Pauline Maisterra, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/pauline Le magazine leader de la presse féminine au Maroc Inspiration, Envies, Style, Beauté, Idée Mon, 16 Mar 2026 11:28:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://femmesdumaroc.com/wp-content/uploads/2022/12/cropped-fav-fdm3-32x32.png Pauline Maisterra, Auteur à Femmes du Maroc https://femmesdumaroc.com/author/pauline 32 32 Lamia Boumehdi, nouvelle responsable du développement du football féminin en Jordanie https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/lamia-boumehdi-nouvelle-responsable-du-developpement-du-football-feminin-en-jordanie Mon, 16 Mar 2026 11:21:50 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=131149 Lamia Boumehdi, ancienne Lionne de l’Atlas et entraîneuse de renom, prend les rênes du football féminin en Jordanie.

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Nouvelle étape, nouveau défi : Lamia Boumehdi s’apprête à transformer le football féminin jordanien grâce à son expérience et sa vision stratégique. Ancienne Lionne de l’Atlas et entraîneuse reconnue, Lamia Boumehdi voit dans cette nomination un honneur et un défi de taille. « Cette nomination représente pour moi une étape très importante dans ma carrière et un immense honneur. C’est la reconnaissance de mon travail et de mon engagement pour le football féminin, confie-t-elle à Femmes du Maroc.  Travailler avec la sélection nationale de la Jordanie est une opportunité unique de partager mon expérience, de développer le potentiel des joueuses et d’apporter une vision ambitieuse pour faire progresser l’équipe. Sur le plan personnel, c’est aussi un défi motivant qui me pousse à donner le meilleur de moi-même chaque jour. »

Ses responsabilités sont vastes et stratégiques : elle est assistante du directeur technique, supervise toutes les catégories de jeunes et entraîne l’équipe A, tout en travaillant à renforcer le championnat national. Un chantier colossal qu’elle aborde avec détermination, consciente de l’importance de son rôle pour l’avenir des joueuses et du football féminin jordanien. « J’ai de grandes responsabilités et ces missions représentent un vrai défi, mais je suis fière de moi et motivée à les relever », souligne Lamia Boumehdi.

Son parcours parle pour lui-même : ntre 2016 et 2022, elle a intégré la Direction technique nationale de la Fédération royale marocaine de football, avant de prendre les commandes du TP Mazembe en République démocratique du Congo de 2022 à 2025. Avec le TP Mazembe, elle a remporté la Ligue des champions féminine de la CAF en 2024 et elle a été élue meilleure entraîneuse de football féminin en Afrique en 2024 et 2025. Avec son expérience et son expertise, Lamia Boumehdi s’impose comme un moteur de transformation pour le football féminin jordanien et une source d’inspiration pour toute une génération de joueuses.

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Bruxelles : Lamia Bazir œuvre pour le renforcement d’une coopération Maroc-UE inclusive https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/bruxelles-lamia-bazir-oeuvre-pour-le-renforcement-dune-cooperation-maroc-ue-inclusive Thu, 12 Mar 2026 14:48:07 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130999 Engagée sur les questions d’égalité des chances et de développement inclusif, Lamia Bazir poursuit son action à l’international. Invitée à Bruxelles par l’Union européenne, la fondatrice d’Empowering Women in the Atlas a participé à plusieurs rencontres visant à renforcer le dialogue entre le Maroc et l’Europe.

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Du 02 au 06 mars 2026, Lamia Bazir a pris part à Bruxelles au European Union Visitors Programme, un programme qui permet à des personnalités influentes de dialoguer directement avec les institutions européennes. Durant cette visite, la fondatrice de l’initiative Empowering Women in the Atlas a rencontré plusieurs responsables du Parlement européen et de la Commission européenne. Organisée durant la semaine thématique consacrée aux « Equal Opportunities », cette série d’échanges a permis d’aborder plusieurs axes de coopération entre le Maroc et l’Union européenne. Lamia Bazir y a notamment défendu l’idée de renforcer les synergies autour de l’autonomisation des femmes, de la protection de l’enfance, de l’innovation sociale et de l’égalité des chances, des enjeux qu’elle place au cœur de son engagement depuis plusieurs années.

Ancienne directrice exécutive de l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE) entre 2018 et 2023, institution présidée par  Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, elle s’est illustrée par une approche axée sur l’impact concret des politiques publiques. Son parcours l’a également menée à collaborer avec des organisations internationales, tout en développant ses propres initiatives en faveur du développement humain. À travers Empowering Women in the Atlas et l’initiative Atlas Youth Impact, Lamia Bazir œuvre à renforcer le leadership féminin et l’autonomisation économique des femmes rurales, tout en encourageant l’employabilité et l’engagement des jeunes dans les régions de l’Atlas. Formée dans des institutions de renom comme Columbia University, Sciences Po et la Harvard Kennedy School, elle incarne une nouvelle génération de leaders marocains engagés à l’international.

Parallèlement, Lamia Bazir vient d’être élue présidente de l’Association des Alumni de l’Université Columbia au Maroc. Une nomination qui marque une nouvelle étape pour ce réseau académique, appelé à jouer un rôle accru comme plateforme d’échanges et d’initiatives au service du rayonnement du Maroc. Entre engagement social, coopération internationale et leadership académique, Lamia Bazir s’impose aujourd’hui comme l’une des figures émergentes d’un leadership féminin marocain tourné vers l’impact et le dialogue global.

