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Le nom des lauréates du Prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science dévoilé

Écrit par FDM

La Fondation L’Oréal et l’UNESCO ont annoncé les lauréates du 23ème Prix international Pour les Femmes et la Science. Cinq chercheuses dans les domaines de l’astrophysique, des mathématiques, de la chimie et de l’informatique ont été distinguées.

Cinq chercheuses se sont vu remettre le Prix international Pour les Femmes et la Science de Fondation L’Oréal et l’UNESCO pour leurs travaux dans les domaines de l’astrophysique, des mathématiques, de la chimie et de l’informatique. Ainsi, le Pr Catherine Ngila  (Chimie/ Afrique et États arabes), directrice exécutive par intérim de l’Académie africaine des Sciences a été récompensée pour l’introduction et le développement de méthodes d’analyse fondées sur les nanotechnologies pour la surveillance des polluants de l’eau et leur application dans les pays fortement touchés par la pollution. Le Pr Kyoko Nozaki (Chimie/ Asie et Pacifique), Professeure au département d’ingénierie de l’Université de Tokyo a été distinguée pour ses contributions pionnières et porteuses d’innovations industrielles dans le domaine de la chimie synthétique. Ses travaux ont conduit à de nouveaux procédés de production très performants et respectueux de l’environnement pour fabriquer des molécules utiles à la médecine et à l’agriculture durable. Le Pr Shafi Goldwasser (Sciences informatiques/ Amérique du Nord), directrice du Simons Institute for the Theory of Computing, professeure de Génie électrique et de Sciences informatiques à l’Université de Californie à Berkeley, a été saluée pour son travail pionnier et fondamental en informatique et cryptographie, essentiel pour la sécurité des systèmes de communications sur internet ainsi que pour le calcul partagé sur des données privées. Le Pr Françoise Combes (Astrophysique/ Europe), Professeure au Collège de France, Chaire Galaxies et Cosmologie depuis 2014 et Astrophysicienne à l’Observatoire de Paris – PSL (France) a été honorée pour sa contribution en astrophysique, de la découverte de molécules dans l’espace intersidéral aux simulations de la formation des galaxies par superordinateur. Et le Pr Alicia Dickenstein (Mathématiques/ Amérique latine et Caraïbes), Professeure à l’Université de Buenos Aires (Argentine) pour ses travaux à la pointe de l’innovation mathématique, exploitant la géométrie algébrique dans le domaine de la biologie moléculaire. 

A cette occasion, l’UNESCO a dévoilé une étude mondiale sur l’égalité des genres dans la recherche scientifique, intitulée « Pour être intelligente, la révolution numérique devra être inclusive ». Les conclusions ? Un chercheur sur trois est désormais une femme, mais elles restent très minoritaires dans les mathématiques, les sciences informatiques, l’ingénierie et l’intelligence artificielle. Chaque année, les femmes signent autant d’articles que les hommes mais leurs chances de figurer dans des revues prestigieuses sont moindres, déplore, dans un communiqué, l’antenne onusienne, précisant qu’elles représentent 33% des chercheurs. Parmi elles, seules 12% d’entre elles, en moyenne, sont membres d’académies nationales de science à travers le monde. Pour Alexandra Palt, directrice générale de la Fondation L’Oréal, « l’invisibilisation des femmes en science est encore trop importante. Aujourd’hui, moins de 4% des prix Nobel scientifiques ont été décernés à des femmes et le plafond de verre persiste bel et bien dans la recherche. Avec une science si genrée, nous ne serons pas capables de répondre aux enjeux d’une société inclusive et d’affronter les défis scientifiques auxquels le monde fait face ».

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