Nouhad Fathi, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/nouhad Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Tue, 30 Oct 2018 09:44:59 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Nouhad Fathi, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/nouhad 32 32 Le “hygge” ou l’art danois du bien-être https://femmesdumaroc.com/archives/le-hygge-ou-lart-danois-du-bien-etre Tue, 30 Oct 2018 09:21:05 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=38662 Contre la morosité des journées grises et pluvieuses, les Danois ont trouvé un remède : le hygge. Ce mot quasiment intraduisible concentre en quelques lettres une philosophie basée sur le bien-être. On vous explique le concept, mais aussi le mode d’emploi.

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Pour celles qui ne vivent que pour les fêtes de fin d’année, l’hiver est une période magique. Pour les autres, c’est le mois de la déprime. Les températures basses et les journées courtes affectent notre santé mentale et ce n’est pas pour rien que dans plusieurs pays, le mois de janvier est celui où l’on enregistre le plus de suicides. Pourtant, les Danois et les Norvégiens, qui subissent des hivers difficiles avec des jours qui s’assombrissent dès 15 h, sont les plus heureux du monde à en croire le dernier rapport mondial sur le bonheur publié en mars dernier. Le Maroc, qui est le 84e pays le plus heureux du monde en dépit de ses 300 jours de soleil par an, a deux ou trois choses à apprendre des Scandinaves. 

Car il y a une bonne façon de passer l’hiver et c’est tout un concept. Cela s’appelle le “hygge” – prononcez “hou-gueux” – et c’est intraduisible. Le mot d’origine norvégienne décrit une philosophie danoise qui fait du cocooning une nécessité et qui puise ses racines dans une tragédie nationale. Au 19e siècle, le Danemark a payé son alliance avec Napoléon en se faisant bombarder par l’Angleterre et en se faisant émietter le territoire par les Prussiens et les Suédois. Depuis, les Danois se sont mis à s’identifier avec la petitesse en guise de stratégie de survie. Le “hygge” est devenu leur manière de baisser la garde et se sentir en sécurité et à l’abri du monde. Voilà pour la petite histoire, maintenant place au mode d’emploi.

Le confort comme mot d’ordre

À vrai dire, tout le monde a déjà pratiqué le hygge sans s’en rendre compte. Avez-vous déjà lu un bon livre près d’une cheminée avec une bonne tasse de chocolat chaud ? Avez-vous passé un dimanche pluvieux à revoir la dernière saison de votre série préférée avec votre chat ? Vous êtes-vous réveillée un matin particulièrement froid et votre première envie était d’appeler vos enfants à vous rejoindre au lit pour une séance de câlins intensifs ? Si vous avez répondu “oui” à au moins l’une de ces questions, c’est que vous savez déjà de quoi l’on parle : que l’hiver est une période d’hibernation et votre maison est votre caverne d’ours. Pour qu’elle soit encore plus chaleureuse, votre caverne doit vous donner une impression de petitesse. Exit donc les lumières fluorescentes et les espaces vides, privilégiez les bougies et les éclairages doux et mettez des oreillers et des couvertures partout où il est possible de s’allonger. Faites le plein de poudre de cacao, de crèmes et d’ingrédients pour confectionner un bon gâteau qui embaumera la maison d’une odeur délicieuse. Allumez la cheminée et si vous n’en avez pas, il existe des vidéos de feu de camp plus vraies que nature pour votre téléviseur. L’idée est que votre intérieur corresponde à l’esthétique de la saison et se transforme en forteresse impénétrable de chaleur et de bonheur.

Plus on est fou, mieux on vit

L’hiver diminue souvent le temps à passer avec ses amis et sa famille. Dès 17h, tout ce dont on a envie c’est de finir sa journée de travail et de rentrer chez soi illico presto. Mais la camaraderie et la convivialité sont un aspect essentiel du hygge, d’autant plus que les Danois croient que le maintien de liens sociaux forts est bon pour la santé mentale.

Il y a deux façons d’organiser des rassemblements de style hygge. Vous pouvez organiser des rencontres régulières et détendues avec des amis ou en famille chez quelqu’un avec des gâteaux et des boissons chaudes, de préférence des produits qui sont exclusifs à cette période de l’année. Si personne de votre entourage ne dispose d’un espace de vie assez grand pour accueillir tout le monde, vous pouvez vous réunir et vous réchauffer dans les restaurants et les cafés, voire dans les librairies qui le permettent. Et si les discussions vous ennuient vite, vous pouvez tout aussi bien jouer à des jeux de société, ou participer à des débats. D’ailleurs, gardez un œil sur vos réseaux sociaux, la grande tendance de ces derniers mois, c’est les rencontres à caractère culturel organisées dans les cafés branchés des grandes villes du royaume.

Adopter le dress code adéquat

Il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais vêtements. Beaucoup détestent l’hiver parce qu’ils trouvent les chandails et les doudounes encombrants, ou parce qu’ils détestent tellement sortir à cette période de l’année, qu’ils oublient d’acheter des vêtements chauds (ce qui leur donne davantage raison de rester à la maison). Nous avons la chance d’habiter dans un pays qui ne connaît pas les températures négatives paralysantes. Un bon manteau chaud mais léger sur les épaules, des bottes, un chapeau en feutre, des gants en cuir et un parapluie assez large pour protéger ses cheveux fraîchement brushingués des intempéries, et vous voilà prête pour sortir et apprécier la ville en hiver. Pratiquez les activités que vous ne pouvez apprécier que pendant cette période de l’année. Regardez votre calendrier. Un long week-end se présente ? Bookez une chambre à Ifrane ou à Oukaimden, et allez profiter de la neige avec la famille ou entre amis. La plage, le soleil et l’huile de monoï peuvent attendre.

Le bonheur dans les petites choses

Comme dit plus haut, le hygge est une stratégie de survie. Il ne s’agit pas de fuir ses problèmes, mais de prendre soin de soi pour mieux les affronter. Les Danois sont intimement convaincus que la santé mentale dépend du bien-être qui peut être atteint en trouvant de la joie dans les aspects les plus banals de la vie. Aux journées grises et moroses, le remède est de transformer les tâches quotidiennes en un jeu : écoutez vos émissions radio préférées pendant que vous préparez le dîner, pliez le linge propre devant un bon film… Bref, faites en sorte que les corvées soient un plaisir en laissant la quotidienneté devenir un catalyseur de fantaisie.

À défaut de le définir en un mot, le hygge c’est la poursuite du bonheur au quotidien, c’est être connecté au monde réel au moment présent et être reconnaissant pour ce que la vie nous offre de bon. Quand on regarde l’hiver à travers le prisme du hygge, on se sent beaucoup plus au chaud. Qui sait? Peut-être qu’après cet hiver, cette saison deviendra votre préférée.

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Preuve de paternité : le casse-tête de l’ADN https://femmesdumaroc.com/archives/preuve-de-paternite-le-casse-tete-de-ladn Fri, 21 Sep 2018 14:09:23 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=44945 Faire appel à la science pour prouver la filiation paternelle et garantir quelques droits pour l’enfant, relève du parcours du combattant, d’autant plus que les cas où c’est légalement permis sont rares.

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Tanger, novembre 2014. Une jeune femme donne naissance à une petite fille et dépose plainte pour viol auprès du procureur général de la ville. Quelques mois plus tard, le juge d’instruction ordonne une expertise génétique pour confirmer le lien biologique entre le père et la fille née hors mariage. Le test se révèle positif et le couple est condamné à un mois de prison avec sursis pour débauche, selon les dispositions de l’article 490 du Code pénal.

L’affaire ne s’arrête pas là. La jeune femme, armée des résultats du test ADN, dépose plainte pour la reconnaissance de paternité de sa fille. Le 30 janvier 2017, fait historique, le tribunal de Première instance de Tanger lui donne raison. Le père, estimant qu’il a déjà payé sa dette avec une condamnation à la prison en sursis, nie être redevable de quoi que ce soit à sa fille, mais le tribunal le condamne à verser  une indemnité de 100.000DH à la mère pour le préjudice et la marginalisation causés par cette naissance hors mariage.

Ce jugement, salué à l’international, a été possible car le juge, par souci de protection de la dignité et du futur de l’enfant, s’est référé non pas au Code de la famille, mais à la convention internationale sur les droits de l’enfant que le Maroc a ratifiée. Malheureusement, la décision a été annulée en appel en octobre 2017 et la mère s’est pourvue en cassation. Depuis, on n’a plus eu de nouvelles, mais les Marocains ont découvert grâce à cette affaire que les tests ADN peuvent être une preuve valide de paternité pour peu que le juge soit ouvert d’esprit.

Des tests, dans la légalité ou pas

Le 15 juillet 2014, et sans rapport avec cette affaire, le ministère de la Santé publie dans un communiqué de presse son intention d’interdire la vente libre de tests ADN, y compris sur internet. Le ministère considérait ces tests “peu fiables en raison de la variabilité des normes d’analyse et du manque de cadre juridique”, et susceptibles d’être réalisés avec de “mauvaises intentions”.

