Zineb Taïmouri, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/zinebtaimouri Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Wed, 21 Sep 2022 11:01:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Zineb Taïmouri, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/zinebtaimouri 32 32 Retour à la réalité https://femmesdumaroc.com/archives/retour-a-la-realite Wed, 21 Sep 2022 11:01:28 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=78998 “La réhabilitation de l’école publique est une Priorité nationale”

L’article Retour à la réalité est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Plus vite qu’on ne l’aurait souhaité, la rentrée est déjà là, avec ses besoins, ses attentes et son lot d’appréhension. Crise sanitaire, crise économique, crise climatique… Jamais le monde n’a été autant au bord de l’implosion. La peur de l’avenir est latente, le climat morose aussi. Personne n’échappe à cet environnement anxiogène ni aux lourdes conséquences engendrées par la situation mondiale.
Ainsi, et après le Covid-19 qui a mis à mal les finances et la santé de bon nombre de nos concitoyens, voilà qu’un autre “ennemi” implacable les guette. C’est la cherté de la vie. La facture s’avère bien salée, et après des vacances, courtes mais coûteuses, voilà les parents confrontés aux frais de scolarité, fournitures et autres exigences scolaires. Et si, pour beaucoup de parents, cela fait partie de leurs responsabilités que de satisfaire à toutes ces demandes, il ne fait aucun doute, qu’en contrepartie, l’école marocaine se doit de fournir un excellent enseignement, gage de réussite et d’ascenseur social. Malheureusement, dans beaucoup d’établissements, surtout publics, la situation frise le drame. Classes surpeuplés, enseignants démotivés, mal formés, taux élevés d’abandon, décrochage, échecs scolaires… le constat est terrible.
En cette rentrée 2022, la réhabilitation de l’école publique, selon une approche éducative innovante, est placée en tête de liste des priorités nationales. “Ce système qui nous interpelle aujourd’hui se doit non seulement d’assurer l’accès égal et équitable à l’école et à l’université pour tous nos enfants, mais également de leur garantir le droit à un enseignement de qualité, doté d’une forte attractivité et adapté à la vie qui les attend”, avait exhorté le souverain dans l’un de ses discours. Une école de qualité pour tous est plus que jamais à l’ordre du jour.
La Feuille de route déroulée par le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports (MENPS) Chakib Benmoussa, au lendemain de la rentrée scolaire, trace les contours d’une école de qualité pour tous. Celle-ci est articulée autour de trois axes majeurs, à savoir l’enseignant, l’étudiant et les établissements d’enseignement, répartis sur dix leviers stratégiques, ayant pour point commun la qualité…
Cette volonté de hisser le système éducatif vers le haut est l’un des chantiers stratégiques engagés par l’actuel gouvernement qui ambitionne de classer le système éducatif marocain parmi les 60 premiers pays du monde. Une belle revanche sur le passé et sur cette image de “cancre” accolée à notre enseignement dans le classement PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) où il se trouve bon dernier.
La réforme du système éducatif esquisse un avenir meilleur pour notre enseignement, et donne vie à l’éclosion des potentialités et des compétences de nos enfants. Ils sont l’avenir, les garants d’un monde meilleur et les dépositaires de l’espoir de l’humanité. Offrons-leur la force, l’amour et la protection nécessaire pour qu’ils puissent se réaliser, et contribuer à construire une société tournée vers l’avenir.

L’article Retour à la réalité est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Un air de vacances… https://femmesdumaroc.com/archives/un-air-de-vacances Thu, 21 Jul 2022 13:45:46 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=78059 L’été 2022 donne à voir un air de déjà vu. C’est presque un remake des deux saisons précédentes, une sorte de partition qui joue les répétitions. En juillet de l’année dernière, au lendemain de la fête de l’Aïd el kébir, la pandémie de Covid-19 s’est rappelée à notre bon souvenir avec force, avec son lot […]

L’article Un air de vacances… est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
L’été 2022 donne à voir un air de déjà vu. C’est presque un remake des deux saisons précédentes, une sorte de partition qui joue les répétitions. En juillet de l’année dernière, au lendemain de la fête de l’Aïd el kébir, la pandémie de Covid-19 s’est rappelée à notre bon souvenir avec force, avec son lot de contaminations, de décès et d’hôpitaux sous pression. Les mesures sanitaires et de vigilance ont fini par avoir raison du maudit virus.

