Aïcha Debouza, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/aicha Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Mon, 13 Apr 2026 13:47:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Aïcha Debouza, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/aicha 32 32 Endométriose : des études pointent un diagnostic encore trop tardif https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/endometriose-des-etudes-pointent-un-diagnostic-encore-trop-tardif Mon, 13 Apr 2026 13:47:56 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=132148 Douleurs de règles invalidantes, fatigue chronique, troubles digestifs, douleurs pendant les rapports… Malgré une meilleure visibilité du sujet, l’endométriose continue d’être diagnostiquée tardivement. Plusieurs études récentes confirment l’ampleur de ce retard, encore lié à la banalisation de la douleur, à des symptômes trompeurs et à une errance médicale persistante.

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Longtemps, l’endométriose a été reléguée à la marge des douleurs “féminines” que l’on apprend à supporter. C’est précisément là que commence une partie du problème. Car si la maladie touche environ 10% des femmes et filles en âge de procréer dans le monde, elle reste difficile à repérer : ses manifestations varient d’une patiente à l’autre, certaines présentent des douleurs pelviennes très marquées, d’autres surtout des troubles digestifs, des douleurs lors des rapports sexuels ou une infertilité, tandis que certaines ont peu de symptômes visibles. Cette diversité clinique contribue à brouiller les pistes et à retarder l’orientation vers le bon diagnostic.

Une maladie encore mal repérée

L’OMS le rappelle noir sur blanc : l’endométriose reste sous-diagnostiquée dans de nombreux pays, y compris parce que ses symptômes sont variables et parfois confondus avec d’autres troubles. L’organisation souligne aussi qu’un historique menstruel précis, associé à l’imagerie, peut aider à orienter plus tôt le diagnostic, sans attendre systématiquement une chirurgie. Ce point est important, car la vieille idée selon laquelle il faudrait absolument passer par une coelioscopie pour “prouver” la maladie a longtemps contribué à ralentir la prise en charge.

Ce changement de regard se retrouve d’ailleurs dans les nouvelles recommandations de l’American College of Obstetricians and Gynecologists, publiées en 2026. L’organisme y insiste sur l’intérêt d’un diagnostic clinique présomptif fondé sur l’histoire de la patiente, les symptômes, l’examen et l’imagerie, dans le but explicite de raccourcir le temps d’attente avant prise en charge. L’enjeu n’est pas seulement de poser un nom sur la douleur, mais d’éviter que les patientes ne passent des années à consulter sans réponse claire.

Retard de diagnostique

Les chiffres restent parlants. Selon la fiche d’information de l’OMS mise à jour en 2025, le délai moyen de diagnostic varie encore entre 4 et 12 ans. Une revue systématique et méta-analyse publiée en 2025 dans Frontiers in Medicine conclut elle aussi que le diagnostic demeure significativement retardé dans toutes les études examinées. Les auteurs notent que, dans les travaux les plus récents, le délai moyen tourne autour de 4,4 ans, tandis que dans des études plus anciennes, la médiane dépassait 10 ans.

D’autres publications vont dans le même sens. Un article de synthèse publié en 2025 dans le BJOG rappelle que l’endométriose fait encore face à des retards diagnostiques pouvant aller jusqu’à une dizaine d’années. Une étude qualitative publiée la même année dans BMC Health Services Research évoque, elle, un délai moyen d’environ 9 ans. Quant aux nouvelles recommandations de l’ACOG, elles parlent d’une attente moyenne comprise entre 4 et 11 ans après le début des symptômes. Autrement dit, malgré une meilleure sensibilisation, le problème reste structurel.

Pourquoi un diagnostic si tardif ?

Les travaux récents décrivent trois grands types de freins. D’abord, des facteurs liés aux patientes elles-mêmes, ou plus exactement à la manière dont la douleur menstruelle est socialement perçue. La revue de Frontiers in Medicine montre que la normalisation des règles douloureuses, la gêne à parler de certains symptômes et le retard à consulter pèsent fortement dans l’errance diagnostique. Dans plusieurs études incluses, les règles très douloureuses ont été minimisées dans la sphère familiale ou considérées comme “normales”, ce qui repousse la première consultation.

Ensuite, viennent les facteurs médicaux. La même revue met en évidence les erreurs d’aiguillage, la méconnaissance de la maladie par des non-spécialistes, ainsi que la tendance à attribuer les symptômes à d’autres causes, comme le syndrome de l’intestin irritable, le stress ou de simples douleurs menstruelles. Les auteurs notent aussi qu’un passage plus rapide par un spécialiste en gynécologie est associé à un diagnostic plus précoce.

Enfin, il y a les facteurs liés au système de soins : délais de rendez-vous, parcours de soins trop longs, accès inégal à l’imagerie ou à des praticiens formés, et manque de coordination. L’OMS souligne d’ailleurs que l’accès à un diagnostic précoce et à un traitement efficace reste limité dans de nombreux contextes, notamment dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Les adolescentes, particulièrement exposées 

Le problème est souvent encore plus marqué lorsque les symptômes commencent tôt. Une revue narrative publiée en 2025 sur l’endométriose à l’adolescence rappelle que le diagnostic peut accuser un retard moyen d’environ 8 ans, notamment parce que les douleurs sont assimilées à des règles “classiques”, alors même qu’elles peuvent déjà être invalidantes. Une autre revue de 2025 publiée dans Diagnostics insiste elle aussi sur le risque de confusion entre les symptômes de l’adolescente et des manifestations jugées banales du cycle menstruel.

