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#BeHappih, l’initiative estudiantine qui aborde sans tabou le sujet des règles

Écrit par FDM

Du 15 au 17 décembre, cinq étudiants de Sciences Po Paris lancent dans la région de Marrakech la première partie de leur projet pilote, « Humanitarian Action for Protection and Preservation of Intimate Hygiene » (HAPPIH), qui décomplexe le sujet des règles.

« Humanitarian Action for Protection and Preservation of Intimate Hygiene » (HAPPIH) est le nom de l’initiative portée par cinq étudiants de Sciences Po Paris avec le soutien de la Direction de la coopération internationale de Monaco (DCI). Un projet pilote au Maroc entrepris par Charles Culioli, Walid Ben Hamadi, Moez Rais, Rita Sekkat et Denizalp Goktas, originaires de différents pays notamment du royaume. Leurs objectifs ? Soutenir l’enfance vulnérable au Maroc, aborder le sujet tabou des menstruations, et donc changer les mentalités. En effet, il est difficile pour les adolescentes ou jeunes femmes habitant dans un milieu populaire de se payer des serviettes hygiéniques jetables. Résultat : elles se voient dans l’obligation d’arrêter l’école pendant quelques jours, car « une simple tâche de règles à l’école peut être sujet de moqueries ou d’excuses pour ne pas y aller », soulignent les initiateurs du projet.


Pour monter un tel projet, ce petit groupe de jeunes s’est rapproché de l’association tunisienne « Wallah We Can » qui a fourni des serviettes hygiéniques lavables aux écolières d’un internat. Une initiative qui a inspiré l’équipe de Sciences Po Paris qui distribue des kits de serviettes hygiéniques lavables et réutilisables, et met en place des ateliers de sensibilisation aux problématiques de l’hygiène intime en présence de médecins, comme le détaillent les organisateurs sur leur compte Facebook.
Les étudiants travaillent au Maroc avec divers partenaires locaux dont l’Institut national de solidarité avec les femmes (INSAF). « INSAF oeuvre notamment pour l’avènement d’une société qui garantit à chaque femme et à chaque enfant le respect de leurs droits dans un environnement digne », rappellent les jeunes qui ont également lancé une campagne 2.0 #BeHappih.

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