A la une Reportage

Rentrée : Et si on démarrait du bon pied ?

Écrit par Khadija Alaoui

Les vacances, c’est fini. La rentrée est déjà là, avec son lot de stress, d’angoisse et de blues. Il n’existe pas de rentrée parfaite, mais si vous suivez les conseils d’Amel Sebti, coach et thérapeute, vous êtes sûrs de la réussir. Suivez le guide.

Voici venu le temps de prendre de nouvelles résolutions pour donner le ton à une rentrée sereine. Au cœur de cet état d’esprit, le bien-être, la santé mentale et physique, mais aussi ses relations avec soi-même et avec les autres. Ce sont autant de paramètres intimement liés pour garantir l’équilibre entre les contraintes de la vie quotidienne et le plaisir de prendre soin de soi afin d’éviter surmenage, dépression, nervosité et mal-être. Et si vous avez passé de bonnes vacances, il est certain que vous avez tous les atouts en main non seulement pour une excellente reprise, mais aussi et surtout pour améliorer sa façon d’aborder la vie, son travail, sa situation, etc. En un mot, prolonger les acquis physiques bénéfiques de l’été.

Vie privée Vs vie professionnelle

Happée par la spirale des devoirs et des contraintes familiales et professionnelles, les femmes jonglent au quotidien entre dix mille choses. Et dans cette course à l’excellence, elles oublient l’essentiel. Penser à elles-mêmes. En tête de liste des priorités de cette rentrée, on dresse une barrière entre sa vie perso et sa vie au bureau. Dans l’univers professionnel, on est 100% efficace et concentrée, 100% au bureau, ayant fixé au préalable les objectifs de sa journée et essayant autant que faire de s’y tenir.

Mais une fois le boulot terminé, il est interdit d’y penser ou de ramener du travail chez soi, et encore moins d’en parler en couple ou en famille. La journée professionnelle doit être marquée par une pause, pour bien délimiter la partie réservée à la vie privée : un café entre amis, une séance de sport, une bonne douche relaxante. Autrement dit, on se recentre sur soi, on se fait plaisir avant de plonger dans les “contraintes” familiales. Ce rituel d’une douche ou d’une pause de 10 ou 15 minutes rien que pour soi au calme est une bonne soupape pour faire le vide dans sa tête, se recharger en énergie positive et être prête pour donner du temps, dans la joie et la bonne humeur, à sa famille.

le conseil d’Amel Sebti: vous devez créer une espèce de sas entre votre vie personnelle et votre vie professionnelle. Veillez à ne laisser passer aucun sentiment négatif à travers ce sas, afin de vous “nettoyer” des expériences ou émotions négatives et stressantes. Ce sas peut être créer de façon réelle (une pause café, par exemple), ou dans sa tête en s’accordant 10 à 15 minutes de méditation : visualiser sa vie familiale dans la bienveillance, la douceur et l’amour avant de franchir le pas de son domicile.

S’organiser

Prioriser ses objectifs et ses obligations. Autrement dit, différencier entre ce qui est important mais non urgent, ce qui est urgent mais non important et savoir repérer les faux problèmes qui parasitent la journée. C’est une méthode infaillible qui évite que les contraintes s’accumulent dans l’esprit et deviennent une charge pesante. Concrètement, si vous avez plusieurs dossiers ou projets en instance, concentrez-vous sur un à la fois, et évitez de surfer sur Internet, de consulter à tout bout de champ les réseaux sociaux.

Bien évidemment, son espace de travail doit également être bien rangé ou tout au moins bien organisé. Autre point, et non des moindres, s’accorder des pauses. Après deux heures assise à son bureau, offrez-vous quelques minutes pour faire quelques pas, boire un verre d’eau, respirer à fond, s’étirer… Autant de gestes qui permettent de s’oxygéner et d’oxygéner son cerveau. On travaille plus efficacement après.

À la maison, l’organisation est également de rigueur. Une maison bien rangée ou chaque chose est à sa place invite à se sentir bien chez soi. Et parmi les résolutions de cette rentrée, faites du tri une de vos priorités. Faites le ménage dans vos placards, donnez vos vieux vêtements, les objets ou meuble dont vous n’avez nul besoin. En se débarrassant des objets inutiles, superflus, encombrants, on fait place nette non seulement dans son espace de vie, mais aussi dans sa tête. Effet bien-être garanti.

le conseil d’Amel Sebti : ne prenez jamais de résolutions irréalisables, inadaptées à toutes les situations. Vos résolutions doivent être simples et accessibles. Procédez par étapes en vous fixant un seul objectif à atteindre au bout d’une semaine. Gardez toujours à l’esprit que chaque cercle de vie est une entité séparée qui mérite une attention particulière.

Apprendre à dire non

C’est un fait. Dans notre société, les femmes ont été éduquées de façon à ne jamais dire non, à ne rien refuser, et à satisfaire les lubies et exigences de la famille, de la belle-famille, des proches et des amis… au détriment de leur bien-être. Il faut donc apprendre à dire non, à dire stop à la culpabilité et aux pressions de l’entourage. C’est un long et laborieux processus qui permet d’éviter d’être sollicitée à tort et à travers par des demandes souvent futiles. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, et cet apprentissage exige beaucoup de volonté et une remise en question d’une éducation basée sur la négation de son propre être.

