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Le leadership féminin, moteur de croissance ? (1/4)


Faisons-nous confiance ! À l’ère de la pandémie de Covid-19, si les défis sont indéniables, les opportunités le sont tout autant. N’est-il pas temps de réaliser enfin nos ambitions professionnelles ? Le leadership féminin n’est-il pas une richesse pour l’entreprise et le pays ? Éléments de réponses.

Le monde du travail a été secoué par la pandémie de Covid-19. D’après les chiffres du Haut-commissariat au Plan (HCP) dévoilés à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme le 8 mars 2021, la participation au marché du travail des femmes – représentant 50,3% de la population au Maroc-, reste faible avec un taux d’activité de 19,9% en 2020 contre 21,9% au deuxième trimestre 2019 et 27,2% au troisième trimestre de 2015… Dans sa note, le HCP signale également que la proportion des entreprises dirigées par des femmes a atteint 12,8% en 2019, les femmes étant plus présentes dans les très petites entreprises (13,4%) et au sein des petites et moyennes entreprises (10,2%) ainsi que dans le secteur des services (17,3%) et du commerce (13,8%). Autre observation : Selon la profession, 8,6% des femmes actives occupées travaillent en tant que responsables hiérarchiques, cadres supérieurs et membres des professions libérales. Les cadres moyens représentent 6,3% des femmes actives. Face à ce constat et dans le contexte actuel qui fragilise malheureusement les avancées, les défis sont encore nombreux… Pourtant, personne ne peut le nier : les femmes participent à la croissance. “Les femmes ont toujours dirigé, et les femmes dirigeront toujours, surtout lorsque les temps sont difficiles et leurs communautés sont dans le besoin”, rappelle avec force ONU femmes en septembre 2020, se demandant au passage “pourquoi le leadership des femmes est-il invisible ? Pourquoi leur potentiel et leur force sont-ils entravés ?” alors que  “le déverrouillage de la vision, des expériences et du leadership des femmes est essentiel pour le relèvement au mieux de cette pandémie.” Sur la même lancée, de nombreuses organisations mondiales de renom ne cessent de démontrer les atouts que représentent les performances féminines au sein des entreprises, de quoi interpeller à l’heure de la relance économique. Car, “la diversité de genre améliore les résultats des entreprises et permet plus facilement d’attirer des personnes de talent”, a ainsi souligné l’Organisation internationale du travail (OIT) dans son rapport intitulé “Femmes d’affaires et femmes de cadres: les arguments en faveur du changement” publié en mai 2019. “Près des trois quarts des entreprises particulièrement attentives à la diversité de genre dans leurs postes à responsabilité disent enregistrer une augmentation de leurs bénéfices de 5 à 20 %, voire de 10 à 15 % pour une majorité d’entre elles”, a-t-elle notamment mis en avant dans son argumentaire. Aussi, la pandémie de Covid-19 ne serait-elle pas l’occasion de promouvoir, à sa juste valeur, le leadership féminin ? Réponses avec Leïla El Andaloussi, présidente de Wimen, premier réseau international des femmes dirigeantes au Maroc, Leila Doukali, présidente de l’Association des femmes chefs d’entreprise du Maroc (AFEM) et Zineb Baïz El Kabbaj, fondatrice de l’Association Mentor’Elles. 

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Leïla El Andaloussi, présidente de Wimen, premier réseau international des femmes dirigeantes au Maroc

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