Se sentant à juste titre visé, le site Ddc-maroc a interprété, dans un communiqué, ces “mauvaises intentions” par “les personnes voulant se décharger de responsabilités paternelles par un test négatif”. Pour Me Zahia Ammoumou, avocate au barreau de Casablanca et militante féministe, la réglementation de ces tests est salutaire. “Le souci concerne la paix sociale. Imaginez le nombre de fausses paternités que ces tests auraient dévoilé s’ils avaient été rendus plus accessibles. Aujourd’hui, seuls le service d’empreintes génétiques du Laboratoire national de la police scientifique à Casablanca et le laboratoire de la Gendarmerie Royale à Rabat sont agréés par la justice”, affirme-t-elle.

Presque 4 ans après la publication du communiqué du ministère, le site Ddc-Maroc est toujours en ligne, proposant des tests génétiques de paternité et de maternité, y compris ceux prénataux. Une simple recherche sur internet permet de savoir que l’offre de ces tests est trop importante pour qu’on puisse la réglementer, car si le ministère peut contrôler les tests effectués dans les laboratoires marocains, il ne peut rien contre les sites européens qui envoient leurs résultats par la poste sous pli anonyme. À partir de 300 euros, ces laboratoires proposent des kits de prélèvements – cotons tiges ou buvard – à effectuer à domicile, pour des probabilités de paternité d’une exactitude pouvant atteindre 100% s’il s’agit seulement d’exclure et non de prouver un lien de père à fils. Seul hic, au Maroc, ces tests ne sont recevables dans une plainte pour reconnaissance de paternité que s’ils ont été préalablement autorisés par le juge.

Flou juridique

L’article 152 du Code de la famille établit les conditions de la filiation paternelle.  Soit par l’aveu du père, et dans ce cas, la question est réglée. Soit par les rapports conjugaux, lesquels constituent une preuve irréfutable sauf si le père nie tout en bloc et dans ce cas, c’est à lui de fournir la preuve de l’absence de filiation. Et enfin par des rapports sexuels “fautifs”, autrement dit hors mariage, à ce moment-là, la filiation paternelle est établie par les moyens de preuve légalement prévus. Qu’entend-on par “moyens de preuves” ? “Les moyens de preuve traditionnels, comme le témoignage de personnes au courant de la relation entre les parents de l’enfant. À noter que les tests d’ADN ne sont autorisés par le juge que dans le cas de fiançailles, jamais dans le cas d’une relation libre entre deux adultes consentants sans promesse de mariage”, précise Me Zahia Ammoumou. En cas de fiançailles, mais aussi dans le cas d’une grossesse survenue suite à un viol en groupe, afin que l’enfant puisse avoir un patronyme. Les tests ADN ne sont pas explicitement mentionnés dans la loi, mais ils sont admis depuis quelques années pour prouver la paternité de l’enfant. “Une femme peut parfaitement demander au juge l’autorisation d’une expertise génétique. Si le père désigné ne se présente pas au laboratoire pour le prélèvement, son absence fait office de reconnaissance automatique de paternité. Le vrai obstacle c’est que ces tests coûtent cher et il arrive que l’avenir de l’enfant soit gâché parce que sa mère est incapable de trouver 3.000 ou 4.000 DH”, explique l’avocate.

Rien pour la mère

“Chaque jour, 153 enfants sont nés hors mariage. Faites le calcul pour l’année et vous verrez que ce chiffre est effrayant”, met en garde Aicha Ech-Chenna, fondatrice et présidente de l’Association solidarité féminine qui œuvre à aider les mères célibataires. Même si, dans un monde idéal, la paternité est établie pour tous ces enfants, tout ce à quoi ils auront droit, c’est un patronyme dans leur état civil afin qu’ils puissent poursuivre leur scolarité, et un prénom avec la particule “Abd-” choisi dans une liste imposée. L’héritage et la pension alimentaire, par exemple, leur seront interdits, deux privilèges réservés aux enfants légitimes. “Aujourd’hui, l’état civil accepte la reconnaissance de paternité même en dehors du mariage, il suffit que le père la déclare dans un délai de 30 jours après la naissance. Mais les mères célibataires sont toujours marginalisées. Rien qu’à Casablanca, elles sont 27.000”, ajoute Ech-Chenna. Les lois évoluent petit à petit pour protéger davantage les enfants, mais les mentalités sont toujours impitoyables avec les femmes. 

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50 nuances de désir https://femmesdumaroc.com/archives/50-nuances-de-desir Thu, 20 Sep 2018 18:06:11 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=44845 Des jours, on en a très envie, et d’autres, on pense au sexe comme d’un mal nécessaire à la perpétuité de l’espace humaine. L’un ou l’autre, comment savoir que votre libido est normale ou déréglée ? Et que faut-il faire en cas de problème ?

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Le désir sexuel varie d’une personne à l’autre et entre les partenaires au sein même d’un couple. Alors que certains stéréotypes se vérifient (pensez aux adolescents qui ne pensent qu’au sexe à cause des changements hormonaux), la libido reste une affaire personnelle qui varie selon plusieurs facteurs. Il est normal qu’une personne pense au sexe plusieurs fois par jour, comme il est normal qu’un individu se sente complètement assexué. Autrement dit, il n’existe pas une norme à laquelle on devrait se comparer, la libido est unique à tout un chacun. En revanche, ce qui devrait vous préoccuper, c’est un écart important par rapport à votre état habituel. Et là encore, ce n’est un problème que si cela vous gêne vous et/ou votre partenaire.

Quand on n’a plus envie

“Un acte sexuel normal correspond à un bon fonctionnement de ses différentes phases : le désir, l’excitation avec lubrification, l’orgasme et la réfraction (absente chez la femme). Dans le cas contraire, on parle de dysfonction sexuelle qui pourrait intéresser une ou plusieurs phases de l’acte sexuel : baisse du désir, rapports sexuels douloureux, anorgasmie”, note Docteur Yassine Anwar, psychiatre, psychothérapeute et addictologue. Certains problèmes médicaux et psychologiques sous-jacents peuvent déprimer la libido jusqu’au point de non-existence. Des conditions médicales, telles que le cancer ou d’autres maladies chroniques, par exemple, peuvent naturellement saper le désir sexuel d’une personne. Les problèmes psychologiques peuvent également contribuer à une diminution de la libido. La dépression est d’ailleurs une cause fréquente de dysfonctionnement sexuel et son traitement n’arrange pas les choses puisque certains antidépresseurs sont réputés pour réduire à néant le désir sexuel. Une autre cause propre aux femmes est la prise de la pilule contraceptive comme l’a vécu Amal, une chef de pub de 32 ans. “Je me souviens qu’il y a quatre ans, j’étais devenue anormalement dégoûtée par le sexe. Les câlins de mon mari ne me faisaient plus rien et la moindre scène intime dans un film me dérangeait. Puis on a découvert que la pilule contraceptive de 4ème génération était dangereuse pour la santé et j’ai décidé de l’arrêter et de me faire mettre un stérilet. Quelques semaines plus tard, j’ai recommencé à ressentir du désir et ce n’est que là que j’ai fait le lien avec la pilule. Au début, j’ai cru que la baisse de la libido était inhérente au mariage, d’autant plus que j’étais mariée depuis déjà 10 ans”, témoigne-t-elle. En parlant de mariage, presque tout ce qui affecte négativement un couple a le potentiel de limiter la fréquence des actes sexuels. L’absence de communication, la colère, l’ennui ou la dégradation de la confiance entre un couple suite à une infidélité sont parmi les raisons derrière une baisse de libido.

Un train nommé désir

Un désir sexuel anormalement élevé peut également être considéré comme une condition psychologique en soi. “Le trouble hypersexuel est un comportement sexuel compulsif occasionnant une détresse significative contrairement à ce que l’on peut penser. Comme dans toutes les affections psychiques, la prédisposition génétique est présente mais elle se conjugue à d’autres facteurs (environnementaux, évènements de vie, etc.) dans la genèse du trouble”, explique Docteur Anwar. Si fantasmer sur un collègue est parfaitement normal, voire un signe de bonne santé mentale et preuve que l’on ne déprime pas, s’empresser de boucler son travail de la journée pour rentrer chez soi et regarder une vidéo pornographie est, en revanche, assez problématique. “À ce moment-là, on est face à un trouble qui peut être pris en charge par des professionnels de la santé mentale au même titre que certaines addictions comportementales”, explique le spécialiste.