C’est un point central : plus les premiers symptômes apparaissent tôt, plus ils risquent d’être absorbés par le discours habituel sur les règles, la pudeur, la résistance à la douleur ou le supposé excès de sensibilité. Résultat, certaines jeunes patientes apprennent à vivre avec une souffrance importante avant même qu’une hypothèse diagnostique sérieuse ne soit formulée.

Un retard qui ne se limite pas à la douleur

Le retard diagnostique n’a rien d’anodin. La revue systématique de 2025 relève qu’il est associé à une aggravation des symptômes, à une diminution de la qualité de vie, à davantage de stress psychologique et à des conséquences potentielles sur la fertilité. L’OMS rappelle également que l’endométriose peut avoir un impact sur la vie sociale, la scolarité, le travail, la santé mentale et les relations intimes. En clair, l’errance médicale ne retarde pas seulement un diagnostic : elle prolonge aussi l’exposition à une maladie qui pèse déjà lourd sur le quotidien.

Ce constat nourrit aujourd’hui une inflexion dans les recommandations médicales. L’idée n’est plus d’attendre que le tableau soit “parfait” ou qu’une chirurgie vienne tout confirmer, mais d’écouter plus tôt, d’interroger mieux et d’utiliser plus systématiquement les outils disponibles pour ne pas laisser les patientes seules face à des années de doutes. Les nouvelles orientations de l’ACOG vont précisément dans ce sens, en donnant davantage de place au diagnostic clinique et à l’imagerie non invasive.

Ce que cela change concrètement

Ce tournant est loin d’être anecdotique. Il signifie qu’une douleur de règles invalidante, répétée, associée à d’autres symptômes, ne devrait plus être automatiquement reléguée au rang de désagrément ordinaire. Il signifie aussi qu’un parcours plus rapide vers l’échographie, l’IRM dans certains cas, ou un avis spécialisé, peut éviter des années de banalisation. L’OMS précise d’ailleurs que le diagnostic peut désormais être envisagé à partir des symptômes et de l’imagerie, et que la chirurgie n’est pas nécessairement indispensable avant de débuter la prise en charge.

Reste une réalité : la visibilité médiatique du sujet ne suffit pas, à elle seule, à corriger des réflexes anciens. Tant que la douleur menstruelle sévère restera minimisée dans certaines familles, sous-évaluée dans certains cabinets ou mal orientée dans certains parcours de soins, le retard diagnostique continuera de peser. Les études les plus récentes ne disent pas autre chose : mieux connaître l’endométriose est essentiel, mais cela ne remplace ni l’écoute clinique, ni la formation, ni l’accès rapide aux bons examens.

Ainsi, les données convergent : l’endométriose continue d’être diagnostiquée trop tard, souvent après plusieurs années de symptômes. Et si les recommandations évoluent enfin vers des approches moins invasives et plus réactives, le vrai changement passera aussi par une chose plus simple, mais encore insuffisamment acquise : cesser de considérer qu’avoir très mal pendant ses règles est forcément normal.

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Femmes & justice : Un parcours d’obstacles https://femmesdumaroc.com/femmes/femmes-justice-un-parcours-dobstacles Fri, 10 Apr 2026 14:10:36 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=132026 Demander une pension, contester une garde, faire reconnaître une violence. Sur le papier, le cadre juridique marocain existe depuis près de vingt ans. Mais dans les tribunaux, l’accès des femmes à la justice reste un parcours complexe, où les obstacles sont souvent moins visibles que les textes qui les encadrent. Détails.

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Depuis 2004, avec l’entrée en vigueur du Code de la famille, le Maroc a engagé une refonte majeure du droit familial. Cette évolution s’est poursuivie en 2018 avec la loi 103-13 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, qui a introduit de nouvelles incriminations et des mécanismes institutionnels de prise en charge. Des cellules spécialisées ont été mises en place au sein des tribunaux, des parquets, des services de police et des établissements de santé, ainsi que des commissions locales, régionales et nationale chargées de coordonner l’accompagnement des victimes. Le cadre normatif et institutionnel s’est ainsi progressivement consolidé. En 2022, le Souverain a appelé à la révision du Code de la famille afin d’en corriger les insuffisances et de l’adapter aux évolutions sociales. Le chantier est désormais engagé.

Pourtant, lorsqu’une femme franchit la porte d’un tribunal pour demander une pension, faire exécuter un jugement ou dénoncer des violences, le parcours se révèle souvent plus sinueux, et les freins à l’application des textes de loi persistent. “L’accès à la justice ne se résume pas à l’existence d’une loi”, rappelle Stéphanie Willman Bordat, associée fondatrice de Mobilising for Rights Associates (MRA). Un droit n’est effectif, explique-t-elle, que s’il est appliqué de manière cohérente et réellement accessible. Or, c’est précisément dans cette application que surgissent les écarts. Deux dossiers comparables peuvent déboucher sur des décisions différentes. Une pension peut être fixée à des montants sensiblement différents selon la juridiction. “Des cas similaires peuvent être traités différemment selon la région”, observe-t-elle. La règle est nationale, son application est variable. Et c’est dans ces variations que se dessinent les premières fragilités.