 

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Cinq ftours incontournables au Maroc : du bistrot cosy à la table gastronomique  https://femmesdumaroc.com/plaisirs/food-drink/cinq-ftours-incontournables-au-maroc-du-bistrot-cosy-a-la-table-gastronomique Tue, 10 Mar 2026 13:25:41 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130814 Le Ramadan est l’occasion parfaite pour se retrouver autour de tables généreuses et savoureuses. Cette année, que vous soyez à Casablanca, Rabat, Tanger ou El Jadida, plusieurs restaurants se distinguent par leurs ftours créatifs, raffinés et conviviaux. Zoom sur 5 adresses.

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  • Le Petit Bouillon
  • Le Petit Bouillon revisite l’esprit des brasseries parisiennes dans une version chaleureuse et accessible. Pendant le Ramadan, le restaurant propose une formule ftour à table qui mêle avec subtilité tradition marocaine et inspirations françaises. Au menu : les incontournables du ftour (harira, chebakia, briouates ou encore batbout farcis), suivis de plats réconfortants inspirés de la cuisine bistrot comme le poulet moutarde à l’ancienne ou encore l’émincé de bœuf aux champignons.

     

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    1. Niya

    Pour ceux qui souhaitent rompre le jeûne autrement, Niya s’impose comme une adresse singulière à Casablanca. Premier restaurant vegan et café culturel de la ville, Niya propose chaque Ramadan un ftour végétalien généreux, servi à table, qui met à l’honneur la créativité culinaire sans viande ni produits d’origine animale. Inspirée par une cuisine saine, de saison et faite maison, cette formule inclut harira légère aux légumes, dattes fourrées, energy balls, bouchées salées inspirées des traditions marocaines etc., le tout dans une ambiance chaleureuse, décontractée et engagée autour du bien‑être et de la conscience alimentaire.

     

    1. La Brise au Conrad Rabat

    Pour un ftour d’exception à Rabat, Le Brise, le restaurant du Conrad Rabat Arzana, propose une expérience gastronomique raffinée où tradition et modernité se rencontrent. Chaque soir de Ramadan, le chef décline un menu ftour à table élaboré qui marie produits locaux et inspirations internationales, avec une attention particulière portée aux présentations et aux saveurs. Au programme : harira revisitée, assortiments de bouchées marocaines et internationales, plats principaux soigneusement préparés et desserts élégants pour clôturer le repas. Le cadre est chic et contemporain, avec une ambiance lumineuse et une vue apaisante sur le quartier, offrant une rupture de jeûne à la fois conviviale et haut de gamme.

     

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    1. Mazagan Beach & Golf Resort

    À Mazagan Beach & Golf Resort, l’expérience du ftour se vit comme une véritable parenthèse gastronomique entre tradition marocaine et haute cuisine internationale. Pendant le Ramadan, l’hôtel cinq étoiles transforme ses restaurants en espaces de partage où la rupture du jeûne devient un moment mémorable. Au restaurant Olives, les convives sont accueillis autour d’un buffet somptueux réunissant mets marocains classiques et spécialités du monde, le tout dans une ambiance conviviale rehaussée de musique andalouse et de performances Gnawa qui rappellent les grandes traditions du mois sacré. Pour une expérience encore plus intime et raffinée, le restaurant Bushra By Buddha‑Bar propose un ftour servi à table les jeudis, vendredis et samedis, avec des plats élaborés avec une grande précision et accompagnés d’une animation musicale en live, une formule idéale pour ceux qui veulent célébrer la rupture du jeûne dans un cadre élégant et sophistiqué.

    1. Hilton à Tanger

    Les hôtels Hilton de Tanger transforment le mois sacré en une véritable expérience gastronomique et sensorielle. Chaque établissement propose sa propre interprétation de l’Iftar, alliant tradition marocaine, inspirations internationales et cadre d’exception. Au Hilton Tangier City Center, le restaurant La Kasbah offre un buffet généreux avec vue sur la baie, tandis que THE 56 propose un ftour premium entièrement servi à table, revisitant les classiques marocains avec précision et élégance. Au Hilton Garden Inn qui célèbre cette année ses 10 ans au Maroc, le Garden Grille met à l’honneur les délices du Ramadan dans une ambiance conviviale et familiale, portée par les sonorités de l’oud. Enfin, au Hilton Tangier Al Houara Resort & Spa, le restaurant Argan invite à un véritable voyage culinaire à travers les régions du Maroc, avec animations musicales et soirées spéciales.

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    Moon Lahlou célèbre la liberté et l’élégance à travers sa nouvelle collection « Horra, حُرّة » https://femmesdumaroc.com/style/news-mode/moon-lahlou-celebre-la-liberte-et-lelegance-a-travers-sa-nouvelle-collection-horra-%d8%ad%d9%8f%d8%b1%d9%91%d8%a9 Tue, 10 Mar 2026 13:08:06 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130806 La créatrice marocaine Mouna Lahlou dévoile la dernière collection de sa marque Moon Lahlou. Baptisée « Horra, حُرّة », cette collection est un hommage à la liberté et à la richesse du patrimoine marocain, entre tradition et modernité.

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    La créatrice marocaine Mouna Lahlou présente sa dernière collection « Horra, حُرّة ». « Je l’ai pensé comme une véritable ouverture sur les autres pays et cultures, explique la créatrice. Mon objectif était de montrer que la beauté du caftan marocain, de la broderie raffinée et du savoir-faire traditionnel peut être portée et appréciée par tout le monde, au-delà des frontières. » Chaque pièce raconte ainsi une histoire, celle d’un héritage ancestral que la créatrice souhaite partager avec le monde.

