Fdm en coulisses

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Selwa Idrissi Akhannouch,
la bâtisseuse visionnaire

Présidente et fondatrice d’Aksal Group, leader marocain dans les domaines du retail, du luxe, des centres commerciaux et des grands magasins, Salwa Idrissi Akhannouch incarne aujourd’hui l’une des plus belles réussites marocaines et africaines. L’aventure professionnelle de cette visionnaire hors pair commence en 1993, lorsqu’elle crée une société de distribution de matériaux de revêtement et de parquet. Très vite, elle se spécialise dans les franchises et parvient à décrocher celle de Zara pour le Maroc, en 2004, puis celle de Massimo Dutti, en 2006.

Depuis, elle compte à son actif plusieurs franchises dont, Banana Republic, Pull&Bear et Gap GPS… Aksal Group détient 50 % du Morocco Mall, le plus grand centre commercial d’Afrique, basé à Casablanca. Inauguré en 2011, l’édifice s’étend sur une surface de 250.000 m2 et attire chaque année 15 millions de visiteurs. Primée à Cannes en 2012 dans le cadre du MIPIM, Selwa Idrissi Akhannouch y reçoit un award dans la catégorie du meilleur centre commercial sur le plan architectural.

 

Khalida Azbane Belkady,
parfum de réussite

Chimiste de formation, diplômée de l’Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et de l’Aromatique alimentaire, Khalida Azbane intègre en 1984 l’entreprise familiale fondée par son père, Mohamed Azbane, trente ans auparavant, en tant que responsable du laboratoire. Elle est alors âgée de trente ans et s’apprête à transformer en douceur Azbane, leader des produits cosmétiques d’entrée de gamme et de produits d’accueil pour hôtels.

La jeune patronne, aussi rigoureuse qu’humaine, réussit à s’imposer rapidement et en 1990, son père la nomme directeur général de l’entreprise. Nommée vice-présidente de la CGEM sous le patronat de Moulay Hafid El Alamy, elle est aussi vice-présidente de l’AFEM, puis présidente du conseil d’affaires maroco-singapourien au sein de la Confédération patronale marocaine. En 2006, elle reçoit la “Khmissa” de la meilleure femme manager au Maroc.

 

Fatema Tabaamrant,
l’icône amazighe

Née en 1962 dans la petite ville de Lakhssas, entre Tiznit et Guelmim, Fatema Tabaamrant, de son vrai nom Fatima Chahou, perd sa mère à trois ans et trouve très vite refuge dans la musique. Elle écrit son premier poème à 13 ans et se produit à 21 ans avec le raïss Jamal Hamidi. Elle intègre ensuite plusieurs groupes avant de se lancer en solo en 1999. Ses textes parlent de droits des femmes, d’identité, d’éducation, de nature… et le succès est au rendez-vous.

En 2001, la raïssa décide de pousser plus loin son engagement. Particulièrement touchée par le discours du souverain du 17 juin 2011 sur la réforme constitutionnelle, et notamment par la constitutionnalisation de la langue amazighe, elle décide de rallier le RNI et se fait élire sur la liste nationale des femmes pour les élections législatives anticipées de 2011. Elle devient alors parlementaire et grave son nom dans l’Histoire en étant la première personne à poser une question en amazigh au sein du Parlement.

Elle récidive l’année suivante lorsque les conseillers s’apprêtaient à élire le président de la deuxième chambre en exprimant le souhait d’écrire le nom de son candidat en tifinagh. La raïssa est déterminée à défendre la place de l’amazighité dans la société afin, dit-elle, d’ “éviter les erreurs du passé à l’encontre de cette culture”. Une culture qu’elle brandit du bout de ses trois doigts, en signe de victoire de la cause amazighe.

 

Najat Aatabou,
une femme libre

A l’occasion de Mawazine, Robert Plant, le leader de Led Zeppelin, le groupe mythique de rock, déclarait s’extasier sur le “timbre extraordinaire” de Najat Aatabou, une grande source d’inspiration pour lui. Icône de plusieurs générations, la “Cesaria Evora marocaine”, comme on la surnomme, vit une véritable histoire d’amour avec son public depuis les années 80. Originaire de Khmisset, la jeune Najat rencontre le succès bien malgré elle à une fête familiale où elle décide de donner de la voix.

À son insu, un fan avant l’heure enregistre la jeune fille et diffuse sa chanson. Le succès est immédiat et est synonyme de drame familial pour Najat Aatabou, dont la famille ne décolère pas. Un père meurtri, une mère qui se lamente et des frères qui menacent de la tuer… Elle n’a plus le choix, elle doit fuir. Alors qu’elle se rend chez le marchand de cassettes qui a causé sa perte pour obtenir des explications, un homme est justement en train de demander à qui appartient la voix extraordinaire dont tout le monde parle. Il est producteur et lui propose de le suivre à Casablanca pour faire carrière dans la chanson. Elle n’a plus rien à perdre alors oui, pourquoi pas ! “J’en ai marre”, premier coup de gueule de la chanteuse, plante le décor et les succès s’enchaînent depuis. Les chansons de la lionne de l’Atlas revisitent les problèmes quotidiens des femmes trompées, prennent la défense des amoureuses déçues, et célèbrent l’amour retrouvé.

Conjuguant force du verbe et joie de vivre, Najat Aatabou est indéniablement la figure de la femme libre, envers et contre tous. Féministe aguerrie, elle déclarait récemment sur la scène de Timitar, “Si la charia a fixé une limite en n’autorisant les hommes à ne prendre que quatre femmes, elle n’a fixé aucune limite à la femme”… À méditer.

 

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