Le coût de la justice

À ces variations d’appréciation s’ajoute une autre complication, plus technique : le coût du parcours judiciaire. En matière de pension alimentaire, la saisine du tribunal de la famille est, en principe, exonérée de frais judiciaires. Autrement dit, la femme ne paie pas pour déposer sa demande. Le droit d’ester en justice est garanti. Mais une procédure ne se résume pas au dépôt d’une requête. Pour que le dossier avance, il faut que l’autre partie soit officiellement informée. La procédurei exige  une notification formelle : elle doit être effectuée par un commissaire de justice (anciennement huissier de justice), officier ministériel indépendant, et non par le tribunal lui-même. C’est là que commencent les frais. “La femme ne paie pas  l’action en justice, mais elle doit payer le commissaire de justice”, explique l’avocate Zahia Ammoumou, spécialisée en droit de la famille. Chaque tentative de signification est facturée. Si le conjoint est introuvable ou change d’adresse, les démarches se répètent, et les coûts avec. Les montants, variables selon les diligences accomplies, peser lourd en charges  à chaque étape.

Ça ne s’arrête pas là, après le jugement, l’exécution entraîne à nouveau l’intervention du commissaire de justice. En cas de non exécution de la décision du tribunal, un procès-verbal de carence doit être établi pour engager, le cas échéant, une plainte pour abandon de famille. Là encore, l’acte est payant. “Sans ce procès-verbal, la procédure reste sans effet”, insiste l’avocate. Or son établissement a un coût, qui peut atteindre plusieurs centaines de dirhams, voire davantage selon les déplacements et les actes réalisés. Ainsi, la procédure est gratuite en principe, mais son effectivité dépend d’actes techniques payants réalisés par un professionnel libéral. “Pour une femme disposant de ressources limitées, ces frais cumulés peuvent devenir un frein réel, surtout lorsque les tentatives se multiplient”, insiste Me Zahia Ammoumou. En matière pénale, déposer plainte pour violences est gratuit : le parquet décide des poursuites. Mais si la victime souhaite se constituer partie civile pour demander réparation, elle doit verser une consignation. “À défaut, elle est entendue comme témoin et ne peut prétendre à des dommages-intérêts”, explique l’avocate. La justice n’est donc pas payante pour être saisie, mais elle peut le devenir pour être pleinement exercée.

Porter plainte, et après ?

Même lorsque la décision est prise, même lorsque la plainte est déposée, le parcours ne s’allège pas pour autant. Un autre verrou peut surgir : celui de la preuve. Dans les affaires de violences, engager une procédure ne garantit pas la reconnaissance des faits. Certificats médicaux, témoignages, éléments matériels : la constitution du dossier obéit à des exigences strictes. En théorie, il revient à la police judiciaire et au parquet de conduire l’enquête et de réunir les éléments nécessaires. “Dans la pratique, de nombreuses femmes ont le sentiment de devoir elles-mêmes démontrer ce qu’elles ont subi”, nuance Bouchra Abdou, présidente de l’Association Tahadi pour l’Égalité et la Citoyenneté. Elle insiste: “Ce ne devrait pas être à la victime de porter seule cette charge”. Une femme confrontée à des violences est souvent fragilisée, parfois dépendante économiquement, parfois isolée. Lui demander d’organiser la preuve peut transformer la procédure en épreuve supplémentaire. Pour Stéphanie Willman Bordat, la difficulté ne tient pas uniquement à la charge probatoire. 

À cette incertitude juridique s’ajoute une réalité plus immédiate. “Lorsqu’une femme envisage de porter plainte, la première question qu’elle se pose est souvent: où vais-je vivre ?”, rappelle Bouchra Abdou. Autrement dit, où pourra-t-elle se loger et se protéger? Car dénoncer des violences peut signifier quitter le domicile conjugal dans l’urgence. Or si des centres d’accueil existent, leurs capacités restent insuffisantes. Les séjours sont limités, les moyens contraints. Pour la société civile, la question dépasse l’hébergement d’urgence : elle concerne la dignité des lieux et la qualité de l’accompagnement : assistance juridique, suivi psychologique, accompagnement social. “On ne peut pas demander à une femme de quitter un foyer violent sans lui garantir un cadre stable et respectueux”, insiste Bouchra Abdou. Sans dispositifs solides et coordonnés, la plainte peut devenir un risque supplémentaire. Ainsi, l’obstacle n’est pas frontal ; il est cumulatif. Disparités d’appréciation, frais successifs, incertitudes matérielles, exigences probatoires : pris isolément, chaque élément semble surmontable. Ensemble, ils transforment la démarche en épreuve. 

Spécialisation et cohérence

Au terme de ce parcours, une question plus structurelle s’impose : celle de la cohérence du système lui-même. Dès 2003, lors de la présentation de la réforme de la Moudawana devant le Parlement, SM le Roi Mohammed VI avait rappelé que la famille constitue la “cellule de base de la Nation” et que sa protection engage la cohésion sociale du pays. Vingt ans plus tard, dans son discours du Trône de 2022, il a souligné la nécessité de faire évoluer le Code de la famille et de renforcer les droits des femmes, condition essentielle de la stabilité sociale et du développement. Entre ces deux moments, un principe demeure : le texte ne suffit pas s’il n’est pas appliqué avec rigueur et cohérence.