Si certaines personnes ont une libido effrénée dès la puberté pour une cause ou une autre, d’autres peuvent souffrir de ce trouble du jour au lendemain à cause de la prise de certaines substances. Ainsi certaines drogues dures, ou même juste une surdose de café, peuvent nous rendre assoiffées de sexe. Ilham, une assistante marketing de 26 ans, n’est pas très portée sur le café mais a souffert de l’hypersexualité comme d’un effet secondaire. “J’avais 30 kilos de trop et je désespérais de les perdre. Un ami m’avait aidé à me procurer un médicament illégal à la vente au Maroc, mais qui fait fondre la graisse comme un glaçon devant un séchoir en marche. Les pilules ont augmenté mon rythme cardiaque de manière inquiétante et m’ont transformée en animal en rut. Ce qui n’était pas pour déplaire mon mari, mais comme il s’inquiétait pour ma santé, il m’a imploré d’arrêter de prendre ces pilules”, témoigne-t-elle.

Comment se mettre au même diapason

Qu’on se le dise, on a plus tendance à se plaindre d’une baisse de libido que de sa hausse. Un désir sexuel ne dérange que lorsqu’il provoque une discordance avec un partenaire ou s’il fait partie d’une compulsion sexuelle ou d’une dépendance. Pour se mettre au même diapason, il est important de communiquer car il se pourrait que votre libido soit parfaitement normale et que vous vous inquiétez pour rien. Demandez-vous si votre libido est sensiblement différente de votre propre norme, et essayez d’identifier les causes possibles. Est-ce que cela affecte négativement votre bonheur, votre relation ou votre vie? Déterminez ce que votre partenaire ressent au sujet de votre libido et regardez si vous êtes sur la même longueur d’onde ou, au contraire, complètement désynchronisés. Ce qu’il ne faut surtout pas faire c’est se forcer la main. “Plusieurs femmes se forcent à avoir un acte sexuel en l’absence du désir pour différentes raisons (protéger son couple, par tendresse, peur de l’infidélité du partenaire…). Il n’est pas recommandé d’avoir un rapport sexuel sous la contrainte. Peut-on forcer un homme à avoir une érection ? Ce qui serait  conseillé est de rechercher la cause de cette baisse du désir afin d’y remédier à l’aide d’un professionnel”, note Docteur Yassine Anwar.

S’il s’agit d’un problème de dépendance sexuelle, seule un psychiatre pourra vous guider et vous aider à formuler un plan de traitement. Dans tous les cas, si vous avez épuisé vos moyens, la meilleure solution reste toujours d’en parler avec un spécialiste. 

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Témoignages

“Heureuse sans sexe”

Je suis mariée depuis 8 ans à un homme merveilleux. Nous gagnons tous les deux bien notre vie et avons chacun des amitiés saines. Bref, je peux dire que j’ai une vie tranquille et satisfaisante. Mais il arrive que des semaines s’écoulent sans qu’on ait un rapport sexuel. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de tendresse entre nous, c’est juste que le sexe n’est pas vraiment notre truc et même si cela nous éloigne de l’image du couple idyllique, cela ne nous dérange absolument pas. Nous sommes heureux l’un avec l’autre et c’est ce qui compte.                                                                 Maria, 38 ans

“Je noie ma frustration dans la littérature érotique”

Je suis divorcée depuis 10 ans. J’aime tellement le sexe que des fois ma libido me fait peur. N’étant pas très portée sur le sexe sans lendemain, je préfère vivre une sexualité palpitante à travers les personnages de romans érotiques. Je connais 50 shades of Grey par cœur ! Et je me suis même mise à écrire ce genre de fiction.                                         Meryem, 42 ans

“C’était de sa faute”

Au début de notre relation, le sexe était explosif. Puis, après 5 ans de mariage, c’est à peine si j’ai envie de regarder en sa direction quand on couche notre garçon. Pourtant, l’intensité de l’amour que j’éprouve pour lui n’a pas diminué d’un iota, mais le sexe était une autre histoire. Après 3 mois sans rapports sexuels, nous avons dû prendre rendez-vous avec une sexologue qui nous a aidés à pointer du doigt le fond du problème: il ne sait pas me donner envie. Au début, il était encore à fond dans la séduction, mais le confort du mariage lui a fait oublier ses bonnes manières et il a cru qu’un “compliment” vulgaire sur mon corps relevait du sexy. Maintenant tout va bien, il fait des efforts.                                   Ilham, 28 ans

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Hicham Lasri, l’enfant terrible du cinéma marocain https://femmesdumaroc.com/archives/hicham-lasri-lenfant-terrible-du-cinema-marocain Tue, 17 Jul 2018 15:06:23 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=43667 Le cinéaste nous parle, autour d’un café, de ses dernières réalisations télévisuelles et cinématographiques, mais aussi de son besoin de repos. Entretien sans langue de bois.

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Pourquoi réservez- vous la mise en ligne de vos webséries pour le ramadan ?

Pour moi, c’est une sorte de contre-programmation. Le ramadan, c’est la période où l’on se gave de projets sponsorisés dans le digital qui sont quand même timorés par rapport à ce qui se diffuse à la télé à la même période, ce que je trouve dommage. J’aime bien proposer des choses libres et affranchies des conditions financières, que je tourne avec mes potes à très peu de coûts juste parce que ça nous éclate. Cette année, la websérie est à mi-chemin entre le politique et le social, elle se base beaucoup sur des faits divers, ce qui permet de fédérer. Et  je prends des vacances après ramadan.

Vous allez où ?

Dans mon appartement (rires). Je bouge tellement pendant l’année que rester chez moi à Casablanca compte pour des vacances. Ceci dit, je ne me suis pas déplacé pour mes films présentés à l’international. Mon film Al Jahilia a été présenté à Berlin et à Cannes, mais je n’y suis pas allé. Je n’aime pas être un bon client de festivals, je n’aime pas m’y rendre juste pour faire acte de présence. Le film est plus important que ma personne, et c’est le film qui rencontre son public, avec ou sans moi. Et cette année, je n’ai ni le temps ni l’envie de bouger. Je veux marquer une pause pour réfléchir à ce que je veux faire dans l’avenir. Je travaille actuellement sur des idées. Je n’aime pas le confort, ni tourner en rond. Dès que je finis de construire, je détruis et recommence à zéro. Dans ma tête, je veux rester ce jeune étudiant qui fait des courts métrages pour apprendre.

Al Jahilia, votre dernier long-métrage en date a été également primé à Tanger. Quels sujets traite-t-il ?

J’y parle de hogra en tant que réaction sociale en chaîne. Il y a six personnages et six histoires, avec des personnages centraux et périphériques. Ça parle de comment un individu peut en écraser un autre juste parce qu’il en a la capacité, que ce soit un gardien de parking qui méprise un mendiant, ou un enfant qui torture son père parce qu’il n’y aura pas le mouton de l’Aïd cette année. J’étais curieux d’analyser cette chaîne de non-solidarité qui fonctionne à plein régime, et décortiquer des mécanismes qui nous sont propres, mais qu’on n’arrive pas à décrypter complètement. C’est très facile de réduire ça à une histoire de mépris ; personnellement, je préfère y inclure la cruauté et le sadisme. Tout le monde proclame qu’il aime son pays, mais est-ce que le pays s’aime lui-même ? Un citoyen qui déclare ça est souvent un hypocrite, surtout au Maroc. Par exemple, quand on qualifie quelqu’un de “maghribi”, il peut le prendre pour une insulte, pour lui c’est un adjectif péjoratif.

On vous reproche souvent de faire des films qui déplaisent parce qu’ils ne sont pas pensés de manière à attirer le plus de monde possible. Comment le prenez-vous ?

Je ne suis pas un rabatteur. Mes spectateurs sont éparpillés dans le monde, et ce sont des personnes capables de regarder un film qui vient d’un pays particulier avec un œil universel. Quand on te dit “fais un film commercial”, ça veut dire “réduis tes ambitions”, ça ne veut pas dire “sois plus généreux”. Je suis un geek, je n’ai pas d’aversion particulière pour le cinéma commercial, c’est juste que là où j’en suis, je n’ai pas envie de faire un film qui marche au Maroc et qui ne va pas être montré ailleurs. J’ai envie que mes films aient moins de succès tout de suite, mais qu’ils vivent plus longtemps.

Vous vous démarquez des autres cinéastes avec des personnages féminins assez éloignés des clichés. Comment procédez-vous dans leur élaboration?

J’écris des choses qui me semblent justes par rapport à mon point de vue, qui est un point de vue masculin, mais empathique. Le problème du cinéma marocain, c’est que la plupart des réalisateurs ne filment ni avec leur cœur ni avec leurs tripes. Dans tous mes films, j’inverse systématiquement les genres : un personnage écrit pour un homme, je l’attribue à une femme et vice-versa. Cela permet de se défausser de ses propres réflexes et atavismes. Dans le clip que j’ai réalisé pour le groupe de rock Lazywall où l’on voit une belle fille se balader en plein milieu de L’boulevard en burqa et minijupe, la montée de sève ce n’est pas elle – oui, c’est beau, c’est graphique -, mais les gens qui la regardent et qui ne savent même pas quoi penser, car ils ne sont pas là par hasard, ils sont venus écouter du metal, il y a eu un cheminement de pensée qui les a amenés à cet endroit-là.

