormais, je marche avec lucidité, et personne ne pourra plus m’éloigner de moi-même.

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AI Made in Morocco : le Royaume trace sa voie vers une intelligence artificielle souveraine https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/ai-made-in-morocco-le-royaume-trace-sa-voie-vers-une-intelligence-artificielle-souveraine Mon, 12 Jan 2026 19:51:24 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=127725 Rabat a accueilli, ce lundi 12 janvier, la journée “AI Made in Morocco : l’IA au cœur de la transformation numérique et des services publics”. Un rendez-vous stratégique qui marque une nouvelle étape dans l’ambition du Royaume de faire de l’intelligence artificielle un levier de souveraineté, de performance publique et de coopération Sud–Sud.

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S’inscrivant dans le prolongement des Assises nationales de l’intelligence artificielle tenues en juillet 2025 sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette rencontre a réuni des responsables gouvernementaux, des acteurs institutionnels, des opérateurs privés ainsi que des représentants du monde académique et de la recherche.

Une ambition assumée

À travers cette initiative, le Royaume entend faire de l’intelligence artificielle un levier stratégique de souveraineté technologique et de développement inclusif. « L’intelligence artificielle n’est plus une option technologique, mais un instrument déterminant de puissance économique, institutionnelle et géopolitique », a affirmé Amal El Fallah Seghrouchni, ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration.

Elle a souligné que la dépendance technologique constitue aujourd’hui « une vulnérabilité stratégique avérée », insistant sur le choix du Maroc de ne pas subir la révolution de l’IA, mais d’en assurer la maîtrise. « Il s’agit d’un non-alignement technologique assumé, qui vise à préserver notre capacité de décision, de régulation et d’innovation », a-t-elle précisé.

Les Jazari Institutes, pilier structurant

La journée a été marquée par la structuration du réseau national des centres d’excellence en intelligence artificielle, les « Jazari Institutes », pilier de la stratégie Maroc Digital 2030. Pensé comme une architecture nationale distribuée et ancrée dans les territoires, ce réseau vise à renforcer les capacités nationales en matière de formation, de recherche appliquée et d’innovation.

Le lancement officiel de « Jazari Root », noyau fédérateur de ce dispositif, a constitué une étape majeure. « Ces centres ont vocation à devenir de véritables plateformes régionales de compétences et d’innovation, au service de l’État, du citoyen et de l’économie nationale », a souligné la ministre.

L’événement a également été marqué par le lancement du laboratoire de recherche et développement en intelligence artificielle Mistral AI & MTNRA, dans le cadre d’un mémorandum d’entente entre le ministère et Mistral AI. Ce laboratoire vise le co-développement de solutions technologiques, la réalisation de prototypes et la montée en compétences des talents nationaux, en lien avec la modernisation des services publics.

Une portée internationale

Prenant part à cette rencontre, Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, a mis en avant la nécessité d’une gouvernance internationale plus équitable de l’intelligence artificielle. Il a souligné que le Maroc plaide, dans les enceintes multilatérales, pour « une intelligence artificielle au service du développement, fondée sur le renforcement des capacités et le partage des savoirs ».

Il a enfin rappelé l’engagement du Royaume en faveur d’une coopération Sud–Sud axée sur la co-construction de solutions d’IA adaptées aux réalités des pays du Sud, conformément à la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

 

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Fadwa El Gharib : « Le vrai luxe est un intérieur qui a une âme » https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/fadwa-el-gharib-le-vrai-luxe-est-un-interieur-qui-a-une-ame Mon, 29 Dec 2025 08:57:16 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=126964 Exit l’ostentation, place à l’essentiel. Matières nobles, gestes artisanaux, lumière maîtrisée et sens du détail redéfinissent une esthétique où l’émotion prime sur la démonstration. Fondatrice de elf&partners, agence d’architecture d’intérieur et de design d’exception, Fadwa El Gharib décrypte cette nouvelle élégance marocaine, à la croisée de l’héritage et d’une modernité assumée.

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Comment définiriez-vous aujourd’hui le luxe dans les maisons marocaines ?

Historiquement, le luxe marocain était indissociable d’un art de recevoir, profondément enraciné dans nos traditions. Chaque région possédait son propre langage esthétique, sa manière d’habiter l’espace, de célébrer l’hospitalité et de mettre en scène le quotidien. Ce luxe ne cherchait jamais l’excès, mais s’exprimait dans la qualité des textiles, la finesse des objets et le soin porté aux détails. Aujourd’hui, cette notion s’affine. Le vrai luxe réside dans l’harmonie. Dans la capacité à créer un intérieur qui a une âme, qui raconte une histoire intime tout en dialoguant avec un héritage collectif. Un luxe qui ne s’impose pas, mais qui se vit, se ressent, s’habite.