    Les tissus choisis sont profondément ancrés dans l’artisanat marocain. « Pour « Horra, حُرّة », j’ai travaillé des étoffes authentiques comme le bzioui de Fès et Meknès, dense et légèrement brillant, et le sousdi du sud du Maroc, plus souple et fluide ». Les coupes s’inspirent du style Makhzani, un héritage profondément marocain. « Je voulais des silhouettes qui restent fidèles à l’héritage marocain tout en épousant la réalité de la femme moderne », confie-t-elle. Quant à la palette de couleurs, elle est à l’image des paysages marocains. « Des tons chauds qui rappellent la terre et les dunes, des nuances dorées évoquant la lumière et le sable, des bleus et des beiges rappelant le ciel, des verts doux inspirés de la végétation et des oasis, …  J’ai voulu créer une harmonie qui reflète la diversité et la richesse du pays », décrit Mouna Lahlou.

    Avec « Horra, حُرّة », la créatrice poursuit ainsi son dialogue entre héritage et création contemporaine, affirmant une vision où l’élégance marocaine s’ouvre au monde tout en restant profondément ancrée dans son identité.

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    Rappel de lots de laits infantiles par l’ONSSA https://femmesdumaroc.com/inspiration/radar/rappel-de-lots-de-laits-infantiles-par-lonssa Mon, 09 Mar 2026 11:59:40 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130778 Suite à une alerte internationale, certains lots de lait infantile de marques Nursie, Aptamil, Aptajunior font actuellement l’objet d’un rappel préventif au Maroc. L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) appelle les parents à vérifier les numéros de lots concernés.

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    Dans un communiqué, l’ONSSA indique avoir reçu une notification internationale concernant plusieurs lots de lait infantile susceptibles de contenir de la céruélide, une toxine produite par la bactérie Bacillus cereus. Par mesure de précaution, l’organisme a immédiatement engagé une série d’actions au niveau national. L’ONSSA a ainsi demandé à la société importatrice de retirer immédiatement du marché les lots concernés, tandis que plusieurs lots ont déjà été consignés en entrepôt. Les opérations de rappel se poursuivent et l’ensemble des produits visés par l’alerte sera détruit une fois récupéré.

    Pour aider les consommateurs à identifier les produits concernés, l’office précise que le numéro de lot figure sur la face extérieure ou sous la boîte de lait. Il est composé de 8 chiffres commençant par 2026 ou 2027. Par précaution, les parents sont invités à ne pas utiliser les boîtes appartenant aux lots mentionnés dans les listes publiées par les autorités :

     

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    « Anwar el Leil », la nouvelle collection de la marque maroco-égyptienne Aayne https://femmesdumaroc.com/style/news-mode/anwar-el-leil-la-nouvelle-collection-de-la-marque-maroco-egyptienne-aayne Fri, 06 Mar 2026 14:43:51 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130724 La créatrice maroco-égyptienne Basant Abdalla dévoile sa nouvelle collection « Anwar el Leil » pour sa marque Aayne. Un vestiaire pensé autour de la douceur du Ramadan, entre lumière, fluidité et élégance naturelle.

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    Avec « Anwar el Leil », la créatrice maroco-égyptienne Basant Abdalla imagine une collection qui capture l’atmosphère particulière du Ramadan. « Cette collection est née avec Ramadan, une période où tout semble plus lent, plus doux, plus lumineux », raconte-t-elle. Une sensation qu’elle exprime dans des silhouettes aériennes et faciles à porter. « J’avais envie de retranscrire cette légèreté, presque suspendue, et ce désir naturel de se rendre belle sans artifice », précise-t-elle. Inspirée par les lumières de la saison, la créatrice cherche avant tout à proposer un vestiaire intemporel. « L’idée était de créer des vêtements qui accompagnent les femmes avec grâce, sans jamais les contraindre », affirme-t-elle.

    la créatrice maroco-égyptienne Basant Abdalla

    Côté matières, la fondatrice de la marque Aayne reste fidèle à deux textiles qu’elle affectionne particulièrement : le lin et le velours. « Le lin apporte une texture vivante et respirante tandis que le velours donne de la profondeur aux silhouettes », souligne-t-elle. La palette s’articule autour de tons terreux, naturels et apaisants, ponctués de touches plus vibrantes. « J’aimais l’idée de créer un équilibre entre sobriété et expression », confie-t-elle. Les coupes, elles aussi, privilégient la fluidité. « Les silhouettes sont pensées pour être flatteuses et gracieuses, sans être restrictives », explique-t-elle avec soin.

    Lancée en 2023 entre le Maroc et l’Égypte, Aayne revendique une identité néo-beldi où héritage et modernité dialoguent librement. « La marque est née d’une passion pour la mode féminine et du désir de proposer une vision à la fois ancrée et contemporaine », déclare Basant Abdalla. Nourrie par les influences marocaines et égyptiennes, la griffe esquisse une féminité solaire et contemporaine. Car, comme Basant Abdalla précise, « la femme Aayne n’est pas définie par un lieu mais par une attitude, une présence douce mais affirmée. »

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    Femmes et IA : Entre promesses et lignes de fractures https://femmesdumaroc.com/femmes/carriere/femmes-et-ia-entre-promesses-et-lignes-de-fractures Tue, 03 Mar 2026 12:11:56 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130508 L’IA ouvre un champs inédit de possibilités pour les femmes: se former, créer, innover, se réinventer. Mais derrière ces opportunités bien réelles se cachent défis et enjeux qu’elles doivent relever pour ne pas rester simples spectatrices.