De tous les personnages féminins que vous avez imaginés dans vos scénarios, lequel a été le plus difficile à écrire ?

C’est le personnage qu’a joué Latefa Aherrare dans Headbang Lullaby, une femme à laquelle on a rasé la tête et qui élève seule un fils turbulent. Difficile n’est pas le mot, je préfère dire que c’était délicat à écrire.

Et le plus facile ?

Je ne sais pas, peut-être tous les autres. La fille en burqa et minijupe n’est pas un personnage, mais plutôt un dessin, et je l’avais déjà fait dans mon film The sea is behind. Il y avait une femme en niqab qui, au moment d’enjamber une flaque, soulève ses vêtements et l’on découvre de belles jambes et des chaussures sexy.

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Quand le porno devient une addiction https://femmesdumaroc.com/archives/quand-le-porno-devient-une-addiction Thu, 21 Jun 2018 16:27:30 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=41669 Avec l’accès ultra facile à internet, il est difficile d’échapper au porno même avec toute la bonne volonté du monde. Si un peu de curiosité reste sain, l’addiction au porno peut nuire au couple.

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Dans le couple, lorsqu’un conjoint est accro à la pornographie, les deux personnes font face à des conséquences susceptibles de détruire rapidement leur relation. Après le mariage, le sexe est l’un des moyens les plus efficaces pour accroître l’intimité, construire la confiance et favoriser l’amour entre deux personnes. Quand un partenaire trouve l’épanouissement sexuel en dehors de cette relation à travers la pornographie, l’amour et la proximité qui devraient être maintenus à travers la vie sexuelle du couple, sont remplacés par des images ou des vidéos d’une autre personne.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, ce contenu est consommé en secret à l’insu de son conjoint, et l’ont sait que toute forme de malhonnêteté ou de tromperie dans un mariage empêche l’ouverture et la communication nécessaires à un partenariat sain. En outre, la dépendance crée un scénario dans lequel celui qui est accro met ses propres besoins et désirs avant ceux de sa partenaire.

Les signes qui ne trompent pas

“Quand on est ensemble, seuls à la maison, je ne soupçonne rien d’anormal dans son comportement. En revanche, à chaque fois que l’on se rend chez des membres de la famille, pour un déjeuner par exemple, il commence à enchaîner les absences courtes mais inexpliquées et devient asocial. Au début, je n’ai pas compris ce qu’il se tramait, puis un jour ma mère m’a appelée pour me dire qu’ils ont découvert des visites de sites pornographiques dans l’historique de l’ordinateur familial, et que ça coïncidait avec notre passage chez eux”, raconte Salma, 35 ans, à propos de son ex-mari. Amina, pour sa part, a eu des indices beaucoup plus évidents. “J’ai remarqué qu’il était de moins en moins tendre. Par exemple, il s’est mis à partir au boulot le matin sans me faire un bisou. En revanche, ce qui m’a vraiment mis la puce à l’oreille c’est la transformation de nos rapports sexuels. Il en voulait toujours plus, les positions étaient de plus en plus bizarres, le rapport brutal et la tendresse absolument absente. C’est comme si j’étais devenue un vulgaire instrument masturbatoire. Quand je lui demandais ce qui se passait, il me donnait des réponses vagues, à la limite de l’absurde. À un moment, je m’étais dit que ma seule porte de sortie était le chantage émotionnel. Alors, je lui ai dit que je ne l’autoriserai plus à me toucher tant qu’il ne m’accompagne pas chez un sexologue. Il a fini par céder et c’est chez le docteur que j’ai découvert qu’il regardait du porno plusieurs fois par jour, même dans son lieu de travail”, raconte-t-elle.

Quand l’addiction devient blessante

Chez certains hommes, l’addiction est telle qu’ils se mettent à vouloir calquer leur réalité sur la fantaisie. Ils ne voient plus leur partenaire comme l’être humain des premiers jours qu’ils ont choisi pour ses qualités humaines et sa beauté accessible naturelle. D’ailleurs, le naturel ne leur suffit plus, c’est le plastique qui les excite. C’est ce qu’a vécu Asmae, 32 ans, avec son mari. “Je suis brune et plutôt mince. Je me suis toujours aimée comme je suis, d’autant plus qu’il répétait souvent aimer mon corps et me trouver à son goût. Un jour, après 5 ans de mariage, il m’a dit qu’il me verrait bien en blonde. Je me suis pliée à sa demande. S’il s’est engagé, devant la loi et devant Dieu, à n’avoir des rapports sexuels qu’avec moi, autant correspondre à ce qu’il aime. Quelques mois plus tard, il m’a parlé de mes ongles, il les voulait outrageusement longs et peints en rose bonbon. Pour m’expliquer ce qu’il voulait exactement, il m’a montré la photo d’une bimbo. Quand j’ai montré la photo à une copine, elle a reconnu une célèbre actrice porno et c’est là que j’ai compris”, affirme-t-elle. Si cela ne tenait qu’aux ongles et aux cheveux, cela reste compréhensible, les goûts et les couleurs comme on dit… Certains ont des demandes plus extrêmes. “Mon ex-mari m’avait demandé de perdre du poids autour de la taille et garder, voire développer davantage, mes fessiers et mes cuisses. Au début, j’ai cru qu’il plaisantait et je lui ai dit que perdre du poids de la sorte était impossible, à moins que j’aie le super pouvoir de contrôler mes gènes ou de recourir à la chirurgie esthétique. Quelques semaines plus tard, il m’a surpris avec un devis d’un chirurgien connu de la place. En plus de la liposuccion, le document comprenait le prix d’une augmentation mammaire. Il était même prêt à tout prendre en charge avec un crédit à son nom. C’est là que j’ai demandé le divorce, car bien que je fermais l’œil sur son addiction au porno, je refuse catégoriquement d’être la poupée gonflable de quelqu’un”, nous raconte Fadwa, 28 ans.

Sauver son couple à l’ère d’internet

Pour la plupart des femmes, il est difficile d’accepter le fait que leurs conjoints préfèrent passer des nuits blanches devant YouPorn plutôt que les rejoindre au lit. Mais comme dans tous les problèmes au sein d’un couple, la première solution qui se présente c’est la communication. Une discussion honnête et apaisée permet en effet de situer la source du problème : est-ce une vieille habitude d’un ex-adolescent dont la masturbation était le principal hobbie, ou bien a-t-il découvert les plaisirs addictifs et fugaces du porno avec le mariage ? Le premier cas le concerne lui en tant que personne dont le cerveau a été sérieusement affecté par la gratification instantanée et nécessite une thérapie l’aidant à retrouver la joie dans des plaisirs plus sains. Le second cas nécessite l’intervention d’un thérapeute de couple. Dans tous les cas, il ne faut pas se taire en pensant que des vidéos sont plus innocentes qu’une aventure extraconjugale avec une vraie personne. Et il ne faut pas non plus accepter des pratiques sexuelles qui vous mettent mal à l’aise. Car le sexe sert à consolider la tendresse et l’intimité au sein du couple et le faire durer, pas à dégoûter sa partenaire ou la rendre malheureuse.  

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Trois questions à Ichrak Ennouri, psycho-thérapeute à Casablanca

Existe-t-il un profil de personne prédisposée à l’addiction au porno ?

Aujourd’hui, grâce à internet, tout le monde a accès à la pornographie, mais tout le monde n’en devient pas accro. Cependant, cette addiction se développe quand la personne utilise, même inconsciemment, les circuits de récompense du cerveau pour recourir au porno dans certaines situations précises. Par exemple, quand la personne s’ennuie seule ou comme un moyen d’oublier des émotions compliquées.

Comment devient-on accro au porno ?

Avec l’habitude. Comme un athlète qui habitue son muscle à l’effort, l’accro au porno habitue ses circuits neuronaux à penser de plus en plus rapidement au porno dans certaines situations. Par exemple, une personne qui utilise le porno pour se distraire seule dans sa chambre avant de dormir, force son cerveau à vouloir regarder du porno à chaque fois qu’elle se retrouve seule dans un lit le soir. 

Peut-on guérir d’une addiction au porno ?

Absolument, par le même processus qui fait sombrer dans l’addiction à la base. Il faut “reformater” son cerveau en l’obligeant à adopter des habitudes saines. Par exemple, à la tombée de la nuit, s’habituer à mettre ses baskets et courir quelques kilomètres remplacera petit à petit l’envie de regarder un porno.

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Harcèlement de rue : 10 stratégies imparables https://femmesdumaroc.com/archives/harcelement-de-rue-10-strategies-imparables Thu, 24 May 2018 12:07:11 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=42117 Après des années d’attente, les femmes ont enfin une loi protégeant leurs droits dans l’espace public. Mais ne nous leurrons pas, les mentalités mettent énormément de temps à obéir aux législations. En attendant, voici dix stratégies pour sortir avec le moins de dégâts possible.