Depuis le printemps dernier, tout était sous contrôle à tel point que la vie a repris ses droits. Les rencontres, les rassemblements et les festivals qui nous avaient tant manqués étaient de retour un peu partout, que ce soit à Essaouira, Fès, Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir… Le public retrouvait ses chanteurs et ses musiciens préférés pour danser, chanter et s’éclater. En somme, le retour à la vie normale, celle à laquelle nous aspirons toutes et tous.

Malheureusement, les chiffres annoncés au rythme des bulletins de santé quotidiens du ministère de la santé nous font craindre le pire. Les cas de contamination sont de plus en plus élevés, et ce qui est encore plus grave, c’est la hausse des décès…

Pourtant, cet été que nous attendions avec impatience pour recharger nos batteries, déstresser, changer des habitudes et apprendre à lâcher prise pourrait, si on n’y prend pas garde, virer au cauchemar. Ce scénario que nous ne voudrions jamais voir se réaliser exige une véritable prise de conscience des dangers de ce virus et de ses variants.

En cette saison estivale que nous espérons propice au farniente et au repos, la menace d’un déficit en eau potable plane sur plusieurs villes touristiques marocaines, incitant les uns et les autres à préserver cette ressource naturelle si précieuse pour la vie. Mais que ce soit pour notre santé ou pour notre environnement, nous avons le pouvoir de prendre le contrôle en adoptant les bons gestes et de meilleurs réflexes. C’est ce qui nous permettra de profiter pleinement de nos vacances.

Ce bonheur de la liberté ou ce temps des rêves, comme les sociologues se plaisent à l’appeler, nous permet de nous ressourcer, de prendre le temps de ne rien faire ou de faire les choses qui nous plaisent, à notre rythme. C’est aussi l’occasion de (re)découvrir les merveilleux trésors de notre beau pays, ou encore de suivre le fabuleux destin de nos Lionnes de l’Atlas, prêtes à en découdre avec leurs adversaires, à s’élancer vers le sacre de la Coupe d’Afrique des Nations, et s’envoler ensuite vers l’Australie pour y disputer la Coupe du monde féminine de football en juillet de l’année prochaine. L’été n’est-il pas la saison de tous les rêves et de tous les possibles ?

Bonne lecture et bel été à toutes et à tous.

L’article Un air de vacances… est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Nous les femmes, nous l’Alibi… https://femmesdumaroc.com/archives/nous-les-femmes-nous-lalibi Mon, 23 May 2022 09:59:15 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=76611 “Dans presque tous les pays, la femme sert encore de faire-valoir.”

L’article Nous les femmes, nous l’Alibi… est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
La nomination d’une femme comme Premier ministre en France a déclenché des réactions pour le moins révoltantes, que ce soit de la part des médias internationaux ou des hommes politiques français. Ceci en dit long sur le chemin qui reste à parcourir pour améliorer l’évolution des mentalités et faire accepter que la femme, à l’instar de l’homme, puisse accéder à des hauts postes de responsabilité et de pouvoir.

En effet,  depuis la nomination de Madame Elisabeth Borne au poste de Premier ministre en France, la seule qualité qu’on lui a trouvée est le fait d’être une femme. Peu importe sa compétence, son vécu ou ses réalisations…

D’aucuns diraient que ce n’est pas plus mal, puisque cette qualité de genre lui permettra de mieux appréhender les problèmes sociétaux et politiques, résoudre les questions liées aux augmentations des prix et la baisse du pouvoir d’achat, de la guerre qui guette à l’Est ou des problèmes de l’insécurité… Le souci c’est que trop peu de médias abordent la chose sous cet angle. Ce qui est plutôt mis en exergue c’est que cela fera “bien” pour engranger des voix lors des prochaines élections législatives.

Déjà, Il y a 30 ans, quand Edith Cresson a été nommée au poste de Premier ministre par François Mitterrand, le traitement par tous les observateurs et commentateurs de cette première dans l’histoire politique de la France tournait autour du genre du Premier ministre et non de sa capacité à gouverner. La pauvre dame n’a pu passer qu’une seule petite année au pouvoir, car nommée le 15 mai 1991, elle fût éjectée le 2 avril 1992. Ce fût humiliant et très douloureux pour toutes et tous ceux qui croyaient que la misogynie dans la société française avait disparu.

On pourrait croire que la gauche française faisait exception dans l’utilisation de la femme comme argument marketing, mais en 1995, c’est-à-dire, trois ans à peine après, Alain Juppé alors Premier ministre nomma 12 femmes dans son gouvernement. Elles ont vécu 6 mois au sein de l’Exécutif avant de se faire remercier. L’affront est d’autant plus grand qu’elles sont restées dans l’histoire sous le nom de “Jupettes”.