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    Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au Maroc, les femmes représentent plus de 50 % des étudiants de l’enseignement supérieur, mais elles ne constituent que 18 % des actifs occupés dans le secteur formel, selon une enquête nationale du HCP publiée en 2024. Dans les filières STEM (Sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), elles représentent 42,2 % des diplômés, l’un des taux les plus élevés au monde d’après l’UNESCO – à titre comparatif, la part des femmes diplômées en ingénierie est de 26,1 % en France, 19,7 % au Canada ou encore 20,4 % aux États-Unis. Pourtant, ce capital féminin exceptionnel se dilue au moment de l’entrée dans les métiers technologiques ou quelques années plus tard. Leur présence dans les postes de recherche, développement et intelligence artificielle reste ainsi marginale, conformément à la tendance mondiale relevée par l’UNESCO qui déplore seulement 29 % de chercheurs femmes dans ce secteur. “Au Maroc, les talents féminins existent, mais ils sont encore trop peu visibles, insuffisamment connectés et rarement positionnés dans les espaces de décision”, regrette Dr. Sofia Ghacham, présidente de Women in AI Morocco, premier réseau féminin dédié à l’IA, lancé en décembre 2025 et soutenu par le Technopark Maroc. “Lors de mon passage à la Silicon Valley avec le programme Techwomen, j’ai pu constater que la diversité des profils et des points de vue est un véritable moteur d’innovation et de performance technologique”, partage-t-elle. “En intégrant davantage de femmes, on ne parle pas seulement d’équité, mais aussi de qualité, de pertinence et de responsabilité. Une IA inclusive est une IA plus juste, plus performante et mieux adaptée à la diversité de la société.”

    Rester spectatrices n’est pas une option

    Malgré leurs capacités, les femmes restent confrontées à de multiples obstacles dans le monde de l’IA. “Il y a un vrai frein de représentation, avec très peu de rôles modèles visibles”, déplore Dr. Sofia Ghacham. “À cela s’ajoute un accès limité au mentorat et au réseautage, sans oublier un manque de confiance lié au fameux syndrome de l’imposteur.” Mais les freins ne sont pas seulement psychologiques. “L’accès aux projets à forte valeur ajoutée, aux données stratégiques et aux ressources clés reste restreint, ajoute-t-elle. Ce n’est pas un problème de compétences, mais un écosystème qui doit encore s’ouvrir et inclure.” Un point de vue nuancé par Malika Ahmidouch, fondatrice d’Aishore, une startup marocaine ambitieuse qui combine talents africains et intelligence artificielle pour offrir des services d’externalisation à forte valeur ajoutée. Selon cette entrepreneure, le parcours des femmes dans l’IA n’est pas systématiquement entravé par des stéréotypes ou le sexisme. “Aujourd’hui, ce sont les compétences qui comptent, peu importe qui se trouve derrière”, assure celle qui a fait ses armes chez Inwi puis Intelcia. Pour elle, le soutien reste déterminant. “Le développement des réseaux féminins, le mentoring et la visibilité de rôles modèles sont des leviers capitaux pour encourager davantage de femmes à prendre part à cette révolution technologique.” 

    Une politique inclusive ambitieuse

    Le gouvernement a placé la transition numérique au cœur de son projet de développement national avec la stratégie “Maroc Digital 2030”, une feuille de route visionnaire visant à transformer le pays en hub régional d’innovation et d’économie numérique d’ici la fin de la décennie. Dans ce cadre, le ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration dirigé par Amal El Fallah Seghrouchni, experte internationale en IA, a lancé “Maroc IA 2030”, une stratégie ambitieuse pour stimuler l’innovation, former les talents et soutenir l’entrepreneuriat technologique. L’un de ses axes majeurs : ouvrir pleinement l’accès aux femmes, qu’elles soient ingénieures, data scientists ou cheffes d’entreprise, pour qu’elles puissent façonner une intelligence artificielle éthique et inclusive. “Les perspectives sont réelles et en forte croissance au Maroc. Le pays investit dans la transformation digitale, l’innovation, les smart cities, la santé, l’industrie, l’agriculture intelligente et la finance numérique, autant de secteurs où l’IA joue un rôle clé et dans lesquels les femmes peuvent y trouver des opportunités. Mais au-delà des métiers, l’opportunité majeure réside dans la capacité des femmes à façonner une IA responsable, alignée avec les valeurs sociales, culturelles et humaines du pays”, soutient Dr. Sofia Ghacham. Pour Lamiae Benmakhlouf, directrice générale du Technopark Maroc, la nouvelle génération de femmes sait prendre l’initiative et entreprendre plutôt que d’attendre une opportunité. “Pratiquement toutes les startups que nous accompagnons, intègrent une composante IA, que ce soit pour créer des outils ou améliorer leurs produits”, ajoute-elle, précisant encourager la création de startups et adopter une politique inclusive pour intégrer les femmes dans les STEM. “Sur 500 startups installées ici, 18 % sont aujourd’hui fondées par des femmes contre 8 % en 2016. Une progression forte, même si ce n’est pas encore suffisant”, détaille-t-elle.  L’intelligence artificielle n’est pas qu’un outil. C’est un miroir des sociétés qui la conçoivent. Là où les femmes entrent en jeu, le regard change. Il devient plus stratégique, plus nuancé, plus humain. 

