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Automne : le cauchemar des allergiques


En automne, les températures baissent, la pluie clapote aux fenêtres, les maisons sont chauffées, la pollinisation à l’extérieur bat son plein… Ce qu’on appelait autrefois le rhume des foins réintègre le devant de la scène dans un concert d’éternuements, d’écoulements nasaux, de larmoiements, de picotements ou de démangeaisons. Il s’agit de la rhinite allergique (parfois aggravée de rhino-conjonctivite allergique des yeux), qui s’accompagne de symptômes invalidants dans la vie quotidienne, associant fatigue, irritabilité, difficultés d’endormissement du fait de l’inconfort généré. Un asthme peut y être également associé chez certains patients.

à la clé, on retrouve souvent un terrain atopique (profil génétique particulier) ainsi que des allergènes clairement identifiés présents dans l’environnement : acariens, moisissures et pollens de saison froide. En effet, fans d’humidité et de chaleur, les acariens, ces envahisseurs minuscules, se nourrissent de squames humains et animaux (débris de peau, cheveux, ongles, poils) et seraient responsables de plus de 75% des allergies respiratoires. Par ailleurs, les petites bestioles s’invitent volontiers dans votre intérieur lorsque vous y êtes confiné et affichent une prédilection marquée pour tous les nids à poussière (oreillers, matelas, fauteuils, moquettes, tapis, rideaux). Autre source de désagréments au niveau de la sphère ORL qui entraîne toux, démangeaisons et difficultés respiratoires : les moisissures. Ces dernières peuvent ainsi se développer sur les sols, les murs et les plafonds dans des endroits imbibés d’eau (zones d’infiltrations, douche, cuisine, séchage de linge…). Enfin, à cette période de l’année, le pollen des herbacées mis en suspension dans l’air provoque lui aussi des réactions allergiques.

Sur le plan de la prise en charge, face à une allergie respiratoire qui survient ponctuellement et avec des signes modérés, on essaie de limiter au maximum les facteurs prédisposants, tout en utilisant des moyens locaux de rinçage et de réduction de l’inflammation. Si le tableau clinique est plus gênant, un spécialiste pourra équilibrer la donne en administrant antihistaminiques et/ou corticoïdes (nasaux ou oraux) pendant la période critique, voire en procédant à une désensibilisation.

Faites la chasse aux allergènes
le grand ménage des acariens
– Aérer le lieu de vie au moins quinze minutes par jour en ouvrant grand les fenêtres.
– éviter le chauffage intempestif des pièces de la maison (pas plus de 20°).
– Bannir tapis, moquettes et préférer les sols lisses et faciles à nettoyer (carrelage, parquet). Du reste, on s’oriente plutôt vers l’option stores que rideaux.
– Ne pas laisser les animaux domestiques (chats, chiens) traîner dans la maison.
– Choisir une literie synthétique, poser une housse anti-acariens, laver les draps et taies d’oreillers une fois par semaine à 60° ainsi que les couvertures ou les couettes une fois par mois.
– Préférer les meubles fermés (armoire, commode) aux étagères et les décaler d’une dizaine de centimètres du mur.
– Se débarrasser des objets encombrants et mal rangés qui retiennent la poussière.

Stop aux moisissures et autres taches verdâtres !
– Aérer largement les pièces à fort taux d’humidité (salle de bains, cuisine, buanderie).
– Faire réparer les zones d’infiltrations, les fuites d’eau ou la toiture.
– En cas de taches marron ou vertes sur les surfaces, nettoyer avec une éponge imbibée de javel diluée et laisser agir vingt-quatre heures avant de rincer.
– équiper la cuisine d’une hotte aspirante.

Conseils + en période de pollinisation
– Privilégier les activités le matin lorsque le taux de pollen est plus faible dans l’air.
– éviter d’étendre son linge à l’extérieur pour que le pollen ne s’y dépose pas.

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