Alors, si en France, une société occidentale qui a toujours mis en avant son féminisme et sa défense, au moins sur le papier, des droits des femmes, on les traite de la sorte, il serait légitime de se poser la question sur cette grande hypocrisie politique. Les lois et les droits inscrits dans le code civil ne vont pas de pair avec une mentalité machiste qui accepte que la femme demeure un simple faire-valoir, mais en aucun cas l’égal de l’homme.

Dans nos sociétés dites orientales, le chemin est encore plus long pour atteindre cet objectif. Il n’y qu’à voir comment on s’acharne dans la critique de nos femmes politiques ou nos femmes d’affaires quand elles font l’actualité. En dépit de leurs compétences et potentiels avérés et les indications objectives de mérite, en l’occurrence, l’excellence et les bonnes performances des filles par rapport aux garçons dans l’enseignement, le constat, in fine, est que l’homme garde toujours le pouvoir.

Aujourd’hui, en 2022, la femme demeure encore chez nous un faire-valoir ! C’est dire que le combat est interminable et que peut-être dans un siècle, nous aurons encore à revendiquer les mêmes traitements  et les mêmes droits que l’homme. Ce qui est de nature à décourager les plus téméraires. Mais, cela ne doit pas nous faire oublier le chemin parcouru, les acquis et les souffrances de nos mères et  grands-mères pour nous inciter à continuer le combat.

Parlons des droits des femmes pour la énième fois…

L’article Nous les femmes, nous l’Alibi… est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
S.O.S Culture https://femmesdumaroc.com/archives/s-o-s-culture Fri, 15 Apr 2022 13:32:20 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=75702 “Il est temps que la culture ne soit plus le parent pauvre de notre économie.”

L’article S.O.S Culture est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
“La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié”, disait Edouard Herriot…S’il y a bien un secteur qui aurait souffert plus que n’importe quel autre pendant ces deux dernières années, c’est bien celui de la culture. Reflet de l’identité du citoyen et ADN d’un pays, la culture a vécu la pire crise de son histoire dans le monde et le Maroc n’a pas fait exception.

En effet, rien ne peut remplacer cette sensation de découverte et de liberté qu’on ressent lors d’un concert de musique live, d’une pièce de théâtre, ou devant une toile dans un musée ou une galerie. L’interruption violente liée au Covid a privé nos âmes et nos imaginations de se développer, de se divertir et de respirer du fait de l’impact négatif des confinements successifs et des frustrations qui en ont résulté.

Conséquence aggravante, la production culturelle tout au long de cette période a été quasiment nulle. C’est dire le désarroi de l’ensemble des acteurs de ce secteur, que ce soit les musiciens, les peintres et les acteurs, y compris l’industrie de l’évènementiel, qui ont vécu un coma dont très peu parviendront à se réveiller.

Aujourd’hui, si on ose croire que la pandémie est derrière nous, en revanche, le son des canons en Ukraine vient compliquer la donne. Cette nouvelle crise risque d’assécher les budgets de sponsoring culturels et d’aggraver les difficultés du secteur touristique, maillon fort de l’animation culturelle et moteur de l’industrie du divertissement. Cette crise qui risque de durer pourrait mettre à mal le développement de notre capital immatériel qui constitue notre meilleur atout.

Riche de son art culinaire encensé dans le monde entier, de ses villes impériales à l’histoire séculaire, de son identité aux valeurs plurielles, de sa diversité linguistique exceptionnelle, le Maroc dispose, en effet, d’un patrimoine incomparable. D’aucuns rétorqueront que pour l’heure l’essentiel c’est d’abord de disposer des produits de première nécessité et de satisfaire les besoins basiques. Mais, l’identité d’un peuple, c’est aussi sa culture. Elle est la quintessence de son histoire qui définit sa place parmi les peuples du monde.

Il est donc impérieux de bien veiller à ce que les activités culturelles ne continuent plus à être le bouc émissaire de ces crises successives. D’où l’urgence d’accorder toute son importance à ce secteur et de soutenir les manifestations culturelles par le biais d’une implication forte et engagée à la fois des pouvoirs publics et des opérateurs privés. Il est vraiment temps que ce secteur arrête d’être le parent pauvre de notre économie.