Le contentieux familial ne relève pas d’un simple litige technique. Il touche à l’équilibre des enfants, à la stabilité économique des foyers, à des situations humaines sensibles. “On ne peut pas affecter un magistrat venu d’une juridiction commerciale ou administrative au contentieux familial sans formation spécifique”, estime l’avocate Zahia Ammoumou. Elle plaide pour une spécialisation renforcée des juges aux affaires familiales et pour des outils d’harmonisation, notamment un barème de référence encadrant les pensions alimentaires. Car aujourd’hui encore, les montants peuvent varier sensiblement d’une juridiction à l’autre, alors même que la pension est censée couvrir les besoins essentiels des enfants. La révision du Code de la famille ne se jouera donc pas uniquement dans la rédaction de nouveaux articles. Elle se jouera dans les salles d’audience, dans la formation des magistrats, dans la cohérence des décisions rendues. C’est là que se mesure, concrètement, l’effectivité du droit.

“Sans information, le droit reste théorique”

L’accès à la justice ne se réduit pas au simple dépôt d’une requête. Il suppose une information claire, intelligible et réellement accessible. Un grand nombre de femmes ignorent leurs droits, les délais applicables, les voies de recours ou les effets juridiques d’un acte qu’elles signent. Au-delà de l’analphabétisme au sens strict, il existe un véritable analphabétisme juridique : savoir lire ne signifie pas comprendre une décision de justice, un procès-verbal ou les mécanismes d’exécution d’un jugement. Dans les juridictions familiales, cette carence d’information se traduit par une errance procédurale. Des femmes se retrouvent ballotées d’un service à l’autre, sans orientation structurée. Elles ne savent pas toujours quels documents produire ni comment assurer le suivi d’une pension alimentaire. La procédure devient un parcours incertain, alors même que ces dossiers concernent des situations de vulnérabilité économique et familiale.

La dimension matérielle ne peut être ignorée. Les audiences s’étendent parfois sur plusieurs heures et des mères se présentent avec leurs enfants faute de solution de garde. Les tribunaux ne disposent pas toujours d’espaces adaptés aux mineurs. Certains enfants attendent dans des couloirs inadaptés, exposés à un climat conflictuel qui ne devrait pas être le leur. Or l’intérêt supérieur de l’enfant constitue un principe fondamental consacré par le droit interne et par les conventions internationales ratifiées par le Maroc. Le contentieux familial ne saurait être assimilé à un litige ordinaire. Il requiert une spécialisation effective des magistrats, une formation continue et une compréhension des réalités sociales. L’effectivité du droit dépend autant de la qualité des décisions rendues que des conditions concrètes dans lesquelles les justiciables les vivent. Garantir l’accès à la justice, c’est garantir l’information, l’accompagnement et la dignité du parcours judiciaire.

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Femmes Tech : Tendances technologiques https://femmesdumaroc.com/femmes/fem-tech/femmes-tech-tendances-technologiques-6 Sun, 05 Apr 2026 08:00:05 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131743 Plus discrets, plus intelligents, plus intégrés à nos gestes quotidiens… Les gadgets nouvelle génération ne se contentent plus d’accompagner, ils anticipent. De la santé à la mémoire, de la mobilité à l’IA embarquée, ces innovations dessinent un futur déjà en train de s’installer dans nos vies.

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Looking Glass Go est un écran holographique portable qui affiche des visuels en 3D sans lunettes pour des contenus immersifs.

 

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Mondial 2026 : le tableau complet désormais connu, le Maroc fixé dans le groupe C https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/coupe-du-monde-2026-le-maroc-herite-dun-groupe-releve Fri, 03 Apr 2026 10:53:19 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131822 Si le Maroc connaissait déjà ses adversaires depuis le tirage de décembre, la configuration complète de la Coupe du monde 2026 vient d’être finalisée après les derniers barrages. Une lecture globale du tournoi est désormais possible.

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Le tableau est désormais complet. Après plusieurs mois de qualifications et de barrages, les dernières équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2026 sont connues, permettant enfin de figer définitivement la composition des groupes. Car si le tirage au sort avait été effectué dès décembre 2025 à Washington, une partie des affiches restait en suspens. Plusieurs nations devaient encore décrocher leur billet via les barrages européens et intercontinentaux, disputés jusqu’à fin mars 2026.

C’est donc seulement aujourd’hui que le visage complet du Mondial se précise.

Le Maroc dans un groupe C inchangé 

Pour le Maroc, peu de surprises. Les Lions de l’Atlas connaissaient déjà leur groupe :
le Brésil, l’Écosse et Haïti. Une configuration qui n’a pas évolué, mais qui prend désormais tout son sens à la lumière du tableau global. Dans ce groupe C, le Brésil apparaît comme le favori logique, tandis que la lutte pour la qualification devrait se jouer entre le Maroc et l’Écosse, avec Haïti en outsider.

La principale nouveauté concerne les autres groupes, longtemps incomplets. Plusieurs équipes étaient encore désignées comme “barragistes”, notamment en Europe, où quatre places restaient à attribuer, ainsi que via le tournoi intercontinental qui a livré ses derniers qualifiés fin mars. Désormais, tous les groupes sont fixés, ce qui permet une lecture globale du tournoi.

Parmi les configurations marquantes :

  • Groupe A : Mexique, Afrique du Sud, Corée du Sud et un barragiste européen
  • Groupe D : États-Unis, Paraguay, Australie et un barragiste européen
  • Groupe E : Allemagne, Côte d’Ivoire, Équateur et Curaçao
  • Groupe H : Espagne, Uruguay, Arabie saoudite et Cap-Vert

Des groupes dominés par des grandes nations, mais où plusieurs affiches restent ouvertes.

