Santé

Maladie hémorroïdaire : un trouble gênant…

Écrit par admin

â–  C’est quoi « avoir des hémorroïdes » ?
Les hémorroïdes sont des formations veineuses, situées autour et à l’intérieur de l’anus, ainsi que du rectum… On distingue les hémorroïdes internes, situées à l’intérieur du rectum et du canal anal, des hémorroïdes externes, qui sont en dehors de l’anus. Quand ces veines se dilatent sous l’effet de différentes causes, elles peuvent provoquer douleurs, irritations, démangeaisons, saignements ou sensation de boule au niveau de l’anus.

â–  Quels sont les facteurs qui déclenchent ou favorisent la maladie hémorroïdaire ?

La constipation induit une contraction de l’anus, laquelle, elle-même, accentue la pression sur les veines du rectum et de l’anus, favorisant l’apparition d’hémorroïdes. Par ailleurs, la diarrhée peut aussi provoquer une dilatation des hémorroïdes, du fait de la diminution de tonicité des tissus environnants. D’un autre côté, vie sédentaire, position assise ou debout prolongée, de même que les efforts physiques répétés et violents (équitation…) sont également susceptibles de générer une pression trop importante sur les veines hémorroïdaires, pouvant aboutir à leur congestion. Il faut savoir que le terrain (hérédité), ainsi que certaines maladies du tube digestif ou du foie (ex : cirrhose) jouent un rôle dans l’éclosion de cette pathologie.

â–  Pourquoi les femmes enceintes sont-elles plus sujettes aux hémorroïdes ?

Un bon tiers des futures mamans peuvent être concernées par la pathologie hémorroïdaire ; notamment à partir du sixième mois, lorsque l’utérus, qui augmente de taille, se met à comprimer les veines de l’abdomen, en contrariant la circulation du sang en aval.

â–  Quid de la crise hémorroïdaire ?

Les signes cliniques dépendent du stade d’évolution de la maladie. En cas de dilatation simple des veines, le patient peut être asymptomatique et justifier uniquement d’une tuméfaction au niveau de l’anus, ou de petites démangeaisons. Néanmoins, les hémorroïdes en poussée sont à l’origine d’une gêne plus ou moins importante qui s’accompagne de brûlures, et parfois, de saignements légers en fin de selle. La donne est aggravée par la défécation, la position assise ou la marche. En outre, lorsque la maladie hémorroïdaire se complique de thromboses (formation d’un caillot de sang à l’intérieur de la veine congestionnée), la douleur anale peut être vive et handicapante.

â–  La maladie hémorroïdaire implique-t-elle de consulter ?

Oui, car le médecin va d’abord éliminer d’autres diagnostics différentiels : polype colique qui peut donner des saignements, tumeur cancéreuse, maladie inflammatoire du tube digestif… D’autre part, l’examen approfondi permet de mettre à jour les complications éventuelles, type prolapsus (extériorisation progressive des hémorroïdes internes dans l’anus) ou thrombose. En cas d’hémorroïde externe thrombosée, le praticien pourra procéder à une petite excision pour évacuer le thrombus.

â–  Comment prévenir les hémorroïdes et améliorer son confort de vie ?

Il convient déjà de régulariser le transit intestinal, en privilégiant fruits, légumes, céréales, aliments riches en fibres, et en buvant de l’eau en quantité suffisante. Bannir, à l’inverse : alcool, tabac, épices, café. L’exercice physique qui permet de renforcer les muscles de la région ano-rectale sert à éviter la constipation et les contractions délétères qui en résultent.

On réduit aussi la durée de station aux toilettes, pour limiter la contraction des veines du pourtour de l’anus. â– 

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