Il en va non seulement de notre bien-être, de notre inspiration et de nos stimulations intellectuelles et sentimentales mais aussi et surtout de notre fierté nationale au moment où des pays, sans scrupule, n’hésitent pas à usurper en toute occasion notre identité ancestrale à travers l’appropriation de notre cuisine, de notre artisanat et même de notre histoire : Tarik Ibn Ziyad en est une illustration délirante.

L’article S.O.S Culture est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Les valeurs de l’hypocrisie universelle https://femmesdumaroc.com/archives/les-valeurs-de-lhypocrisie-universelle Mon, 14 Mar 2022 11:08:02 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=74764 “dans le nouveau système mondial, la femme est encore perdante.”

L’article Les valeurs de l’hypocrisie universelle est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
En cette journée du 8 mars qui a, tout au moins, le mérite de mettre en évidence les injustices que subissent les femmes de par le monde, nous avons privilégié de mettre en couverture une femme noire africaine, qui pourrait bien être Marocaine.

Mais, aujourd’hui, à cause du conflit russo-ukranien qui oppose deux conceptions géopolitiques, l’Union européenne et l’Eurasie, on vit une crise qui n’est pas seulement d’ordre financier et économique mais aussi d’ordre culturel et sociétal.

Les populations qui fuient la guerre en Ukraine n’ont pas été traitées sur le  même pied d’égalité par les pays d’accueil aussi bien en Pologne et Slovaquie qu’en Hongrie, Roumanie ou Moldavie. En effet, nous avons tous vu comment l’Ouest a reçu à bras ouverts ces “bons” migrants à la peau claire. D’ailleurs, le mot migrant n’est utilisé par aucun média occidental qui les présente en tant que réfugiés.  Les autres “étrangers”, Africains, Arabes et même Asiatiques ont fait l’objet d’une discrimination raciale et raciste, foulant aux pieds le droit universel à l’égalité. Les étudiants marocains en savent quelque chose, eux qui ont eu le plus grand mal à monter dans les trains pour traverser les frontières et pouvoir rejoindre les aéroports de Budapest, Bucarest, ou Varsovie, où les avions mis à leur disposition par la compagnie nationale Royal Air Maroc, les attendaient. Nous avons le sentiment que pour les Européens, il y a les “nôtres” et les “autres”.

Ces discriminations ont démontré, encore une fois, que l’ethnocentrisme a pris le dessus sur l’eurocentrisme et que le système des valeurs du monde moderne s’est vite évaporé. Où sont donc passés ces idéaux qui prônent la démocratie, l’égalité sociale et l’universalisme humaniste ?

Aujourd’hui, le racisme et l’exclusion ne se cachent même plus. Un simple survol des médias français couvrant la campagne présidentielle 2022, révèle l’ampleur de cette stigmatisation de l’Autre. Sans complexe ni retenue, des candidats bien-pensants profèrent un flot d’horreur et de haine dans le seul but d’engranger plus de voix.

Depuis quelques semaines, on parle ici et là du nouvel ordre mondial avec l’émergence de nouvelles puissances, notamment la Chine et la Russie. Ces nouvelles données géostratégiques augurent d’un nouveau monde politique et économique avec un nouveau système civilisationnel. Désormais, les Africains, les Asiatiques et les Sud-américains ne croiront plus aux valeurs de l’Occident. Ce qui risque de susciter des mouvements de repli et d’extrémisme.

La femme, dans cette nouvelle configuration, où qu’elle soit et quelle qu’elle soit, est malheureusement encore perdante. υ

L’article Les valeurs de l’hypocrisie universelle est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Le testament de Rayan https://femmesdumaroc.com/archives/le-testament-de-rayan Fri, 11 Feb 2022 10:34:50 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=73917 “Gardons Rayan dans notre cœur, et sauvons tous les Rayan qui en ont besoin.”

L’article Le testament de Rayan est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Il n’avait que 5 ans. Pendant cinq jours, il a uni la planète toute entière autour de lui en suscitant une très grande émotion. Il a mis son pays, le Maroc, au centre du monde et nous a placés, nous Marocaines et Marocains, face à nous-mêmes et à notre conscience. Coincés dans une bulle à Casablanca, Rabat, Tanger ou Marrakech, nous aurions aimé soulever des montagnes (chose qui a été faite par les secouristes) pour sauver Rayan, l’âme innocente que nous avons tous adopté comme s’il était notre propre enfant.
Ce douloureux incident a été suivi de très près par SM le Roi, le père de la nation, qui a donné ses hautes instructions aux autorités concernées pour déployer tous les efforts possibles et nécessaires pour sauver l’enfant. Une initiative saluée par le monde entier.

