c'est mon histoire

Après un célibat prolongé : plus dures seront les concessions à faire au nouveau couple !


Célibattante casée se sent envahie de relents de nostalgie pour son ancienne condition… Célibattante volant d’échec amoureux en échec amoureux se sent foireuse et secouée d’interrogations… Etats d’âme sur le transat.

Le mariage tardif a le vent en poupe et de jeunes mariés d’un certain âge ou d’un âge certain convolent maintenant en justes noces, sans que personne ne trouve rien à redire. Eh oui, c’est l’époque qui le veut mais aussi les parcours chaotiques des uns et des autres avec, à la clef, unions qui se défont et se refont au gré de la saison des amours. Toujours est-il que, dans le fait pratique, qu’on appartienne à l’espèce intermittente du mariage ou à l’espèce épousée à son quarantième anniversaire, notre puzzle de vie avant lui (elle) s’est souvent assemblé depuis belle lurette dans un montage perso donné. Problème : il faudra légèrement modifier certaines pièces du puzzle pour tendre à une nouvelle harmonie d’ensemble exempte de bris de glace, reproches ou explosions de fureur intériorisée. Sinon gare à la lune de fiel après la lune de miel ! Premier motif d’énervement : des rythmes incompatibles de sommeil/ travail qui n’étaient pas aussi criants lorsqu’on se retrouvait occasionnellement. Après, les rechutes de célibat sont présentes sous différentes formes toutes plus agaçantes les unes que les autres : il ne découche pas mais continue à se réserver certaines soirées pour sortir avec ses célibataires endurcis de copains ; on voudrait parfois dîner d’une pomme devant la télé et on se retrouve à devoir sortir l’artillerie lourde du congélo ; on n’a pas forcément envie de voir sa tronche tous les soirs (et lui la nôtre) mais le CDI cosigné a bien inclus cette clause. En outre, ex-Tanguy insouciante, on ressent régulièrement des grosses velléités d’aller se réfugier dans la maison de papa/maman, ce havre d’irresponsabilité. Bref, la solitude nous a collé à tous deux de bien mauvaises habitudes et, anciennement libre de nos faits, gestes et d’un mode de vie libre et désordonné (au propre comme au figuré), on rechigne à y déroger, en s’y agrippant de toutes nos forces. 

Reste que la vie à deux nécessite autant de souffle qu’un athlète de demi-fond et les réflexes duo doivent prendre le temps de se mettre en place. Il faudra donc surtout y aller avec doigté, à doses homéopathiques et sans se faire, au passage, violence. En éloignant de son cerveau toute image déplacée de boulet au pied, il s’agit d’inscrire son couple dans une optique de schéma perfectible. Et le faire mijoter à feu doux est encore le meilleur moyen d’en tirer la meilleure saveur !

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