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L’habit fait la nonne

Il est 7 h du matin, on a juste une heure pour se préparer. Vient alors la plus importante des questions : que porter ? Et non, on ne parle pas seulement de l’accord des couleurs et du nombre de couches de vêtements nécessaires pour faire face aux aléas météorologiques. S’habiller en accordance avec un espace public qui ne nous appartient pas exige que l’on prenne un certain nombre de précautions. Pantalon ou jupe ? Baskets ou stilettos ? Le but c’est d’être à l’aise si jamais un danger se profile à l’horizon. Le combo jupe courte et talons hauts est joli certes, mais attire les regards, aiguise les langues et restreint les mouvements si un harceleur menaçant nous oblige à courir.

Se maquiller en milieu hostile

Parce que certains voient des signaux partout, il faut aussi choisir son rouge à lèvres en fonction de la réaction que cela puisse induire chez de parfaits inconnus. “Elle a les lèvres trop rouges, elle veut sûrement que je lui dise à quel point elle a réussi son déguisement de prostituée”, se dit le harceleur de base dans son monologue intérieur. Et si vous croyez qu’un visage au naturel vous garantira la paix mentale, détrompez-vous. Par fausse politesse, on vous demandera si vous êtes malade. Bref, vous ne gagnerez jamais.

Plus concentrée qu’un rapace

Au Maroc, on ne se balade pas seule, mais on se déplace d’un point A à un point B. Avant de sortir, on visualise son trajet et on le dessine sur une carte mentale en prenant en compte certains paramètres comme les degrés de sécurité et de luminosité. Les plus sages marchent toujours à côté des voitures stationnées, de sorte qu’elles puissent voir, dans les vitres, le reflet de cette personne qui s’approche un peu trop. Et votre playlist préférée, écoutez-la chez vous, car les écouteurs risquent de vous isoler de votre environnement et vous rendre plus vulnérable aux prédateurs qui attaquent par surprise.

Quid de la locomotion ?

Les femmes actives le savent : il faut avoir les moyens de sa sécurité. C’est pour cela que l’on a tendance à acheter une voiture avant d’investir dans un appartement. La voiture est cette bulle en acier qui nous autorise l’impensable : porter ce qu’on veut, faire ce qu’on veut et aller où l’on veut sans être exposées aux frotteurs. Les moins friquées ont l’illusion du choix entre des options hiérarchisées par leur degré de dangerosité : petit taxi, tramway, grand taxi et bus, autrement dit l’enfer sur terre.

Le jogging, une autre affaire de sexe

D’abord, il est tacitement proscrit de courir n’importe où, il faut le faire à la corniche. C’est-à-dire que si, à Casablanca, vous habitez à Sidi Othman, tant pis pour vous, vous serez obligée de vivre avec les conséquences de votre sédentarité (ou le sport en salle fermée et humide avec des personnes que vous n’appréciez pas forcément). Ensuite vient la question vestimentaire, comme toujours : tente caïdale ou legging ? C’est important, car quand le sage montre la femme qui court pour améliorer sa santé cardio-vasculaire, l’idiot regarde ses fesses.

Louer à la bonne adresse

Contrairement aux Occidentales, nous n’avons pas le privilège d’habiter seules dans un quartier financièrement accessible et romancer notre choix ou le rationaliser par une prétendue volonté de vivre avec le peuple. La tranquillité et la discrétion s’achètent au prix fort, sinon les voisins se substitueront aux parents pour contrôler vos faits et gestes et vous sermonner sur vos fréquentations. “Mais des gens pieux habitent ici !” vous dira-t-on, comme si votre simple existence est un affront aux valeurs familiales.

La tactique du samedi soir

Rien ne se fait dans la spontanéité. Avant de sortir le soir, il faut d’abord décider avec qui, où et comment. Si ce n’est pas avec un mâle, ça sera avec un groupe de copines, jamais seule. Dans un endroit où l’on est familiarisé avec l’idée que des femmes sortent le soir pour se détendre, et non pour se pavaner en attendant de négocier avec le plus offrant. Et toujours en voiture ou un taxi que l’on appellera en avance, car même ces quelques pas qui séparent votre palier de l’artère la plus proche risquent de vous coûter au moins votre téléphone portable.

Horloge biologique et patriarcale

Nous sommes contraintes d’être des animaux diurnes. La journée commence au lever du soleil et se termine à son coucher. C’est comme si vous viviez sur une exploitation agricole, sauf qu’elle se situe au Maârif et que vous ne gagnez pas votre vie en récoltant des betteraves. Tout doit être fait pendant qu’il est encore jour, sinon c’est suspicieux, car si un malheur vous arrive, la première question que l’on vous posera c’est qu’est ce que vous faisiez à tel endroit à telle heure.

Apprendre à gérer les prédateurs

Si seulement le plus grand danger de l’espace public étaient les dragueurs insistants ou les voleurs – qui, de toute manière, ne versent pas dans la discrimination basée sur le genre. Ce qui nous fait peur c’est qu’on ne sait pas si cet homme un peu bizarre nous suit parce qu’il s’ennuie ou parce qu’il veut réellement nous faire du mal. Est-ce une bonne idée de se retourner et lui demander ce qu’il veut ? Et s’il sort un couteau ? Et qu’est-ce qu’on a fait pour mériter autant de stress alors qu’on veut juste acheter une baguette de pain et rentrer chez soi ? Le mieux et de toujours la jouer “safe”. Faites toujours confiance à votre instinct, si vos poils s’hérissent, prenez le premier taxi qui s’arrête ou réfugiez-vous chez un épicier et expliquez-lui la situation. Beaucoup d’hommes nous mènent la vie dures, mais n’oublions pas que d’autres seront toujours prêts à nous aider en cas de danger.

Sourire ou montrer ses dents ?

“Pourquoi tu ne souris pas a zzine ?” Parce que depuis toutes petites, nous rêvons de creuser la ride du lion le plus tôt possible. Nous avons érigé les visages féminins sévères et peu accueillants en canon de beauté. Plus sérieusement, nous tirons la tronche parce que la moindre démonstration d’amabilité est prise pour une invitation à l’accouplement. Du coup, tant que la gentillesse est mal interprétée, on froncera les sourcils. La ride du lion, on la botoxera plus tard.

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Jeune jusqu’à l’infini et au-delà https://femmesdumaroc.com/archives/jeune-jusqua-linfini-et-au-dela Mon, 26 Mar 2018 13:58:31 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=40643 Peeling, dermabrasion, lifting… Ces mots n’inspirent rien de doux aux hypersensibles amoureuses de leur jeunesse. Heureusement qu’il reste des méthodes moins hardcore. Nous vous en proposons 6 à efficacité variable.

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Écraser la clope

On le sait, c’est une évidence. Fumer tue dans d’atroces et coûteuses souffrances. Mais avant d’en arriver là, cette fâcheuse habitude cause énormément de dégâts à la peau en accélérant le vieillissement cutané. Comment ? En réduisant le taux d’oxygène dans le sang et le nombre de globules rouges dans le corps. Et cela se voit directement sur le visage, surtout dans la région de la bouche et du menton où la peau est particulièrement jaunâtre chez les fumeuses et les rides prononcées. Les dégâts ne se limitent pas au visage seulement, mais concernent la peau en tant qu’organe tout entier. À la plage, comparez les poitrines entre fumeuses et non fumeuses : celles qui ont une cigarette au bec ont souvent besoin de plus de soutien. La raison est que la nicotine vide le corps de la vitamine C – et il en a besoin pour la production de collagène, la protéine responsable de l’élasticité de la peau – et accélère l’oxydation cellulaire.

Maintenant, est-ce qu’il est trop tard si vous cumulez plusieurs années de tabagisme dans le compteur ? D’abord, commencez par éteindre cette cigarette une bonne fois pour toute. Ensuite, faites le plein de vitamine C chaque matin pour booster la production de collagène et soyez patiente, car il faut attendre 20 à 30 jours pour que les globules rouges atteignent un taux normal permettant d’augmenter la circulation sanguine. 

Fuir le soleil comme la peste

D’habitude, on pense aux dangers d’une sur-exposition au soleil uniquement en été, au moment d’acheter son écran solaire et son parasol. Si éviter le soleil en août entre midi et 16 h peut effectivement vous épargner un cancer de la peau, une exposition aux rayons ultra violets sans protection peut provoquer des rides même en hiver. En effet, le soleil est le premier responsable du vieillissement cutané, des tâches pigmentaires et de la dégradation de la texture de la peau. La solution ? Appliquez quotidiennement un écran solaire d’un indice de protection supérieur à 30 en fonction de la couleur de votre peau (plus elle est claire, et donc contient moins de mélanine, plus l’indice doit être élevé). Et il ne s’agit pas de l’appliquer le matin avant le maquillage et l’oublier pour le restant de la journée. Si vous travaillez à l’extérieur ou face à une vitre sans filtres UV, vous devez renouveler l’application toutes les deux heures. Certaines peuvent trouver repoussante la texture blanche et collante des écrans solaires classiques vendus en parapharmacie, nous vous suggérons alors de tester les produits solaires en provenance du Japon et de la Corée du Sud. Ils ont l’avantage d’être invisibles, agréables à porter et peu coûteux, le seul hic c’est qu’il faut les commander sur internet de l’étranger et attendre les délais de livraison. Pour les plus paresseuses, il y a la possibilité de consulter l’indice UV de la journée sur un site de météo et rester chez soi quand il est supérieur à 2. Au Maroc, cela vous fera 300 jours d’oisiveté. On espère pour vous que vous n’avez pas besoin de travailler.

