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Se débarrasser de ses addictions…


Une addiction : késako ?

Le terme addictions indique une dépendance néfaste, périodique et chronique, liée à une substance psychoactive (drogue, tabac, alcool, café, médicament…) ou à des comportements (troubles alimentaires type anorexie/boulimie, dépendance aux écrans, aux jeux de hasard, etc.) La dépendance se caractérise par la survenue de symptômes de sevrage, en cas d’absence de la substance ou activité addictive, ainsi que le développement d’une tolérance qui va conduire à une augmentation continue de la dose nécessaire. La dépendance met parfois quelque temps à s’installer, mais une fois en place, le sujet est prisonnier d’un schéma de type “manque-récompense”.  Privé de sa liberté, il peut ressentir de la culpabilité, tout en étant incapable de mettre fin à la spirale infernale…   

Un Ramadan sous le signe de l’indépendance !

Oyez bien, tous les drogués de café, nicotine, alcool ou petits joints ! Généralement, vous faites partie de la catégorie de ceux qui sont les plus atteints par la fameuse tramdina rattachée au jeûne, laquelle rend irascible, fatigué, migraineux ou tremblotant, les premiers jours du mois sacré. Victimes en vérité d’un banal syndrome de sevrage qui va durer quelques jours avant de disparaître si on décide de s’éloigner de la substance nocive à jamais. Ainsi, contraint(e) et forcé(e) pendant les longues journées ramadaniennes de s’abstenir de manger, fumer et boire, on se rend à peine compte que cet exercice, où la volonté triomphe de nos pulsions, pourrait être mis à profit, pour une healthy cure définitive. Allez, un peu de courage !

règle 1 : la motivation

Si notre cerveau n’a pas décidé de mettre le holà à une habitude morbide pour la santé, la promesse de l’aube ne résistera pas à l’arrivée du coucher de soleil ; et après le moghreb, le même cirque va recommencer… Donc, psychologiquement préparé (e), on choisit un jour clé, par exemple, le premier jour (ou le premier week end) du ramadan, et on informe l’entourage de sa résolution indéboulonnable.

règle 2 : changement du “mind set” et des anciennes habitudes

Après trois kilos de sucreries et de gras enfournés, vous avez besoin de l’apaisement procuré par une clope sur un ventre bien rempli ou de boire un litre de café pour remettre vos pendules à l’heure ? Astuce express : sur le plan alimentaire déjà on minimise les apports en ne se jetant pas comme un(e) fou (folle) sur la nourriture : un bol de soupe aux légumes, quelques fruits secs, et on laisse son estomac se reposer un peu… Puis profiter de l’après ftour pour faire une petite sieste digestive, avant de déguster un jus de fruits ou un verre de thé à la menthe au réveil (à la place du café trop excitant et faisant trop la paire avec la nicotine). On enchaîne avec une bonne marche ponctuée de pauses hydratations et on zappe provisoirement la compagnie des amis qui une fois le gong retenti mettent les bouchées doubles, côté habitudes nocives !

règle 3 : s’occuper

Il est bien connu que l’oisiveté est mère de tous les vices ! L’intervalle de temps compris entre ftour et heure du coucher doit être suffisamment rempli (voire planifié heure par heure), pour faire taire la petite voix intérieure mal intentionnée qui vous dit de tout lâcher. Jouer avec vos enfants, sortir prendre l’air, lire, bouger, aller à une conférence, faire l’amour, rire avec ses proches etc., le cerveau doit être canalisé sur autre chose de prenant, mais aussi d’agréable qui stimule la production d’endorphines bienfaisantes. Les premiers jours, les douleurs physiques et morales liées à une dépendance sont bien réelles, et on est plus fragile face à la tentation. Il faut donc s’éloigner de tout phénomène déclencheur identifié : environnement favorisant l’exercice de l’addiction, situation stressante, solitude, ou à l’inverse, ambiance trop festive.

règle 4 : se donner le droit à l’erreur

Une rechute un soir signifie juste qu’on a perdu une bataille, pas la guerre. Un faux pas est toujours possible, mais il s’agit surtout de ne pas replonger à pieds joints dans l’addiction ! On identifie ce qui a mené ce jour-là à la récidive, et on en prend note pour adopter une conduite d’évitement.

règle 5 : confectionner des listes 

On doit porter sur soi deux listes: celle qui consigne tous les avantages d’arrêter (meilleure santé, finances au beau fixe, disponibilité aux autres…) et l’autre comprenant tous les inconvénients de la descente aux enfers (enchaînement/ servitude, problèmes dans le couple, dépendance allant crescendo, destruction de la santé et du libre arbitre…). 

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