    Quand la créativité féminine façonne l’IA à son image

    “Nous, les femmes, avons l’habitude de jongler avec mille paramètres en même temps, rappelle Dr Yasmine Ndassa, fondatrice de Noor AI and Analytics Consulting, installée au Maroc depuis un an après 30 ans d’expérience aux États-Unis. Dans l’IA, ce que certains appellent complexité, pour nous les femmes, c’est un terrain de jeu. Nous avons un super pouvoir.” Et ce n’est pas le seul. Selon cette experte, les femmes jouent également un rôle de veille critique, détectant les biais et corrigeant les stéréotypes et les microagressions. “Parce qu’on les a vécues, on les reconnaît plus tôt et on peut les corriger”, plaide-t-elle, avant d’insister : “L’IA n’est pas neutre. Si elle est pensée sans diversité, elle reproduit les inégalités existantes. Les femmes ont le pouvoir de transformer ces outils pour qu’ils servent les humains, pas seulement les données. Et ça, c’est énorme.” Dans le paysage des startups marocaines, W. ALLfit en est une illustration. Cette application de fitness pensée pour les femmes marocaines n’aurait jamais vu le jour sans la vision féminine de sa cofondatrice, Wahiba Choubai. “Le déclic avec l’IA s’est produit quand nous avons compris qu’elle était la clé pour offrir une personnalisation à grande échelle, adaptée aux femmes,” raconte-t-elle. “L’IA n’est pas un simple outil, c’est le moyen de faire la différence que nous cherchions. La personnalisation nous permet d’adapter chaque programme à chaque utilisatrice (son niveau, ses objectifs, son mode de vie). En tant que coach sportive, je sais qu’un programme qui ne s’adapte pas à la femme ne fonctionne pas. Et une femme à Casablanca n’a pas les mêmes contraintes qu’une femme à Paris. Nous, on le sait, et notre application le reflète.” Et de soutenir : “L’IA a renforcé ma posture : nous n’avons pas besoin d’attendre la permission de qui que ce soit pour innover depuis le Maroc.” Pour cette jeune dirigeante, l’intelligence artificielle est tout bonnement un levier puissant pour les femmes entrepreneures. “Elle nous permet de concrétiser notre vision et d’apporter une vraie différence”, assure-t-elle. “Sans ce regard féminin, W.ALLfit n’aurait jamais existé.”

    L’IA, levier d’inclusion et d’autonomisation pour toutes les femmes

    Pour Lamiae Benmakhlouf, l’intelligence artificielle est un véritable catalyseur d’autonomie et un facilitateur d’accès à l’information. Elle permet aux femmes de se reconvertir professionnellement, de rester connectées au marché du travail et de réduire le décalage entre formation et emploi. “Aujourd’hui, des femmes se tournent vers la tech grâce à des programmes marocains comme Job in Tech,” souligne-t-elle. “Je connais l’exemple d’une ancienne professeure de français qui, après une formation, s’est lancée dans la cybersécurité.” L’IA apporte également flexibilité et adaptabilité, des atouts essentiels dans un contexte où la maternité reste souvent perçue comme un frein à la carrière. Entre pression sociale et attentes des entreprises, beaucoup hésitent à reprendre le travail alors même qu’elles souhaitent continuer à s’épanouir professionnellement. “Grâce au télétravail et aux outils digitaux, elles peuvent progresser tout en adaptant leur rythme”, note la directrice générale du Technopark Maroc. “Elles deviennent plus performantes et efficaces selon leurs contraintes.” Son impact va bien au-delà des grandes villes. Dans les zones rurales, l’IA ouvre de nouvelles perspectives aux femmes, même à celles qui ne savent ni lire ni écrire, grâce à des chatbots ou des messages vocaux. “La plupart des femmes rurales ont un téléphone et c’est tout ce dont elles ont besoin pour apprendre, vendre leurs produits, gérer leurs exploitations et gagner en indépendance financière”, assure Dr. Yasmine Ndassa. “L’IA ne remplace pas le travail humain, elle le multiplie et le valorise.” Et de marteler: “Là où, aux États-Unis, la technologie se développe souvent en rupture avec les réalités culturelles, le Maroc a une carte unique à jouer : bâtir une IA pensée avec les femmes et pour les femmes. Non pas comme une promesse abstraite, mais comme un outil de pouvoir, d’autonomie et de transformation réelle”. L’enjeu est crucial : laisser les femmes issues des zones rurales, c’est passer à côté d’un immense potentiel. Leur donner accès aux outils numériques, c’est leur offrir autonomie, pouvoir économique et voix dans la transformation du pays, et garantir que la révolution numérique profite à toutes, partout.

    Former les esprits à IA pour un futur éthique

    “L’éducation aux STEM est le pilier incontournable pour garantir une intelligence artificielle équitable et inclusive”, appuie Imane Berchane, co-fondatrice de Robots & More et de LOOP For Science & Technology, qui initie écoles, enseignants, enfants et entreprises à la robotique. “Elle donne aux jeunes filles la capacité de maîtriser la technologie et de devenir les véritables architectes de l’avenir de l’IA.” Ces disciplines offrent le langage et la logique nécessaires pour naviguer dans un monde où les données pilotent les décisions. Pour cette spécialiste, l’enseignement des STEM ne se limite pas aux mathématiques ou à la programmation. “En intégrant désormais la littératie de l’IA, l’éducation STEM devient multidisciplinaire, connectant mathématiques, ingénierie et éthique. Cela forme des esprits capables de comprendre la complexité des algorithmes tout en gardant un regard critique sur leur impact sociétal.” Comprendre le “comment” derrière les résultats d’une IA permet aux jeunes d’évaluer et d’utiliser les outils de manière éthique, évitant de subir une technologie sans recul. L’IA, bien employée, peut transformer concrètement l’apprentissage. “Elle peut personnaliser l’apprentissage, s’adapter au rythme et au style de chaque élève, créer un espace sécurisant pour celles qui n’osent pas poser de questions en public et éviter un décrochage silencieux.” Mais pour que les filles se projettent dans la tech, “il faut passer d’une vision technique et solitaire à une vision humaine et impactante”, souligne Imane Berchane. La technologie devient alors un moyen de créer un impact réel. “Nous remarquons à travers nos activités, et cela est également confirmé par des statistiques, que les filles sont attirées davantage par les projets et carrières porteuses du sens (purpose-driven). En mettant l’accent sur la résolution de problèmes, l’empathie et l’impact concret (sauver des vies, protéger l’environnement, etc.), la tech devient un moyen d’action attractif plutôt qu’un code abstrait.”

