Enfant

votre enfant

Écrit par admin

J’ai été convoquée par l’administration du collège de mon garçon de 13 ans.
Il triche avec effronterie. Humiliée, ne sachant où me mettre, j’ai passé un très
mauvais moment avec le proviseur, et mon ado s’est montré peu concerné
par mon désarroi. Sa seule réplique : « Tout le monde triche, pourquoi en
faire un drame ? » D’où vient ce besoin de tricher chez nos enfants ?

Ado

Cette question renvoie à plusieursaspects. D’une part, lesenfants trichent pour avoir debonnes notes. Quand les parentscesseront de sacraliser lesrésultats scolaires, cette pratiquen’aura plus le même attrait. Lanote donne une information surle travail de l’élève, sans plus.Elle renseigne seulement sur leniveau d’assimilation de notionsdonnées en classe. Un mauvaisrésultat ne signifie pas que l’enfantest un bon à rien. Quand lesparents se montreront suffisammentfiers de ce que leur ado estcapable d’accomplir en dehorsdu bahut, ce dernier se sentira reconnupour ce qu’il est et ressentiramoins le besoin de tricher !D’autre part, la triche est la fillenaturelle de la corruption. Certainsparents trichent effrontémenten bâclant leurs missionsau boulot et n’hésitent pas à enparler fièrement autour d’eux.Quand les adultes reverront àla hausse la valeur “honnêteté”,les enfants abandonnerontle mensonge.Enfin, pour les jeunes, c’est unevraie jouissance que de braverl’autorité des enseignants, decopier sans scrupules ! Pourfaire barrage à la triche, il fautdonner aux ados d’autres pistespour remplacer la satisfactionqu’elle leur procure. Trouverseul, prendre en charge sonapprentissage est un beau défi.Il est vrai que les smartphonesrendent très simple l’accès auxinformations, mais goûter à l’effortd’utiliser les nouvelles technologiespour trouver seul, sans“pomper”, peut être une alternativesi les parents transmettentcette lapalissade à leurs rejetons: il arrive bien un momentdans la vie où il ne sert à rien detricher, et où l’on doit s’assumersans artifices.

Bébé

Ma grand-mère souhaite organiser une fête pour percer lesoreilles de ma fille de 3 mois. L’idée ne me ravit pas vraiment, jela trouve trop jeune pour cet acte que je juge agressif. Quel estl’âge idéal pour ce genre de pratiques ?

L’âge idéal est celui où l’enfant estcapable de formuler lui-mêmesa demande. Après tout, c’est deson corps dont il s’agit ! Cettepratique comporte des complications,même si elles sont minimes.Mieux vaut attendre que le bébé aitreçu ses deux premières séries devaccins pour être protégé contrecertaines maladies. Dans tous lescas, plus on attend, mieux c’est ;car les lobes de ses oreilles serontmoins petits et donc, on l’exposeraà moins de risques de blessures oude mauvais positionnement destrous. Par ailleurs, le système immunitairesera mieux développéet l’enfant moins vulnérable. Quoiqu’il en soit, la personne qui percedoit se munir de gants médicaux etson équipement doit être stérile.Mieux vaut choisir des bouclesavec tiges en acier inoxydable, réputémoins allergène que l’or. Il estpréférable d’opter pour des bijouxmunis d’un dispositif à vis, quitient davantage en place que les papillons,ce qui réduit le risque quebébé les avale. Par la suite, il fautnettoyer les lobes avec de l’eau etdu savon. S’il y a rougeur, enflureou écoulement, ou si on constateune quelconque anomalie, il fautconsulter immédiatement.

Junior

Mon garçon de 5 ans boude plusieurs aliments. Pourcompenser les déficits en nutriments essentiels, régulièrement,je lui donne des multivitamines. Y a-t-il des contre-indicationsaux compléments alimentaires chez les petits ?

La plupart des enfants n’ont pas besoin de multivitamines.Mais quand l’un d’entre eux éprouve du dégoût pour certainsproduits et qu’il restreint drastiquement la diversitéde son alimentation, elles peuvent être un moyen adéquatpour lui fournir temporairement les nutriments nécessaires.Il est tout de même important de persévérer et enlui proposant régulièrement de nouveaux mets : légumes,présentés autrement ; et fruits, que les enfants mangentgénéralement volontiers. Ceux qui souffrent d’allergies,de maladies intestinales ou encore de troubles de l’absorptionpeuvent présenter des carences et il serait conseillé deleur administrer des suppléments en vitamines. Dans tous lescas, il convient de proposer des multivitamines et non une vitamineisolée ; de respecter la posologie et de demander l’avisdu pédiatre pour éviter les surdoses. Celles-ci ne sont pas aussibénéfiques pour la santé que les aliments qui les contiennent,et il ne faut jamais les administrer sans interruption.

Commentaires

Commentaire

loading...