La minute coaching

Retrouver pied après une perte d’emploi

Écrit par admin

Perdre son emploi est une épreuve traumatisante et
rebondir après un licenciement exige du temps, de la
patience et une stratégie. Voici quelques pistes pour
remettre le pied à l’étrier…

incompétence, suppression de poste, restructuration de l’entreprise, faillite de l’employeur… sont autant de facteurs qui peuvent expliquer un licenciement. Une fois le coup accusé, il faut se préparer à faire face à une période de chômage plus ou moins longue.

Premier acte : dresser son bilan financier. A-t-on une épargne ? Que prévoit le Code du travail ainsi que le contrat en cas de licenciement ? A-t-on droit à une compensation ? On prend le temps d’étudier les aspects juridiques entourant son licenciement. Au besoin, on se fait conseiller par un professionnel et on établit son budget des mois à venir. On prend contact avec sa banque et on demande conseil pour effectuer des arrangements, des réajustements et rééchelonnements de crédits, si besoin est. On évite de s’endetter et on coupe net dans les dépenses inutiles.

IL Y A UNE VIE, MÊMESANS EMPLOI !

Pour nombre d’entre nous, perdre son emploi, c’est perdre sa raison principale de vivre puisqu’on se définit d’abord par ce qu’on fait. Sans travail, on n’a (presque) pas de statut social. “Quand on doit faire face à un licenciement, il faut d’abord se faire à l’idée qu’il y a une vie en dehors du boulot”, rappelle Wafae Benomar, psychologue du travail. Après avoir “digéré” l’annonce, il faut faire un pas vers soi, trouver le(s) moyen(s) de se faire plaisir, de profiter pleinement de ses journées libres, réfléchir à ce qu’on aimerait faire, ce qu’on aimerait devenir, aux activités professionnelles et de loisirs auxquelles on aimerait s’adonner. Il est essentiel de veiller à entretenir l’estime de soi en refusant de se laisser aller et en prenant soin de son look, tout comme on le faisait pour aller au bureau. Dans son agenda, on continue de planifier des choses. Chaque jour, on prévoit une activité plaisir en adéquation avec son budget, et on évacue cette idée reçue qui consiste à faire de la recherche d’emploi un job à temps plein. “Une telle démarche est anxiogène, rappelle Wafae Benomar, et souvent contre-productive. L’idéal est d’y consacrer une plage horaire quotidienne et de profiter du reste du temps pour vaquer à d’autres activités”.

LA FORCE DES RÉSEAUX

Les spécialistes recommandent de prendre le temps de souffler, de se reposer après l’annonce et le tsunami qui accompagne souvent la perte d’emploi. Ensuite, il faut mettre à contribution ses contacts. On avise son entourage immédiat (famille et amis) qu’on cherche un boulot dans tel secteur, et on ne néglige pasles médias sociaux. On liste les entreprises quinous intéressent et on visite leur site web. On reste à l’affût des ateliers et rencontres en lien avec son profil. On peut également faire appelà une firme de recruteurs et de chasseurs detêtes. On soumet sa candidature et on veille àla réactualiser selon les offres d’emploi. Pourrehausser un moral en berne quand l’attented’une réponse tarde, notre spécialiste proposede jeter un autre regard sur la démarche de recherched’emploi : “Il faut se rappeler que l’onoffre une expertise, un savoir-faire à un employeurqui est en demande d’une compétence donnée.”Elle insiste notamment sur le soin à apporterà ses contacts réseaux. Elle conseilled’ailleurs de toujours “remercier les personnesqui nous permettent de rentrer en contact avecd’éventuels employeurs, et de ne jamais dire dumal ni de son ancien patron, ni des différentsDRH et contacts que l’on a pu joindre ou rencontrerlors de la recherche d’emploi. Soignerson réseau est primordial car celui-ci est l’outilprincipal pour retrouver un emploi.” 

ATTENTION AU RISQUE D’ISOLEMENT !

Si on n’y prend pas garde, un début de dépression peut s’installer lorsqu’on ne trouve pas d’emploi au bout de quelques semaines. On peut voir apparaître un penchant pour l’isolement. Wafae Benomar attire l’attention sur la face obscure des nouvelles technologies. “Rester chez soi et se contenter de se connecter pour chercher un emploi peut exacerber le penchant à l’isolement”, prévient-elle. On peut briser la solitude en s’adonnant à des activités de bénévolat dans un domaine qui nous intéresse. Un certain nombre de carrières intéressantes ont démarré ainsi : on se donne à fond dans une action non rémunérée et on finit par devenir indispensable à la structure à laquelle on consacre un peu de son temps. Cette dernière finit par proposer au bénévole un contrat de travail en bonne et due forme. Perdre son emploi entraîne des bouleversements majeurs sur les plans financier et personnel. C’est un événement traumatisant qui peut nous arriver à toutes, indépendamment de notre profil, du type du poste qu’on occupe et du nombre d’années d’expérience au compteur. Mais il est toujours possible de rebondir, parfois même en inventant un emploi correspondant à ses centres d’intérêt et plus en harmonie avec son style de vie et ses désirs profonds que l’emploi perdu. â—†

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