Ce drame nous a aussi rappelé des vérités que nous avons tendance à cacher avec des œillères. Dans les grandes villes, tout est à portée de main ou presque : l’eau courante est un réflexe, l’électricité une évidence et manger à sa faim… la normalité. C’est le pays dans lequel nous vivons aujourd’hui, un pays dont le développement impressionne depuis une vingtaine d’années. Autoroutes, TGV, fibre optique, Malls et enseignes internationales de fast-food et de mode font partie de notre quotidien. Nous n’avons pratiquement rien à envier aux métropoles internationales… Mais Rayan nous a rappelé qu’une grande partie de nos concitoyens vit toujours dans une autre époque. Dans cette partie du Maroc profond, les besoins sont énormes et les insuffisances sont encore criantes. Une grande partie de la population n’a pas accès à l’eau, une denrée précieuse parce qu’elle est rare. L’école et la santé sont défaillantes ; l’habitat et les routes souffrent d’une grave carence. Ici, les enfants sont livrés à eux-mêmes. La pauvreté, conjuguée à l’ignorance, continue d’alimenter ce cycle de reproduction du sous-développement dans un environnement où les mentalités sont restées figées.

La réalité nous a heurté de plein fouet. Nous nous sommes, toutes et tous vus enfants enfermés dans une cavité à 32 mètres de profondeur avec la peur et la claustrophobie de notre conscience collective. Celle d’avoir à vivre avec la souffrance de l’enfant à qui nous nous sommes identifiés et que nous, pauvres mortels que nous sommes, étions incapables de sauver.

Quel trouble dissociatif de l’identité !

L’humanité qui vit en chacun de nous a finalement triomphé. Nous avons tous prié pour que cette âme innocente soit sauvée. Ce fût un élan de solidarité sans précèdent qui a réuni des millions de personnes de par le monde ; du pape François au footballeur Ronaldo en passant par des personnalités influentes et des anonymes de contrées lointaines. Tous ont prié pour sauver Rayan, le Marocain. Mais, il n’a pas survécu et le monde a pleuré.

Aujourd’hui, cette triste et néanmoins belle histoire doit continuer à nous inspirer. Gardons Rayan dans notre cœur et sauvons les milliers de Rayan qui ont besoin de notre engagement véritable afin de sortir nos campagnes du cercle vicieux de l’ignorance et de la pauvreté.

Des efforts énormes ont été fournis pour arrimer cette partie du pays à la locomotive du développement. Mais, l’État seul ne peut pas tout faire. Le temps est venu de mobiliser davantage les forces vives de la nation pour créer et pérenniser cette chaine de solidarité qui caractérise le peuple marocain. Il est urgent de donner un nouvel élan à l’esprit associatif, engagé et responsable. Fournir aussi les moyens nécessaires aux associations déjà actives sur le terrain pour qu’elles puissent contribuer de manière concrète et significative au développement du pays, et apporter leur soutien aux personnes pénalisées par la géographie et l’oubli.

Ce sera là le meilleur Adieu à faire à cet enfant et il ne sera pas mort mais vivant pour l’éternité. 

L’article Le testament de Rayan est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
De l’art de n’en avoir rien à faire https://femmesdumaroc.com/archives/de-lart-de-nen-avoir-rien-a-faire Wed, 15 Dec 2021 12:51:21 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=72668 “ À l’aube de la nouvelle année, rendons notre vie plus choisie que subie.”

L’article De l’art de n’en avoir rien à faire est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
2021 se termine comme s’est terminée 2020… dans le stress d’une épidémie dont on ne voit plus le bout. Entre fermeture des frontières et jauge dans les lieux publics, le variant Omicron nous renvoie au fond de nos inquiétudes. Au rythme des mutations de ce virus, nous allons bientôt finir toutes les lettres de l’alphabet grec de l’alpha à l’Omega. Un manque de visibilité perturbant qui demande beaucoup de résilience. Ces deux années très difficiles ont montré à quel point la force de caractère est primordiale pour préserver son équilibre physique et mental dans un monde devenu encore plus incertain.

