Santé

Après bébé, retrouver sa ligne !


Même délestées du poids du bébé et des hormones en excès, certaines ont peine à dégonfler et à fondre, au fil du temps.

Un atterrissage tout en douceur…

Des hanches et un ventre bien enrobés, une masse adipeuse résiduelle, des tissus et des muscles plus relâchés… la grossesse est passée par là et a laissé quelques traces malvenues sur votre belle silhouette d’antan, désormais légèrement déformée. Horreur et damnation ! Même délestées du poids du bébé et des hormones en excès, certaines ont peine à dégonfler et à fondre, au fil du temps. Il importe néanmoins de garder à l’esprit qu’il est inutile de vouloir aller plus vite que Dame Nature et qu’une femme de poids intermédiaire qui grossit normalement, au cours de sa grossesse, de douze à seize kilos, ne peut retrouver son poids d’origine qu’en neuf mois environ… Par ailleurs, question métabolisme de base, nous ne sommes pas toutes égales. Quand une Kate Middleton nous nargue avec sa taille de guêpe sur le perron de la maternité, il nous faudra peut-être à nous  un petit coup de pouce pour éliminer davantage ! L’âge aussi est un facteur important  puisque la réversibilité des kilos n’est pas la même à vingt-cinq et à quarante ans…

Se débarrasser des kilos de la grossesse…

Avant tout, penser rééquilibrage alimentaire plutôt que régime sec, frustrant et voué à l’échec ! Car, grossesse, accouchement et premières semaines en compagnie de bébé énergivore, éprouvent assez l’organisme comme çà ! Mieux vaut diminuer progressivement ses apports énergétiques, en passant à 1600 puis 1400 calories par jour, avec fixation d’objectifs modestes mais réalistes : 500g par semaine. Quelques règles alimentaires élémentaires devraient également nous orienter vers le bon cap. Les sempiternels cinq fruits et légumes par jour sont toujours d’actualité, de même que les aliments riches en fibres (flocons d’avoine, haricots, pois, lentilles, graines) ainsi que les viandes blanches et le poisson. Les féculents de préférence sous forme complète (pain, riz, pâtes), seront consommés plutôt au déjeuner qu’au dîner.  On abandonne fritures, aliments préparés riches en graisses, ainsi que sucreries, pâtisseries et boissons gazeuses. L’eau sous toutes ses formes (tisanes, thés, soupes, fruits…), et à raison de 1,5l par jour, est également votre meilleure alliée minceur. 

Quand se remettre au sport ?

Vous éprouvez un sentiment d’urgence à remodeler votre corps ? Stop ! Même si votre demande est légitime, il vous faudra quand même patienter, au moins deux ou trois mois. Le premier mois, le corps se remet de l’accouchement ; l’utérus reprend peu à peu sa taille normale ; l’organisme est fatigué par le manque de sommeil, d’éventuelles douleurs au ventre… Et huit semaines plus tard, la rééducation du périnée s’impose, avant de songer à se raffermir et reprendre une activité physique. En effet, ce muscle qui soutient vagin, vessie et rectum doit retrouver toute sa tonicité pour éviter de futures fuites urinaires. Par la suite, on pourra s’adonner à des sports light qui ne sollicitent pas la sangle abdominale : marche, natation, yoga… En revanche, évitez les sports à sauts (tennis, volley, aérobic…), la course à pied ou le footing. Les abdominaux classiques sont aussi à bannir, un temps. Petites astuces : en portant souvent son bébé, on muscle dos et bras ; et pour galber ses fesses, on prend l’escalier !

Revue de quelques erreurs fatales :

Le grignotage : baby blues, stress et fatigue des nuits grises, et hop on se rue sur un chocolat, du  sucre ou un aliment gras qui apaisent, au moindre coup de mou. Opter plutôt pour les Omega 3, un bon moyen de voir la vie en rose : poignée d’amandes, de noisettes ou de noix au goûter ; du poisson gras trois fois par semaine… 

Vouloir perdre trop vite en s’astreignant à un régime drastique, épuise et risque de vous faire sombrer dans la spirale infernale du poids yoyo. De plus, un changement de l’indice de masse corporelle entre les grossesses accroît les risques de complications,  l’hypertension artérielle ou le diabète gestationnel à la prochaine grossesse.

Augmenter sa ration calorique durant l’allaitement : on vous a toujours seriné qu’allaiter faisait maigrir, et vous continuez donc de vous empiffrer régulièrement. Sauf que si quelques trois cents calories supplémentaires sont nécessaires pour la production de lait, elles doivent, dans l’idéal, être puisées dans vos propres réserves adipeuses. Pour perdre un peu de poids, il faut donc rester très raisonnable ! 

 

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