Et si on en parlait

que vaut l’amour sans sexualité ?

Écrit par admin

Des centaines d’études scientifiques s’accordent à dire qu’il n’y a pas mieux
que la sexualité pour faire durer la flamme de l’amour, parfois pour la raviver
ou la faire renaître quand elle faiblit sous le poids du train-train quotidien.
Seulement voilà, il existe des partenaires qui se posent mille et une questions
sur la durée de vie d’une histoire d’amour sans « gros câlins ». Zoom sur le
houleux quotidien de ces couples hors du commun…

S’abstenir pour punir

“Suite à une trahison conjugale, j’ai décidéde prononcer l’oraison funèbre dema vie sexuelle en entamantune période d’abstinenceen guise de punition àmon infidèle de mari.Un refus qui joue lesprolongations depuispresque uneannée. En mêmetemps, j’avoue aimerplus que toutau monde cet hommeavec lequel je vis depuisde très longues années.Quant à lui, il ne cessede me dire et de me jurer qu’ilest prêt à se tenir à carreau, car il ne croitpas en la sexualité sans amour ; et quec’est avec moi qu’il veut partager ces momentssi intimes. Mais rien n’y fait, jen’arrive pas à oublier ce “crimecontre l’amour”…” Samira,40 ans, coiffeuseL’AVIS DU PSY : l’abstinencesexuelle nepourra pas durer dansce cas précis. Quandle couple est fusionnelet amoureux, latrahison conjugale finitsouvent par se dissiper,ouvrant la voie àl’entente, le pardon et lapassion… à condition que lemari ne récidive pas !

Éjaculateur précoce…et alors ?

“À 30 ans, j’ai rencontré l’homme de mavie. Il a 40 ans et est éjaculateur précoce.Son sexologue dit qu’il tient cela d’uneinfection de la prostate, qu’il a besoin debeaucoup d’exercice physique et sexuelpour remédier à cette difficulté. Maisquoi qu’il fasse, il ne fait aucun progrès.Aujourd’hui, j’ai la certitude de vouloirvivre à ses côtés et de lui être fidèle, maisj’ai peur que ce problème finisse par gâchermes sentiments pour lui au gré desannées et surtout, au gré de la privation…”Dalal, 30 ans, cadre supérieurL’AVIS DU PSY : un couple ne vit pas uniquementd’amour et d’eau fraîche. Les attouchements, les caresses, les rapportssexuels complets et longs sont un mustpour souder le lien affectif qui peut existerentre un homme et sa femme. L’éjaculationprécoce peut effectivement détruire uncouple. La femme est, en général, capabled’aimer sans que sa sexualité soitau top et ce, pendant de longuesannées. Mais elle finitsouvent – sinon toujours- par avoir envied’un acte sexuel dignede cette appellation.Mais entendonsnousbien, l’éjaculationprécoce sesoigne avec le tempset la patience, et celaexige aussi une bonnedose de volonté. Quandcelle-ci est due à un facteurorganique, consulter un médecinspécialisé s’avère être une nécessité.Mais quand elle est psychogène, rienn’est plus sain et amène que l’implicationde la femme. Il faut d’abord qu’ellefasse l’effort de mettre son partenaireen confiance, en lui montrant qu’il estcapable de dépasser cette difficulté. Demême, le couple pourrait s’investir dansune thérapie à deux, chez un sexologue Cela donne de très bons résultats aussi…L’intervention médicamenteuse, elle,existe, mais elle exige, bien évidemment,l’accord du médecin.

Petits câlins…grand plaisir

“Mon fiancé est impuissant,mais je l’aimeà en mourir. Nousavons une certaineintimité, mais sanssexualité. Les petitscâlins sont-ils suffisantspour faire durerla flamme de l’amourdans un couple ?” Najla,27 ans, vendeuseL’AVIS DU PSY : “impuissant”est un terme bateau. Il faut toutd’abord savoir s’il s’agit d’une incapacitéou d’une difficulté éprouvée au moment dela pénétration, et si elle est causée par unfacteur psychogène ou organique. Sachantque les deux sont curables, le premier pasreste l’entretien médical. Dans le cas leplus extrême, le mari souffrant de dysfonctionnementérectile se doit d’implanterune prothèse, mais encore faut-il que la femme accepte d’être pénétrée par une“machine”… Mais pour répondre à votrequestion, je dirais que quand l’amour estau rendez-vous, tout devient possible.

Le sexe… kézako ?

“Je n’éprouve aucun désir sexuel pour leshommes, ni pour les femmes d’ailleurs.Libido, rapports sexuels, procréation…cela ne me dit rien du tout. Parfois, cela medégoûte et provoque en moi des nausées.Après quelques lectures, j’ai découvert quej’étais asexuelle. Pourtant, je veux tomberamoureuse, parce que je crois en l’amoursans sexualité. Suis-je normale docteur ?”Sanaa, 34 ans, assistante manager.L’AVIS DU PSY : tout d’abord, ne pas avoir dedésir ni de plaisir sexuel ne suffit pas pourêtre asexuel. Le phénomène se traduit parl’absence totale de toute envie sexuelle quiest due, dans 99 % des cas, à une ou plusieursraisons psychologiques. Cette personne doitdonc consulter un psychologue et est dansl’obligation de suivre plusieurs séances aveclui. Si sa situation n’évolue pas, elle a intérêtà chercher un homme qui soit dans le mêmecas qu’elle, puisqu’elle a quand même le droitd’être heureuse en amour. â—†

Commentaires

Commentaire

loading...