Archives des Dossier Mariage - Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/dossiers-specials/dossier-mariage Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Thu, 05 Jan 2023 08:51:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Archives des Dossier Mariage - Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/dossiers-specials/dossier-mariage 32 32 Stop aux discriminations juridiques ! https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/stop-aux-discriminations-juridiques-2 Fri, 16 Dec 2022 14:27:37 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=81818 Plusieurs réformes sont espérées pour un Code de la famille plus juste.

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L’amendement du Code de la famille s’impose de manière à garantir aux femmes les mêmes droits que les hommes dans le mariage et après sa dissolution et dans les relations avec les enfants. Ce n’est pas uniquement une requête des militantes associatives mais il s’agit aussi d’une recommandation du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Plusieurs points sont à revoir pour un Code de la famille plus juste envers les femmes, selon la militante associative et avocate Atika El Ouaziri. En tête des priorités, figure la nécessité de rendre obligatoire la conclusion, par les époux, d’un accord régissant la répartition des biens matrimoniaux au moment de la conclusion du contrat de mariage.

Tel qu’il existe actuellement, le contrat de mariage reste un droit ignoré alors que la femme peut arrêter avec son futur conjoint des clauses protectrices au moment de la signature de l’acte de mariage, comme l’interdiction de la polygamie qui est une requête de longue date du mouvement féminin. Environ un millier de mariages polygames est contracté chaque année au Maroc. Le Code de la famille n’a rien changé  en la matière ! Bien qu’elle soit soumise à des conditions particulières, la polygamie demeure une pratique toujours autorisée.

Un autre point est toujours soulevé par les défenseurs de la cause féminine : la nécessité d’instaurer l’égalité entre l’homme et la femme en matière de tutelle légale sur les enfants. La mère ne peut accéder à la tutelle légale sur ses enfants mineurs qu’en cas d’absence du père (décès, incapacité juridique). En cas de divorce, le père reste toujours le tuteur légal des enfants même lorsque la garde de ces derniers est confiée à la mère qui ne peut voyager avec l’enfant à l’étranger qu’après autorisation du tuteur légal. La mère n’a même pas le droit de faire une demande d’obtention du passeport pour ses enfants mineurs.

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Jamais sans ma cérémonie https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/jamais-sans-ma-ceremonie Fri, 16 Dec 2022 13:45:38 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=81808 La cérémonie de mariage est le sésame qui légitime les relations affectives et sexuelles entre un homme et une femme.

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La cérémonie du mariage marocain obéit à un ordonnancement et à une “mise en scène” immuables. Il est vrai que cette fête a été largement allégée de tout ce qui l’alourdissait sans pour autant en supprimer l’essence et l’esprit. Au cœur de ce cérémonial immuable, le hammam, la cérémonie du henné et la fameuse berza…
En fait, les évolutions constatées sont plus liées à la forme qu’au fond. Les offrandes sont toujours là, mais présentées différemment, la âmmaria (palanquin) s’enrichit de nouvelles matières et couleurs, le rituel ancestral du hammam se déroule dans des spas huppés où la future mariée est invitée à vivre un véritable moment d’enchantement… Les traditions locales (costumes, rites, musique, gastronomie, etc.) s’invitent également au cœur de la cérémonie pour lui conférer un cachet unique. Et les neggafates, ces gardiennes du “temple” veillent d’ailleurs au grain pour un ordonnancement parfait de la fête. “Le cérémonial du mariage résiste et revient même en force. Les jeunes sont particulièrement attachés à perpétuer la traditionJ’ai vu de jeunes filles, modernes et émancipées, redevenir particulièrement traditionnalistes pour l’organisation de leur mariage”, constate le l sociologue Mostafa Aboumalek, auteur de la première enquête du genre sur le mariage au Maroc.
En effet, dès qu’il s’agit de célébrer son union, les couples redeviennent conservateurs, quelque soit leur niveau d’instruction, leur ouverture d’esprit… Ce qui fait dire à l’anthropologue Ali Amahan que la cérémonie de mariage est le baromètre qui permet à la famille de tester en temps réel ses valeurs, son savoir-faire, son histoire et sa solidarité, car n’oublions pas que le mariage n’est pas seulement l’union de deux personnes, mais aussi et surtout une alliance entre deux familles.

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Le mariage, entre mythe et réalité https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/le-mariage-entre-mythe-et-realite-2 Fri, 16 Dec 2022 13:42:05 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=81805 Trouver l’âme sœur, son alter ego serait-il une mission impossible en 2022 ?

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Conditionnées depuis l’enfance pour materner dans le cadre d’un mariage heureux, les Marocaines, en phase avec leur temps, ont grandi, étudié, trouvé le job de leurs rêves (ou du moins un job) et sont prêtes pour se passer la bague au doigt dans le but d’accomplir leur destinée. Seul hic, le contrat ne peut aboutir sans l’engagement de l’autre partie, à savoir l’homme. Celui-là rechigne à franchir le pas pour moults raisons : instabilité professionnelle, moyens financiers insuffisants, angoisses existentielles, etc.

