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Mohamed Ouazzani dévoile sa sublime nouvelle collection de bijoux


Des bagues ovales, rondes, carrées, rectangulaires, agrémentées de pierres scintillantes, de la malachite, en passant par l’améthyste rose, la kyanite bleue ou encore la fluorite du Moyen Atlas. Le créateur Mohamed Ouazzani qui a le don de révéler la beauté des pierres, présente sa nouvelle collection de bijoux. Des modèles singuliers et éclatants qui regorgent d’énergie positive. Interview.

Comment avez-vous pensé votre nouvelle collection ? 

La nouvelle collection est construite moyennant deux approches différentes. D’un côté, je suis l’approche brutaliste qui consiste à ne pas trop travailler la pierre, laissant ainsi apparaître son côté naturel. Ainsi, la pierre est adoptée pour ce qu’elle est dans sa beauté sauvage. Et de l’autre, j’opte pour une approche totalement opposée : mon bijou est très travaillé et stylisé, mettant en exergue une simplicité recherchée qu’on retrouve d’ailleurs dans la pureté des formes, sans pour autant délaisser le joyeux « désordre ordonné » reconnu aujourd’hui comme étant l’ADN de la marque Ouazzani M.

Quel est votre bijou phare ? 

Mon bijou phare est sans conteste la bague « EVE », une création originale, une version très intime de la bague de mariage que j’aurais voulu acheter pour ma propre épouse : un saphir bleu roi hébergé par un entrelacs de fils fins en or blanc. C’est une déclinaison assez fidèle des concepts de finesse et de féminité

A défaut d’avoir trouvé cette bague dans le commerce, j’ai dû attendre de la faire moi-même pour l’offrir à ma femme.

Comment ont évolué vos créations au fil du temps ? 

Au début, il y a cinq ans maintenant, j’ai voulu passer à une autre dimension plus productive. Je ne pouvais plus me contenter de la simple admiration passive de ma collection de pierres gemmes et de minéraux, commencée il y a 50 ans de cela. Je me suis essayé à la coupe et au polissage de cabochons, ensuite j’ai fait des bagues pour ma femme et ma fille et quelques amis, puis la mayonnaise a pris et c’est la demande qui m’a poussé à me mettre en néophyte sur le marché du bijou. Depuis, la passion naissante est devenue envahissante. J’ai toujours des pierres et des modèles dans la tête et j’adore ça ! Aujourd’hui je maîtrise mieux les aspects techniques de la création. J’ai donc moins de mauvaises surprises quant au rendu final. En ce qui concerne mon parcours créatif, j’ai l’impression d’avoir réussi au fil des années à capturer l’essence du beau selon ma propre perception et j’arrive donc aujourd’hui à l’infuser dans chacune de mes créations. En témoigne le fait qu’à maintes reprises, on m’a fait part de la facilité avec laquelle on reconnait la marque uniquement à la vue du bijou. On me dit souvent « vos bijoux ont un je ne sais quoi qui fait qu’on les reconnaît». Je signe mes bijoux avec plus de légitimité il me semble…

Où trouvez-vous l’inspiration en cette période morose due à la pandémie de Covid-19 ?

Pendant cette pandémie, le confinement a été très pénible pour le moral, étouffant à telle enseigne que pendant un certain moment je n’avais plus d’inspiration. Tout était à l’arrêt et le manque d’interaction avec autrui fait beaucoup de mal aux artistes de quelque bord qu’ils soient. L’art, c’est avant tout le partage.  Lorsque les contraintes sanitaires ont été reconduites plusieurs fois de suite, j’ai fini par réagir et je me suis motivé par moi-même à reprendre la création. Mais bizarrement, j’ai remarqué que cette réclusion forcée m’avait poussé à aller vers la conception de modèles simples et aéré, rien de baroque ou de surchargé, peut être cette envie que tout soit clair et sans contraintes. Une forme de dépouillement qui reflète un besoin général de respirer sans encombres. Aussi, puis-je affirmer que la pandémie, en elle-même, a finalement été une source d’inspiration.

En quoi le bijou est-il bénéfique pour le bien être  ? 

Il est indéniable que de tout temps le bijou bien porté a contribué à sublimer la beauté de celle/celui qui la/le porte, ce qui est déjà très gratifiant en soi. Mais au-delà de l’aspect purement esthétique, le bijou  répond aujourd’hui à toute une série d’objectifs dont on est plus ou moins conscient. A mon sens,

  • Un bijou porté souligne grandement le caractère particulier d’une personne. Le bijou s’avère être un « accessoire essentiel » en raison de son fort pouvoir identitaire : « Dis-moi quel bijou tu portes, je te dirai qui tu es ».
  • Le bijou est un accessoire qui vient apporter une touche finale, offrant de la cohérence et de l’harmonie à la tenue vestimentaire. Il suffit de porter un bijou qui contienne les bonnes couleurs à même de rappeler celles de la tenue vestimentaire pour que tout l’ensemble devienne harmonieux. Ce n’est pas rien ! 
  • Le bijou est porteur de « pouvoirs » particuliers. Aujourd’hui nous assistons à un réel engouement pour les approches énergétiques et les médecines alternatives. A ce titre, les pierres seraient des objets dotés d’une vie moléculaire, d’une mémoire tellurique qui en feraient des éléments énergétiquement chargés et capables de soigner. En témoigne, le regain d’importance de la lithothérapie. A ce sujet, je mets un point d’honneur à n’utiliser que des pierres naturelles et provenant souvent du Maroc.

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