Tacler les radicaux libres

L’oxygène, présent dans l’air que nous respirons, est vital dans plusieurs processus biologiques. Ceci dit, ses molécules sont instables et il arrive que des fois, un électron d’oxygène se colle à un électron d’autre chose puisée dans une cellule pour se stabiliser. Ce quelque chose peut être, par exemple, une protéine ou un fragment d’ADN et c’est ce qu’on appelle “les radicaux libres”. Les antioxydants sont des composants qui “offrent” à cet électron d’oxygène un autre électron auquel se coller afin qu’il épargne les autres cellules. Voilà pour l’explication scientifique d’un concept qu’on balance souvent à tout va sans chercher vraiment à le vulgariser. Quels sont les antioxydants les plus efficaces que la science et la nature nous offrent aujourd’hui ? Les vitamines A, E et C, le sélénium et le beta-carotène sont disponibles chez votre marchand de fruits et légumes. Quant aux autres aux noms plus compliqués, comme le resveratrol, il est disponible en suppléments. Il n’est pas inutile de rappeler qu’il faut demander l’avis de son médecin avant la prise de quoique ce soit qui se présente en gélules ou en comprimés.

On déclare la guerre au sucre

“Glycation” est un mot que vous devez entendre rarement, mais qui définit une réaction chimique que vous avez dû provoquer au moins une seule fois dans votre vie culinaire. La glycation, c’est ce qui se passe quand le sucre se mélange avec des protéines et des graisses pour former des molécules favorisant le vieillissement par l’inflammation. Ce processus se produit quand vous caramélisez des oignons dans une poêle à frire ou quand vous brunissez du bœuf  dans une casserole, et plus la température de cuisson est élevée, plus ces molécules ont tendance à se former, surtout si vous ajoutez du sucre à la cuisson (dans un wok par exemple). La solution c’est, évidemment, d’éviter de cuisiner avec du sucre et de baisser la chaleur de la cuisson. Le mieux serait de complètement supprimer le sucre de votre alimentation, ou de restreindre sa consommation à 100 calories par jour (environs 25 grammes de sucre), d’autant plus que d’un point de vue nutritionnel, cet aliment ne vous apporte ni vitamines, ni des oligoéléments, mais uniquement de l’énergie. Privilégiez d’autres sources de glucides, comme les fruits et les légumes.

On évite le stress

Vous avez remarqué comment Barack Obama a vieilli en 8 ans à la tête de la première puissance mondiale? C’est parce qu’il n’a pas dû dormir souvent sur ses deux oreilles. Être sous pression déclenche la libération d’une variété d’hormones de stress qui causent, entre autres, l’augmentation de la tension artérielle. Le cortisol, l’hormone libérée par le corps pour atténuer ces effets, crée en fait des problèmes quand elle reste chroniquement élevée, autrement dit quand la personne est constamment stressée. Inflammation, augmentation de la graisse abdominale, résistance à l’insuline… autant de problèmes qui peuvent se régler en pratiquant la méditation et en dormant 8 heures par jour.

On mime les effets du botox

Chaque année, les laboratoires cosmétiques mettent sur le marché leurs dernières trouvailles en matière de recherche anti-vieillissement. On connaissait le rétinol, maintenant les sérums à base de facteurs de croissance épidermique quittent les bancs d’essai pour atterrir dans les salles de bain. Ces hormones rajeuniraient la peau en boostant le renouvellement cellulaire. Si beaucoup de femmes jurent sur la tête de leurs mères que le produit leur fait perdre 20 ans, il reste excessivement cher (au moins 1500 DH pour les 15 ml chez Bioeffect. L’argireline, un peptide censé atténuer les rides d’expression, a beaucoup de succès à en croire les critiques sur internet. Mais bon, si Brandon Truaxe, le fondateur de la marque Deciem qui commercialise l’argireline à presque rien (moins de 100 DH pour 30 ml), loue lui-même l’efficacité du botox, c’est que ces produits ont leurs limites. À vous de voir. 

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Pourquoi je l’ai trompé https://femmesdumaroc.com/archives/pourquoi-je-lai-trompe Wed, 14 Mar 2018 17:31:39 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=40260 On attribue souvent l’infidélité aux hommes, ces êtres sans cœurs capables de coucher sans tomber amoureux. Pourtant, les femmes trompent aussi, et pour une multitude de raisons.

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Il est facile de voir une tromperie comme une médaille avec un revers blanc et l’autre noir. D’un côté, l’on se dit que quelques soient leurs excuses, les infidèles n’ont jamais raison, et de l’autre, toute personne trompée est forcément une victime. La réalité est beaucoup plus nuancée, on trompe pour une multitude de raisons et pas forcément pour blesser l’autre. C’est en tout cas ce que nous avons appris à travers les confessions de ces six femmes.

Meryem, contrôleur de gestion de 35 ans : “je n’étais pas amoureuse”

“Mon mariage avec mon ex-mari a duré 15 ans, et j’ai passé 5 ans à le tromper par intermittence avec le frère d’une amie d’enfance. Je n’étais plus du tout amoureuse de mon mari, et à vrai dire, je n’ai jamais été amoureuse de lui, car je l’avais épousé uniquement pour satisfaire la volonté des parents. La seule chose qui me retenait alors dans cette cage, ce sont les enfants. L’homme que je voulais, c’était mon amant. Durant les 5 années de notre relation furtive, nous avons pensé plusieurs fois à demander le divorce chacun de son côté, mais nous avions peur de blesser nos conjoints. Après tout, ils n’ont rien fait de mal. J’ai fini par divorcer et lui aussi. Nous avons ensuite vécu une relation amoureuse au vu et au su de tout le monde pendant six mois, à l’issue desquels je me suis rendue compte que je ne le supportais pas en dehors du cadre sexuel. Maintenant, je vis une vie de célibataire heureuse.”

Ghita, photographe, 37 ans : “je me sentais négligée”

“Je savais que mon ex m’aimait, mais avec lui je me sentais négligée, pas assez aimée, pas assez désirée.N’étant pas heureuse, j’ai commencé à me demander si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs. Le mec avec lequel j’ai trompé mon mari avait 20 ans de plus que moi et travaillait dans l’immeuble collé au mien. Il m’a courtisé pendant 2 ans tout en sachant que j’étais mariée. Nous avons commencé à nous voir discrètement chez lui, et à la 4e fois, j’ai décidé d’arrêter. Je sentais que je ne tirais aucune satisfaction de ce que je faisais. En plus, le sexe n’était même pas si spectaculaire que ça. Mon ex-mari ne l’a jamais su, mais nous avons quand même divorcé parce que cela ne rimait plus à rien de vivre sous le même toit et de passer son temps à crier l’un sur l’autre. Je ne peux pas vous dire que je ne tromperai pas quelqu’un d’autre, mais ce que je sais aujourd’hui, c’est que je ne regrette toujours pas ce que j’ai fait.”

Hasna, assistante de direction, 32 ans : “je l’ai fait pour me venger”

“Pour tout avouer, je suis toujours avec cet homme. Nous avons une relation tumultueuse : quand nous nous disputons, nous échangeons des mots extrêmement blessants. Et pas par accident, et lui et moi savons que c’est intentionnel, pour faire mal. J’ai su qu’il me trompait quand j’ai découvert une boucle d’oreille qui ne m’appartenait pas dans notre chambre à coucher. Depuis ce jour-là, j’ai installé Tinder sur mon téléphone et j’y ai mis des photos qui prêtent à confusion sur mon identité, histoire de nier si jamais on me pose la question. J’ai rencontré plusieurs hommes à son insu. Je ne leur donnais pas mon vrai prénom, je ne voulais même pas les laisser m’embrasser, ni les revoir une seconde fois. Je le trompais parce que j’étais en colère contre lui, parce que je ne voulais plus avoir l’impression de me faire avoir. Pourquoi je reste avec lui ? Je ne sais pas. Peut-être parce que je ne veux pas être celle qui se contente de partir quand l’autre lui fait du mal. J’ai d’abord envie de lui faire du mal à mon tour.”