De l’art de s’armer mentalement contre l’adversité de la vie, il y a toujours eu beaucoup de conseils donnés ici et là par les psychologues et les professionnels du développement personnel. Mais, le livre de Mark Manson, vendu à des millions d’exemplaires, fait exception et mérite de s’y intéresser car il prend le contre-pied de la tendance de la perfection que la majorité préconise. Son titre sans équivoque “L’art subtil de n’en avoir rien à faire*” invite à arrêter de focaliser sur les choses non essentielles dans notre vie et de nous soucier que des vrais problèmes. Car aujourd’hui, la société dans laquelle on vit développe en nous un penchant irrépressible vers le PLUS : plus d’argent, plus d’influence, plus de bonheur, plus de spiritualité ou plus d’amour. Du coup, toute difficulté aussi banale soit-elle impacte notre état émotionnel et nous pousse vers le négatif. Cette quête de la perfection difficilement atteignable par ailleurs complique notre existence et crée chez chacun d’entre nous des frustrations sans fin.

C’est comme si la vie était un train qui doit arriver à une station appelée bonheur où rien ne peut arriver de négatif. Cette chimère nous rend faible devant l’adversité et malheureux dans notre vie. L’idée est donc d’accepter que la souffrance fasse partie de la vie, que les problèmes ne méritent ni notre stress ni nos émotions négatives, et qu’il faut plutôt les affronter avec courage et sérénité.

La deuxième idée est d’accepter le fait que nous ne sommes pas des êtres exceptionnels. Peut-être avons-nous été élevés dans le sentiment que nous sommes destinés à de grandes choses alors qu’en réalité nous sommes juste normaux et que nous ne marcherons jamais sur Mars ni inventerons un médicament miracle qui sauvera l’humanité. Cette idée, qui nous ramène à la réalité, redonne à la notion d’estime de soi sa propre signification: reconnaître ses faiblesses et non se croire invincible. Enfin, avoir des valeurs réalistes et constructives que nous contrôlons comme la famille, l’honnêteté, la créativité et le dépassement de soi. En opposition à des tendances horriblement négatives comme la recherche du plaisir à tout prix par le biais de la drogue, de la malbouffe, ou la réussite matérielle, avec ses signes ostentatoires, qui nourrit notre ego et frustre les autres…

À la veille de cette nouvelle année, nous sommes vraiment invités à adopter ce mantra pour rendre notre vie beaucoup plus choisie que subie. Choisir ses combats et surtout ne se mettre que la pression que nous pouvons supporter pour atteindre les buts qui nous rendent vraiment heureux. Car la plupart du temps, nous sommes dans le même cas que Mark Manson qui dit à propos de son rêve d’être une Star : “je n’aimais pas trop grimper, c’est juste que cela me plaisait d’imaginer le point culminant, j’aimais la récompense mais pas les efforts, je ne désirais pas le combat mais juste la victoire.”

Choisissez et ne subissez pas, bonne année 2022 ! 

(*) L’art subtil de s’en f* par Mark Manson, 188 pages, Ed. Eyrolles.

L’article De l’art de n’en avoir rien à faire est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Sois belle et bats-toi ! https://femmesdumaroc.com/archives/sois-belle-et-bats-toi Fri, 26 Nov 2021 10:23:21 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=72214 “ mettons en avant des exemples de Femmes ayant réussi Grâce au travail.”

L’article Sois belle et bats-toi ! est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Dans notre société, la femme, quelque soit son travail et ses performances professionnelles,  est perçue comme un simple objet qui doit être le plus beau possible pour le jour J où il sera la propriété d’un homme, seul à pouvoir lui garantir bonheur et sécurité ! Au-delà de l’aversion terrible de la plupart des hommes à admettre que la femme est leur alter ego en intelligence, voire meilleure, c’est l’éducation de nos jeunes filles qui est à remettre en cause.

En effet, dès son plus jeune âge, la jeune fille marocaine est cantonnée à un rôle de future épouse où son meilleur “exploit” serait de trouver le bon mari. Le BON étant un terme qui englobe un homme qui vient d’une bonne famille et qui possède surtout beaucoup… d’argent. C’est le mythe du prince charmant version surannée qui réduit toutes les possibilités d’émancipation de la jeune fille au bon vouloir d’un homme. Du coup, à l’âge où l’on apprend à se battre, à se révolter, à se construire une personnalité et des rêves pour un monde meilleur, la fille comprend qu’elle a plutôt intérêt à être belle et obéissante pour acquérir le label Bent Nass :  Le Graal de tout mariage réussi. On n’ose même pas imaginer la pression sociale exercée sur la pauvre jeune fille…

