Edito

Merci, Majesté !

Écrit par Zineb Taïmouri

“Félicitons-nous et célébrons cette victoire sur le chemin de la parité.”

C’est une nouvelle page qui s’ouvre dans le paysage politique marocain… les femmes prennent de plus en plus de responsabilités, deviennent de plus en plus visibles et cela avec le soutien de la population à travers les urnes.

En effet, les élections du 8 septembre ont débouché sur la nomination de pas moins de six femmes ministres, et plusieurs villes et villages ont élu des maires et des présidentes de communes. Casablanca et Rabat, les capitales économique et politique du royaume, sont désormais gérées par des femmes.

Ce formidable bond n’aurait jamais été possible sans l’engagement ferme et déterminé de la société civile à travers les associations féministes, les médias, et toutes les forces vives de la nation.

Ceci dit, l’initiateur premier de ce grand pas vers la modernité et l’égalité des droits entre les hommes et les femmes au Maroc est bien évidemment SM le Roi Mohammed VI. Depuis son accession au trône, il n’a cessé d’inspirer la société marocaine en impulsant à chaque fois, à travers des mesures ondes de choc, des avancées incroyables pour que la Marocaine puisse jouir pleinement de ses droits.

Aujourd’hui, la jeune génération pourrait trouver d’une banale normalité qu’une femme soit maire ou ministre, mais ce serait oublier ce qu’était la vie d’une Marocaine avant la Moudawana, mise en place grâce à la volonté clairvoyante de sa Majesté. En ces temps-là, une femme pouvait se faire répudier et se retrouver à la rue par un simple courrier, et un mari pouvait s’adjuger le droit absolu de prendre deux, trois voire quatre épouses, sans le consentement de la première épouse. La femme pouvait rester mariée ad vitam eternam si le mari refusait de lui accorder sa liberté. Et en cas de divorce, elle perdait tout et une ridicule compensation financière lui était versée. Une épée de Damoclès était suspendue au-dessus de la tête de la femme, la condamnant à vivre dans la terreur et l’enfer, sans aucune possibilité de se défendre… Avant la Moudawana, la Marocaine était bel et bien une citoyenne de seconde zone.

Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Les Marocaines ont démontré leurs talents et compétences, et se sont affirmées avec brio dans différents domaines. Une belle revanche qui, en dépit d’une mentalité relativement rétrograde qui persiste encore, et d’une parenthèse 2011-2021 assez compliquée, la femme marocaine s’est libérée du joug de l’homme.

Alors, ne boudons pas notre plaisir et célébrons, comme il se doit, nos ministres, nos maires, nos présidentes de communes, nos entrepreneuses, nos cadres, nos ouvrières, nos mères, nos filles, nos sœurs et nos concitoyennes. Remercions SM pour sa bienveillance et sa sollicitude envers nous les femmes et félicitons-nous de cette victoire sur la voie de la parité qui ne fait que commencer. Car le chemin de la parité idéale est encore long. 

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