Sarah, 22 ans, chef de projet : “j’ai une sévère peur de l’engagement”

“J’ai pratiquement trompé tous les mecs avec lesquels j’étais dans une relation amoureuse. Je pense que c’est parce que mon tout premier petit copain m’a trompé quand j’étais encore au lycée. Il m’avait brisé le cœur et cela m’avait causé un épisode dépressif assez pénible. Aujourd’hui, à chaque fois que je sens que la relation est en train de devenir sérieuse avec quelqu’un, je m’éloigne et commence à séduire d’autres hommes. Ce n’est pas par méchanceté, je ne veux aucunement leur faire du mal, c’est d’ailleurs pour ça que je le fais en cachette. C’est juste que j’ai peur de trop m’attacher et de me faire du mal, je préfère risquer de ruiner la relation plutôt que  de me faire jeter. Je sais que ce n’est pas sain et je veux entamer une thérapie pour régler le problème.”

Ilham, doctorante en chimie, 29 ans : “j’étais dans une relation abusive”

“J’étais en couple avec un gars qui abusait de moi psychologiquement et me trompait et se rachetait à chaque fois avec la promesse de ne plus jamais recommencer. Je suis restée avec lui parce qu’il a tout fait pour écraser le moindre gramme qu’il me restait d’amour propre. Bien sûr que j’ai pensé à me séparer de lui, mais une voix dans ma tête me disait qu’il était le meilleur que je pouvais avoir et que je ne méritais pas d’avoir mieux. Puis un ami à lui a commencé à montrer de l’intérêt pour moi. Nous avons pris quelques cafés ensemble sous des prétextes différents pour calmer les suspicions de mon ex, et un jour nous avons couché ensemble. Mon amant m’a rappelé ce que c’était que d’être désirée et respectée, et ce regain de confiance m’a poussée à me séparer de mon ex. Je ne me suis pas mise en couple avec mon amant mais nous sommes toujours de bons amis.”

Fatine, directrice générale d’une agence de communication, 54 ans : “j’en avais assez de porter tout le poids de la famille sur mes épaules”

“J’ai été mariée pendant 25 ans. Au bout de ma 18e année de mariage, j’ai commencé à me sentir profondément malheureuse. C’était moi qui subvenais au besoin de la famille et mon ex-mari, en plus d’être sans emploi, me faisait passer pour le méchant flic auprès des enfants. J’en avais assez de porter tout ce poids sur mes épaules : les enfants, les factures, les frais de scolarité, les traites de la maison… Et je travaillais des heures impossibles pour pouvoir maintenir notre standard de vie. J’ai tenté à plusieurs reprises d’en parler avec mon ex-conjoint mais toute tentative de discussion se soldait par une dispute. Un jour, lors d’un voyage d’affaires, j’ai rencontré un bel homme dans le bar de l’aéroport et je l’ai discrètement invitée à me rejoindre dans les toilettes le temps de quelques galipettes avant l’embarquement. J’ai divorcé 7 ans plus tard, à cause de mon mari, pas à cause de mon amant passager.”

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Trois questions à Ichrak Ennouri, psychothérapeute à Casablanca

Est-ce que les femmes trompent différemment des hommes ?

Disons qu’elles cèdent moins facilement à l’infidélité et ce n’est pas parce qu’elles sont mieux programmées pour la fidélité que les hommes. Le sexe présente plus de risques à la femme qu’à l’homme : un risque biologique relatif à la grossesse et l’autre sociétal car l’on a tendance à juger plus sévèrement les femmes adultères.

Pourquoi les aventures avec une seule personne font plus mal que les coups d’un soir au conjoint trompé ?

Parce qu’il y a une peur inhérente à la connexion émotionnelle qui éloigne la personne infidèle, même si elle nie, de la personne qu’elle trompe. La personne infidèle construit des murs, là où il faut mettre des fenêtres entre elle et son partenaire, et ouvre des fenêtres là où elle devrait ériger des murs. Avec le temps, l’amant devient une source de satisfaction des besoins émotionnels et affectifs et pendant que la relation se renforce avec lui, elle s’affaiblit du côté du partenaire “légitime”.

Peut-on sauver son couple après une infidélité ?

C’est possible, mais avec beaucoup de volonté des deux côtés. Souvent, l’infidélité n’est qu’un symptôme d’un dysfonctionnement plus profond dans le couple. Il faut beaucoup de communication, d’honnêteté et d’empathie, faute de quoi, il est vivement recommandé d’entamer une thérapie de couple. υ

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Nourredine Lakhmari : Casablanca, une obsession https://femmesdumaroc.com/archives/nourredine-lakhmari-casablanca-une-obsession Fri, 19 Jan 2018 10:14:49 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=38596 Après Casanegra et Zero, Nourredine Lakhmari revient avec Burn Out, un long métrage dont l’histoire et l’esthétique, tout en étant ancrée dans la ville blanche, est moins obscure que les précédents volets de la trilogie. Ce film, en salles depuis quelques semaines, fait toujours parler de lui. Entretien.

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Quel est l’objet de Burn Out, votre dernier film en date ?
C’est le dernier volet de ma trilogie sur Casablanca, et une chronique urbaine. Je voulais parler de différents sujets à travers des personnages perdus mais liés entre eux : le riche et sa femme, la call girl et le politicien, le petit cireur qui veut acheter une prothèse à sa maman unijambiste… Je voulais montrer à quel point nous sommes perdus dans cette société où seul l’amour peut nous sauver.

Pourquoi baser la trilogie sur Casablanca et pas sur autre chose ?
C’est une obsession. Je suis de Safi et enfant, le plus beau cadeau que pouvait m’offrir ma mère était un voyage à Casablanca. J’étais fasciné par cette ville, ses hauts bâtiments et ses rues labyrinthiques. Casablanca c’est mon Paris à moi. Puis, un jour pendant mes études de cinéma en Norvège, le professeur nous a parlé du célèbre film Casablanca (film réalisé en 1942 par Michael Curtiz, avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, ndlr). Dans ce film, j’ai vu des Américains, des Français, des Allemands… mais les Marocains étaient relégués à l’arrière-plan et à leur image folklorique. Je me suis alors promis de faire un film où j’exprime mon amour pour cette ville et Casanegra est né. Mais après, j’ai senti que ce n’était pas assez, et j’ai fait Zero et c’était trop claustrophobique. Dans Burn Out, j’ai tout ouvert, visuellement parlant. Tout y est beau et bleu et rouge… mais les personnages sont perdus. En plus, il y a la mer qu’on  voit pour la première fois dans la trilogie, parce qu’elle représente l’espoir pour moi.

Et là,  vous êtes guéri de votre obsession ?
Je n’en sais rien. Peut-être que je ferai d’autres films sur Casablanca, mais c’est sûr, ils seront différents.

Qu’est-ce que vous aimez tellement chez Anas El Baz pour que vous le castez dans tous vos films ?
Anas a une très belle énergie et une présence incroyable ; la lumière et la caméra l’aiment. Je sais très bien comment il bouge et fonctionne, et je sais le diriger. C’est toujours intéressant de filmer quelqu’un qu’on connaît dans le sens visuel, et tous ces acteurs avec lesquels j’ai travaillé, je les connais très bien, car je m’entraîne avec eux trois mois avant le début du tournage et j’essaie de les étudier. Pour ce film, je voulais des Marocains beaux, c’était un parti-pris, je voulais sortir du cliché du Marocain laid et sec qu’on voit dans certains films…

Burn Out est un film choral. Pourquoi avez-vous fait le choix de ce genre au lieu d’opter pour une histoire linéaire avec moins de personnage ?
Parce que je suis gourmand, je voulais aborder plusieurs sujets. D’abord l’avortement, parce que je suis convaincu que la femme a le droit de faire ce qu’elle veut de son corps. Ensuite le handicap, à travers l’histoire d’Ayoub le petit cireur et sa mère amputée. Et enfin le rapport à la richesse. En plus, dans la vraie vie, c’est incroyable le nombre d’histoires que les gens peuvent vivre dans une soirée. Le cordonnier qui viole les enfants dans mon film, ça existe aussi dans la réalité. Le politicien qui est contre l’avortement et qui, en même temps, viole une prostituée, ça existe aussi. Raconter tout cela dans un même film était un challenge pour moi, je m’étais dit que si ça ne marche pas, j’aurais au moins essayé.

Parlez-nous de cette scène de viol qui a, apparemment, mis tellement de gens mal à l’aise.

Le personnage de Sarah Perles est une jeune étudiante en médecine. Elle rencontre un politicien conservateur farouchement opposé à l’avortement, qui veut juste de la compagnie. Un jour, elle lui parle d’avortement, le ton monte, il se met en colère et finit par la violer. C’est vrai que la caméra est restée figée sur le visage de la fille pendant quatre minutes et que la scène est dure – des gens nous ont d’ailleurs insultés à cause de cette scène, mais je voulais que le public sente la douleur de cette femme. Cette scène est pour moi fondamentale, car des femmes se font violer tous les jours et nous fermons nos yeux et nos gueules.

Dans le générique de fin, vous dédiez ce film à la mémoire de Abbès Saladi dont les tableaux sont très présents dans le film. Pourquoi lui et pas un autre ?