D’aucuns diront que ces temps sont révolus et que dorénavant les gens sont mieux informés grâce à Internet et aux réseaux sociaux. Malheureusement, la réalité a tendance à montrer que la situation est devenue encore plus insidieuse. La dictature de la beauté s’est renforcée. Instagram et consorts ont scellé définitivement, pour des milliers de jeunes filles, la notion de l’émancipation par le travail ou les études. Voir les photos des Bimbos, gonflées et botoxées, dans les plus beaux palaces, à Dubaï, Istanbul ou Paris les conforte dans l’idée que le salut ne vient que par la voie de la beauté corporelle quitte à ce qu’elle soit Fake.  C’est la même héroïne de l’histoire avec le prince charmant version 3.0. Le cheval est devenu un avion en Business classe et le château, un grand hôtel avec vue sur la place Saint Marco à Venise. Allez dire après à vos filles que les études leur donneront un avenir quand elles voient, via leur smartphone, que le rêve se concrétise à 16 ou 17 ans pour certaines. Demandez-leur de faire 12 ans d’études après le bac pour devenir médecin au moment où des gamines gagnent de l’argent et voyagent partout dans le monde grâce aux photos de leurs attributs féminins. Il y en a même qui parviennent à se trouver des maris riches hommes d’affaires et remportent le jackpot !

Pour sortir de cet engrenage qui rend toute culture de l’effort et de méritocratie impossible, il faudra beaucoup de temps et de dialogue. Il est urgent d’introduire des programmes d’éducation spécifiques dans nos écoles, mettant en avant des exemples de femmes ayant réussi grâce au travail. Et surtout, expliquer que seule la connaissance et l’indépendance financière garantissent un avenir certain !

Le mariage ne peut être réduit à une banale opération commerciale. Il ne saurait à lui seul assurer la pleine intégrité physique et morale de la femme. Aller dans la légèreté et la bêtise pour vendre des illusions à des générations de jeunes femmes risque de finir mal. Les derniers posts d’icônes comme Bella Hadid, complètement déprimée, expliquant que les réseaux sociaux ne sont pas la vraie vie montrent que le paraître est une chose, la réalité en est une autre.

Mais, combien pourrions-nous assurer une éducation de qualité à nos filles dans la journée quand ce maudit portable les formate jour et nuit ? υ

L’article Sois belle et bats-toi ! est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Merci, Majesté ! https://femmesdumaroc.com/archives/merci-majeste Mon, 18 Oct 2021 13:35:17 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=71523 “Félicitons-nous et célébrons cette victoire sur le chemin de la parité.”

L’article Merci, Majesté ! est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
C’est une nouvelle page qui s’ouvre dans le paysage politique marocain… les femmes prennent de plus en plus de responsabilités, deviennent de plus en plus visibles et cela avec le soutien de la population à travers les urnes.

En effet, les élections du 8 septembre ont débouché sur la nomination de pas moins de six femmes ministres, et plusieurs villes et villages ont élu des maires et des présidentes de communes. Casablanca et Rabat, les capitales économique et politique du royaume, sont désormais gérées par des femmes.

Ce formidable bond n’aurait jamais été possible sans l’engagement ferme et déterminé de la société civile à travers les associations féministes, les médias, et toutes les forces vives de la nation.

Ceci dit, l’initiateur premier de ce grand pas vers la modernité et l’égalité des droits entre les hommes et les femmes au Maroc est bien évidemment SM le Roi Mohammed VI. Depuis son accession au trône, il n’a cessé d’inspirer la société marocaine en impulsant à chaque fois, à travers des mesures ondes de choc, des avancées incroyables pour que la Marocaine puisse jouir pleinement de ses droits.

Aujourd’hui, la jeune génération pourrait trouver d’une banale normalité qu’une femme soit maire ou ministre, mais ce serait oublier ce qu’était la vie d’une Marocaine avant la Moudawana, mise en place grâce à la volonté clairvoyante de sa Majesté. En ces temps-là, une femme pouvait se faire répudier et se retrouver à la rue par un simple courrier, et un mari pouvait s’adjuger le droit absolu de prendre deux, trois voire quatre épouses, sans le consentement de la première épouse. La femme pouvait rester mariée ad vitam eternam si le mari refusait de lui accorder sa liberté. Et en cas de divorce, elle perdait tout et une ridicule compensation financière lui était versée. Une épée de Damoclès était suspendue au-dessus de la tête de la femme, la condamnant à vivre dans la terreur et l’enfer, sans aucune possibilité de se défendre… Avant la Moudawana, la Marocaine était bel et bien une citoyenne de seconde zone.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les Marocaines ont démontré leurs talents et compétences, et se sont affirmées avec brio dans différents domaines. Une belle revanche qui, en dépit d’une mentalité relativement rétrograde qui persiste encore, et d’une parenthèse 2011-2021 assez compliquée, la femme marocaine s’est libérée du joug de l’homme.