Il faut dire que les profondes mutations de la société ont ébranlé les schémas classiques et traditionnels dans le choix du conjoint. Les femmes, plus instruites, ayant un bon poste et des revenus conséquents, font prévaloir des exigences matérielles, sexuelles et affectives plus élevées. “Les hommes ont du mal à se faire à cette nouvelle configuration qui veut qu’une femme puisse s’autogérer et progresser dans la vie. Pire, l’homme dominant, conforté dans ses positions par une société patriarcale, se retrouve aujourd’hui face à une partenaire scolarisée, indépendante, qui revendique clairement ses droits et une équité entre les genres”, rappelle le sociologue Mostapha Abou Malek. Cette situation cause une certaine frayeur chez ces messieurs, les incitant parfois à prendre leurs jambes à leur cou.

Les perceptions du mariage et de la vie de couple ne convergent pas vers le même idéal, causant ainsi une cassure parfois irrémédiable. Autrement dit, pour un même concept, l’homme et la femme ont chacun un idéal sur lequel ils focalisent, ce qui les plonge de désillusion en désillusion. Dans cette représentation, l’homme souhaite une femme aimante et admirative de ses décisions, à la fois forte et fragile. La femme s’identifie pour sa part à Cendrillon, et recherche la protection du père. Ce modèle, qui a prévalu pendant des siècles dans la construction de la famille, a été bousculé par les changements que connaît la société marocaine, et surtout par le statut de la femme qui refuse toute autorité ou soumission. Résultat ? Une baisse flagrante des mariages au cours de la dernière décennie. Les statistiques du HCP font ainsi état d’une baisse des actes de mariage qui sont passés de 313.356 en 2010 à 194.480 en 2020 ! Une suite logique à une dichotomie en déphasage avec les attentes des hommes et des femmes.

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Mariage : pourquoi se dit-on “oui” ? https://femmesdumaroc.com/reportage/dossier/mariage-pourquoi-se-dit-on-oui Fri, 16 Dec 2022 12:30:31 +0000 http://femmesdumaroc.com/?p=81791 “L’amour c’est de la physique, le mariage c’est de la chimie”, disait Alexandre Dumas. Notre dossier (en quatre volets) décortique les différents aspects de cette recherche du conjoint parfait, du prisme de la tradition et de l'égalité matrimoniale.

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En 1986, le sociologue Mostafa Aboumalek avait réalisé la première enquête sur le mariage auprès de 1 400 habitants du Grand Casablanca. Les résultats ont révélé alors l’ascendant des parents dans la formation du couple. Les sondés ont également classé par ordre d’importance les critères mis en avant dans le choix du conjoint. En haut de la liste arrive le critère moral. L’une comme l’autre recherchent le ould et bent nass. Ce terme, assez vaste, englobe le respect des traditions, des mœurs irréprochables, la virginité pour les femmes et un certain conservatisme. Ensuite, c’est le critère physique qui est mis en avant par les hommes tandis que les femmes insistent sur le côté matériel. Dans ce profil type, l’épouse idéale devait être de bonne famille et jolie. Également de bonne famille, le futur époux se doit d’être plutôt aisé. Quelques décennies plus tard, le choix se porte toujours sur “le conjoint qui convient”, le fameux ould et bent nass.

Aujourd’hui, comme hier, mais à des degrés divers, la famille est fortement présente, car c’est elle qui entérine le choix du conjoint. “Les raisons pour lesquelles on se mariait avant ne sont plus les mêmes que celles d’aujourd’hui. Par le passé, les familles mariaient les enfants, aujourd’hui, ces derniers choisissent seul leur conjoint”, précise le professeur Jamal Khalil. Dans ce schéma, il va sans dire qu’on se marie par affinités sociales, intellectuelles et culturelles entre gens de mêmes milieux. “L’argent sépare, et combien même on voudrait se mettre ensemble, culturellement, il y aura un gouffre…” précise le professeur Jamal Khalil.

En fait, le choix du partenaire de vie n’est jamais innocent. On se dit “oui” pour plusieurs raisons. Pour faire comme les parents et marquer son appartenance au clan, mais aussi pour accéder à plus d’avantages en unissant son destin à celui d’une personne d’un niveau socio-économique égal ou supérieur. Pour les femmes issues des milieux les moins favorisées, la sécurité pécuniaire prime dans le choix du conjoint. Ce qui fait dire au psychosociologue Mohssine Benzakour, “l’amour reste un élément secondaire dans le processus du mariage. La raison et les considérations socio-économiques le devancent.” En somme, quelles que soient nos motivations, nous nous marions pour aimer, pour réaliser l’unité, fonder une famille et assurer notre continuité à travers nos enfants.

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