Un tableau désormais complet

Cette édition 2026 marque une rupture. Pour la première fois, 48 équipes participeront à la compétition, réparties en 12 groupes. Un format élargi qui a prolongé les phases de qualification et multiplié les scénarios jusqu’aux derniers barrages disputés fin mars.

Désormais, le tableau est entièrement fixé. Plus aucune incertitude ne subsiste : l’ensemble des équipes qualifiées est connu, permettant enfin une lecture complète et définitive des groupes.

Face à un défi de confirmation

Dans ce contexte désormais clarifié, le Maroc aborde la compétition avec une position bien définie. Demi-finaliste en 2022, la sélection nationale n’avance plus dans l’inconnu. Elle connaît ses adversaires, son statut et les enjeux.

Face au Brésil pour se jauger, face à l’Écosse pour se positionner, et face à Haïti pour assurer, les Lions de l’Atlas devront surtout faire preuve de régularité. Car désormais, tout est en place. Et cette fois, plus rien ne reste à attendre.

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Finale CAN 2025 : la CAF tranche en faveur du Maroc https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/finale-can-2025-la-caf-tranche-en-faveur-du-maroc Tue, 17 Mar 2026 22:16:58 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131244 La CAF a finalement tranché. Saisie par la FRMF, sa commission d’appel a annulé la première décision disciplinaire et déclaré le Sénégal forfait lors de la finale de la CAN 2025. Une décision qui remet les règles au centre du jeu.

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Cette fois, la CAF ne laisse plus place à l’ambiguïté. Dans sa décision rendue ce mardi, le Jury d’appel a jugé l’appel de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) recevable et fondé, annulant ainsi le premier verdict disciplinaire. Au cœur de cette nouvelle décision, une application stricte des textes. L’instance estime que le comportement de l’équipe sénégalaise relève clairement de l’article 82 du règlement de la CAN, qui sanctionne toute équipe refusant de jouer ou quittant le terrain sans autorisation.

La conséquence est immédiate : conformément à l’article 84, le Sénégal est déclaré forfait et la rencontre est homologuée sur le score de 3-0 en faveur du Maroc. Une décision nette, qui met fin aux zones d’ombre laissées par la première lecture du dossier.

Une finale qui a basculé

Tout remonte à cette soirée du 18 janvier à Rabat. Une finale tendue, disputée, avant de basculer dans la confusion. Après recours à la VAR, l’arbitre accorde un penalty au Maroc à la suite d’une faute sur Brahim Diaz. Une décision qui déclenche une vive contestation côté sénégalais.

Dans la foulée, les joueurs quittent la pelouse sur instruction de leur staff, interrompant la rencontre pendant de longues minutes. Un épisode inédit à ce niveau de compétition. Si le match a finalement repris, cet arrêt constitue le point central du litige. Car au-delà de la tension du moment, la question posée était simple : une équipe peut-elle interrompre le jeu en contestant une décision arbitrale ?

Un cadre strict

La réponse de la CAF est aujourd’hui sans équivoque. En s’appuyant sur les articles 82 et 84, l’instance rappelle un principe fondamental : le respect du cadre réglementaire s’impose à tous, quelles que soient les circonstances. Autrement dit, une contestation, même forte, ne peut justifier un refus de jouer.

C’est précisément ce point qui avait suscité l’incompréhension après la première décision disciplinaire, jugée trop mesurée au regard des faits. Plusieurs médias marocains avaient alors pointé l’écart entre les textes et leur application. Avec cette décision d’appel, la CAF rétablit une lecture claire et cohérente du règlement.

Le dernier mot au TAS ?

Sur le plan de la CAF, le dossier est désormais tranché. Le Maroc bénéficie d’une décision définitive en interne, pleinement applicable. Reste une possibilité : un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), prévu par les statuts. Si le Sénégal décide de s’y engager, il faudra alors attendre une nouvelle décision.

Mais un élément est essentiel : un tel recours n’a pas d’effet suspensif automatique. La décision de la CAF reste donc valable tant qu’elle n’est pas remise en cause. Au-delà du résultat, cette décision consacre un principe clé pour les compétitions africaines : un match ne peut être suspendu ou perturbé sans conséquences.

Pour le Maroc, elle vient aussi confirmer la solidité de la démarche engagée, fondée sur les textes et le respect du cadre sportif.

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Près de Oujda, incroyable découverte de fossiles de dinosaure datant de plus de 100 millions d’années https://femmesdumaroc.com/reportage/societe/pres-de-oujda-incroyable-decouverte-de-fossiles-de-dinosaure-datant-de-plus-de-100-millions-dannees Fri, 13 Mar 2026 11:08:03 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131044 Dans la région de l’Oriental, des chercheurs de l’Université Mohammed Premier d’Oujda ont mis au jour les restes d’un dinosaure herbivore daté de plus de 100 millions d’années. Une découverte majeure, encore en cours d’étude, qui pourrait enrichir la carte paléontologique du Maroc.

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Des chercheurs de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed Premier d’Oujda ont mis au jour, dans la région de Tendrara, les restes fossilisés d’un dinosaure ayant vécu il y a plus de 100 millions d’années. Les vestiges ont été découverts dans une formation géologique datant du Crétacé, une période comprise entre environ 145 et 66 millions d’années. Les analyses scientifiques se poursuivent afin d’identifier précisément l’espèce et de mieux comprendre les caractéristiques de cet animal préhistorique.

