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Écrit par admin

Mon mari s’absente souvent. Ces absences ont-elles un impact négatif sur mon bébé de 15 mois ?

â–  Un père peut avoir une profession qui l’éloigne beaucoup et souvent de la maison : c’est une astreinte du métier qui fait partie du quotidien, et dans ce cas, bébé n’en souffre pas. Les absences du père sont alors dans l’ordre des choses : le papa s’en va car il le doit, ensuite il revient. Par contre, si le père s’absente pour des motifs égoïstes divers et variés, le bébé en souffrira car ce comportement amènera la mère à des sentiments et des attitudes plutôt négatives envers le père. On peut considérer qu’à cet âge-là, le plus important pour le bébé c’est la place que la maman accorde au père dans sa propre vie, dans ses sentiments et dans ses préoccupations. Un tout petit découvre la réalité de son père beaucoup moins dans la confrontation à sa personne physique que dans le regard que la mère porte sur celui-ci, dans ses attitudes, ses paroles. Et l’enfant ressent très bien et très tôt comment et combien son père compte pour sa mère ; c’est là une affirmation que des années de pratique pédiatrique permettent d’avancer sans réserve. Pour l’enfant, l’enjeu est vital. Car sa mère, à travers tout ce qu’elle fait pour lui, lui apparaît comme toute puissante : il dépend totalement d’elle. Pour résumer, on peut avancer que ce n’est pas tant la présence physique du père qui compte pour le bébé, que sa présence à travers la mère.â– 

Nos remerciements à Samira Benjelloun, pédiatre.

ado

Pourquoi mon ado ne respecte-t-il rien ?

La réponse n’est pas simple. Que signifie le respect pour les parents ? Que l’ado exécute leurs 10 commandements sans broncher ? Un pas dans la bonne direction consisterait en un exercice que les parents sont invités à faire, répondre à la question suivante : “Comment se sent-on quand on est la personne qui, toujours, reçoit des ordres, des instructions, parfois même des menaces ?” Quand on se met à la place des enfants, il devient plus facile de comprendre pourquoi nos tentatives de discipliner les ados sont inefficaces, et pourquoi il leur est plutôt difficile de nous montrer du respect puisqu’ils se sentent eux- mêmes non respectés. Comment un enfant peut-il appréhender la notion de respect quand il ne le sent pas de la part de ceux qui l’aiment et s’occupent de lui ? Une manière de montrer du respect aux enfants consiste à leur annoncer, à l’avance, ce qu’on attend d’eux et de leur proposer une espèce de partenariat, un peu comme on le ferait avec ses collègues de travail. Illustration. Les devoirs scolaires sont un sujet récurrent générateur de conflits. On pourrait s’adresser ainsi à son ado : “Je vois que tu as beaucoup de devoirs mais que tu es tenté par les mille occupations agréables que te procure Internet. Cela te serait- il utile si on préparait ensemble un planning de travail à la maison que je t’aiderai à respecter ?” Les chances de succès d’une telle initiative ne sont, certes, pas garanties mais l’évitement d’un conflit suite au sempiternel et parental “Eteins cet ordi et fais tes devoirs, c’est un ordre ! Sinon…” Quand les ados participent à la recherche de solution et à la prise de décision, ils sont plus enclins à rendre l’exécution efficiente ! â– 

Nos remerciements à Chantal Emran, psychologue.

Junior

La maîtresse de mon garçon de 8 ans me reproche de trop intervenir dans les affaires scolaires de mon enfant, de trop m’interposer. Le papa partage cet avis me reprochant de garder le petit dans mes jupons. Personnellement, je pense répondre à la demande d’aide de mon garçon, sans plus et sans excès. Quelle est la bonne distance ? Quand l’encadrement devient-il surprotection ?

â–  Le fait de toujours intervenir empêche les enfants d’acquérir les aptitudes optimales requises pour s’adapter aux réalités de la vie, pour résoudre des problèmes. Les erreurs sont une forme d’apprentissage et les échecs sont inévitables. Si l’on dénie à un enfant la possibilité de vivre un échec, ou s’il croit que maman sera toujours là pour réparer les pots cassés, il sera plus déstabilisé quand il s’agira d’affronter seul les difficultés que tôt ou tard la vie nous réserve. On peut s’interroger sur ce besoin de toujours s’interposer ? La réponse est simple : parce qu’on se sent davantage compétent comme parent si les réussites des enfants découlent de nos actions et de notre participation à titre de parents. Il faut démontrer à l’enfant notre capacité à résoudre les problèmes et à affronter les difficultés, mais aussi lui donner à voir nos efforts pour affronter les déceptions et les échecs. Lui permettre de voir comment on remobilise nos ressources pour remettre le pied à l’étrier et rebondir. â– 

Nos remerciements à Samira Benjelloun , pédiatre.

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