Les intérieurs marocains ont-ils changé de visage ces dernières années ?

Ils ont changé de rythme, plus que de nature. Le salon marocain traditionnel, par exemple, n’a pas disparu : il se réinterprète. Il devient parfois un espace plus ponctuel, intégré à une architecture contemporaine, répondant à des modes de vie en mutation. La surcharge décorative laisse place à une écriture plus épurée, mais jamais froide. Les motifs opulents et la vaisselle dorée cèdent le pas à une autre forme de sophistication : la sensualité d’un bois travaillé, la profondeur d’un textile, la délicatesse d’une céramique façonnée à la main. Chaque pièce est choisie pour ce qu’elle raconte, pas pour ce qu’elle affiche.

Existe-t-il un luxe marocain reconnaissable parmi les grandes scènes internationales ?

Absolument. Le luxe marocain est d’abord contextuel. Il se nourrit de la richesse géographique du pays, de ses matières premières, de sa lumière, de ses savoir-faire régionaux. Chaque intérieur devient une signature, intimement liée à son environnement. Mais sa singularité tient surtout à la place centrale accordée à l’humain. Là où le luxe international valorise souvent la perfection industrielle, le Maroc célèbre le geste, le temps long, le fait-main. Même dans les projets les plus contemporains, l’intervention de l’artisan reste un marqueur de prestige. Ce luxe ne fige pas le passé : il le réinterprète. Il revisite les géométries, sublime la terre, le zellige ou le tadellakt, pour les inscrire dans des usages résolument actuels. C’est cette tension entre mémoire et innovation qui le rend si singulier.

Que recherche aujourd’hui une clientèle haut de gamme ou ultra-premium ?

Ces clients, marocains comme internationaux, arrivent avec une culture visuelle extrêmement riche. Leur maison n’est plus un simple lieu de vie : elle devient un manifeste personnel, un espace d’expression identitaire. Ils ont souvent une vision du Maroc, parfois idéalisée, et souhaitent la voir se matérialiser dans un intérieur unique, sur mesure. Notre rôle est alors d’orchestrer cette vision, de traduire une émotion en matière, une idée en expérience sensorielle. Cela passe par des choix très précis : une essence de bois rare, travaillée de manière inédite ; un zellige sculpté pour créer de la profondeur ; la réhabilitation de matériaux oubliés comme le parchemin ; ou encore une relecture contemporaine du tadellakt. Chaque détail participe à un récit global, profondément personnel.

Quels détails incarnent aujourd’hui le vrai raffinement à la maison ?

Le raffinement ne se crie pas, il se ressent. Il se niche dans un linge de maison en lin brodé à la main, dans une œuvre d’art subtilement intégrée, dans une senteur qui évoque un souvenir. Ce sont souvent des éléments presque invisibles, mais essentiels à l’atmosphère. Le vrai luxe ne réside plus dans la valeur marchande d’un objet, mais dans son histoire, son intention, sa capacité à créer une émotion durable.

Quelle place occupe l’artisanat marocain dans cette nouvelle esthétique du luxe ?

L’artisanat n’est plus un simple décor, il est devenu l’ADN même du luxe marocain. Dans un monde saturé de produits standardisés, l’authenticité est devenue la nouvelle rareté. Aujourd’hui, les frontières s’estompent : les artisans deviennent créateurs, les artistes explorent la matière, et les grandes maisons internationales s’inspirent de nos savoir-faire. Le véritable luxe ne consiste plus à posséder un objet, mais à participer à sa création. Notre mission est de remettre l’artisan au centre du processus créatif, de favoriser ces dialogues pour produire des pièces qui ont une âme. L’avenir du luxe marocain se joue là.

À quoi ressemblera la maison marocaine de luxe de demain ?

Elle sera guidée par l’essentiel. L’espace et la lumière en seront les premiers luxes. La technologie y sera présente, mais discrète, intuitive, presque invisible, au service du confort et de la sérénité. Ce sera une maison de réconciliation : entre héritage artisanal et innovation contemporaine, entre identité marocaine profonde et vision universelle de l’habitat. Un lieu pensé pour durer, ressentir et transmettre.

 

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