Psycho

Il me les faut tous… C’est grave docteur ?

Écrit par admin

À force de croquer un bel homme, puis
deux, puis trois, certaines finissent
par devenir des collectionneuses
chroniques de ces messieurs. Ainsi,
l’homme devient-il un réalisateur de
fanstasmes et de caprices. Radioscopie
d’un phénomène qui gêne.

Il existe des ladies, bien de chez nous,qui collectionnent les hommes commed’autres collectionneraient les chaussures,les sacs ou les parfums de luxe. La“collectionnite aiguë”, pour la nommer, faitque la “collectionneuse chronique” est mentalementdotée d’un détecteur d’hommesriches et beaux – pour ne citer que ceux-ci -dans l’optique de leur faire visiter son lit, lesdébarrasser de leur excès de devises, voireplus, si (manque d’) affinités ! Par définition,la collectionneuse de ces messieurs est à larecherche d’un bien-être matériel (cadeaux,voyages, sorties…) et immatériel (reconnaissancesociale, sentiments passionnels maiséphémères). Le phénomène, dont la versionmasculine en dérange plus d’une, existe belet bien au féminin. Monnaie de la pièce oupas, la problématique est ailleurs. Car aussidure soit-elle, la question qu’il convient de seposer est la suivante : sont-elles normales ?

Sur l’anormalité de “lafemme à hommes”

Elle les aime, un peu, beaucoup, passionnément,à la folie ! Elle veut, aussi, les avoir à sespieds! Mais mettons-nous d’accord, ce n’estpas uniquement pour leurs beaux yeux brunsou verts qu’elle aime les côtoyer, mais aussipour leurs jolies cartes bleues, dorées oublack. Sans être pour autant une prostituée,elle se dit être une bonne vivante qui assumece choix de vie. Souvent célibataire, mais passeulement, cette femme à hommes dérangeles habitudes parce qu’elle inverse les tendanceset fait des ravages au sein des couples,car elle fait une fixation sur les hommes mariés,en guise de défi. Pour le psychosociologueAbdelkrim Belhaj, il y a lieu de parler detroubles psychologiques : “Dire d’une femmequ’elle est collectionneuse d’hommes, cela représentedéjà un cas d’anormalité qui ne manque pasde perversité”, lance-t-il d’emblée. Et de continuer: “Vu que l’homme, “le mâle”, est considérécomme un objet dédié à la consommation, voireune proie à une prédation purement féminine,on peut parler de sadisme au féminin». Le caséchéant, un suivi psychologique s’impose,comme le précise le spécialiste : “Ces femmesdoivent, de leur plein gré, opter pour une psychothérapieet ce, dans l’unique but de rééquilibrerleurs besoins et leurs modes de satisfaction.”

Sur les facteurs quidéterminent l’étatmaladif du phénomène

Toujours selon le professeur Belhaj, il n’y apas de stade proprement défini qui fait qu’unefemme soit collectionneuse d’hommes, maisquand celle-ci ne peut pas s’empêcher de multiplierle nombre de ses conquêtes, il y a lieu de parler de prédation et son statut de collectionneusedevient incontestable. “Quand unefemme est collectionneuse, elle le devient à l’âgeadulte. Car étant jeune, et notamment adolescente,celle-ci est en phase de socialisation et d’expérimentationbeaucoup plus au niveau relationnelque sexuel. Plus tard, quand elle commence àmultiplier le nombre de ses partenaires pour desraisons à la fois matérielles et immatérielles, sanspouvoir se contrôler, l’on peut parler de déviancespsychosociales”, développe-t-il.

Sur la division sexuelledes rôles

Quoi que l’on en dise, le phénomène resteépineux parce qu’il est socialement subversifet vicieux. Pour le professeur Belhaj,il s’agit d’une question qui rejoint les représentationssociales de la gestion de lasexualité et de la division sexuelle des rôlesdans ses dimensions culturelles, donnantà l’homme une priorité sur la femme, si cen’est une supériorité, pour la satisfactiondes besoins sexuels. Ainsi, le cas de l’hommeest toléré, le confondant dans l’esprit de laparenté, alors que celui de la femme est exclu,en reproduction des clichés stéréotypés,jusqu’à tendre à installer celle-ci dansl’image d’une polyandrie proscrite. â—†

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