Société

Hicham Lasri L’indomptable

Écrit par Basma El Hijri

Réalisateur engagé avec trois longs-métrages à son actif et des projets à la pelle, Hicham Lasri contemple le monde d’une manière tout à fait singulière…

La culture hipster selon lui

“C’est un style de vie, une manière de se vêtir que nous avons découverte dans les années 40. Ce sont ces jeunes branchés, au style vestimentaire très particulier, qui essayent d’apprendre de nouvelles choses et de faire leurs armes dans divers domaines. Pour moi, la culture hipster passe d’abord par la manière de s’habiller. Au Maroc, certaines personnes ont essayé d’importer ce concept. Mais la plupart l’ont complètement déformé. Je m’amuse parfois à observer les gens dans la rue, et ça me fait marrer de voir des garçons qui n’ont pas les bons cheveux pour certaines coiffures mais qui ne se gênent pas pour les faire. Je me demande parfois si ce n’est pas par simple mimétisme, car au final, la culture hipster est un phénomène de gangs. Ce sont des personnes qui veulent appartenir à un groupe,
à une ethnie”.


UNE SOURCE D’INSPI’

“Ce livre résume l’ambiguïté de la culture hipster. C’est l’histoire d’un homme riche, un Golden Boy de Wall Street, qui souffre d’un grand trouble psychologique. Pour moi, ce bouquin représente la complexité de l’être humain et met en exergue la différence entre ce que nous sommes, et ce que nous voulons vraiment être”.


son spot hipster

“Le zoo d’Aïn Sebaâ : un endroit extraordinaire que je conseille vivement”.

 

L’icône hipster

“Jim Morrison a un look très singulier, une manière d’être et un savoir-vivre qui m’ont toujours fasciné. Je pense que c’est le hipster par excellence.”


Une manière de se rebeller

“Il est généralement admis que les hipsters cherchent à briser les conventions sociales. Mais pas plus que le flower-power, la mouvance hippie ou le punk… D’ailleurs, ce dernier se voulait anticonformiste et rejetait définitivement les codes sociaux. C’est tout à fait normal, chaque génération a sa manière de se révolter. Au début, ça marche, mais tout finit par se tasser et cela devient un élan de masse. D’ailleurs, en guise d’exemple, le mouvement punk est mort car tout le monde a fini par y adhérer. Ça ne gênait presque plus personne et à partir de ce moment-là, cette culture a été absorbée par la société et donc, acceptée. Je pense la culture hipster tend à disparaître et devient de plus en plus commune. Il n’en restera finalement que des photos moches avec des coiffures bizarres (rires)”.

 

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