Présentatrice d’émissions télévisées à ses débuts, en Belgique puis en France, notamment sur M6 et W9, Virginie Efira a fait un virage audacieux vers le cinéma en 2008. Ce choix s’est rapidement avéré payant : son rôle dans Victoria (2016) de Justine Triet l’a consacrée comme une actrice incontournable, mêlant grâce, humour et complexité. Depuis, elle a enchaîné des rôles marquants dans des films tels que “Adieu les cons” d’Albert Dupontel ou encore“Revoir Paris” d’Alice Winocour qui lui valent de nombreuses distinctions et une reconnaissance unanime.
À Marrakech où elle a endossé le rôle de membre du jury présidé par le réalisateur italien Luca Guadagnino, elle se distingue par sa présence rayonnante et ses propos pertinents. “Le Festival de Marrakech, c’est une véritable célébration du cinéma mondial. Ici, nous avons la chance de regarder des films que nous ne regarderons pas forcément car ils ne sont pas distribués partout”, nous confie l’actrice lors d’une table ronde organisée à la Mamounia. Au fil des questions, Virginie Efira a partagé sa vision du cinéma qui devrait être, selon elle, un outil de réflexion et de transformation sociale. L’échange a dévoilé une femme spontanée, pleine d’humour et engagée pour les causes qui lui tiennent à cœur, notamment la représentation des femmes dans l’industrie cinématographique. “Je suis convaincue que le cinéma peut éveiller les consciences, non pas en imposant un message, mais en permettant de ressentir et de comprendre”, assure-t-elle. Son humour et sa prestance naturelle ont marqué l’entretien. Lorsqu’on lui a demandé le rôle qui l’a le plus marquée, elle répond en esquissant un sourire. “Ce n’est pas tant le rôle qui transforme une personne, c’est le film en lui-même… Les films qui me marquent sont ceux qui osent, ceux qui ne cherchent pas à plaire à tout prix mais à dire quelque chose de sincère”, développe l’actrice qui sera à l’affiche de“Les Braises”, de Thomas Kruithof.
Le Festival de Marrakech a ainsi accueilli une Virginie Efira au sommet de sa maturité artistique, mais aussi pleine de fraîcheur et d’humanité. Avec elle, le cinéma n’est jamais réduit à de simples images, mais devient un miroir des âmes et des sociétés.