Cette attitude est également de mise au bureau. Il faut savoir dire non à un collègue qui se décharge d’un dossier ou d’un client sur vous, qui vous demande de finaliser un document dont il a la charge, etc. Sachez dire non sans offusquer son interlocuteur, en étayant votre décision d’arguments, et en suggérant au besoin d’autres alternatives.

le conseil d’Amel Sebti : ne vous prenez pas pour le sauveur de l’humanité. Vous allez vous retrouver rapidement débordée si vous n’arrivez pas à formuler clairement votre refus. Généralement, les personnes qui n’arrivent pas à dire “non” croient qu’elles ne peuvent être aimées que si elles disent oui à tout. En n’arrivant pas à formuler clairement le “non”, vous allez non seulement vous nuire, mais nuire également à l’autre, en lui refusant le droit d’assumer ses responsabilités. En disant “non” dès le début, vous anticipez de grandes contraintes.

Lâcher prise et méditation

Après avoir rechargé ses batteries pendant ces quelques semaines de congé, il convient de préserver ce précieux bénéfice, et ne pas prêter le flanc au stress. Et le mot d’ordre qui revient souvent est le lâcher prise, car même en cas d’imprévus, c’est cette attitude qui permet de surmonter les obstacles en toute sérénité.

La méditation aide également grandement à réguler son niveau de stress, et à avoir les idées plus claires, et même à “muscler” son cerveau. Chaque jour, prenez quelques minutes pour vous. Fermez les yeux, visualisez intérieurement des images positives, et apprenez à gérer les pensées intrusives. En se concentrant sur soi et sur sa respiration, le niveau de stress est régulé, la fatigue chassée.

le conseil d’Amel Sebti : la méditation est l’outil le plus puissant qui puisse exister pour aligner nos pensées avec notre ressenti, nous aligner énergétiquement, nous nettoyer des polluants psychiques, nous reconnecter à notre bonté profonde, à notre équilibre. La méditation est un exercice qui prend quelques minutes, mais qui permet de transformer profondément sa vie. Démarrez votre journée par 5 à 10 minutes de méditation, en s’alignant sur votre respiration pour parvenir à un état présent à soi. Dès que vous faites cela, vous allez générer les hormones du bonheur et du bien-être, et vous passerez toute la journée dans cet état d’esprit.

Hygiène de vie

L’hygiène physique est l’un des secrets du bien-être. Prendre soin de son corps, de son alimentation et de son sommeil ont été naturellement privilégiés pendant les vacances. Ces pratiques positives ont eu un impact certain sur votre mental et votre moral. Il convient alors de ne pas retomber dans les mauvaises habitudes et autres excès. Prenez des résolutions pour mieux vous alimenter, bouger, faire du sport, dormir suffisamment chaque nuit.

L’hygiène émotionnelle est le complément naturel d’une bonne hygiène de vie. Adoptez des rituels (prier, méditer, faire du yoga, éprouver de la gratitude et de l’empathie, sourire, rire…), et vous en sentirez les bienfaits au quotidien.

le conseil d’Amel Sebti: si vous n’opérez pas de petites transformations dans votre vie, vous ne pouvez rien y changer. Sachez que chaque effort que vous accomplissez est une bénédiction qui conduit à des transformations. Mais la transformation fondamentale concerne l’hygiène de vie (physique : je prends soin de moi, j’arrête de manger des “cochonneries” et des produits transformés, je mange en pleine conscience, je marche, je bouge, etc.). C’est vrai qu’il est important de travailler sur soi, sur son être profond, mais tout cela sera incomplet tant qu’on n’a pas fait une mutation dans notre manière de nous nourrir, de vivre, de prendre soin de notre corps, de notre peau… Un corps qui ne bouge pas est un corps malade. Aujourd’hui, il y a une connexion clairement établie par la science entre la manière dont nous nous nourrissons, dont nous vivons et la gestion de nos émotions. Notre équilibre émotionnel passe également par le ventre.

Arrêter de fumer

Après avoir tenu près de 3 mois la dernière fois sans toucher à la cigarette, vous voilà prête à retenter le coup, mais cette fois-ci, bien décidée à mettre toutes les chances de votre côté.

Cette motivation est déjà un excellent premier pas pour une vie saine. Choisissez une journée-butoir et tenez-vous-en. Prévenez aussi votre entourage de votre décision. La veille du jour J, on se débarrasse des briquets et paquet de cigarettes. Et pour mener à bien votre combat contre la nicotine, évitez les mauvais influenceurs et tous les éléments déclencheurs qui vous donnent envie de fumer ou vous incitent à craquer. Les spécialistes conseillent également de se fixer des objectifs, et d’essayer à chaque fois de les dépasser pour gagner la bataille contre la cigarette et réussir son sevrage. Le tabagisme, on le sait, apporte un confort psychologique à certaines personnes, et parfois l’aide d’un thérapeute s’avère nécessaire 

le conseil d’amel sebti : décider d’arrêter de fumer n’est pas suffisant pour arrêter définitivement la cigarette. Fumer est un symptôme, c’est une addiction à un besoin non comblé. Connectez-vous à ce besoin profond qui vous pousse à fumer et identifiez-le…

Je crois profondément en le  pouvoir de l’être humain, et que nous sommes capables d’accomplir l’incroyable. Il faut cependant avoir l’humilité d’aller vers la personne à même de nous prendre la main pour nous guider, sachant que le chemin est en nous. Mais surtout fuyez la personne qui vous promet une recette magique pour arrêter la cigarette. Ce symptôme est un message qui exprime un besoin, et si vous ne l’écoutez pas, il peut s’exprimer de façon plus virulente sur le corps. 

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