Société

Toi, ma sœur

Écrit par Sabel Da Costa

Partager parents, affect et chaussures, trouver cela normal et remettre le couvert tous les jours de sa vie… Avoir une sœur passe par la conciliation des égos, des féminités, pour le meilleur et pour le pire, sans aucune possibilité de divorce. Avoir une sœur est une union imposée que l’on ne regrette jamais…

Les quatre filles de M. Fayad

Nous sommes quatre : Lara, Zeina, Dina et Doha. Enfants, nous fonctionnions par duos, les deux premières et les deux dernières. Deux fois plus d’ambiance, de crêpages de chignons suivis de réconciliations 5 minutes plus tard. Quatre types de folie à concilier, quatre femmes en devenir. Nous avons passé une partie de notre enfance au Maroc, puis au Liban. Au bout de quelques années, nos parents ont décidé de déménager en Arabie Saoudite. Les duos se sont reformés. Lara et Zeina sont restées à Beyrouth, Doha et moi avons embarqué pour Djeddah. Vivre son adolescence dans un pays aussi restrictif n’avait rien d’alléchant, alors on s’écrivait de longues lettres pour passer le temps. Chacune faisant part de ses états d’âme, de sa nostalgie. Lorsque nous sommes revenues à Casablanca, nous n’avions qu’une envie : rattraper le temps perdu ! Mais il faut croire qu’on a la bougeotte : deux d’entre nous sont reparties, la bague au doigt cette fois. Lara a été la première à se marier, elle vit à Dubaï maintenant et nous a offert un beau neveu, Roy. Puis ce fut au tour de Doha de s’installer en Espagne avec son homme. Zeina et moi sommes restées à Casablanca mais nous voyageons beaucoup. Pour palier l’absence physique, nous organisons tous les jours des conférences-calls et des séances de débriefing sur notre groupe Whatsapp.

Au final, rien n’a changé, on a juste eu à élargir notre cercle. Les transitions se sont faites dans la bonne humeur et la distance est devenue gérable. De toute façon, l’amour qui nous lie, tout comme ce besoin de rire ensemble ou de replonger dans l’énergie de nos rapports, finissent toujours par nous rassembler. Les quatre filles de M. Fayad… Une analogie avec Les quatre filles du Docteur March serait tentante, sauf qu’on préfère écrire notre propre histoire. Lara la responsable, Zeina la douce, Dina l’aventurière et Doha la spirituelle. Quatre femmes magnifiques à l’arrivée, what else ? 

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