     

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    Amal El Fallah Seghrouchni : “L’inclusion des femmes est au cœur de notre vision” https://femmesdumaroc.com/reportage/interviews/amal-el-fallah-seghrouchni-linclusion-des-femmes-est-au-coeur-de-notre-vision Sat, 28 Feb 2026 08:00:30 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130350 Le digital s’impose comme un puissant levier d’autonomie économique pour les femmes et les jeunes au Maroc. Formation, mentorat et innovation inclusive sont les piliers de la stratégie ambitieuse Maroc Digital 2030. Entretien avec Amal El Fallah Seghrouchni, ministre de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration.

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    Comment la stratégie numérique Maroc Digital 2030 s’inscrit-elle dans la volonté de faire du Maroc un hub technologique régional et quelles en sont les priorités ?

    Lorsque nous avons engagé la mise en œuvre des orientations stratégiques numériques nationales, notre volonté était de doter le Royaume d’une vision structurée, lisible et assortie d’objectifs précis et mesurables. Ces politiques s’inscrivent pleinement dans une ambition majeure : faire du Maroc un hub technologique régional de premier plan, solidement ancré en Afrique et ouvert sur l’international. Le numérique constitue aujourd’hui l’un des leviers les plus déterminants de la compétitivité économique et de la souveraineté nationale. À cet égard le Maroc dispose d’atouts reconnus. Classé en 2025 parmi les trois premiers écosystèmes africains de l’entrepreneuriat numérique, le Royaume bénéficie déjà d’une base robuste, qu’il s’agit désormais de consolider, de structurer et de projeter à une échelle supérieure pour un avenir numérique prospère et compétitif. Notre approche a été volontairement prospective et méthodique. Nous avons commencé par les fondations, car sans infrastructures performantes et résilientes, aucune transformation numérique durable n’est possible. Nous accélérons ainsi le déploiement du très haut débit sur l’ensemble du territoire, avec l’objectif de généraliser la fibre optique et d’assurer une couverture 5G progressive dans les prochaines années (75% en 2030). Parallèlement nous investissons dans le développement des capacités cloud et des data centers, en plaçant au cœur de notre action les impératifs de souveraineté numérique, de protection des données et de sécurité des infrastructures critiques. Mais l’infrastructure, à elle seule, ne suffit pas. La réussite de la mise en œuvre de ces orientations repose avant tout sur le capital humain. C’est pourquoi nous avons fixé un objectif ambitieux mais réaliste : former plus de 100 000 talents numériques par an à l’horizon 2030, afin de répondre aux besoins du marché et de favoriser l’émergence de compétences à forte valeur ajoutée. Dans le même esprit, nous œuvrons à la structuration d’un écosystème dynamique de startups, de PME et de TPME technologiques. Enfin, une place centrale à la transformation numérique de l’administration publique. D’ici 2030, la majorité des démarches administratives devront être accessibles en ligne. Nous intégrons progressivement l’Intelligence Artificielle afin d’optimiser l’efficacité de l’action publique. Cette transformation ne saurait toutefois être crédible sans un socle de confiance solide. Il n’existe pas d’économie numérique durable sans cybersécurité. C’est pourquoi nous renforçons de manière continue les dispositifs nationaux de protection des données personnelles et de sécurité des systèmes d’information. L’attractivité numérique du Maroc repose aussi sur la fiabilité, la résilience et la confiance.

    Comment votre action en faveur d’une transition numérique inclusive se traduit-elle sur le terrain ?

    La réussite de notre vision numérique repose, en effet, sur une exigence fondamentale : celle d’une transition numérique inclusive, équitable et territorialisée. Réduire durablement la fracture numérique, notamment entre les zones urbaines et les zones rurales, constitue à la fois un impératif économique, social et démocratique. Nous avons engagé des initiatives concrètes et structurantes afin de rapprocher l’administration des citoyens, où qu’ils se trouvent. Le lancement de la plateforme Idarati.ma marque à cet égard une avancée majeure. Véritable guichet numérique centralisé, elle simplifie l’accès aux services publics et transforme profondément l’expérience usager. À ce jour, plus de 2 700 actes administratifs ont été retranscrits conformément aux dispositions de la loi 55-19, garantissant des démarches plus lisibles, plus accessibles et plus transparentes, y compris pour les populations éloignées des centres urbains. Mais l’inclusion numérique ne saurait se limiter à l’accès aux services. Elle repose avant tout sur le développement des compétences. C’est dans cet esprit que des programmes tels que JobInTech, ont été généralisés à l’ensemble du territoire national. Ces formations intensives, d’une durée de 4 à 6 mois, visent à préparer 15 000 jeunes aux métiers du numérique sur une période de trois ans, en adéquation étroite avec les besoins du marché du travail. Parallèlement, les écoles de codage YouCode implantées à Nador, Fès et Guelmim, ainsi que l’École Ahmed Al Hansali à Béni Mellal, offrent des parcours professionnalisants directement connectés aux réalités économiques locales, afin de rendre les compétences numériques accessibles au plus grand nombre. L’inclusion des femmes constitue également un axe stratégique majeur de notre action. En partenariat avec Capgemini, nous avons lancé un programme national de marrainage destiné à favoriser l’accès des femmes aux métiers du numérique. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision Royale qui fait du numérique un levier d’égalité des chances, d’autonomisation économique et de mobilité sociale. Par ailleurs, l’inclusion numérique en milieu rural progresse également grâce au développement de services financiers numériques innovants, qui favorisent l’inclusion économique et renforcent la participation locale. À la suite des premières Assises nationales de l’IA, la signature d’une convention-cadre avec le Groupe Crédit Agricole du Maroc permet de soutenir l’économie locale et de faciliter l’accès des populations rurales aux outils numériques. Sur le plan juridique, nous mettons en place une gouvernance éthique et inclusive des technologies numériques. Des lignes directrices encadrent les usages afin de prévenir les biais, de limiter les risques d’exclusion et de garantir un accès équitable aux services numériques. Nous travaillons également, en coordination avec la CNDP, la DGSN et la DGSSI, à l’élaboration de la loi “Digital X.0”, actuellement en cours de procédure. Elle prévoit l’intégration de l’intelligence artificielle dans les usages publics et privés, tout en garantissant une gouvernance rigoureuse, responsable et sécurisée des données et des algorithmes. En somme, notre approche est globale et cohérente. Infrastructures, services publics numériques, compétences, inclusion des femmes, réglementation et inclusion financière avancent de concert. C’est à cette condition que la transition numérique devient un véritable levier de cohésion territoriale, de croissance inclusive et d’accès équitable aux opportunités offertes par le numérique.