Encore en phase d’étude

Les chercheurs appellent pour l’instant à la prudence dans la manière de présenter cette trouvaille. Si certaines descriptions évoquent un « dinosaure complet », les éléments disponibles indiquent plutôt qu’il s’agit des restes d’un squelette encore en cours de collecte et d’analyse.

Les scientifiques étudient actuellement les ossements afin de déterminer s’ils appartiennent tous au même individu et dans quelle mesure le squelette pourra être reconstitué. Les conclusions devraient être rendues publiques une fois les travaux scientifiques finalisés.

Selon les premiers éléments communiqués, le spécimen découvert à Tendrara appartiendrait à la famille des dinosaures herbivores. La présence de plusieurs os relativement bien conservés laisse penser qu’il pourrait s’agir d’un ensemble fossile suffisamment important pour permettre une reconstitution scientifique approfondie.

Une zone au potentiel paléontologique

Cette découverte attire également l’attention sur le potentiel paléontologique des Hauts Plateaux orientaux, dont certaines formations géologiques remontent au Crétacé. Les formations de l’Est marocain intéressent depuis longtemps géologues et paléontologues. Des travaux scientifiques consacrés à la région de Tendrara ont déjà mis en évidence des niveaux fossilifères du Crétacé moyen, permettant de reconstituer les anciens environnements naturels qui existaient dans cette partie du Maroc il y a plus de cent millions d’années.

Plus largement, le Maroc occupe aujourd’hui une place importante dans la recherche sur les dinosaures africains. Plusieurs découvertes réalisées dans différentes régions du pays ont permis d’identifier des restes appartenant à diverses familles de dinosaures, notamment des théropodes carnivores et des dinosaures herbivores.

Toutefois, la plupart des fossiles retrouvés sont fragmentaires, souvent limités à des os isolés ou des dents. Si les recherches en cours à Tendrara confirment la présence d’un ensemble squelettique relativement bien conservé, cette découverte pourrait apporter des informations précieuses sur l’anatomie de l’animal et sur les écosystèmes qui occupaient la région à l’époque du Crétacé.

Vers une future exposition à Oujda

Plusieurs éléments semblent désormais établis : la découverte a été réalisée dans la région de Tendrara, dans l’Oriental, par une équipe scientifique de l’Université Mohammed Premier d’Oujda, et les fossiles remontent à plus de 100 millions d’années. En revanche, plusieurs questions restent ouvertes. L’espèce exacte du dinosaure n’a pas encore été rendue publique et aucune publication scientifique détaillée décrivant l’animal ou le degré de complétude du squelette n’a encore été publiée.

Une fois les analyses achevées et le squelette reconstitué, les chercheurs envisagent de présenter ces vestiges au musée universitaire d’archéologie et du patrimoine de la Faculté des sciences d’Oujda. Cette exposition permettrait de valoriser la découverte tout en mettant en lumière le potentiel scientifique et géologique de la région.

Si les analyses confirment l’importance de ces vestiges, cette découverte pourrait enrichir les connaissances sur les dinosaures qui peuplaient l’Afrique du Nord au Crétacé.

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Mohammedia : le meurtre d’Affaf, une femme tuée par son mari, fait l’objet d’une enquête https://femmesdumaroc.com/reportage/societe/mohammedia-le-meurtre-daffaf-une-femme-tuee-par-son-mari-fait-lobjet-dune-enquete Wed, 11 Mar 2026 23:48:26 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130956 Un drame conjugal a secoué la ville de Mohammedia. Une femme prénommée Affaf a été tuée par son mari dans le quartier Derb Meknès. Une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de ce crime qui suscite une vive émotion.

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Les faits se sont produits à Mohammedia, dans le quartier Derb Meknès, sur le boulevard Monastir. Selon plusieurs informations relayées sur les réseaux sociaux et par des sources locales, la victime, prénommée Affaf, aurait été mortellement agressée par son mari.

Les circonstances exactes du drame restent encore à déterminer. Certaines versions évoquent une altercation survenue dans la rue, tandis que d’autres parlent d’un acte commis à proximité du lieu de travail de la victime. Ce qui est certain, c’est que le drame s’est déroulé en pleine journée, provoquant la stupeur des habitants du quartier.

Très rapidement après les faits, les services de police sont intervenus sur place. Le suspect, présenté comme le mari de la victime, aurait été interpellé peu après le crime.

Déterminer les circonstances

Une enquête judiciaire a été ouverte afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Les autorités cherchent notamment à établir le déroulement exact des faits et les motivations du suspect. Les enquêteurs devraient également entendre plusieurs témoins présents au moment du drame, tandis que les investigations se poursuivent pour reconstituer la chronologie précise des événements.

L’affaire a rapidement suscité une forte réaction sur les réseaux sociaux, où de nombreuses publications évoquent la mort d’Affaf et expriment leur indignation face à ce drame.

Plusieurs internautes dénoncent un nouvel épisode de violences conjugales et appellent à renforcer la lutte contre ces crimes. Dans le même temps, la diffusion de certaines vidéos liées à l’affaire a également provoqué des réactions, certains appelant à respecter la dignité de la victime et la douleur de sa famille.

