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Mode : le grand Courrèges s’est éteint.

Écrit par FDM

Le couturier français André Courrèges, symbole grâce à son anticonformisme de la révolution vestimentaire des années 1960 entre mini-robes, collants seconde peau et style futuriste, est décédé jeudi, pendant son sommeil, à l’âge de 92 ans.

André Courrèges, qui avait cessé ses activités professionnelles dans les années 1990, « s’est éteint après un long combat de plus de trente ans contre la maladie de Parkinson », a annoncé la maison Courrèges dans un communiqué.

Entre robes mini aux lignes pures, bottes plates à mi-mollet, touches de vinyle et omniprésence du blanc, sa couleur fétiche, le couturier a su capter l’esprit du temps et marquer son époque en insufflant un vent de jeunesse et de futurisme à la mode.

Courrèges sera aussi l’auteur des fameux collants « seconde peau » faits d’une seule pièce, à glisser sous des robes chasubles ou à porter avec des blousons en vinyle, matière qu’il introduit dans la garde-robe. Sans oublier les célèbres lunettes blanches rondes à fentes horizontales. L’une de ses égéries était la chanteuse Françoise Hardy, vedette des années yéyé, qu’il a habillée au début des années 1960.

Né à Pau (sud-ouest) le 9 mars 1923, ce fils de majordome passionné d’architecture et de peinture entre à la fin des années 1940 chez le couturier Cristobal Balenciaga, qui lui apprend le métier et chez qui il restera 11 ans. Il y rencontre sa future femme.

Indissociables à la ville et dans le travail, André Courrèges et son épouse qu’il appelait sa « créativité complémentaire », ouvrent en 1961 leur maison de couture avenue Kléber à Paris, qui connaît vite un immense succès.

En 1972, il ouvre une usine à Pau, un bâtiment futuriste à la pointe de la technologie dont il dessine les plans, pour réaliser les collections. Cette même année, il crée les uniformes officiels des jeux Olympiques de Munich.

Ses défilés étaient de vrais concepts, avec l’installation d’une gigantesque bulle transparente dans le Jardin des plantes à Paris en 1980. En 1985, il avait organisé, dans un grand hôtel de Tokyo, un événement mode et musique, au cours duquel les plus grands airs de la musique française étaient interprétés par 130 musiciens.

André Courrèges avait pris sa retraite en 1994, laissant sa femme perpétuer l’esprit Courrèges. Il se consacrait depuis à ses passions, la sculpture et la peinture.

Rachetée en 2011 par un duo de publicitaires français, Frédéric Torloting et Jacques Bungert, la marque longtemps en sommeil est en pleine relance: l’usine de Pau a été rénovée en 2013 et deux jeunes créateurs à succès, Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer, sont en charge depuis mai 2015 de la direction artistique.

Les obsèques du couturier se tiendront lundi dans une église de Pau, a annoncé à l’AFP sa nièce Perrine Durandeau, ajoutant qu’il était décédé pendant son sommeil.

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