Le personnage de Morjana Alaoui est obsédé par ce peintre dont elle possède tous les tableaux sauf un. L’œuvre qui lui manque se trouve chez un autre riche qui lui propose de vivre avec lui pendant une semaine en échange du tableau.
Quand j’ai découvert Saladi, j’avais l’impression de voir l’œuvre de quelqu’un qui a compris le Maroc. Sa peinture m’intrigue encore à ce jour. Il était atteint de schizophrénie et vendait ses tableaux à des prix dérisoires à Jamaa El Fna, jusqu’à sa mort à l’âge de 42 ans. Aujourd’hui, c’est l’un des peintres les plus chers au Maroc. Malheureusement, le public marocain ne connaît pas Saladi, parce que les riches achètent les tableaux et les gardent chez eux sans les montrer.

On voit aussi Mohamed El Khiari dans un rôle très différent de ce dont il nous a habitués.

Je voulais quelqu’un avec un côté un peu nounours et qui joue très bien. El Khiari est un très bon acteur auquel on colle toujours, malheureusement, des rôles de cliché de aaroubi rustre alors qu’il a un talent fou. J’ai voulu le sortir de son moule comme j’ai fait avec Mohamed Benbrahim dans Casanegra.

Et comment avez- vous déniché Sarah Perles ?
C’est son cousin, qui n’est autre que l’artiste Amine Bendriouich, qui m’en avait parlé. Elle a fait un travail incroyable. D’ailleurs, elle vient de finir le tournage d’une grande production française et va jouer dans une série sur Netflix. Elle aura un avenir radieux à l’échelle internationale.

On voit aussi le rappeur Bigg dans une apparition caméo…
J’aime beaucoup ce qu’il fait, et j’ai toujours trouvé qu’il a un énorme potentiel dans le cinéma. Je lui ai proposé le rôle et il a dit oui. Il comprend très vite ce que je veux dans mon travail. Ce rôle fût bref, mais je compte faire appel à lui dans mes prochains films.

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10 résolutions pour une année sereine https://femmesdumaroc.com/archives/10-resolutions-pour-une-annee-sereine Thu, 18 Jan 2018 11:36:53 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=38600 Qui dit nouvelle année, dit nouvelles résolutions dans l’espoir de se transformer en une nouvelle personne en l’espace de 12 mois. Ce mois-ci, on vous propose des pistes pour devenir meilleure, mais qui sortent des sentiers battus.

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On muscle sa volonté

Cela fait dix ans que vous voulez arrêter de fumer, pourtant vous cédez à la faiblesse à chaque fois que vous vous exposez aux volutes des cigarettes lors d’un événement mondain. Vous êtes pré-diabétique, vous savez que cette boîte de cupcakes vous fera plus de mal que de bien, et pourtant vous la consommez toute seule d’un coup. Il ne fait pas un doute, votre cerveau a besoin d’être recâblé de sorte à ce qu’il s’habitue à la gratification différée, autrement dit : dire non à un plaisir fugace aujourd’hui parce que c’est plus bénéfique à long terme. Comment faire? En changeant de petits gestes au quotidien, par exemple en évitant de commander du fast food au profit de la cuisine chez soi. L’idée est de toujours refuser la facilité, et vous verrez qu’à long terme, dire “non” aux choses qui vous nuisent sera un jeu d’enfants.

On mincit pour soi, pas pour les autres

C’est généralement en été que l’on pense à ses kilos en trop, sa cellulite et sa peau d’orange. La raison est parce que c’est la saison où l’on se montre, en bikini ou en robe légère, et l’on s’affame et se tue en salle de sport parce qu’on veut avoir le meilleur corps possible selon les canons esthétiques du moment. Cette fois-ci, on le fera pour soi et à son rythme, parce qu’on veut se sentir bien dans sa propre peau et non pour se sentir belle dans le regards des autres. On le fera surtout parce que la vie est plus agréable quand on est en bonne santé, parce qu’on veut des genoux solides pour courir avec les enfants et parce que certaines maladies sont évitables pour peu que l’on fasse attention à ce que l’on met dans son assiette.

On se concentre sur les gens qui nous aiment

Nous avons une sacrée tendance à être négatifs, à nous focaliser sur les gens qui pensent beaucoup de mal de nous et à oublier les autres. Ce sentiment est un relent de notre vie dans les cavernes : donner de l’importance à ceux à qui on déplaît était vital, car un seul ennemi était capable de convaincre toute une tribu de nous rejeter, de nous priver de nourriture et de nous exposer aux prédateurs. Aujourd’hui, si une personne nous déteste, on ne va pas en mourir de faim. Si vous pensez que vous êtes la cause de ces animosités, réglez le problème, sinon passez outre et rappelez vous que vous avez des amis.

On apprend à pardonner

Quelque soit la gravité du mal causé, la vengeance est toujours une mauvaise idée. C’est un poison efficace certes, mais que l’on ingère soi-même et qui envenime notre présent et notre futur. Oubliez l’autre personne, faites-le pour vous-même car c’est bon pour la santé. Des études ont montré que le pardon réduit l’anxiété, la pression sanguine et le stress.

On apprend à vivre dans le présent

Cette année, on copie les bouddhistes et on pratique “la pleine conscience”. Ce concept est quelque peu difficile à définir – tout comme il n’existe pas de définition objective du bonheur -, mais essayons avec un exemple. Est-ce que vous vous rappelez de chaque bouchée du dîner d’hier soir ? Fort probablement non. La pleine conscience c’est de porter une méticuleuse attention à ce que l’on fait. Pourquoi ? Entre autres, parce que cela permet de prendre de meilleures décisions. Par automatisme, on achètera n’importe huile d’argan, mais avec la pleine conscience, on choisira celle produite par une coopérative de femmes. Un acte banal aura ainsi un impact positif.

On s’évade des carcans de l’urbanité

Marcher est bon pour la santé mentale et la santé tout court, mais beaucoup de femmes évitent de le faire dans les rues de nos grandes villes par peur de s’exposer au risque de harcèlement et d’agression, sans oublier la pollution. Alors, on se barricade dans nos voitures et nos maisons et l’on se prive d’un plaisir gratuit. Cette année, on ose sortir de la ville le temps d’un week-end pour explorer la nature à plusieurs, en famille ou entre amis, pour renouveler l’air dans ses poumons et mettre de l’ordre dans ses idées.

On dépense intelligemment

Les jolies pièces à prix cassé sont tentantes, mais à quoi cela vous sert au final d’avoir autant de vêtements achetés juste parce que vous le pourriez ou parce qu’ils étaient en solde? Faites-vous la promesse de n’acquérir que le meilleur qui dure dans le temps même s’il coûte plus cher (de toute façon, en terme de coût cela revient au même). Dans la foulée, vous apprendrez aussi à vous défausser de l’obsession de l’accumulation. Et que ça ne se limite pas qu’au vestimentaire : au lieu d’encombrer votre salle de bain de produits de beauté achetés sous la pression d’une vendeuse hyper convaincante, prenez le temps de vous informer sur les marques et les ingrédients qu’elles utilisent.

On apprend à se remettre en question

Quand il s’agit de la vie des autres, nous sommes les championnes de l’analyse psychologique et de la pensée critique. Siham est dans une relation abusive ? C’était prévisible, elle a grandi avec un père sévère qui a préparé le terrain à une succession d’amoureux tout aussi violents. Si seulement elle pouvait le voir de ses propres yeux ! Mais c’est la vie privée de Siham, qu’est-ce que cela peut bien nous faire qu’elle change ou pas ? Et si nous consacrions toute cette énergie à nous-même et à notre propre introspection ? C’est décidé, dorénavant, à chaque fois que l’on sent qu’on fait n’importe quoi, on se pose et on se remet en question.

On passe plus de temps avec les siens

Une querelle puérile entre sœurs vous a fait jurer de ne plus jamais leur adresser la parole ? Un mot de travers balancé par un parent en colère et vous vous êtes décidée à vivre le restant de vos jours comme s’il n’existait pas ? Cette année, on ravale son ego et on enterre la hache de guerre. Si les membres de votre famille sont vraiment toxiques, apaisez l’atmosphère en gardant une certaine distance mais reprenez contact quand même. Personne n’a le contrôle sur le futur et vous pourriez les perdre et regretter tout ce temps passé loin d’eux.

On cajole sa petite famille

Entre les caprices des enfants qui chouinent pour un oui et pour un non, et un mari qui ne correspond pas tout le temps à l’homme qui nous a rendue éperdument amoureuse, il nous arrive de nous demander quelle mouche nous a piquée pour qu’on se laisse enfiler la bague au doigt. Pourtant, avec tous ses défauts, le mariage est bon pour la santé. Les gens mariés vivent plus longtemps, ont moins de comportement à risque, dorment mieux et souffrent moins de stress. Et ça, c’est la science qui le dit !

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