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Affaire Imane : l’ex-mari condamné à 15 ans de prison ferme https://femmesdumaroc.com/reportage/societe/affaire-imane-lex-mari-condamne-a-15-ans-de-prison-ferme Tue, 10 Mar 2026 17:22:06 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130901 Quelques mois après l’agression qui avait suscité une vive émotion dans l’opinion publique, la justice a tranché. La chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Taza a condamné l’ex-mari d’Imane à 15 ans de prison ferme. Une décision très attendue dans une affaire devenue symbole des violences extrêmes subies par certaines femmes.

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Plusieurs mois après les faits, l’affaire Imane vient donc de connaître son épilogue judiciaire. La chambre criminelle de première instance près la Cour d’appel de Taza a condamné l’ex-mari de la jeune femme à quinze ans de prison ferme pour viol, séquestration, violences ainsi que coups et blessures graves commis à l’aide d’une arme. Nous avions raconté cette affaire lorsque les images d’Imane, le visage gravement balafré, avaient provoqué une onde de choc sur les réseaux sociaux et dans les médias. La jeune femme avait alors été victime d’une agression d’une extrême brutalité qui lui avait laissé de graves blessures au visage, nécessitant plus de 130 points de suture.

Une décision judiciaire très attendue

Les faits remontent à septembre 2025, dans la ville de Taza. L’attaque, particulièrement violente, avait rapidement suscité une vive émotion. Les photographies de la jeune femme après l’agression avaient largement circulé, transformant ce drame individuel en une affaire nationale. Au-delà de la violence des faits, l’affaire avait aussi ravivé un débat plus large sur les violences faites aux femmes et sur les mécanismes de protection des victimes.

L’enquête ouverte après l’agression avait conduit à l’arrestation de l’ex-mari de la victime. Le dossier avait ensuite été transmis à la juridiction criminelle compétente, devant laquelle la procédure judiciaire s’est poursuivie durant plusieurs mois. À l’issue du procès, la cour a reconnu l’accusé coupable des faits retenus à son encontre et a prononcé une peine de quinze années de réclusion criminelle.

Vers la reconstruction

Dans les jours qui ont suivi l’agression, un élan de solidarité s’était rapidement organisé autour de la jeune femme. Imane a bénéficié d’une prise en charge médicale spécialisée, comprenant notamment un suivi en chirurgie réparatrice, ainsi qu’un accompagnement psychologique et social.

Si la décision de justice constitue une étape importante, elle ne met pas fin aux conséquences humaines de cette affaire. Car derrière le verdict judiciaire, demeure le parcours de reconstruction d’une jeune femme dont la vie a été brutalement bouleversée…

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Santé : l’heure du dîner pourrait influencer le risque de maladies https://femmesdumaroc.com/plaisirs/bien-etre/sante-lheure-du-diner-pourrait-influencer-le-risque-de-maladies Tue, 10 Mar 2026 12:27:24 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130821 Manger tard le soir ne serait pas sans conséquence pour l’organisme. Plusieurs études scientifiques récentes montrent que l’heure du dîner peut avoir un impact direct sur le métabolisme, le poids et même le risque de maladies cardiovasculaires. Les chercheurs évoquent l’importance de respecter les rythmes biologiques du corps.

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Notre organisme fonctionne selon un rythme circadien, une horloge biologique interne qui régule notamment le sommeil, la digestion et la production d’hormones. Lorsque les repas sont pris très tard le soir, ce rythme peut être perturbé.

Une étude menée par des chercheurs de Brigham and Women’s Hospital et de Harvard Medical School a montré que dîner tardivement peut augmenter la sensation de faim, ralentir la dépense énergétique et favoriser le stockage des graisses. Les participants qui mangeaient plus tard présentaient également une activité métabolique différente, ce qui pourrait contribuer à la prise de poids. Les chercheurs expliquent que le corps est biologiquement programmé pour métaboliser les aliments plus efficacement plus tôt dans la journée.

Effets sur le cœur et le poids

D’autres travaux scientifiques ont également établi un lien entre repas tardifs et risques pour la santé cardiovasculaire. Une étude publiée dans le European Heart Journal a montré que les personnes qui dînent très tard (ou juste avant de se coucher) pourraient présenter un risque plus élevé d’accidents cardiovasculaires, notamment chez les personnes déjà fragilisées par des problèmes cardiaques.

Par ailleurs, plusieurs recherches sur la chrononutrition indiquent que manger tard le soir est associé à une augmentation du risque d’obésité, de diabète de type 2 et de troubles métaboliques. Les spécialistes recommandent ainsi de laisser au moins deux à trois heures entre le dîner et le coucher, afin de permettre à l’organisme de digérer correctement et de respecter les rythmes naturels du métabolisme.

Vers une nouvelle approche 

Ces travaux s’inscrivent dans le développement de la chrononutrition, un domaine scientifique qui s’intéresse à l’influence du moment des repas sur la santé. De plus en plus d’experts estiment que ce que nous mangeons est important, mais que le moment où nous mangeons l’est tout autant.

Adapter les horaires des repas au rythme biologique pourrait ainsi devenir un levier essentiel pour prévenir certaines maladies.

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Ikram Kabbaj, la bâtisseuse de formes https://femmesdumaroc.com/femmes/femme-inspirante/ikram-kabbaj-la-batisseuse-de-formes Sat, 28 Feb 2026 08:00:28 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130347 Depuis plus de quarante ans, Ikram Kabbaj développe une œuvre sculpturale rigoureuse, façonnée par le geste, la discipline et le temps long. Présente sur de nombreux terrains internationaux, elle s’est également engagée très tôt pour inscrire la sculpture dans l’espace public marocain. Un parcours exigeant, tenu à distance des effets et des récits personnels. Portrait.

