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“Beauté et folie” une exposition de photographies qui met des mots sur les maux à la galerie MemoArts

Écrit par FDM

Organisée par le Centre psychiatrique universitaire Ibnou Rochd et l’unité d’Art-thérapie, l’exposition “Beauté et folie” est une rencontre vivace entre différents univers, tous tournés vers la santé mentale.

Les photographies de la psychothérapeute et art-thérapeute Boushra Benyezza, sont hurlantes de vérités, mais aussi de poésie et d’interpellation. Elles se hissent sur les murs de la galerie MémoArts comme une autre preuve d’existence d’une partie de notre société, réduite souvent au silence et à l’oubli. Cette immersion, qui se veut une continuité du travail entamé par la quatrième édition de Ciné Psy Maroc, a pour objectif principal de lever le tabou qui entoure la maladie mentale au Maroc, en instaurant l’échange et la discussion autour de pathologies et malaises de la société marocaine.

Des photos scénarisées (par respect de la vie privée des protagonistes) représentant différents états d’âme, mais aussi de réflexions chez des patients atteints de maladies mentales.

Patients et soignants du pavillon 36 sont présentés, dans une exposition jusque-là inédite au Maroc, afin d’offrir à un large public non seulement les images du quotidien des résidents du pavillon, mais aussi une grande réflexion sur les maladies mentales au Maroc.

Une exposition inclusive qui prend en considération tous les aspects de vie des patients atteints de maladies mentales et qui vient lutter contre toutes les formes de stigmatisation et de tabous qui les cernent depuis des générations.Des photos où l’on relève solitude, désarroi, imaginaire, errance… Mais aussi sourire, espoir et confiance dans un lendemain meilleur.

Beauté et folie, n’est pas seulement une mise à nue du quotidien de celles et ceux qu’on décrit de « Fous et de folles », mais une plongée, cœur devant, dans les détails infimes qui incarnent le présent des « locataires » du pavillon 36 de Casa.

Un département qui a fait couler beaucoup d’encre, inspiré beaucoup de cinéma et de théâtre, sans que l’on ne se consacre VRAIMENT à ses résidents. Réflexions et questionnements se succèdent, sans pour autant laisser de place aux préjugés et idées reçues sur l’univers tellement appréhendé du malade mental. Pour accompagner ces photographies, deux femmes écrivaines et journalistes en l’occurrence Khouloud Kebali et Lamia Berrada se sont prêtées à l’exercice de la contemplation et de la prose.

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