    Les premières Assises nationales de l’Intelligence Artificielle ont marqué une étape structurante. Quelles orientations majeures en ont émergé ?

    Les premières Assises nationales de l’Intelligence Artificielle ont permis de dégager des orientations claires et partagées visant à bâtir un écosystème national de l’IA à la fois souverain, inclusif et responsable à renforcer la formation et les compétences des jeunes, à faire de l’IA un levier de transformation de l’administration publique et de l’économie, tout en garantissant une gouvernance éthique, responsable et équitable des données et des technologies. Ces Assises ont réuni plus de 2 500 participants nationaux et internationaux autour de treize secteurs prioritaires, allant de l’administration à la santé, en passant par l’éducation et l’agriculture intelligente…. L’IA constitue aujourd’hui la figure de proue de la transformation numérique. Elle impose de concilier souveraineté numérique, sécurité des données et développement de compétences locales. À titre d’illustration, près de 90 % des données mondiales ont été générées au cours des deux dernières années. Sans leur exploitation raisonnée par l’IA, une part considérable de la valeur potentielle pour les services publics et l’économie demeure inexploitable. Conscient de cet enjeu, le Maroc a engagé des actions structurantes. Le développement de data centers, à l’image du projet de Dakhla d’une capacité de 500MW, le déploiement d’un cloud public national et la création d’un réseau d’instituts Jazari, destiné à faire le lien entre la recherche, l’innovation, et les besoins des territoires. Parallèlement, une direction générale dédiée à l’IA est en cours de structuration au sein du Ministère. Nous avons acté, en septembre dernier à New York, le lancement du hub D4SD, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ce centre arabo-africain est dédié au soutien de l’innovation, à la formation et à l’accompagnement de projets à fort impact socio-économique. Ces efforts commencent à produire des résultats tangibles. En l’espace d’une seule année, le Maroc a progressé de 14 places dans l’édition 2025 de l’indice Government AI Readiness, se positionnant au 87ème rang mondial. Si cette progression constitue un signal positif, elle impose surtout de redoubler d’efforts afin d’accélérer la mise en œuvre des orientations définies et de consolider les acquis dans le domaine de l’I A.

    Comment des dispositifs comme JAZARI Institut ou le Morocco Digital for Sustainable Development Hub contribuent-ils à bâtir un écosystème d’IA souverain, innovant et aligné avec les priorités de développement durable du Royaume ?

    Notre vision est structurée autour de cinq piliers politiques clairement établis : la souveraineté technologique, la confiance des citoyens, le développement massif et structurant des compétences, la promotion d’une innovation endogène et l’équité territoriale. Ces piliers constituent le socle de l’ensemble des dispositifs engagés. Le réseau des “Jazari Institutes” constitue, à cet égard, un levier central. Conçu comme une architecture nationale distribuée, ancrée dans les territoires et étroitement connectée aux universités et centres de recherches, aux administrations publiques, aux startups et aux PME, il a pour vocation de structurer durablement les capacités nationales en matière de formation, de recherche appliquée et d’innovation. Le lancement, en janvier dernier, de “Jazari Root”, noyau fédérateur du réseau, marque une étape décisive dans la consolidation d’un écosystème d’IA souverain, mis au service du pays et du citoyen. Cette initiative repose sur une large coalition d’acteurs publics et privés et se traduit d’ores et déjà par des projets structurants :

    • JAZARI Smart City : plateforme nationale dédiée au développement de villes intelligentes souveraines, combinant IA, innovation urbaine et formation, au service de villes durables, inclusives et résilientes.

    • JAZARI Education Tech : institut centré sur l’intégration de l’IA dans l’éducation et la formation, structurant l’écosystème EdTech national et développant des solutions éducatives adaptées aux besoins du pays.

    Le Morocco Digital for Sustainable Development Hub, dont le siège est établi à Rabat, complète et prolonge cette dynamique. Il positionne le Maroc comme une plateforme de coopération et d’expérimentation du numérique au service du développement durable, en favorisant le partage d’expertises et l’émergence de solutions à fort impact alignées avec les priorités nationales, africaines et arabes. Pris dans leur ensemble, ces dispositifs contribuent à la construction d’un écosystème d’intelligence artificielle souverain, innovant, maîtrisé et orienté vers un développement inclusif et durable.

