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No stress à l’école

Écrit par Khadija Alaoui

Bien souvent, la relation parents-enfants, focalisée sur l’école, connaît parfois dérives et débordements. Et si cette année, on mettait toutes les chances de son côté pour que l’école soit vécue sereinement ? Nos pistes.

Accompagnement scolaire

Les parents ont tendance à trop en faire ou à laisser-faire dès qu’il est question de la scolarité de leur enfant. Parmi les conseils puisés chez les psychologues, on peut citer en vrac : instaurer une routine, respecter le rythme d’apprentissage de l’enfant, le guider dans la planification de son travail et la préparation des contrôles et autres examens, vérifier son emploi du temps, et selon son âge, l’aider à organiser son cartable, favoriser les conditions de travail à la maison, etc.

La présence des parents se doit d’être bienveillante et non étouffante. La confiance que l’enfant développera en lui en grandissant découle en grande partie de ce regard bienveillant que vous posez sur lui.

Ce qu’il faut faire : assurez une bonne ambiance familiale et une bonne hygiène de vie à l’enfant. Prenez le temps de discuter et de dialoguer avec votre enfant à son retour de l’école. Encouragez-le dans ses apprentissages, valorisez ses efforts, et n’oubliez pas de le féliciter à chaque fois. Instaurez des horaires de couchers et de levers réguliers. Fixez des règles pour le temps consacré à la télévision.

À éviter : réduire les échanges avec l’enfant à la vie scolaire. Évitez également de lui imposer un stress de performance.

Les devoirs à la maison

Tensions, cris, réprimandes, fatigue… Que le parent qui ne s’est jamais arraché les cheveux à l’heure des devoirs de son rejeton nous jette la première pierre. Les devoirs à la maison peuvent se transformer en une véritable corvée. La mise en place de conditions favorables à la bonne marche des travaux scolaires à la maison est une tâche qui incombe aux parents.

Ce qu’il faut faire : les pédagogues recommandent de s’asseoir à côté de l’enfant pendant qu’il fait ses devoirs, non pour les faire à sa place, mais pour l’encourager à accomplir son travail. La période des devoirs doit donc rester un moment chaleureux permettant d’échanger sur les progrès ou les difficultés de l’enfant. Et s’il commet des fautes dans ses devoirs, surtout ne lui soufflez pas les réponses. Il est en effet préférable qu’il prenne lui-même conscience de ses erreurs en classe afin d’approfondir les points non assimilés, si besoin est, avec son enseignant. Aidez-le à s’organiser jusqu’à ce qu’il gagne en autonomie. En avançant dans l’âge, l’enfant pourra ne pas apprécier cette surveillance. Il faudra alors s’assurer qu’il s’est bien acquitté de ses obligations scolaires.

À éviter : ne jouez pas au prof et à l’élève, et pas de jugement négatif ou de comparaison entre lui et un autre enfant.

Difficultés scolaires

Les difficultés scolaires renvoient à des problèmes de concentration, à des lacunes dans certaines matières ou encore à des problèmes d’ordre psychosociologique (divorce, décès, maladie d’un parent, déménagement, changement d’école, méthodes d’enseignement, etc.). Les difficultés scolaires peuvent aussi être liées à des troubles d’apprentissage, comme la dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, problèmes cognitifs, etc. Ces troubles exigent une prise en charge par des spécialistes.

Ce qu’il faut faire : identifiez les lacunes de l’enfant en y apportant la solution appropriée. Soyez vigilants aux signes avant-coureurs : manque d’intérêt pour les cours, fatigue excessive, multiplication des billets de retard, disparition des cahiers à signer, excuses embrouillées à propos de contrôles annulés, de copies égarées… Avec les plus jeunes, procédez à un inventaire hebdomadaire des cartables et cahiers pour repérer l’évolution des acquis, mesurer l’avancée des progrès, dépister immédiatement d’éventuelles lacunes. Avec les plus âgés, consultez régulièrement le carnet de liaison et le cahier de textes. Ne manquez pas les réunions parents-enseignants.

À éviter : pas de conclusions hâtives clairement énoncées du type “Tu n’y arriveras jamais”, “tu es nul”.

Les cours de soutien

Considérés par beaucoup de parents comme le complément indispensable aux cours traditionnels, les cours de soutien aident à combler des lacunes et à conforter des acquis. Ils constituent un coup de pouce pour remonter la pente en cas de mauvaises notes, et ne doivent aucunement remplacer l’école, mais permettre plutôt de suivre l’élève dans sa scolarité, afin de l’aider à accomplir des progrès visibles et durables dans les matières où il présente certaines difficultés.

Ce qu’il faut faire : si la solution du soutien scolaire est indispensable, choisissez la méthode la plus à même d’aider l’enfant : cours particuliers à domicile, soutien scolaire proposé par son propre établissement ou soutien privé.

À éviter : pas de cours de soutien pour un élève au primaire, et ne surchargez pas l’emploi du temps de votre enfant. Il est humainement impossible d’étudier de 8h du matin à 22h.

Il redouble sa classe

Pour éviter le redoublement, pensez à identifier les difficultés de l’année passée. Soyez vigilant dès le début de l’année scolaire, et faites un premier bilan en novembre. C’est le moment de prendre des cours particuliers si votre enfant a des difficultés dans certaines matières, et puis, ne manquez surtout pas les réunions des parents d’élèves.

Ce qu’il faut faire : si l’enfant est au primaire, prenez le temps de réviser avec lui et de lui faire réciter ses leçons. Essayez toujours de discuter avec lui pour dépister ses difficultés, sans jamais endosser l’habit du maître. S’il est au collège, veillez à contrôler, dès le début de l’année scolaire, ses devoirs et leçons. Vérifiez aussi que sa méthode de travail n’est pas la cause de ses difficultés. Apprenez-lui à mieux gérer son emploi du temps. Un enfant doit consacrer en moyenne 1h30 pour la révision de ses leçons ou pour les recherches. Ce travail régulier est indispensable pour acquérir de bonnes habitudes tout au long de l’année. S’il doit repasser son Bac, il ne faut pas hésiter à lui faire changer d’établissement. Le jeune n’y sera pas connu, aura de nouveaux profs, d’autres camarades de classes et il n’y aura pas d’a priori à son égard.

À éviter : l’enseignant ne doit pas stigmatiser l’enfant qui redouble sa classe. Les mesures répressives et punitives sont également à proscrire. 

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