Alors, ne boudons pas notre plaisir et célébrons, comme il se doit, nos ministres, nos maires, nos présidentes de communes, nos entrepreneuses, nos cadres, nos ouvrières, nos mères, nos filles, nos sœurs et nos concitoyennes. Remercions SM pour sa bienveillance et sa sollicitude envers nous les femmes et félicitons-nous de cette victoire sur la voie de la parité qui ne fait que commencer. Car le chemin de la parité idéale est encore long. 

L’article Merci, Majesté ! est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
Demain… https://femmesdumaroc.com/archives/demain Fri, 10 Sep 2021 10:19:58 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=70672 “Restons optimistes et regardons l’avenir avec sérénité et espoir.”

L’article Demain… est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>
De quoi l’avenir sera-t-il fait ? Quelles réponses donner aux questions existentielles mais aussi réelles qui nous taraudent l’esprit et nous empêchent d’envisager le futur avec sérénité ? Devrons-nous vivre à jamais dans la hantise de virus qui mutent à l’infini ? Les vaccins pourront-ils nous protéger et protéger nos proches et nos familles ? Toutes ces questions et bien d’autres révèlent le poids de l’angoisse dans lequel nous vivons à l’heure actuelle, chacun enfermé dans sa coquille, avec cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes : le virus de la Covid est toujours là, prêt à prendre sa revanche au moindre laisser-aller, à la moindre baisse de garde.

Notre pays a fort heureusement été précurseur dans cette lutte contre cette maudite pandémie. Il figure même aujourd’hui parmi les pays à avoir réussi à relever le défi mondial de la vaccination. Un bon point pour nos concitoyens qui ont adhéré massivement à la campagne de vaccination, et un grand bravo pour le corps médical qui s’est mobilisé pour la réussite de cette opération. Mais certains, ils forment certes une minorité, sont toujours réticents à la vaccination, et constituent de ce fait un danger pour eux-mêmes et pour les autres. Dans le contexte actuel, se protéger et protéger les autres est une question de vie ou de mort !

La pandémie de la Covid-19 a exacerbé ce sentiment d’impuissance face à un ennemi sournois. D’où la nécessité d’une adhésion totale et pleine à la campagne de vaccination pour retrouver un semblant de vie normal. La vaccination des élèves de 12 à 17 ans s’inscrit dans ce cadre. Celle des plus petits pourrait s’avérer nécessaire pour assurer l’immunité collective. Nos enfants pourraient alors reprendre le chemin de l’école, en toute tranquillité, heureux de retrouver leur vie sociale, les apprentissages en présentiel, le goût de l’émulation et du dépassement de soi. La rentrée scolaire et universitaire repoussée au 1er octobre interviendrait alors dans des conditions optimales garantissant la sécurité de tout un chacun.

Tout au long de ces longs et pénibles mois où la Covid-19 a plané de son ombre implacable sur nos vies, différents secteurs ont souffert de ses répercussions et souffrent encore de ses séquelles. Pour les femmes, cette pandémie a eu un terrible impact sur l’égalité homme- femme, retardant de plus de 135 ans la parité à l’échelle mondiale. Un chiffre effarant qui n’augure rien de bon pour la moitié de l’humanité.

Le seul espoir qui persiste dans ce sombre tableau est que nous détenons entre nos mains les clés du changement. Une volonté politique forte, une adhésion ferme à une vision clairvoyante et prospective, tournée vers l’avenir où chacun de nos concitoyens, hommes et femmes, jeunes et vieux, trouvera des raisons de croire en des lendemains meilleurs, sont aujourd’hui possible. Il suffit de faire son devoir de citoyen ce mercredi 8 septembre, car nous toutes et tous, en âge de voter, détenons entre nos mains notre avenir. Nous pourrons non seulement le rêver mais le rendre concret, en faisant les bons choix, et en votant pour les bonnes personnes.

Restons optimistes et regardons l’avenir avec sérénité. Dans le contexte mondial actuel marqué par la montée des tensions, Il est permis de croire que de nouvelles forces politiques qui rassemblent le peuple marocain vont émerger et vont s’investir davantage avec compétence, honnêteté et responsabilité pour placer notre pays à l’avant-garde du changement et du développement économique.  C’est un rêve certes, mais un rêve réalisable. 

L’article Demain… est apparu en premier sur Femmes du Maroc.

]]>