Prototype

“ Le culte du corps a ébranlé ce que l'on pensait immuable : la confiance de l’homme en son image. ”

Le corps a toujours été une source de fort intérêt, une obsession, et a cristallisé autour de lui tout un ensemble de règles et de perceptions sociales dont certaines ont duré et d’autres ont radicalement muté.

Chez les hommes, au plan purement physique, on a toujours distingué les forts des faibles là où pour les femmes, on a plutôt catégorisé les belles et les moins belles.

Le culte du corps s’est principalement conjugué au féminin. À certaines époques, les canons de beauté plébiscitaient les rondeurs avant que les formes ne tombent en disgrâce au bénéfice d’un corps affiné, des fois à l’extrême. Les goûts ont évolué et le corps féminin a appris à se transformer au gré des tendances.

Mais si adapter son aspect physique aux préférences de son époque était principalement tributaire d’un gain ou d’une perte de poids, d’une nouvelle coupe ou couleur de cheveux, d’un jean taille basse ou taille haute… aujourd’hui, les exigences sont extrêmes et n’épargnent plus personne.

Le culte du corps est la première puissance qui a réussi à ébranler ce que l’on pensait immuable : la confiance de l’homme en son image et sa prédisposition à recourir à des méthodes radicales pour la changer !

Si les femmes ont toujours été fragilisées par rapport à leur reflet dans le miroir et à la perception de leur aspect physique, l’homme, lui, a réussi à se faire valoir par des critères autres comme les capacités financières, la réussite sociale et professionnelle, la personnalité affirmée, l’humour, etc. Le physique était un plus, et souvent ne conditionnait pas l’attirance, encore moins la décision de l’engagement.

Est-ce que ce serait le cas aujourd’hui ? Pas si sûr. Il semblerait que les raisons pour lesquelles femmes et hommes entament une dangereuse et coûteuse quête du physique parfait, s’éloigne du besoin de plaire à l’élu de son cœur. De nombreux témoignages attestent de l’aversion d’un grand nombre d’hommes aux opérations esthétiques répétitives de leurs moitiés et à leurs résultats. Les femmes ne seraient pas, non plus, férues des fake 6 packs, des mentons carrés surfaits et des fronts et sourcils trop tendus chez le sexe fort… 

Aujourd’hui, la quête désespérée de la perfection nous met devant une évidence : on ne cherche plus à être “beau” pour séduire mais pour se conformer à un prototype.

Ce prototype peut changer à n’importe quel moment et imposer des virages radicaux au niveau du physique. Cette force occulte et subliminale appelée “trend” peut pousser des jeunes et des moins jeunes à opérer des changements irréversibles sur leurs corps à coup d’opérations chirurgicales lourdes. 

Sociologues, psychologues, thérapeutes et coachs s’affolent et se dressent devant le déni que font aujourd’hui les gens de leur propre corps, de leurs spécificités, de leurs identités… Comment en est-on arrivé à accepter de mettre son corps “à la mode” à travers des actes irrévocables ?

Dire que quand elle chantait “taille-moi les hanches à la hache, J’ai trop mangé de chocolat. Croque-moi la peau, s’il-te-plaît, croque-moi les os, s’il le faut”, Olivia Ruiz pensait faire une métaphore.

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