    Comment votre ministère veille-t-il à ce que les politiques numériques et les programmes liés à l’IA intègrent une approche sensible au genre ?

    L’inclusion des femmes est au cœur de notre vision pour un Maroc numérique, souverain et équitable. Nous veillons à ce que l’ensemble des politiques numériques et des programmes liés à l’Intelligence Artificielle intègrent une approche sensible au genre, que ce soit dans la formation, l’accès aux métiers à forte valeur ajoutée ou l’accompagnement de projets innovants. Comme cité plus haut, le programme de marrainage, en partenariat avec Capgemini, s’inscrit dans une vision plus large de promotion d’une IA responsable et inclusive, fondée sur la conviction qu’aucun talent, et en particulier aucun talent féminin, ne doit être laissé en marge de cette transformation. C’est dans cet esprit qu’a été lancé le programme AWITAI par AI Movement de l’UM6P, en collaboration avec l’UNESCO. Il vise à accompagner les jeunes femmes vers les métiers de l’intelligence artificielle, avec des résultats déjà tangibles en matière de montée en compétences, d’intégration professionnelle et de structuration de réseaux. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large d’inclusion numérique. La convention signée en 2024 avec l’Union Nationale des Femmes du Maroc a permis de créer l’espace Douar Attamkine à Benslimane, un dispositif pilote offrant formation, soutien à l’entrepreneuriat et accès au marché pour les femmes rurales. Notre ministère y déploie une offre de formation numérique adaptée pour renforcer leur autonomie économique et leur participation au développement local. Parallèlement, le programme WE-Elevate élaboré en partenariat avec l’organisation du développement du digital (DCO), et dont la convention de partenariat a été signée lors des premières assises de l’intelligence artificielle, a pour vocation de renforcer durablement les capacités digitales et entrepreneuriales des citoyens marocains, en accordant une attention particulière aux femmes et aux jeunes, à travers des dispositifs intégrés de formation et de mentorat, conçus pour favoriser l’autonomie, l’employabilité et la création de valeur. Enfin, dans l’accompagnement des startups via Venture Building, nous veillons également à ce que les femmes porteuses de projets bénéficient d’un soutien équitable, tant en matière d’encadrement que de financement afin de promouvoir une innovation inclusive et durable.

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    Mina Binebine, Aayne, Ikram Haidar, … au pop-up Sahareye x Beyt&Co https://femmesdumaroc.com/style/news-mode/mina-binebine-aayne-ikram-haidar-au-pop-up-sahareye-x-beytco-demain-matin Tue, 24 Feb 2026 20:50:47 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130188 Le pop-up Sahareye x Beyt&Co est le coin mode à explorer jusqu’au 17 mars à la boutique Beyt&Co à Casablanca.

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    See image gallery at femmesdumaroc.com] Quand la plateforme qui met en lumière les créatrices marocaines Sahareye rencontre l’univers raffiné de Beyt&Co, le résultat est un corner audacieux et inspirant. Sur les cintres défilent des pièces qui oscillent entre élégance contemporaine et artisanat local : les silhouettes poétiques et structurées de Mina Binebine, les créations sculpturales et raffinées d’Ikram Haidar, les tenues et broches délicates de Lune de Jour ou encore les pièces signatures d’Aayne. À cela s’ajoutent les propositions raffinées de RK Création, Leiyah et Ava Heritage. Lors du lancement, Maison Aouadi a enchanté les invités avec des tenues élégantes et sculpturales, parfaitement en harmonie avec l’univers mode et déco du pop‑up.

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    Les marques marocaines jYANN et Kenza Klay à la Coterie de New York https://femmesdumaroc.com/style/news-mode/les-marques-marocaines-jyann-et-kenza-klay-a-la-coterie-de-new-york Mon, 23 Feb 2026 12:00:49 +0000 https://femmesdumaroc.com/?p=130061 Minimalistes, audacieuses, artisanales et résolument contemporaines, les marques marocaines jYANN et Kenza Klay s’illustrent à la très sélective Coterie New York, qui se tient du 24 au 26 février 2026. Un rendez-vous stratégique où se rencontrent les poids lourds du prêt-à-porter et haut de gamme.

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    Les marques marocaines jYANN et Kenza Klay s’installent à la Coterie New York, le salon ultra-sélectif du prêt-à-porter féminin, du 24 au 26 février 2026  au Jacob K. Javits Convention Center. Là où se croisent les poids lourds de la mode internationales, ces deux marques marocaines imposeront leur style et leur vision.

    La laine devient art entre les mains de Jihane Boumediane. A travers sa marque jYANN, chaque sac et accessoire se transforme en sculpture à porter. Minimalistes, audacieuses et éco-responsables, ses créations marient artisanat ancestral et design contemporain avec une élégance rare. Finaliste du Prix de la mode de l’Institut du Monde Arabe et du Qatar Fashion Trust Arabia Award, jYANN modernise, avec finesse et style, le patrimoine marocain. Sa collection GEM, en laine noire d’exception, impose notamment un style affirmé et ultra-chic.

    Kenza Klay, quant à elle, réinvente le bijou comme une véritable œuvre d’art. A travers sa marque éponyme, elle façonne à la main des boucles d’oreilles sculpturales, entre lignes organiques et formes architecturales. Chaque pièce est unique, vibrante, racontant une histoire et affirmant la puissance créative des femmes.

     

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