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Mycoses et cystites, plaies de l’été !

Écrit par FDM

L’été et son lot de chaleur, d’humidité, de transpiration, favorise à la fois les infec- tions urinaires et celles dues aux cham- pignons. Le port d’un maillot humide, les sous-vêtements synthétiques, le sable qui s’incruste, les toilettes vaginales trop inva- sives et fréquentes sont du pain béni pour des germes microscopiques mais aux désa- gréments multiples. Résultat des courses : au niveau des zones intimes, çà gratouille, picote, brûle à la pause pipi… Dans un but préventif, on adopte alors les bons réflexes.

LES BONS RÉFLEXES

Contre la cystite : diminuer le risque d’infection va de pair avec une hydratation suffisante. En été, vu qu’on transpire beau- coup, il faut donc boire davantage (1,5-2 litres par jour) pour se prémunir des urines concentrées. Envie d’aller au petit coin ? Ne vous retenez surtout pas trop longtemps. Dans la même veine, il est souhaitable d’uriner après un rapport sexuel. Une fois son forfait accompli, entreprendre de s’es- suyer d’avant en arrière et jamais l’inverse. Pendant les règles, protection périodique ou tampon doivent être changés fréquemment. En outre, si vous êtes sujette à la constipation, une alimentation riche en fibres (fruits et légumes à gogo), empêchera la stagnation des selles au niveau du rectum, laquelle a pour effet de favoriser la prolifération bactérienne.

Contre la mycose : la séance baignade terminée, on se rince bien à l’eau claire, puis on retire son maillot mouillé et on enfile une culotte sèche. Pour sa toilette intime, il est préconisé d’utiliser un soin alcalin (PH 8) qui respecte la flore vaginale, en proscrivant de savon et douches vaginales. S’abstenir également de porter des vêtements trop serrés ou des dessous qui ne soient pas en coton. Ces deux derniers points restent valables pour lutter aussi contre les cystites.

LES MYCOSES DE LA PEAU

Sources d’inconfort, contagieuses et ayant tendance à récidiver, les mycoses ont une prédilection pour la saison chaude, du fait des températures élevées, de la transpira- tion et des environnements humides. Elles se développent alors au niveau de certains territoires cutanés particuliers : pieds, ongles des orteils, plis sous les seins ou entre les fesses, dos, thorax, haut des bras…

Le pied dathlète : favorisé par la trans- piration et la macération dans des chaus- sures fermées ou encore contracté via un sol de piscine, le pied d’athlète est dû à une espèce de champignon très contagieux. Les signes en sont une démangeaison im- portante avec des fissures entre les orteils et un aspect desquamé et blanchâtre des lésions. Pour protéger ses pieds, on s’as- treint à chausser systématiquement des claquettes sur les pourtours de piscine, les douches ou encore les tapis de salle de sport ou de sauna. En outre, bien sécher entre les orteils après la toilette et aérer ses chaussures régulièrement.

L’intertrigo : il se caractérise par une atteinte de la peau entre le gros orteil et le deuxième, avec un pourtour rouge et suin- tant des ongles. La levure responsable est le candida albicans qui se multiplie sur les sols humides. Cette mycose se trouve, du reste, aggravée par les micro- traumatismes gé- nérés par des chaussures non adaptées aux activités sportives pratiquées.

Pityriasis versicolor : cette mycose sans gravité mais très inesthétique est friande de chaleur, d’humidité et de sueur. La présence de ce champignon entraîne ainsi des petites zones dépigmentées en nombre, colonisant poitrine, haut des bras ou dos. Sur ces taches, il faut savoir que le bronzage ne prend pas et que, de beige au début des vacances, leur couleur vire au blanc au fil des expositions, avec une petite desquamation en prime. Un gel moussant antimycosique appliqué une à deux fois suffit généralement à enrayer le pityriasis mais les taches ne seront complètement résorbées qu’à l’occasion d’une nouvelle exposition solaire.

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