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Le rendez-vous se fait au téléphone, un mercredi matin. À l’heure dite, Ikram Kabbaj décroche depuis la campagne, dans les environs de Marrakech, où elle vit aujourd’hui. La voix est posée, attentive. Elle écoute, laisse les phrases aller jusqu’au bout, puis répond calmement. La conversation prend rapidement sa direction lorsqu’elle pose d’emblée une question : “Avez-vous vu mes œuvres ?” Pour elle, les œuvres disent déjà beaucoup ; une trajectoire, une manière d’être au monde. “Les connaître, c’est me connaître”, précise-t-elle. L’appel se poursuit sur ce même fil. Elle parle avec précision, sans s’étendre inutilement, parfois marque une pause avant de reprendre. “Je parle peu de moi”, glisse-t-elle à un moment. Alors la conversation se déplace, naturellement, vers ce qu’elle connaît le mieux : la sculpture, la matière, le temps. Ce que le travail impose. Et ce qu’il permet.

Comme une évidence

Casablanca s’invite dans la discussion presque sans qu’on s’en aperçoive. Ikram Kabbaj y est née en 1960, y a grandi, dans un environnement où la beauté faisait partie du quotidien. “Les familles marocaines, quel qu’en soit le milieu social, évoluent avec plus ou moins de sensibilité dans l’appréciation de la beauté”, explique-t-elle. Le bois sculpté, la poterie, les tissus, la ferronnerie, les fontaines, les carrelages : l’esthétique était partout, présente dans les objets comme dans les espaces, intégrée aux gestes ordinaires. Ses parents partageaient ce rapport aux formes et aux matières, chacun à sa manière. Son père, à travers un goût assumé pour le mobilier et les lignes modernistes des années 1970. Sa mère, par un attachement profond à la Chaouia, qu’elle évoque comme un creuset esthétique fondateur. “En somme, mes parents m’ont transmis, chacun à sa façon, leur vision moderniste pour les choses et les êtres, exempte de la rigueur des préjugés”, dit-elle.

Les années de formation prolongent naturellement ce rapport direct au geste. Entre 1978 et 1987, Ikram Kabbaj se forme à l’École des beaux-arts de Casablanca, puis à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où la sculpture s’impose peu à peu comme une évidence. Elle ne se sentait faite ni pour la peinture ni pour d’autres formes : ce qui l’attire, c’est un travail qui engage le temps, l’endurance et la discipline, une pratique qui s’inscrit dans la durée. Son langage sculptural, fait de courbes, de vides et d’équilibres, suscite parfois des lectures liées au corps ou à la féminité, qu’elle écarte. “Faut-il que l’œuvre ressemble à son créateur ?”, interroge-t-elle. Pour elle, l’œuvre n’est ni miroir ni confession. Elle naît d’un processus, puis se détache. Elle est livrée au regard, au temps, aux vies qui la traversent.

Tenir sa ligne

Dans un milieu longtemps dominé par les hommes, Ikram Kabbaj n’a jamais situé son combat sur le terrain du féminin face au masculin. “Ma bataille n’a jamais été orientée vers la question masculin vs féminin, ni vers la recherche d’une quelconque condescendance de la part de mes pairs”, dit-elle. Son engagement s’est joué ailleurs, “sur le front de la créativité et de la compétence”. Elle savait ce qui l’attendait. Elle le sait toujours. “L’esprit revêche est toujours là”, glisse-t-elle, sans détour. Très tôt, cette exigence l’amène à penser la sculpture au-delà des murs de l’atelier. Pour elle, l’art ne peut rester confiné aux espaces fermés. Il doit s’inscrire dehors, dans la ville, dans les lieux traversés au quotidien. 

Dès les années 2000, elle s’engage dans cette direction, convaincue que la sculpture a un rôle à jouer dans l’espace public marocain. Elle organise six symposiums internationaux de sculpture à El Jadida, Tanger, Fès, Essaouira, Taroudant et Assilah, contribuant à constituer un ensemble de plus de cinquante œuvres de plein air destinées au domaine public. Son parcours international s’inscrit dans cette même continuité. Elle participe à de nombreux symposiums et biennales, en Europe, dans les Amériques, en Asie et dans le monde arabe. Elle travaille la pierre, le marbre, le granit, s’adapte aux lieux, aux contraintes, aux contextes. Elle n’en dresse pas l’inventaire. Elle avance. 

En dehors de l’atelier, Ikram Kabbaj mène une vie qu’elle qualifie elle-même de commune. Elle s’occupe de son foyer, des siens, d’elle-même. “Je trouve du plaisir dans le devoir”, dit-elle. Elle ne cultive ni le mythe de l’artiste hors du monde, ni celui d’une vie exceptionnelle, et s’interroge, presque en passant, sur la possibilité même de dissocier une vie d’artiste d’une vie personnelle. Lorsqu’il est question de transmission, elle ne théorise pas. “Mes œuvres s’adressent à ceux qui les apprécient.” Le reste ne lui appartient plus. Et quand on lui demande ce qu’il lui reste à accomplir, la réponse arrive sans hésiter : “Tout.” Puis, après un court silence : “Il y a tant d’aurores qui n’ont pas encore lui.”

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